Cours et exercices / Géographie
Aménagement du territoire : accès aux fonctions et gestion
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À revoir avant : Lire une carte et une image de l'espace, Fonctions d'un territoire et accessibilité, Repères spatiaux et cartes-clés, Gérer un territoire : affectation du sol et conflits d'usage.
Ressources par notion
Fiche de révision
- Repère 1 : fonction : activité ou service qu'un territoire offre à sa population (logement, emploi, santé, tourisme...)
- Repère 2 : facteur de localisation : élément qui explique qu'une activité s'installe à un endroit ; délocalisation : transfert d'une activité ailleurs
- Repère 3 : distance-temps : durée du trajet ; distance-coût : prix du trajet ; zone d'influence : espace desservi par un service ou une ville
- Repère 4 : bassin d'emploi : espace où la plupart des actifs habitent et travaillent
- Périurbanisation : Extension des fonctions et modes de vie urbains autour des agglomérations.
- Accessibilité : Facilité d’atteindre un lieu compte tenu du réseau et des moyens disponibles.
- Polycentrisme : Organisation autour de plusieurs pôles.
- Repère 1 : aménagement du territoire : organisation volontaire de l'espace par les pouvoirs publics pour répondre aux besoins de la population
- Repère 2 : affectation du sol : usage autorisé par un plan ; utilisation du sol : usage réel observé
- Repère 3 : plan d'affectation du sol : document qui divise le territoire en zones (en Wallonie, le plan de secteur) ; schéma d'aménagement : document qui oriente le développement d'un territoire
- Repère 4 : conflit d'usage : opposition entre acteurs qui veulent utiliser un même espace de manières différentes
- Repère 1 : sillon Sambre-Meuse : vallées de la Sambre et de la Meuse, de Charleroi à Liège par Namur, axe historique de l'industrie wallonne
- Repère 2 : foyers de population et infrastructures : autoroutes, voies ferrées et voies navigables relient les principales aires urbaines
- Diagnostic : Analyse organisée de l’état, des besoins et des possibilités d’un territoire.
- Scénario : Description conditionnelle d’un futur possible.
- Indicateur : Mesure choisie pour apprécier un état ou un résultat.
Fonctions d'un territoire et accessibilité
Un territoire offre des fonctions à sa population : logement, emploi, santé, enseignement, commerce, tourisme, loisirs, patrimoine, transport, information. Chaque fonction se localise selon des facteurs (accessibilité, prix du sol, main-d'œuvre, clientèle) et dessert une zone d'influence. L'accès se mesure en distance-temps et en distance-coût ; certains espaces sont mal desservis.
À retenir
- Repère 1
fonction : activité ou service qu'un territoire offre à sa population (logement, emploi, santé, tourisme...)
- Repère 2
facteur de localisation : élément qui explique qu'une activité s'installe à un endroit ; délocalisation : transfert d'une activité ailleurs
- Repère 3
distance-temps : durée du trajet ; distance-coût : prix du trajet ; zone d'influence : espace desservi par un service ou une ville
- Repère 4
bassin d'emploi : espace où la plupart des actifs habitent et travaillent
Méthode
- Où se concentre la fonction, où elle manque, avec des repères.
- Distance-temps, distance-coût, fréquence des transports, temps de trajet cartographiés.
- Classer les éléments qui attirent ou repoussent une activité.
Exemple expliqué
Les fonctions d'un territoire. Répondez aux questions suivantes.
1. Fonctions et aménagements. Le logement : un lotissement (e). La santé : un hôpital (a). L'emploi : un parc d'activités économiques (d). Le tourisme : une plage et des hôtels (c). Le transport : une gare (b).
2. Facteur de localisation. Un facteur de localisation est un élément qui explique qu'une activité s'installe à un endroit. Pour un supermarché : la proximité d'une clientèle nombreuse, une route ou un parking facilement accessibles, un terrain pas trop cher.
1-e ; 2-a ; 3-d ; 4-c ; 5-b ; facteur de localisation : élément qui explique l'implantation d'une activité.
Villes, mobilités et modèles urbains
Une ville concentre habitants, emplois, services et équipements, mais ces fonctions ne sont pas réparties uniformément. Centre, banlieue et espaces périurbains correspondent à des positions et à des formes de tissu urbain qu’il faut décrire à partir d’une carte, des densités et des usages du sol.
Les mobilités relient logement, travail, études et services. Distance, durée, fréquence, coût et possibilité de correspondance influencent l’accessibilité. Un quartier proche à vol d’oiseau peut être mal relié par le réseau. L’étalement urbain peut allonger les déplacements et consommer des espaces, avec des effets variables selon les transports et la localisation des activités.
Les modèles monocentriques et polycentriques représentent respectivement un pôle dominant ou plusieurs pôles. Ils aident à organiser la lecture mais ne décrivent pas chaque rue. Compare le modèle aux flux réels et aux centres d’emploi ou de services. Une carte routière ne suffit pas à mesurer les mobilités de tous les habitants.
