Cours et exercices / Biologie
Hygiène du système nerveux
4 cours · 8 exercices corrigés disponibles
Imprime cette fiche depuis le menu de ton navigateur, ou choisis Enregistrer au format PDF.
À revoir avant : Organisation et rôles du système nerveux, Neurone, nerf et synapse, Influx nerveux et transmission synaptique.
Ressources par notion
Fiche de révision
- Repère 1 : encéphale : cerveau (deux hémisphères), cervelet (équilibre et coordination des mouvements) et tronc cérébral
- Repère 2 : méninges, de l'extérieur vers l'intérieur : dure-mère, arachnoïde, pie-mère
- Repère 3 : trajet d'une réponse : récepteur sensoriel, nerf sensitif, centre nerveux, nerf moteur, organe effecteur (muscle ou glande)
- Repère 1 : sens du message dans un neurone : dendrites, corps cellulaire, axone, arborisation terminale, boutons synaptiques
- Repère 2 : nerf sensitif : des récepteurs vers les centres ; nerf moteur : des centres vers les muscles et les glandes ; nerf mixte : les deux
- Repère 3 : myéline : gaine grasse et blanchâtre autour de certains axones
- Repère 1 : vitesse de l'influx : , en
- Repère 2 : transmission synaptique : arrivée de l'influx, libération des neurotransmetteurs, fixation sur les récepteurs, nouveau message
- Repère 3 : période réfractaire : court moment où l'axone ne peut pas conduire un nouvel influx
- Repère 1 : modes d'action d'une drogue : imiter un neurotransmetteur, modifier sa libération, bloquer sa recapture ou sa dégradation, bloquer ses récepteurs
- Repère 2 : exemples : la nicotine imite l'acétylcholine ; la cocaïne bloque la recapture de la dopamine
- Repère 3 : perturbateurs du sommeil : stress, lumière et écrans le soir, bruit, alimentation, manque ou excès d'activité physique
Organisation et rôles du système nerveux
Le système nerveux central comprend l'encéphale et la moelle épinière, protégés par le crâne, la colonne vertébrale, les méninges et le liquide céphalo-rachidien. Le système nerveux périphérique est fait des nerfs : 12 paires de nerfs crâniens et 31 paires de nerfs rachidiens. Le système nerveux relie l'organisme au monde extérieur, coordonne les organes et permet le langage et la pensée.
À retenir
- Repère 1
encéphale : cerveau (deux hémisphères), cervelet (équilibre et coordination des mouvements) et tronc cérébral
- Repère 2
méninges, de l'extérieur vers l'intérieur : dure-mère, arachnoïde, pie-mère
- Repère 3
trajet d'une réponse : récepteur sensoriel, nerf sensitif, centre nerveux, nerf moteur, organe effecteur (muscle ou glande)
Méthode
- L'encéphale et la moelle épinière forment le système central ; les nerfs forment le système périphérique.
- Os, méninges et liquide céphalo-rachidien protègent l'encéphale et la moelle.
- Relation avec le monde extérieur, coordination des organes (homéostasie) et activités supérieures.
Exemple expliqué
Parmi les éléments suivants, cocher celui qui fait partie du système nerveux périphérique.
Deux parties. Le système nerveux central comprend l'encéphale (cerveau, cervelet, tronc cérébral) et la moelle épinière, protégés par le crâne, la colonne vertébrale, les méninges et le liquide céphalo-rachidien. Le système nerveux périphérique est formé des nerfs : 12 paires de nerfs crâniens et 31 paires de nerfs rachidiens.
Chaque proposition. La moelle épinière, le cervelet et le cerveau appartiennent au système nerveux central. Un nerf rachidien part de la moelle épinière et va vers un organe : il fait partie du système nerveux périphérique.
Un nerf rachidien.
Neurone, nerf et synapse
Le neurone est la cellule nerveuse. Ses dendrites reçoivent les messages, son corps cellulaire contient le noyau et son axone conduit le message jusqu'à l'arborisation terminale et ses boutons synaptiques. Un nerf est un faisceau de fibres nerveuses entouré d'une gaine. La synapse est la zone de communication entre un neurone et une autre cellule.
