Aller au contenu
Se connecter

Rappels du 2e degré : cellule, hérédité et écosystèmes

4 cours · 8 exercices corrigés disponibles. Consultation gratuite, sans compte.

Ressources par notion

Fiche de révision

  • Chromosome et chromatide : Compter les centromères pour compter les chromosomes ; distinguer ce nombre de la quantité d'ADN.
  • Haploïde et diploïde : n désigne un exemplaire de chaque chromosome ; 2n désigne deux exemplaires, en paires homologues.
  • Génotype et phénotype : Le génotype indique les allèles ; le phénotype décrit le caractère observable.
  • Niveaux trophiques : Producteurs, consommateurs et décomposeurs décrivent des rôles ; un organisme peut occuper plusieurs niveaux selon son alimentation.

Cellule, noyau et ADN

Dans une cellule eucaryote, le noyau contient l'essentiel de l'ADN. La membrane plasmique sépare la cellule de son milieu et contrôle les échanges. Le cytoplasme contient notamment les organites qui assurent son fonctionnement.

Un chromosome est constitué d'ADN associé à des protéines. Un gène est une portion d'ADN ; ses versions sont appelées allèles. Après réplication, un chromosome possède deux chromatides sœurs, mais on le compte encore comme un seul chromosome tant qu'elles restent réunies.

À retenir

Chromosome et chromatide

Compter les centromères pour compter les chromosomes ; distinguer ce nombre de la quantité d'ADN.

Méthode

  1. Repérer si la cellule est eucaryote ou procaryote avant de placer son ADN.
  2. Distinguer cellule, noyau, chromosome, ADN et gène en allant du plus grand au plus petit.
  3. Pour une division, préciser si l'ADN a déjà été répliqué et si les chromatides sont séparées.

Exemple expliqué

Une cellule humaine possède 46 chromosomes avant la réplication. Combien en possède-t-elle juste après, et combien de chromatides compte-t-on alors ?

  1. Chaque chromosome est copié pendant la réplication de l'ADN.

  2. Les deux copies restent réunies : elles constituent les deux chromatides sœurs du même chromosome.

  3. On compte donc 46 chromosomes et 2 × 46 = 92 chromatides, avant leur séparation.

46 chromosomes et 92 chromatides.

Points à surveiller

  • Les bactéries ont de l'ADN, même si elles ne possèdent pas de noyau délimité par une membrane.
  • La réplication double la quantité d'ADN, pas immédiatement le nombre de chromosomes.

Reproduction sexuée : méiose et fécondation

La méiose forme des cellules haploïdes à partir d'une cellule diploïde : elles ne possèdent qu'un exemplaire de chaque paire de chromosomes. La fécondation réunit deux gamètes et rétablit le nombre diploïde.

Les chromosomes homologues se séparent lors de la première division de méiose, puis les chromatides sœurs lors de la seconde. Le brassage des chromosomes et les échanges entre chromatides contribuent à la diversité génétique des gamètes.

À retenir

Haploïde et diploïde

n désigne un exemplaire de chaque chromosome ; 2n désigne deux exemplaires, en paires homologues.

Méthode

  1. Noter le nombre de chromosomes de la cellule de départ et préciser n ou 2n.
  2. Suivre d'abord les paires homologues, puis les chromatides sœurs.
  3. Vérifier que la réunion des deux gamètes rétablit le nombre de chromosomes de l'espèce.

Exemple expliqué

Chez une espèce dont les cellules diploïdes possèdent 12 chromosomes, combien un gamète normal en possède-t-il ?

  1. Le nombre diploïde vaut 2n = 12.

  2. La méiose réduit ce nombre de moitié dans les gamètes.

  3. Chaque gamète possède donc n = 6 chromosomes.

6

Points à surveiller

  • La méiose comporte deux divisions après une seule réplication de l'ADN.
  • Deux chromosomes homologues portent les mêmes types de gènes, mais pas nécessairement les mêmes allèles.

Monohybridisme : les lois de Mendel

Un croisement monohybride suit un seul gène. Dans le modèle mendélien simple, un individu diploïde possède deux allèles de ce gène et transmet un seul de ces allèles dans chaque gamète.

Si A est complètement dominant sur a, les génotypes AA et Aa ont le même phénotype dominant. Le génotype aa donne le phénotype récessif. Ce modèle suppose notamment une ségrégation normale des allèles ; toutes les caractéristiques biologiques ne suivent pas cette dominance simple.

À retenir

Génotype et phénotype

Le génotype indique les allèles ; le phénotype décrit le caractère observable.

Méthode

  1. Écrire les génotypes des parents avec des lettres définies dans l'énoncé.
  2. Lister les gamètes possibles et leurs probabilités pour chaque parent.
  3. Croiser les gamètes, puis regrouper les génotypes selon le phénotype demandé.

Exemple expliqué

On croise Aa avec Aa, avec dominance complète de A. Quelle est la probabilité d'obtenir un descendant aa ? Donne une fraction.