À retenir
- Périurbanisation
Extension des fonctions et modes de vie urbains autour des agglomérations.
- Accessibilité
Facilité d’atteindre un lieu compte tenu du réseau et des moyens disponibles.
- Polycentrisme
Organisation autour de plusieurs pôles.
Méthode
- Repère densités, fonctions et pôles.
- Trace les flux entre lieux de résidence et activités.
- Compare distances et temps par mode de transport.
- Évalue le modèle urbain et ses limites.
Exemple expliqué
Données fictives : A est à 8 km du centre et à 15 minutes en train ; B est à 4 km et à 35 minutes en bus. Quel quartier est le plus accessible en temps pour ce trajet ?
La distance de B est plus faible.
Le trajet depuis A dure 20 minutes de moins.
La conclusion concerne ce trajet et ces services, pas tous les horaires ni tous les habitants.
A est plus accessible en durée pour le trajet donné, malgré sa distance supérieure. Il faut aussi considérer accès à la gare, fréquence et coût pour un diagnostic complet.
Points à surveiller
- Déduire le temps de trajet de la seule distance à vol d’oiseau.
- Employer banlieue comme synonyme automatique de quartier pauvre.
Gérer un territoire : affectation du sol et conflits d'usage
Aménager, c'est organiser l'espace. L'affectation du sol dit ce qui est permis à un endroit (habitat, agriculture, industrie, nature) ; l'utilisation du sol dit ce qui s'y trouve réellement. En Wallonie, le plan de secteur fixe l'affectation et des schémas orientent le développement. Quand des acteurs veulent un même espace pour des usages différents, il y a conflit d'usage.
À retenir
- Repère 1
aménagement du territoire : organisation volontaire de l'espace par les pouvoirs publics pour répondre aux besoins de la population
- Repère 2
affectation du sol : usage autorisé par un plan ; utilisation du sol : usage réel observé
- Repère 3
plan d'affectation du sol : document qui divise le territoire en zones (en Wallonie, le plan de secteur) ; schéma d'aménagement : document qui oriente le développement d'un territoire
- Repère 4
conflit d'usage : opposition entre acteurs qui veulent utiliser un même espace de manières différentes
Méthode
- Qui porte le projet, qui le subit, qui décide, et ce que chacun veut.
- Distinguer ce que le plan autorise de ce qu'on observe sur le terrain.
- Introduction, arguments tirés des atouts, contrainte qui freine, conclusion, en paragraphes, avec les mots atout et contrainte.
Exemple expliqué
Gérer un territoire. Associez chaque notion à sa définition.
Associations. L'affectation du sol est l'usage autorisé par un plan (b). L'utilisation du sol est l'usage réel observé (a). Le plan de secteur est le document qui divise le territoire wallon en zones (c). Le conflit d'usage oppose des acteurs qui veulent un même espace pour des usages différents (d). L'aménagement du territoire est l'organisation volontaire de l'espace (e).
1-b ; 2-a ; 3-c ; 4-d ; 5-e
Organisation du territoire belge et européen
En Belgique, population et activités se concentrent en Flandre, autour de Bruxelles et le long du sillon Sambre-Meuse, reliés par un réseau dense d'autoroutes ; l'Ardenne est peu peuplée. Les sept grandes aires urbaines et les villes voisines (Lille, Luxembourg, Aix-la-Chapelle, Maastricht) structurent les échanges. En Europe aussi, les foyers de population suivent les grands axes.
À retenir
- Repère 1
sillon Sambre-Meuse : vallées de la Sambre et de la Meuse, de Charleroi à Liège par Namur, axe historique de l'industrie wallonne
- Repère 2
foyers de population et infrastructures : autoroutes, voies ferrées et voies navigables relient les principales aires urbaines
Méthode
- Espaces très peuplés et peu peuplés, continuités et discontinuités.
- Relier foyers de population et infrastructures de communication.
Exemple expliqué
Les aires urbaines et les autoroutes de la Belgique. Répondez aux questions suivantes sans utiliser d'atlas.
1. Aires urbaines. Les sept principales aires urbaines belges sont Anvers, Bruges, Bruxelles, Charleroi, Gand, Liège et Namur.
2 à 4. Autoroutes. L'E40 relie Bruxelles à Liège (et à Ostende à l'ouest). L'E19 relie Bruxelles à Anvers. L'E411 relie Bruxelles à Namur et à Arlon, vers le Luxembourg.
1) Anvers, Bruges, Bruxelles, Charleroi, Gand, Liège, Namur ; 2) E40 ; 3) E19 ; 4) E411
Diagnostic territorial et scénarios
La géographie prospective explore des futurs possibles à partir d’un diagnostic du territoire. Elle ne prédit pas une seule trajectoire. Localise les atouts, contraintes, besoins, acteurs et évolutions déjà engagées avant de proposer un aménagement.
