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Économie générale : conjoncture, systèmes et politique économique
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Fiche de révision
- Repère 1 : mouvements à court terme : saisonniers (le tourisme, les ventes de fin d'année) ; ils se mesurent avec des indicateurs divers
- Repère 2 : mouvements à long terme : cycles de la conjoncture, avec expansion, sommet, récession et creux
- Repère 3 : cycles de Kondratieff : ondes longues de l'économie, à étudier depuis 1929 jusqu'à nos jours
- Repère 4 : un indicateur de conjoncture donne le sens et l'ampleur d'une variation : croissance, chômage, production industrielle
- Repère 1 : économie de marché (libérale) : les décisions naissent des échanges sur les marchés ; économie planifiée : l'État décide de la production ; économie mixte : l'État et le marché se partagent le rôle
- Repère 2 : doctrine classique ou néo-classique : confiance dans le marché, rôle limité de l'État
- Repère 3 : doctrine monétariste : la masse monétaire commande l'inflation et l'activité
- Repère 4 : doctrine keynésienne : la demande globale commande l'activité, l'État peut intervenir pour la soutenir
- Repère 5 : autres systèmes, facultatifs : Europe de l'Est, Chine, Japon, un pays d'Afrique au choix
- Repère 1 : objectifs : croissance, plein emploi, stabilité des prix, équilibre extérieur, réduction des inégalités, équilibre budgétaire
- Repère 2 : chômage volontaire pour les classiques, involontaire pour les keynésiens : les remèdes diffèrent
- Repère 3 : inflation : hausse générale et durable des prix ; un instrument de politique monétaire, le taux d'intérêt, peut la freiner
- Repère 4 : courbe de Lorentz : part cumulée des revenus selon la part cumulée de la population ; coefficient de Gini entre 0 (égalité parfaite) et 1 (inégalité maximale)
- Repère 5 : fiscalité directe et indirecte : outils pour réduire les inégalités ; budget d'une commune : rôle dans la satisfaction des besoins publics
- Repère 6 : les principes de Tinbergen et de Mundell sont des contenus facultatifs du programme
- Repère 1 : une hausse du taux d'intérêt freine l'inflation et l'investissement, mais peut réduire la croissance et l'emploi
- Repère 2 : l'indexation des rémunérations protège le pouvoir d'achat, mais peut entretenir l'inflation
- Repère 3 : le blocage des prix limite les hausses, mais peut créer des pénuries
- Repère 4 : une même mesure se propose dans une optique keynésienne (soutien de la demande) ou néo-classique (soutien de l'offre)
- Repère 5 : les programmes électoraux traduisent des conflits d'objectifs qui viennent des idées politiques
Les variations de l'activité économique
L'activité économique varie à court terme, avec des mouvements saisonniers, et à long terme, avec des cycles. Le programme demande de les mesurer avec des indicateurs, de situer la position actuelle de grandes économies sur une courbe de conjoncture et de caractériser les cycles de Kondratieff.
À retenir
- Repère 1
mouvements à court terme : saisonniers (le tourisme, les ventes de fin d'année) ; ils se mesurent avec des indicateurs divers
- Repère 2
mouvements à long terme : cycles de la conjoncture, avec expansion, sommet, récession et creux
- Repère 3
cycles de Kondratieff : ondes longues de l'économie, à étudier depuis 1929 jusqu'à nos jours
- Repère 4
un indicateur de conjoncture donne le sens et l'ampleur d'une variation : croissance, chômage, production industrielle
Méthode
- Un mouvement qui se répète chaque année.
- Expansion, sommet, récession, creux.
- Croissance, emploi, production.
Exemple expliqué
Le Document 1 décrit quatre moments de la conjoncture d'une économie. Répondre aux questions a et b.
Document 1 : quatre moments de la conjoncture
(1) La production augmente d'un trimestre à l'autre et le chômage baisse.
(2) La production a atteint son niveau le plus haut ; elle cesse d'augmenter.
(3) La production diminue d'un trimestre à l'autre et le chômage augmente.
(4) La production a atteint son niveau le plus bas, avant de repartir.
a. (1) La production augmente : l'expansion (c). (2) La production est à son maximum : le sommet (a). (3) La production diminue : la récession (b). (4) La production est à son minimum : le creux (d).
b. Un mouvement saisonnier se répète chaque année à la même période : par exemple le tourisme, très actif en été, ou les ventes des commerces avant les fêtes de fin d'année.
a) 1-c ; 2-a ; 3-b ; 4-d ; b) le tourisme en été (ou les ventes de fin d'année)
Les systèmes économiques et les doctrines
Un système économique est une forme d'organisation de l'activité économique. Le programme demande de comparer les systèmes américain et européen en se référant aux doctrines classique ou néo-classique, monétariste et keynésienne, à l'actualité et à la documentation fournie.