À retenir
- Repère 1
sens du message dans un neurone : dendrites, corps cellulaire, axone, arborisation terminale, boutons synaptiques
- Repère 2
nerf sensitif : des récepteurs vers les centres ; nerf moteur : des centres vers les muscles et les glandes ; nerf mixte : les deux
- Repère 3
myéline : gaine grasse et blanchâtre autour de certains axones
Méthode
- Dendrites, corps cellulaire, axone et arborisation terminale : le message va dans ce sens.
- Sensitifs vers les centres, moteurs vers les effecteurs, mixtes dans les deux sens.
- Les neurones d'association relient les neurones sensitifs aux neurones moteurs.
Exemple expliqué
Lire le document, puis répondre aux questions.
Document : un neurone moteur
Un neurone moteur commande la contraction d'un muscle du bras. Son corps cellulaire, qui contient le noyau, est situé dans la moelle épinière. Il reçoit des messages par de courts prolongements ramifiés et envoie son propre message par un très long prolongement, qui se termine près du muscle par de petits renflements.
Question 1. Schéma attendu (à reproduire sur la copie) : au centre, un corps cellulaire arrondi qui contient le noyau ; d'un côté, plusieurs dendrites courtes et ramifiées ; de l'autre, un axone long qui se termine par une arborisation portant les boutons synaptiques. Les flèches suivent le trajet dendrites, corps cellulaire, axone, boutons synaptiques.
Question 2. Les dendrites sont les prolongements ramifiés qui reçoivent les messages ; l'axone les conduit ensuite vers les boutons synaptiques.
Réponse. Les dendrites.
1) voir la réponse rédigée ; 2) Les dendrites
Influx nerveux et transmission synaptique
Au repos, la membrane du neurone est polarisée. Un stimulus la dépolarise, et cette inversion du potentiel se propage de proche en proche le long de l'axone : c'est l'influx nerveux. Au bouton synaptique, l'influx libère des neurotransmetteurs dans la fente synaptique. Ils se fixent sur des récepteurs de la cellule suivante et y déclenchent un nouveau message.
À retenir
- Repère 1
vitesse de l'influx : , en
- Repère 2
transmission synaptique : arrivée de l'influx, libération des neurotransmetteurs, fixation sur les récepteurs, nouveau message
- Repère 3
période réfractaire : court moment où l'axone ne peut pas conduire un nouvel influx
Méthode
- Au repos, les ions sont répartis inégalement de part et d'autre de la membrane.
- La dépolarisation se transmet de proche en proche le long de l'axone.
- Les neurotransmetteurs libérés dans la fente se fixent sur les récepteurs de la cellule suivante.
- On divise la distance parcourue, en mètres, par la durée, en secondes.
Exemple expliqué
On mesure la vitesse de l'influx nerveux dans deux fibres nerveuses de diamètres différents. On stimule la fibre, puis on enregistre l'influx 0,60 m plus loin. La fibre fine (diamètre de 1 µm) met 0,300 s pour transmettre l'influx sur cette distance ; la fibre épaisse (diamètre de 10 µm) met 0,075 s.
Toute réponse numérique est justifiée par un calcul détaillé : la grandeur recherchée, la formule utilisée, le calcul effectué, la réponse numérique et l'unité.
Question 1. Grandeur cherchée : la vitesse v de l'influx dans la fibre fine. Formule : v = d / t. Calcul : v = 0,60 m / 0,300 s. Réponse : v = 2 m/s.
Question 2. Formule : v = d / t. Calcul : v = 0,60 m / 0,075 s. Réponse : v = 8 m/s.
Question 3. Calcul : 8 m/s / 2 m/s = 4. Réponse : l'influx est 4 fois plus rapide dans la fibre épaisse.
Question 4. La fibre de 10 µm est cinq fois plus large que celle de 1 µm et l'influx y est quatre fois plus rapide : plus le diamètre de la fibre est grand, plus l'influx nerveux est rapide.