  1. Chaque parent produit des gamètes A et a, chacun avec une probabilité de 1/2.

  2. Le génotype aa nécessite un gamète a de chaque parent.

  3. Sa probabilité vaut 1/2 × 1/2 = 1/4.

1/4

Points à surveiller

  • Une proportion attendue est une probabilité ; une petite descendance ne respecte pas forcément exactement le rapport prévu.
  • Dominant ne signifie ni plus fréquent dans la population ni plus avantageux.

Écosystèmes : réseaux trophiques et transferts

Un réseau trophique relie les organismes par leurs relations alimentaires. Une flèche allant de la plante vers le lapin représente le transfert de matière et d'énergie de l'aliment vers son consommateur.

La matière circule entre organismes et milieu, notamment grâce aux décomposeurs. L'énergie entre dans le réseau, souvent par la lumière captée par les producteurs, puis une partie est dissipée sous forme de chaleur à chaque transfert. Elle ne se recycle pas comme la matière.

À retenir

Niveaux trophiques

Producteurs, consommateurs et décomposeurs décrivent des rôles ; un organisme peut occuper plusieurs niveaux selon son alimentation.

Méthode

  1. Lire le sens des flèches et identifier ce que mange chaque organisme.
  2. Repérer les producteurs et les chemins qui mènent aux consommateurs.
  3. Séparer les transferts de matière du bilan d'énergie, sans imposer un rendement identique à tous les réseaux.

Exemple expliqué

Dans un modèle simplifié, 10 % de l'énergie d'un niveau passe au suivant. Les producteurs stockent 20 000 kJ. Combien atteignent les consommateurs secondaires ?

  1. Le premier transfert donne 20 000 × 0,10 = 2 000 kJ aux consommateurs primaires.

  2. Le second transfert donne 2 000 × 0,10 = 200 kJ aux consommateurs secondaires.

  3. Deux transferts ont eu lieu ; le rendement de 10 % est une hypothèse de cet exercice.

200 kJ

Points à surveiller

  • Une flèche trophique pointe vers l'organisme qui reçoit la matière, pas vers celui qui est mangé.
  • Les décomposeurs interviennent sur les restes de plusieurs niveaux trophiques, pas seulement en bout d'une chaîne.

Exercice 1

Une cellule humaine possède 46 chromosomes avant la réplication. Combien en possède-t-elle juste après, et combien de chromatides compte-t-on alors ?

Voir la correction
  1. 1

    Chaque chromosome est copié pendant la réplication de l'ADN.

  2. 2

    Les deux copies restent réunies : elles constituent les deux chromatides sœurs du même chromosome.

  3. 3

    On compte donc 46 chromosomes et 2 × 46 = 92 chromatides, avant leur séparation.

46 chromosomes et 92 chromatides.

Barème de cet exercice

  • Chaque chromosome est copié pendant la réplication de l'ADN. (1 point)
  • Les deux copies restent réunies : elles constituent les deux chromatides sœurs du même chromosome. (1 point)
  • On compte donc 46 chromosomes et 2 × 46 = 92 chromatides, avant leur séparation. (1 point)

Exercice 2

Une bactérie possède de l'ADN mais pas de noyau. Cette observation contredit-elle le fait que les êtres vivants utilisent une information génétique ? Explique.

Voir la correction
  1. 1

    La présence d'une information génétique dépend de l'ADN, pas de l'existence d'un noyau.

  2. 2

    Chez la bactérie, l'ADN se trouve dans le cytoplasme, notamment dans la région appelée nucléoïde.

  3. 3

    Le noyau est une caractéristique des cellules eucaryotes ; son absence n'implique pas une absence d'ADN.

Non : l'ADN bactérien porte aussi une information génétique.

Barème de cet exercice

  • La présence d'une information génétique dépend de l'ADN, pas de l'existence d'un noyau. (1 point)
  • Chez la bactérie, l'ADN se trouve dans le cytoplasme, notamment dans la région appelée nucléoïde. (1 point)
  • Le noyau est une caractéristique des cellules eucaryotes ; son absence n'implique pas une absence d'ADN. (1 point)

Exercice 3

Chez une espèce dont les cellules diploïdes possèdent 12 chromosomes, combien un gamète normal en possède-t-il ?

Voir la correction
  1. 1

    Le nombre diploïde vaut 2n = 12.

  2. 2

    La méiose réduit ce nombre de moitié dans les gamètes.

  3. 3

    Chaque gamète possède donc n = 6 chromosomes.

6

Barème de cet exercice

  • Le nombre diploïde vaut 2n = 12. (1 point)
  • La méiose réduit ce nombre de moitié dans les gamètes. (1 point)
  • Chaque gamète possède donc n = 6 chromosomes. (1 point)

Exercice 4

Une cellule à 2n = 8 entre en méiose. Décris la séparation des chromosomes lors de chacune des deux divisions et le nombre final de chromosomes par cellule.