À retenir
- Repère 1
économie de marché (libérale) : les décisions naissent des échanges sur les marchés ; économie planifiée : l'État décide de la production ; économie mixte : l'État et le marché se partagent le rôle
- Repère 2
doctrine classique ou néo-classique : confiance dans le marché, rôle limité de l'État
- Repère 3
doctrine monétariste : la masse monétaire commande l'inflation et l'activité
- Repère 4
doctrine keynésienne : la demande globale commande l'activité, l'État peut intervenir pour la soutenir
- Repère 5
autres systèmes, facultatifs : Europe de l'Est, Chine, Japon, un pays d'Afrique au choix
Méthode
- Rôle de l'État, marché, protection.
- Ce qu'elle dit de l'État, de la monnaie et de la demande.
Exemple expliqué
Répondre aux questions a et b à l'aide du Document 1.
Document 1 : trois économies et trois doctrines (textes fictifs)
Pays X : la plupart des entreprises appartiennent à des personnes privées ; les prix et la production naissent de l'échange sur les marchés ; l'État intervient très peu.
Pays Y : l'État fixe la production de chaque usine et les prix des biens ; presque toutes les entreprises appartiennent à l'État.
Pays Z : les marchés fixent la plupart des prix, mais l'État organise l'enseignement, la santé et une sécurité sociale, et régule certains secteurs.
Doctrine 1 : la quantité de monnaie en circulation commande l'inflation et l'activité.
Doctrine 2 : la demande globale commande l'activité ; en récession, l'État doit la soutenir par ses dépenses.
Doctrine 3 : le marché régule bien l'économie ; le rôle de l'État doit rester limité.
a. Pays X : économie de marché (décisions par l'échange, peu d'État). Pays Y : économie planifiée (l'État décide de la production et des prix). Pays Z : économie mixte (le marché et l'État se partagent le rôle).
b. Doctrine 1 : monétariste (la masse monétaire commande l'inflation). Doctrine 2 : keynésienne (la demande globale et le soutien de l'État). Doctrine 3 : classique ou néo-classique (confiance dans le marché, État limité).
a) X : marché ; Y : planifiée ; Z : mixte ; b) 1 monétariste ; 2 keynésienne ; 3 classique ou néo-classique
La politique économique : agents, objectifs et instruments
La politique économique regroupe les décisions des pouvoirs publics pour atteindre des objectifs : croissance, emploi, prix, revenus, budget. Le programme demande d'analyser des mesures, de comparer des courants et de calculer des indicateurs comme le coefficient de Gini.
À retenir
- Repère 1
objectifs : croissance, plein emploi, stabilité des prix, équilibre extérieur, réduction des inégalités, équilibre budgétaire
- Repère 2
chômage volontaire pour les classiques, involontaire pour les keynésiens : les remèdes diffèrent
- Repère 3
inflation : hausse générale et durable des prix ; un instrument de politique monétaire, le taux d'intérêt, peut la freiner
- Repère 4
courbe de Lorentz : part cumulée des revenus selon la part cumulée de la population ; coefficient de Gini entre 0 (égalité parfaite) et 1 (inégalité maximale)
- Repère 5
fiscalité directe et indirecte : outils pour réduire les inégalités ; budget d'une commune : rôle dans la satisfaction des besoins publics
- Repère 6
les principes de Tinbergen et de Mundell sont des contenus facultatifs du programme
Méthode
- Relier chaque instrument à un objectif.
- Plus la courbe s'éloigne de la diagonale, plus l'inégalité est forte.
- Deux objectifs peuvent s'opposer pour des raisons techniques ou idéologiques.
Exemple expliqué
Le Document 1 donne la répartition du revenu disponible des ménages belges en 2024, par cinquièmes de la population classés du moins riche au plus riche. Répondre aux questions a à d.
Document 1 : part de chaque cinquième de la population (quintile) dans le revenu disponible équivalent total, Belgique, 2024
Indication : le coefficient de Gini peut être estimé par G = 1 - 0,2 × somme des (Y(i) + Y(i-1)), où Y(i) est la part cumulée du revenu après i quintiles, exprimée en fraction de 1 (Y(0) = 0 et Y(5) = 1).