1) 2 m/s ; 2) 8 m/s ; 3) 4 fois plus rapide ; 4) plus le diamètre est grand, plus l'influx est rapide.
Substances, sommeil et hygiène de vie
Le manque de sommeil, le stress, le surmenage et certaines substances perturbent la communication nerveuse. Les psychotropes, drogues, alcool et certains médicaments, agissent sur les synapses : ils imitent un neurotransmetteur, modifient sa libération ou empêchent son élimination. Ils peuvent créer une dépendance et des lésions durables. Trop de bruit ou de lumière abîme les organes des sens.
À retenir
- Repère 1
modes d'action d'une drogue : imiter un neurotransmetteur, modifier sa libération, bloquer sa recapture ou sa dégradation, bloquer ses récepteurs
- Repère 2
exemples : la nicotine imite l'acétylcholine ; la cocaïne bloque la recapture de la dopamine
- Repère 3
perturbateurs du sommeil : stress, lumière et écrans le soir, bruit, alimentation, manque ou excès d'activité physique
Méthode
- Elles modifient la transmission synaptique et peuvent entraîner une dépendance.
- Imiter le neurotransmetteur, changer sa libération ou bloquer son élimination.
- Stress, lumière, bruit, alimentation et activité physique influencent la qualité du sommeil.
Exemple expliqué
On compare le sommeil et l'attention de 200 adolescents. Chaque personne passe un test d'attention de 50 tâches et on compte ses erreurs.
Analyser le tableau, puis répondre aux questions.
Document : durée de sommeil et erreurs d'attention (données inventées)
Question 1. Les adolescents qui dorment moins de 6 h font en moyenne 14 erreurs, ceux qui dorment 8 h ou plus, 6 erreurs : 14 − 6 = 8 erreurs de plus.
Réponse. 8.
Question 2. Le tableau montre une relation entre deux grandeurs, sur des moyennes de groupes. Il ne permet pas d'affirmer une cause à coup sûr pour chaque personne, ni que les erreurs disparaissent.
Réponse. Plus la durée de sommeil est courte, plus le nombre moyen d'erreurs est élevé.
Question 3. Deux facteurs, chacun avec son effet et son conseil. D'autres facteurs sont acceptés : bruit, caféine et boissons énergisantes, repas trop tardif, manque ou excès d'activité physique.
Réponse rédigée. Le stress rend l'endormissement plus difficile et le sommeil moins profond : une activité calme avant le coucher aide à s'endormir. La lumière des écrans le soir retarde l'endormissement : il faut éteindre les écrans environ une heure avant de dormir. Un sommeil suffisant, au moins huit heures par nuit, préserve l'attention, comme le montre le tableau.
1) 8 ; 2) Plus la durée de sommeil est courte, plus le nombre moyen d'erreurs est élevé ; 3) voir la réponse rédigée
Exercice 1
Parmi les éléments suivants, cocher celui qui fait partie du système nerveux périphérique.
- La moelle épinière
- Le cervelet
- Un nerf rachidien
- Le cerveau
Correction
- Deux parties
Le système nerveux central comprend l'encéphale (cerveau, cervelet, tronc cérébral) et la moelle épinière, protégés par le crâne, la colonne vertébrale, les méninges et le liquide céphalo-rachidien. Le système nerveux périphérique est formé des nerfs : 12 paires de nerfs crâniens et 31 paires de nerfs rachidiens.
- Chaque proposition
La moelle épinière, le cervelet et le cerveau appartiennent au système nerveux central. Un nerf rachidien part de la moelle épinière et va vers un organe : il fait partie du système nerveux périphérique.
Un nerf rachidien.
Exercice 2
Lire le document, puis répondre aux questions.
Document : un neurone moteur
Un neurone moteur commande la contraction d'un muscle du bras. Son corps cellulaire, qui contient le noyau, est situé dans la moelle épinière. Il reçoit des messages par de courts prolongements ramifiés et envoie son propre message par un très long prolongement, qui se termine près du muscle par de petits renflements.