Voir la correction
  1. 1

    Lors de la première division, les deux membres de chaque paire homologue vont dans des cellules différentes.

  2. 2

    Lors de la seconde division, les chromatides sœurs se séparent ; aucune nouvelle réplication n'a eu lieu entre les divisions.

  3. 3

    Les cellules issues de la méiose sont haploïdes : chacune possède n = 4 chromosomes.

La première division sépare les homologues ; la seconde sépare les chromatides. Les cellules finales ont 4 chromosomes.

Barème de cet exercice

  • Lors de la première division, les deux membres de chaque paire homologue vont dans des cellules différentes. (1 point)
  • Lors de la seconde division, les chromatides sœurs se séparent ; aucune nouvelle réplication n'a eu lieu entre les divisions. (1 point)
  • Les cellules issues de la méiose sont haploïdes : chacune possède n = 4 chromosomes. (1 point)

Exercice 5

On croise Aa avec Aa, avec dominance complète de A. Quelle est la probabilité d'obtenir un descendant aa ? Donne une fraction.

Voir la correction
  1. 1

    Chaque parent produit des gamètes A et a, chacun avec une probabilité de 1/2.

  2. 2

    Le génotype aa nécessite un gamète a de chaque parent.

  3. 3

    Sa probabilité vaut 1/2 × 1/2 = 1/4.

1/4

Barème de cet exercice

  • Chaque parent produit des gamètes A et a, chacun avec une probabilité de 1/2. (1 point)
  • Le génotype aa nécessite un gamète a de chaque parent. (1 point)
  • Sa probabilité vaut 1/2 × 1/2 = 1/4. (1 point)

Exercice 6

Pour un gène à deux allèles, A est complètement dominant sur a. Un individu au phénotype dominant est croisé avec aa. La descendance comporte des individus au phénotype récessif. Quel est le génotype du premier parent ? Justifie.

Voir la correction
  1. 1

    Un descendant récessif a le génotype aa et reçoit donc un allèle a de chacun de ses parents.

  2. 2

    Le parent au phénotype dominant possède nécessairement un allèle A, mais transmet aussi a.

  3. 3

    Il est donc hétérozygote Aa ; un parent AA ne produirait ici aucun descendant aa.

Le premier parent est Aa.

Barème de cet exercice

  • Un descendant récessif a le génotype aa et reçoit donc un allèle a de chacun de ses parents. (1 point)
  • Le parent au phénotype dominant possède nécessairement un allèle A, mais transmet aussi a. (1 point)
  • Il est donc hétérozygote Aa ; un parent AA ne produirait ici aucun descendant aa. (1 point)

Exercice 7

Dans un modèle simplifié, 10 % de l'énergie d'un niveau passe au suivant. Les producteurs stockent 20 000 kJ. Combien atteignent les consommateurs secondaires ?

Voir la correction
  1. 1

    Le premier transfert donne 20 000 × 0,10 = 2 000 kJ aux consommateurs primaires.

  2. 2

    Le second transfert donne 2 000 × 0,10 = 200 kJ aux consommateurs secondaires.

  3. 3

    Deux transferts ont eu lieu ; le rendement de 10 % est une hypothèse de cet exercice.

200 kJ

Barème de cet exercice

  • Le premier transfert donne 20 000 × 0,10 = 2 000 kJ aux consommateurs primaires. (1 point)
  • Le second transfert donne 2 000 × 0,10 = 200 kJ aux consommateurs secondaires. (1 point)
  • Deux transferts ont eu lieu ; le rendement de 10 % est une hypothèse de cet exercice. (1 point)

Exercice 8

Dans un réseau herbe → lapin → renard, explique pourquoi la diminution des renards peut modifier l'abondance de l'herbe. Indique une limite de cette prévision.

Voir la correction
  1. 1

    Une diminution de la prédation peut favoriser une hausse de la population de lapins.

  2. 2

    Si cette hausse se produit, la consommation d'herbe peut augmenter et son abondance diminuer.

  3. 3

    La nourriture disponible, les maladies ou d'autres prédateurs peuvent empêcher cette évolution : la chaîne seule ne permet pas une prévision certaine.

Moins de renards peut permettre plus de lapins, qui consomment alors davantage d'herbe ; d'autres facteurs peuvent modifier ce résultat.

Barème de cet exercice

  • Une diminution de la prédation peut favoriser une hausse de la population de lapins. (1 point)
  • Si cette hausse se produit, la consommation d'herbe peut augmenter et son abondance diminuer. (1 point)
  • La nourriture disponible, les maladies ou d'autres prédateurs peuvent empêcher cette évolution : la chaîne seule ne permet pas une prévision certaine. (1 point)

Programme et consignes

Les consignes dépendent du cycle. Vérifie celles de ton inscription ; les exemples officiels ne couvrent pas tout le programme.