Source : Eurostat, répartition du revenu par quantiles (ilc_di01) et coefficient de Gini du revenu disponible équivalent (ilc_di12, valeur de 2024 : 24,6), consultés le 29 septembre 2026.
a. Parts cumulées : 10,0 ; 10,0 + 14,4 = 24,4 ; 24,4 + 18,4 = 42,8 ; 42,8 + 22,8 = 65,6 ; 65,6 + 34,4 = 100.
b. La courbe de Lorenz relie les points (0 ; 0), (20 ; 10), (40 ; 24,4), (60 ; 42,8), (80 ; 65,6) et (100 ; 100). Elle se situe sous la diagonale, qui représente l'égalité parfaite (20 % de la population reçoivent 20 % du revenu, etc.).
c. Somme des (Y(i) + Y(i-1)) = (0 + 0,100) + (0,100 + 0,244) + (0,244 + 0,428) + (0,428 + 0,656) + (0,656 + 1) = 0,100 + 0,344 + 0,672 + 1,084 + 1,656 = 3,856. G = 1 - 0,2 × 3,856 = 1 - 0,7712 = 0,2288, soit environ 0,23.
d. L'estimation (0,23) est un peu inférieure à la valeur officielle (0,246) : en regroupant la population en cinq quintiles, on ne voit pas les inégalités à l'intérieur de chaque groupe. Un coefficient de Gini proche de 0 signifie une répartition relativement égalitaire (0 = égalité parfaite, 1 = inégalité maximale).
a) 10,0 ; 24,4 ; 42,8 ; 65,6 ; 100 ; b) courbe de Lorenz ; c) G ≈ 0,23 ; d) estimation inférieure à 0,246, répartition plutôt égalitaire
Les stratégies de politique économique
Le programme demande d'identifier les objectifs d'une déclaration gouvernementale, de montrer les conflits entre certains objectifs et de comparer les effets contradictoires de certains instruments : hausse du taux d'intérêt, indexation des rémunérations, blocage des prix.
À retenir
- Repère 1
une hausse du taux d'intérêt freine l'inflation et l'investissement, mais peut réduire la croissance et l'emploi
- Repère 2
l'indexation des rémunérations protège le pouvoir d'achat, mais peut entretenir l'inflation
- Repère 3
le blocage des prix limite les hausses, mais peut créer des pénuries
- Repère 4
une même mesure se propose dans une optique keynésienne (soutien de la demande) ou néo-classique (soutien de l'offre)
- Repère 5
les programmes électoraux traduisent des conflits d'objectifs qui viennent des idées politiques
Méthode
- Chaque instrument a un avantage et un coût.
- Demande ou offre : le choix de l'instrument change.
- Extraire les objectifs.
Exemple expliqué
Les Documents 1 et 2 concernent la politique économique. Les analyser en répondant aux questions a à d.
Document 1 : extrait d'une déclaration gouvernementale (texte fictif)
Le gouvernement s'engage à relancer la croissance, à faire passer le taux de chômage sous 6 %, à ramener l'inflation à 2 %, à réduire le déficit public sous 3 % du PIB et à mieux répartir les revenus entre les ménages.
Document 2 : la Belgique en 2025
Source : Eurostat (nama_10_gdp, une_rt_a, prc_hicp_aind, gov_10dd_edpt1), Belgique, valeurs de 2025 (croissance provisoire), consultés le 29 septembre 2026.
a. Les cinq objectifs sont : la croissance, l'emploi (chômage sous 6 %), la stabilité des prix (inflation à 2 %), l'équilibre budgétaire (déficit sous 3 % du PIB) et la réduction des inégalités (mieux répartir les revenus).
b. Chômage : 6,2 % en 2025, supérieur à l'objectif de moins de 6 % : non atteint. Inflation : 3,0 % pour un objectif de 2 % : non atteint. Déficit : 5,2 % du PIB pour un objectif de moins de 3 % : non atteint.
c. Pour relancer la croissance et l'emploi, l'État peut soutenir la demande par plus de dépenses publiques ou par une baisse d'impôts : cela creuse le déficit. Pour réduire le déficit, il doit dépenser moins ou augmenter les impôts : cela réduit la demande et freine la croissance et l'emploi. Avec un déficit de 5,2 % du PIB et une dette de 107,9 % du PIB, la marge de manœuvre du gouvernement est étroite.
d. Le conflit est technique : les instruments budgétaires disponibles (dépenses, impôts) agissent en sens contraire sur ces deux objectifs, indépendamment des idées politiques.
a) croissance, emploi, prix, budget, revenus ; b) aucun des trois objectifs chiffrés n'est atteint ; c) relance et réduction du déficit s'opposent ; d) conflit technique
Exercice 1
Le Document 1 décrit quatre moments de la conjoncture d'une économie. Répondre aux questions a et b.