- 1.
Schématiser un neurone moteur. Légender ses quatre parties principales (dendrites, corps cellulaire, axone, boutons synaptiques) et indiquer par des flèches le sens de circulation du message nerveux.
- 2.
Nommer la partie du neurone qui reçoit les messages venant d'autres neurones.
Correction
- Question 1
Schéma attendu (à reproduire sur la copie) : au centre, un corps cellulaire arrondi qui contient le noyau ; d'un côté, plusieurs dendrites courtes et ramifiées ; de l'autre, un axone long qui se termine par une arborisation portant les boutons synaptiques. Les flèches suivent le trajet dendrites, corps cellulaire, axone, boutons synaptiques.
- Question 2
Les dendrites sont les prolongements ramifiés qui reçoivent les messages ; l'axone les conduit ensuite vers les boutons synaptiques.
Réponse. Les dendrites.
1) voir la réponse rédigée ; 2) Les dendrites
Barème de cet exercice
- 1 : Forme générale correcte : un corps cellulaire prolongé par des dendrites ramifiées d'un côté et par un long axone de l'autre (1 point)
- 1 : Légendes exactes des quatre parties : dendrites, corps cellulaire (avec le noyau), axone, boutons synaptiques (arborisation terminale), 0,5 point chacune (2 points)
- 1 : Flèches indiquant le sens du message : des dendrites vers le corps cellulaire, puis le long de l'axone jusqu'aux boutons synaptiques (1 point)
- 2 : Réponse attendue : Les dendrites (1 point)
Exercice 3
Après un accident, une personne ne sent plus rien à la jambe gauche, mais peut encore la bouger normalement. Cocher le type de fibres nerveuses qui est atteint.
- Les fibres sensitives
- Les fibres motrices
- Les fibres sensitives et motrices
- Aucune : la lésion est dans le cerveau
Correction
- Rôle des deux types de fibres
Un nerf sensitif conduit les messages des récepteurs vers les centres nerveux (on sent). Un nerf moteur conduit les ordres des centres nerveux vers les muscles (on bouge). Un nerf mixte contient les deux types de fibres.
- Déduction
La personne ne sent plus la jambe : le message des récepteurs de la peau n'arrive plus aux centres, les fibres sensitives sont atteintes. Elle peut encore la bouger : les fibres motrices fonctionnent.
Les fibres sensitives.
Exercice 4
On mesure la vitesse de l'influx nerveux dans deux fibres nerveuses de diamètres différents. On stimule la fibre, puis on enregistre l'influx 0,60 m plus loin. La fibre fine (diamètre de 1 µm) met 0,300 s pour transmettre l'influx sur cette distance ; la fibre épaisse (diamètre de 10 µm) met 0,075 s.
Toute réponse numérique est justifiée par un calcul détaillé : la grandeur recherchée, la formule utilisée, le calcul effectué, la réponse numérique et l'unité.
- 1.
Calculer la vitesse de l'influx nerveux dans la fibre fine.
- 2.
Calculer la vitesse de l'influx nerveux dans la fibre épaisse.
- 3.
Déterminer combien de fois l'influx est plus rapide dans la fibre épaisse que dans la fibre fine.
- 4.
Conclure : quelle relation observe-t-on entre le diamètre de la fibre et la vitesse de l'influx ?
Correction
- Question 1
Grandeur cherchée : la vitesse v de l'influx dans la fibre fine. Formule : v = d / t. Calcul : v = 0,60 m / 0,300 s. Réponse : v = 2 m/s.
- Question 2
Formule : v = d / t. Calcul : v = 0,60 m / 0,075 s. Réponse : v = 8 m/s.
- Question 3
Calcul : 8 m/s / 2 m/s = 4. Réponse : l'influx est 4 fois plus rapide dans la fibre épaisse.
- Question 4
La fibre de 10 µm est cinq fois plus large que celle de 1 µm et l'influx y est quatre fois plus rapide : plus le diamètre de la fibre est grand, plus l'influx nerveux est rapide.