Document 1 : quatre moments de la conjoncture
(1) La production augmente d'un trimestre à l'autre et le chômage baisse.
(2) La production a atteint son niveau le plus haut ; elle cesse d'augmenter.
(3) La production diminue d'un trimestre à l'autre et le chômage augmente.
(4) La production a atteint son niveau le plus bas, avant de repartir.
- a.
Associer chaque moment (1 à 4) à la phase du cycle économique qui le décrit. (4 points)
a. le sommet
b. la récession
c. l'expansion
d. le creux
- b.
Citer un exemple de mouvement saisonnier de l'activité économique. (1 point)
Voir la correction
- a
(1) La production augmente : l'expansion (c). (2) La production est à son maximum : le sommet (a). (3) La production diminue : la récession (b). (4) La production est à son minimum : le creux (d).
- b
Un mouvement saisonnier se répète chaque année à la même période : par exemple le tourisme, très actif en été, ou les ventes des commerces avant les fêtes de fin d'année.
a) 1-c ; 2-a ; 3-b ; 4-d ; b) le tourisme en été (ou les ventes de fin d'année)
Barème de cet exercice
- a : Moment 1 : expansion (1 point)
- a : Moment 2 : sommet (1 point)
- a : Moment 3 : récession (1 point)
- a : Moment 4 : creux (1 point)
- b : Exemple de mouvement saisonnier (tourisme, ventes de fin d'année, soldes...) (1 point)
Exercice 2
Le Document 1 donne l'évolution trimestrielle du produit intérieur brut (PIB) de la Belgique. Répondre aux questions a à d.
Document 1 : croissance du PIB de la Belgique par rapport au trimestre précédent (volumes, données corrigées des variations saisonnières, en %)
Source : Eurostat, PIB et principales composantes, données trimestrielles (namq_10_gdp), Belgique, consulté le 29 septembre 2026.
- a.
On parle de récession technique lorsque le PIB recule pendant deux trimestres consécutifs. Relever dans le Document 1 les trimestres qui la constituent. (2 points)
- b.
Donner le trimestre du plus fort recul et le trimestre du plus fort rebond, avec leurs taux. (2 points)
- c.
Citer deux indicateurs de conjoncture, autres que le PIB, qui permettent de suivre l'activité. (1 point)
- d.
Dans quelle phase du cycle se trouve l'économie belge durant les quatre trimestres de 2021 ? Justifier. (1 point)
Voir la correction
- a
Le PIB recule au premier trimestre de 2020 (-2,6 %) puis au deuxième (-10,9 %) : deux trimestres consécutifs de recul, c'est une récession technique.
- b
Le plus fort recul est celui du deuxième trimestre de 2020 (-10,9 %). Le plus fort rebond est celui du troisième trimestre de 2020 (+11,5 %).
- c
Deux indicateurs de conjoncture : le taux de chômage et la production industrielle (on peut aussi citer l'inflation ou la confiance des consommateurs).
- d
En 2021, le PIB augmente à chaque trimestre (+1,6 % ; +1,5 % ; +2,0 % ; +0,9 %) : l'économie est en phase d'expansion.
a) 2020 T1 et T2 ; b) 2020 T2 (-10,9 %) et 2020 T3 (+11,5 %) ; c) chômage et production industrielle ; d) expansion
Barème de cet exercice
- a : Trimestres de recul consécutifs : 2020 T1 (-2,6 %) et 2020 T2 (-10,9 %) (1 point)
- a : Mention de la condition : deux trimestres consécutifs de recul (1 point)
- b : Plus fort recul : 2020 T2, -10,9 % (1 point)
- b : Plus fort rebond : 2020 T3, +11,5 % (1 point)
- c : Deux indicateurs de conjoncture cités (chômage, production industrielle, inflation, confiance...) (1 point)
- d : Expansion, justifiée par des taux positifs à chaque trimestre de 2021 (1 point)
Exercice 3
Répondre aux questions a et b à l'aide du Document 1.
Document 1 : trois économies et trois doctrines (textes fictifs)
Pays X : la plupart des entreprises appartiennent à des personnes privées ; les prix et la production naissent de l'échange sur les marchés ; l'État intervient très peu.
Pays Y : l'État fixe la production de chaque usine et les prix des biens ; presque toutes les entreprises appartiennent à l'État.
Pays Z : les marchés fixent la plupart des prix, mais l'État organise l'enseignement, la santé et une sécurité sociale, et régule certains secteurs.
Doctrine 1 : la quantité de monnaie en circulation commande l'inflation et l'activité.
Doctrine 2 : la demande globale commande l'activité ; en récession, l'État doit la soutenir par ses dépenses.
Doctrine 3 : le marché régule bien l'économie ; le rôle de l'État doit rester limité.
- a.
Associer chaque pays au type de système économique. (3 points)
a. économie de marché (libérale)
b. économie planifiée
c. économie mixte
- b.
Associer chaque doctrine (1 à 3) à son nom. (3 points)
a. la doctrine keynésienne
b. la doctrine classique ou néo-classique
c. la doctrine monétariste
Voir la correction
- a
Pays X : économie de marché (décisions par l'échange, peu d'État). Pays Y : économie planifiée (l'État décide de la production et des prix). Pays Z : économie mixte (le marché et l'État se partagent le rôle).
- b
Doctrine 1 : monétariste (la masse monétaire commande l'inflation). Doctrine 2 : keynésienne (la demande globale et le soutien de l'État). Doctrine 3 : classique ou néo-classique (confiance dans le marché, État limité).
a) X : marché ; Y : planifiée ; Z : mixte ; b) 1 monétariste ; 2 keynésienne ; 3 classique ou néo-classique
Barème de cet exercice
- a : Pays X : économie de marché (1 point)
- a : Pays Y : économie planifiée (1 point)
- a : Pays Z : économie mixte (1 point)
- b : Doctrine 1 : monétariste (1 point)
- b : Doctrine 2 : keynésienne (1 point)
- b : Doctrine 3 : classique ou néo-classique (1 point)
Exercice 4
Le Document 1 présente des décisions de la Banque centrale européenne (BCE) sur son taux directeur, le taux de la facilité de dépôt, et l'inflation en Belgique. Répondre aux questions a à d.
Document 1 : taux de la facilité de dépôt de la BCE (nouveau niveau à la date de la décision) et inflation en Belgique
Sources : BCE, taux d'intérêt directeurs, taux de la facilité de dépôt (série FM), et Eurostat, indice des prix à la consommation harmonisé (prc_hicp_aind), consultés le 29 septembre 2026. Certaines décisions intermédiaires ne sont pas reprises.
- a.
Calculer de combien de points de pourcentage le taux a été relevé entre le 27 juillet 2022 et le 20 septembre 2023. (1 point)
- b.
Expliquer comment une hausse du taux directeur peut freiner l'inflation. (3 points)
- c.
Décrire la politique monétaire menée entre juillet 2022 et septembre 2023 et l'effet que la BCE cherchait à obtenir. (2 points)
- d.
En 2026, le taux passe de 2,00 % à 2,25 % le 17 juin, puis à 2,50 % le 16 septembre. Indiquer le sens de cette politique et citer un effet attendu pour les ménages qui empruntent. (2 points)
Voir la correction
- a
4,00 % - 0,00 % = 4 points de pourcentage.
- b
Quand la BCE relève son taux directeur, les banques répercutent la hausse : les crédits deviennent plus chers et l'épargne est mieux rémunérée. Les ménages et les entreprises empruntent, consomment et investissent moins. La demande globale diminue et la pression sur les prix s'atténue : l'inflation ralentit.
- c
Entre juillet 2022 et septembre 2023, la BCE a mené une politique monétaire restrictive : elle a relevé son taux directeur à neuf reprises, de 0 % à 4 %. Elle cherchait à freiner l'inflation, qui avait atteint 10,3 % en Belgique en 2022.
- d
La hausse de 2,00 % à 2,25 % puis 2,50 % est de nouveau une politique restrictive. Pour les ménages qui empruntent, les nouveaux crédits sont plus chers et, à taux variable, les intérêts des crédits en cours augmentent.
a) 4 points de pourcentage ; b) crédit plus cher, demande plus faible, prix qui montent moins ; c) politique restrictive contre l'inflation ; d) resserrement, crédits plus chers
Barème de cet exercice
- a : Différence 4,00 - 0,00 = 4 points de pourcentage (1 point)
- b : Crédit plus cher et épargne mieux rémunérée (1 point)
- b : Consommation et investissement diminuent, la demande globale baisse (1 point)
- b : Conclusion : les prix montent moins vite (1 point)
- c : Politique restrictive, avec des hausses successives du taux (1 point)
- c : Objectif : freiner l'inflation (10,3 % en 2022) (1 point)
- d : Sens de la politique de 2026 : resserrement, les taux montent (1 point)
- d : Effet pour les emprunteurs : crédit plus cher (1 point)
Exercice 5
Le Document 1 donne la répartition du revenu disponible des ménages belges en 2024, par cinquièmes de la population classés du moins riche au plus riche. Répondre aux questions a à d.