1) 2 m/s ; 2) 8 m/s ; 3) 4 fois plus rapide ; 4) plus le diamètre est grand, plus l'influx est rapide.
Barème de cet exercice
- 1 : Grandeur cherchée et formule : v = d / t (1 point)
- 1 : Calcul effectué : v = 0,60 / 0,300 (1 point)
- 1 : Réponse numérique avec son unité : 2 m/s (1 point)
- 2 : Grandeur cherchée et formule : v = d / t (1 point)
- 2 : Calcul effectué : v = 0,60 / 0,075 (1 point)
- 2 : Réponse numérique avec son unité : 8 m/s (1 point)
- 3 : Calcul effectué : 8 / 2 (1 point)
- 3 : Réponse numérique : 4 fois plus rapide (1 point)
- 4 : Conclusion rédigée : plus le diamètre de la fibre est grand, plus l'influx nerveux est rapide (1 point)
Exercice 5
Lors d'un échange de tennis, une balle est renvoyée. Décrire le trajet du message nerveux depuis l'œil jusqu'aux muscles du bras, en nommant chaque structure qui intervient et son rôle.
Correction
- Le plan du trajet
Le trajet d'une réponse volontaire suit cinq étapes : récepteur sensoriel, nerf sensitif, centre nerveux, nerf moteur, organe effecteur.
- Chaque étape avec son rôle
L'œil capte la lumière (récepteur). Le nerf optique, nerf sensitif, conduit le message à l'encéphale. L'encéphale analyse et décide ; le cervelet coordonne les mouvements. La commande descend par la moelle épinière et un nerf moteur. Les muscles du bras (effecteurs) se contractent.
L'œil, récepteur sensoriel, capte la lumière renvoyée par la balle. Le message est conduit par un nerf sensitif, le nerf optique, jusqu'à l'encéphale. L'encéphale, centre nerveux, analyse l'information et élabore la réponse ; le cervelet coordonne le mouvement. Le message de commande descend par la moelle épinière puis par un nerf moteur jusqu'aux muscles du bras. Ces muscles, organes effecteurs, se contractent et produisent le geste.
Exercice 6
Analyser le document, puis répondre aux questions.
Document : une synapse entre deux neurones
Un neurone A est relié à un neurone B par une synapse. Le bouton synaptique de A contient des vésicules remplies de neurotransmetteurs. La membrane de B, en face de ce bouton, porte des récepteurs. Entre les deux, la distance est de 20 à 50 nm.
- 1.
Remettre dans l'ordre les étapes de la transmission du message d'un neurone à un autre. Écrire les numéros dans l'ordre.
1. Les neurotransmetteurs traversent la fente synaptique.
2. Un nouvel influx nerveux naît dans le deuxième neurone.
3. Les neurotransmetteurs se fixent sur les récepteurs de la membrane du deuxième neurone.
4. Les neurotransmetteurs sont libérés dans la fente synaptique.
5. Un influx nerveux arrive au bouton synaptique du premier neurone.
- 2.
Nommer l'espace qui sépare deux neurones au niveau d'une synapse.
- 3.
Expliquer pourquoi le message nerveux ne traverse une synapse que dans un seul sens.
Correction
- Question 1
L'influx arrive au bouton synaptique (5), il provoque la libération des neurotransmetteurs (4) qui traversent la fente synaptique (1), se fixent sur les récepteurs du neurone suivant (3) et y déclenchent un nouvel influx (2).
Réponse. 5 ; 4 ; 1 ; 3 ; 2.
- Question 2
La fente synaptique mesure de 20 à 50 nm : les neurotransmetteurs la traversent.
Réponse. La fente synaptique.
- Question 3
Deux raisons se complètent : d'un côté de la synapse on libère, de l'autre on reçoit.