Document 1 : part de chaque cinquième de la population (quintile) dans le revenu disponible équivalent total, Belgique, 2024
Indication : le coefficient de Gini peut être estimé par G = 1 - 0,2 × somme des (Y(i) + Y(i-1)), où Y(i) est la part cumulée du revenu après i quintiles, exprimée en fraction de 1 (Y(0) = 0 et Y(5) = 1).
Source : Eurostat, répartition du revenu par quantiles (ilc_di01) et coefficient de Gini du revenu disponible équivalent (ilc_di12, valeur de 2024 : 24,6), consultés le 29 septembre 2026.
- a.
Calculer les parts cumulées du revenu après chaque quintile. (2 points)
- b.
Tracer la courbe de Lorenz (population cumulée en abscisse, revenu cumulé en ordonnée) et la droite d'égalité parfaite. (2 points)
- c.
Calculer le coefficient de Gini estimé à partir de ces cinq points, arrondi à 0,01. (2 points)
- d.
Comparer cette estimation à la valeur officielle de 24,6 (soit 0,246) et interpréter le résultat. (1 point)
Voir la correction
- a
Parts cumulées : 10,0 ; 10,0 + 14,4 = 24,4 ; 24,4 + 18,4 = 42,8 ; 42,8 + 22,8 = 65,6 ; 65,6 + 34,4 = 100.
- b
La courbe de Lorenz relie les points (0 ; 0), (20 ; 10), (40 ; 24,4), (60 ; 42,8), (80 ; 65,6) et (100 ; 100). Elle se situe sous la diagonale, qui représente l'égalité parfaite (20 % de la population reçoivent 20 % du revenu, etc.).
- c
Somme des (Y(i) + Y(i-1)) = (0 + 0,100) + (0,100 + 0,244) + (0,244 + 0,428) + (0,428 + 0,656) + (0,656 + 1) = 0,100 + 0,344 + 0,672 + 1,084 + 1,656 = 3,856. G = 1 - 0,2 × 3,856 = 1 - 0,7712 = 0,2288, soit environ 0,23.
- d
L'estimation (0,23) est un peu inférieure à la valeur officielle (0,246) : en regroupant la population en cinq quintiles, on ne voit pas les inégalités à l'intérieur de chaque groupe. Un coefficient de Gini proche de 0 signifie une répartition relativement égalitaire (0 = égalité parfaite, 1 = inégalité maximale).
a) 10,0 ; 24,4 ; 42,8 ; 65,6 ; 100 ; b) courbe de Lorenz ; c) G ≈ 0,23 ; d) estimation inférieure à 0,246, répartition plutôt égalitaire
Barème de cet exercice
- a : Cumuls corrects : 10,0 ; 24,4 ; 42,8 ; 65,6 (1 point)
- a : Dernier cumul : 100 % (1 point)
- b : Axes gradués, diagonale d'égalité parfaite et points de la courbe correctement placés (1 point)
- b : Courbe de Lorenz reliant les points, sous la diagonale (1 point)
- c : Somme des (Y(i) + Y(i-1)) = 3,856 (1 point)
- c : G = 1 - 0,2 × 3,856 = 0,2288, soit 0,23 (1 point)
- d : Comparaison avec 0,246 et explication de l'écart, interprétation d'un Gini proche de 0 (1 point)
Exercice 6
Les Documents 1 et 2 concernent la politique économique. Les analyser en répondant aux questions a à d.
Document 1 : extrait d'une déclaration gouvernementale (texte fictif)
Le gouvernement s'engage à relancer la croissance, à faire passer le taux de chômage sous 6 %, à ramener l'inflation à 2 %, à réduire le déficit public sous 3 % du PIB et à mieux répartir les revenus entre les ménages.
Document 2 : la Belgique en 2025
Source : Eurostat (nama_10_gdp, une_rt_a, prc_hicp_aind, gov_10dd_edpt1), Belgique, valeurs de 2025 (croissance provisoire), consultés le 29 septembre 2026.