Réponse rédigée. Les neurotransmetteurs sont stockés et libérés uniquement dans le bouton synaptique du premier neurone, quand l'influx y arrive. Les récepteurs qui les reconnaissent se trouvent seulement sur la membrane du neurone suivant. Le deuxième neurone ne libère pas de neurotransmetteurs vers le premier et le premier n'a pas de récepteurs pour les recevoir : le message passe donc toujours du premier neurone vers le deuxième.
1) 5 ; 4 ; 1 ; 3 ; 2 ; 2) La fente synaptique ; 3) voir la réponse rédigée
Barème de cet exercice
- 1 : Réponse attendue : 5 ; 4 ; 1 ; 3 ; 2 (3 points)
- 2 : Réponse attendue : La fente synaptique (1 point)
- 3 : Les neurotransmetteurs sont libérés seulement par le bouton synaptique du premier neurone. (1 point)
- 3 : Les récepteurs qui fixent les neurotransmetteurs se trouvent seulement sur la membrane du neurone suivant. (1 point)
- 3 : Le sens de transmission ne peut donc pas s'inverser : le message va du premier neurone vers le deuxième. (1 point)
Exercice 7
On compare le sommeil et l'attention de 200 adolescents. Chaque personne passe un test d'attention de 50 tâches et on compte ses erreurs.
Analyser le tableau, puis répondre aux questions.
Document : durée de sommeil et erreurs d'attention (données inventées)
- 1.
Calculer de combien d'erreurs en moyenne les adolescents qui dorment moins de 6 h dépassent ceux qui dorment 8 h ou plus.
- 2.
Cocher la conclusion que le tableau permet de tirer.
- Dormir moins de 6 h provoque à coup sûr des erreurs d'attention
- Plus la durée de sommeil est courte, plus le nombre moyen d'erreurs est élevé
- Dormir 8 h ou plus supprime toutes les erreurs
- Le sommeil n'a aucun lien avec l'attention
- 3.
Citer deux facteurs qui peuvent perturber le sommeil des adolescents. Pour chacun, expliquer son effet et donner un conseil d'hygiène de vie.
Correction
- Question 1
Les adolescents qui dorment moins de 6 h font en moyenne 14 erreurs, ceux qui dorment 8 h ou plus, 6 erreurs : 14 − 6 = 8 erreurs de plus.
Réponse. 8.
- Question 2
Le tableau montre une relation entre deux grandeurs, sur des moyennes de groupes. Il ne permet pas d'affirmer une cause à coup sûr pour chaque personne, ni que les erreurs disparaissent.
Réponse. Plus la durée de sommeil est courte, plus le nombre moyen d'erreurs est élevé.
- Question 3
Deux facteurs, chacun avec son effet et son conseil. D'autres facteurs sont acceptés : bruit, caféine et boissons énergisantes, repas trop tardif, manque ou excès d'activité physique.
Réponse rédigée. Le stress rend l'endormissement plus difficile et le sommeil moins profond : une activité calme avant le coucher aide à s'endormir. La lumière des écrans le soir retarde l'endormissement : il faut éteindre les écrans environ une heure avant de dormir. Un sommeil suffisant, au moins huit heures par nuit, préserve l'attention, comme le montre le tableau.
1) 8 ; 2) Plus la durée de sommeil est courte, plus le nombre moyen d'erreurs est élevé ; 3) voir la réponse rédigée
Barème de cet exercice
- 1 : Lecture des deux valeurs : 14 erreurs (moins de 6 h) et 6 erreurs (8 h ou plus) (1 point)
- 1 : Calcul 14 − 6 et réponse avec l'unité : 8 erreurs de plus (1 point)
- 2 : Réponse attendue : Plus la durée de sommeil est courte, plus le nombre moyen d'erreurs est élevé (1 point)
- 3 : Le stress est un facteur qui rend l'endormissement difficile et le sommeil moins profond. (1 point)
- 3 : Conseil pour le stress : une activité calme avant le coucher. (1 point)
- 3 : La lumière des écrans le soir retarde l'endormissement. (1 point)
- 3 : Conseil pour les écrans : les éteindre environ une heure avant de dormir. (1 point)
Exercice 8
Une substance psychotrope S agit sur une synapse où le neurotransmetteur est la dopamine. Après avoir été libérée dans la fente synaptique et s'être fixée sur les récepteurs du neurone suivant, la dopamine est normalement recaptée par le bouton synaptique du premier neurone, grâce à des transporteurs. La substance S se fixe sur ces transporteurs.
Analyser le tableau, puis répondre aux questions.
Document : concentration de dopamine dans la fente synaptique (unités arbitraires ; données simplifiées)
- 1.
Nommer les structures de la membrane du neurone suivant sur lesquelles la dopamine se fixe.
- 2.
Calculer, en pourcentage de la valeur de départ, la concentration de dopamine dans la fente 6 ms après l'influx, sans la substance S puis avec la substance S.
- 3.
Analyser le tableau et expliquer comment la substance S perturbe la transmission synaptique.
- 4.
Citer trois façons dont une drogue peut agir sur une synapse. Indiquer laquelle correspond à la substance S.
Correction
- Question 1
Le neurotransmetteur libéré dans la fente synaptique se fixe sur des récepteurs de la membrane du neurone suivant.
Réponse. Les récepteurs.
- Question 2
La valeur de départ vaut 100. À 6 ms, on lit 5 sans la substance S, soit 5 % ; on lit 75 avec la substance S, soit 75 %.
Réponse. 5 % sans la substance S ; 75 % avec la substance S.
- Question 3
Une bonne réponse compare les deux colonnes chiffres à l'appui (100 à 5 contre 100 à 75 en 6 ms), puis relie la différence au mécanisme.
Réponse rédigée. Sans la substance S, la dopamine disparaît très vite de la fente synaptique : elle est recaptée par le bouton synaptique. Avec la substance S, sa concentration reste élevée et ne diminue que lentement : la substance S se fixe sur les transporteurs et bloque la recapture. La dopamine reste donc longtemps dans la fente, stimule les récepteurs du neurone suivant plus longtemps et prolonge le message nerveux : la transmission synaptique est perturbée.
- Question 4
Plusieurs modes d'action existent : imiter le neurotransmetteur, modifier sa libération ou sa synthèse, bloquer sa recapture ou ses récepteurs.
Réponse rédigée. Une drogue peut imiter un neurotransmetteur, en se fixant sur ses récepteurs. Elle peut modifier la libération ou la synthèse du neurotransmetteur. Elle peut aussi bloquer sa recapture ou bloquer ses récepteurs. La substance S agit en bloquant la recapture de la dopamine.
1) Les récepteurs ; 2) 5 % sans la substance S ; 75 % avec la substance S ; 3) voir la réponse rédigée ; 4) voir la réponse rédigée
Barème de cet exercice
- 1 : Réponse attendue : Les récepteurs (1 point)
- 2 : Sans la substance S : 5 / 100 × 100 = 5 % de la valeur de départ (1 point)
- 2 : Avec la substance S : 75 / 100 × 100 = 75 % de la valeur de départ (1 point)
- 3 : Sans la substance S, la concentration de dopamine dans la fente diminue très vite parce que la dopamine est recaptée. (1 point)
- 3 : Avec la substance S, la concentration diminue lentement : la substance S bloque la recapture de la dopamine. (1 point)
- 3 : La dopamine reste longtemps dans la fente et stimule plus longtemps les récepteurs du neurone suivant. (1 point)
- 3 : Le message nerveux est prolongé : la transmission synaptique est perturbée. (1 point)
- 4 : Une drogue peut imiter un neurotransmetteur en se fixant sur ses récepteurs. (1 point)
- 4 : Elle peut modifier la libération ou la synthèse du neurotransmetteur. (1 point)
- 4 : Elle peut bloquer la recapture ou les récepteurs du neurotransmetteur : la substance S bloque la recapture de la dopamine. (1 point)
Programme et consignes
Les consignes dépendent du cycle. Vérifie celles de ton inscription ; les exemples officiels ne couvrent pas tout le programme.