- a.
Relever dans le Document 1 les cinq objectifs de politique économique du gouvernement. (2 points)
- b.
Pour les trois objectifs chiffrés du Document 1 (chômage, inflation, déficit), comparer la valeur de 2025 à l'objectif et dire s'il est atteint. (3 points)
- c.
Expliquer pourquoi l'objectif de relancer la croissance et de réduire le chômage peut entrer en conflit avec celui de réduire le déficit public. (3 points)
- d.
Ce conflit est-il d'ordre technique ou idéologique ? Justifier en une phrase. (1 point)
Voir la correction
- a
Les cinq objectifs sont : la croissance, l'emploi (chômage sous 6 %), la stabilité des prix (inflation à 2 %), l'équilibre budgétaire (déficit sous 3 % du PIB) et la réduction des inégalités (mieux répartir les revenus).
- b
Chômage : 6,2 % en 2025, supérieur à l'objectif de moins de 6 % : non atteint. Inflation : 3,0 % pour un objectif de 2 % : non atteint. Déficit : 5,2 % du PIB pour un objectif de moins de 3 % : non atteint.
- c
Pour relancer la croissance et l'emploi, l'État peut soutenir la demande par plus de dépenses publiques ou par une baisse d'impôts : cela creuse le déficit. Pour réduire le déficit, il doit dépenser moins ou augmenter les impôts : cela réduit la demande et freine la croissance et l'emploi. Avec un déficit de 5,2 % du PIB et une dette de 107,9 % du PIB, la marge de manœuvre du gouvernement est étroite.
- d
Le conflit est technique : les instruments budgétaires disponibles (dépenses, impôts) agissent en sens contraire sur ces deux objectifs, indépendamment des idées politiques.
a) croissance, emploi, prix, budget, revenus ; b) aucun des trois objectifs chiffrés n'est atteint ; c) relance et réduction du déficit s'opposent ; d) conflit technique
Barème de cet exercice
- a : Trois objectifs relevés (croissance, emploi, prix) (1 point)
- a : Deux objectifs relevés (budget, revenus) (1 point)
- b : Chômage : 6,2 % pour un objectif inférieur à 6 %, non atteint (1 point)
- b : Inflation : 3,0 % pour un objectif de 2 %, non atteint (1 point)
- b : Déficit : 5,2 % pour un objectif inférieur à 3 %, non atteint (1 point)
- c : Relancer la demande par la dépense publique ou la baisse d'impôts creuse le déficit (1 point)
- c : Réduire le déficit freine la demande et la croissance (1 point)
- c : Appui sur les chiffres du Document 2 (1 point)
- d : Conflit technique, justifié par les instruments budgétaires contradictoires (1 point)
Exercice 7
Le Document 1 décrit une situation économique. Répondre aux questions a à d.
Document 1 : un ralentissement de l'activité (situation partiellement fictive)
La croissance de l'économie belge n'a été que de 1,0 % en 2025 et le taux de chômage a atteint 6,2 % (Eurostat, données consultées le 29 septembre 2026). Dans une région fictive, les commerces constatent que les ménages dépensent moins et plusieurs usines réduisent leur production faute de commandes. Le gouvernement de cette région cherche une mesure pour relancer l'activité.
- a.
Présenter en une phrase chacune l'optique keynésienne et l'optique néo-classique de la politique économique. (2 points)
- b.
Proposer une mesure dans l'optique keynésienne et décrire son effet attendu sur l'activité. (2 points)
- c.
Proposer une mesure dans l'optique néo-classique et décrire son effet attendu. (2 points)
- d.
Citer une limite de chacune des deux mesures. (2 points)
Voir la correction
- a
Dans l'optique keynésienne, l'activité dépend de la demande globale : en cas de ralentissement, l'État doit la soutenir par ses dépenses. Dans l'optique néo-classique, on fait confiance au marché et l'on agit sur l'offre : l'État limite son rôle et allège les contraintes des entreprises.
- b
Mesure keynésienne : un programme d'investissements publics (par exemple la rénovation des bâtiments publics). Les entreprises reçoivent des commandes et embauchent ; les revenus distribués font augmenter la consommation des ménages, donc la demande et la production.
- c
Mesure néo-classique : une baisse des cotisations et des impôts des entreprises, ou une simplification des règles. Les coûts baissent, les entreprises produisent davantage, investissent et embauchent.
- d
La mesure keynésienne creuse le déficit et la dette publics. La mesure néo-classique a un effet incertain : les entreprises peuvent garder l'économie de coûts sous forme de profits plutôt que d'embaucher, et les recettes publiques diminuent.
a) demande globale et soutien de l'État / offre et rôle limité de l'État ; b) investissements publics ; c) baisse des charges des entreprises ; d) déficit ; effet incertain
Barème de cet exercice
- a : Optique keynésienne : la demande globale commande l'activité, l'État la soutient (1 point)
- a : Optique néo-classique : confiance dans le marché et l'offre, rôle limité de l'État (1 point)
- b : Mesure de soutien de la demande cohérente avec l'optique keynésienne (1 point)
- b : Effet expliqué par la chaîne revenus, consommation, production (1 point)
- c : Mesure de soutien de l'offre cohérente avec l'optique néo-classique (1 point)
- c : Effet expliqué par la baisse des coûts, l'investissement et l'emploi (1 point)
- d : Limite de la mesure keynésienne (déficit, dette) (1 point)
- d : Limite de la mesure néo-classique (effet incertain, recettes en baisse) (1 point)
Exercice 8
Le Document 1 rappelle l'inflation qu'a connue la Belgique. Un gouvernement hésite entre trois instruments pour protéger les ménages. Répondre aux questions a à c.
Document 1 : l'inflation en Belgique
Source : Eurostat, indice des prix à la consommation harmonisé (prc_hicp_aind), Belgique, consulté le 29 septembre 2026.
Les trois instruments envisagés : (1) une hausse du taux d'intérêt par la banque centrale ; (2) une indexation des rémunérations sur l'inflation ; (3) un blocage des prix de l'énergie.
- a.
Établir le tableau comparatif des effets contradictoires des trois instruments : pour chacun, un effet favorable et un effet défavorable. (6 points)
- b.
Un travailleur gagne 2 400 euros bruts par mois. Calculer son salaire après une indexation de 10,3 %. (1 point)
- c.
Recommander, en trois à cinq lignes, l'instrument qui paraît le plus adapté à une inflation de 10 % venant de l'énergie importée, en tenant compte des effets contradictoires. (3 points)
Voir la correction
- a
- b
Salaire indexé = 2 400 × (1 + 0,103) = 2 400 × 1,103 = 2 647,20 euros.
- c
Exemple de réponse : Une hausse du taux d'intérêt agit peu sur une inflation qui vient de prix d'énergie importée et freine l'économie : ce n'est pas l'instrument le plus adapté. Un blocage général des prix soulage tout de suite les ménages, mais il risque de provoquer des pénuries. L'indexation des rémunérations paraît la plus adaptée : elle protège le pouvoir d'achat des travailleurs. Pour limiter son effet inflationniste, il faut la compléter par des aides ciblées aux ménages modestes et par des mesures qui réduisent la dépendance à l'énergie importée.
a) tableau des effets favorables et défavorables ; b) 2 647,20 euros ; c) recommandation argumentée
Barème de cet exercice
- a : Hausse du taux : effet favorable (frein à la demande et à l'inflation) (1 point)
- a : Hausse du taux : effet défavorable (crédit plus cher, croissance et emploi freinés) (1 point)
- a : Indexation : effet favorable (pouvoir d'achat protégé) (1 point)
- a : Indexation : effet défavorable (coûts des entreprises, inflation entretenue) (1 point)
- a : Blocage des prix : effet favorable (limite les hausses) (1 point)
- a : Blocage des prix : effet défavorable (pénuries) (1 point)
- b : Salaire indexé : 2 400 × 1,103 = 2 647,20 euros (1 point)
- c : Choix clair d'un instrument ou d'une combinaison (1 point)
- c : Justification par un effet favorable et un effet défavorable (1 point)
- c : Prise en compte de l'origine de l'inflation (énergie importée) (1 point)
Programme et consignes
Les consignes dépendent du cycle. Vérifie celles de ton inscription ; les exemples officiels ne couvrent pas tout le programme.
- Enseignement de la Communauté française, programme d'études de l'option de base simple Sciences économiques, 3e degré, 5e année
Référence vérifiée le 29 septembre 2026 - Enseignement de la Communauté française, programme de l'option de base simple Sciences économiques, 3e degré, 6e année
Référence vérifiée le 29 septembre 2026 - Jurys, consignes d'examen de sciences économiques, CESS G, cycle 2026-2027/1
Référence vérifiée le 29 septembre 2026 - Jurys, matières du CESS G (programmes, consignes, exemples de questionnaires)
Référence vérifiée le 29 septembre 2026