Un scénario combine des hypothèses cohérentes : population, activités, mobilités, ressources et décisions. Il doit expliquer comment ses choix produisent les effets attendus. Un changement de contexte peut modifier le résultat. Distingue les caractéristiques actuelles du site et les opportunités ou menaces liées à son environnement.
La comparaison repose sur des critères explicites : logement, accès aux services, emploi, coûts, sols, eau et biodiversité, selon la tâche. Les effets ne sont pas identiques pour tous les acteurs. Un bilan doit inclure incertitudes et conditions de réalisation, avec des indicateurs permettant de vérifier ensuite les objectifs.
À retenir
- Diagnostic
Analyse organisée de l’état, des besoins et des possibilités d’un territoire.
- Scénario
Description conditionnelle d’un futur possible.
- Indicateur
Mesure choisie pour apprécier un état ou un résultat.
Méthode
- Décris le territoire avec des données localisées.
- Identifie besoins, contraintes et acteurs.
- Construis au moins deux scénarios cohérents.
- Compare leurs effets avec les mêmes critères et explicite les conditions.
Exemple expliqué
Site fictif : une friche près d’une gare a un sol à dépolluer et borde une rivière. Scénario A : parking ; B : logements, parc inondable et accès piéton à la gare. Compare sans déclarer B réussi d’avance.
A privilégie l’accès automobile, avec occupation du sol et circulation à évaluer.
B peut rapprocher logement et transport collectif et laisser un espace à l’eau.
B dépend notamment de la dépollution, du risque d’inondation, du financement et des besoins de logement.
Comparer mobilité, logement, eau, sols et coûts. B présente des possibilités différentes, mais sa pertinence dépend d’études et de conditions explicites ; A doit aussi être évalué avec les mêmes critères.
Points à surveiller
- Présenter un scénario comme une prévision certaine.
- Comparer un scénario sur ses avantages et l’autre seulement sur ses défauts.
Exercice 1
Les fonctions d'un territoire. Répondez aux questions suivantes.
- 1.
Associez chaque fonction d'un territoire à l'aménagement qui l'illustre.
Fonctions : 1. logement ; 2. santé ; 3. emploi ; 4. tourisme ; 5. transport.
Aménagements : a. un hôpital ; b. une gare ; c. une plage et des hôtels ; d. un parc d'activités économiques ; e. un lotissement.
- 2.
Expliquez ce qu'est un facteur de localisation et donnez un exemple pour l'installation d'un supermarché.
Correction
- 1. Fonctions et aménagements
Le logement : un lotissement (e). La santé : un hôpital (a). L'emploi : un parc d'activités économiques (d). Le tourisme : une plage et des hôtels (c). Le transport : une gare (b).
- 2. Facteur de localisation
Un facteur de localisation est un élément qui explique qu'une activité s'installe à un endroit. Pour un supermarché : la proximité d'une clientèle nombreuse, une route ou un parking facilement accessibles, un terrain pas trop cher.
1-e ; 2-a ; 3-d ; 4-c ; 5-b ; facteur de localisation : élément qui explique l'implantation d'une activité.
Exercice 2
Gérer un territoire. Associez chaque notion à sa définition.
- 1.
Notions : 1. affectation du sol ; 2. utilisation du sol ; 3. plan de secteur ; 4. conflit d'usage ; 5. aménagement du territoire.
Définitions : a. l'usage réel que l'on observe sur le terrain ; b. l'usage autorisé par un plan ; c. le document qui divise le territoire wallon en zones ; d. l'opposition entre acteurs qui veulent utiliser un même espace de manières différentes ; e. l'organisation volontaire de l'espace pour répondre aux besoins de la population.
Correction
- Associations
L'affectation du sol est l'usage autorisé par un plan (b). L'utilisation du sol est l'usage réel observé (a). Le plan de secteur est le document qui divise le territoire wallon en zones (c). Le conflit d'usage oppose des acteurs qui veulent un même espace pour des usages différents (d). L'aménagement du territoire est l'organisation volontaire de l'espace (e).
1-b ; 2-a ; 3-c ; 4-d ; 5-e
Exercice 3
Les aires urbaines et les autoroutes de la Belgique. Répondez aux questions suivantes sans utiliser d'atlas.
- 1.
Parmi les villes suivantes, retrouvez les sept principales aires urbaines belges (sur la base de la population).
- Anvers
- Bruges
- Bruxelles
- Charleroi
- Gand
- Hasselt
- Liège
- Louvain
- Mons
- Namur
- Ostende
- Tournai
- 2.
Nommez l'autoroute européenne qui relie Bruxelles à Liège.
- 3.
Nommez l'autoroute européenne qui relie Bruxelles à Anvers.
- 4.
Nommez l'autoroute européenne qui relie Bruxelles à Namur et à Arlon.
Correction
- 1. Aires urbaines
Les sept principales aires urbaines belges sont Anvers, Bruges, Bruxelles, Charleroi, Gand, Liège et Namur.
- 2 à 4. Autoroutes
L'E40 relie Bruxelles à Liège (et à Ostende à l'ouest). L'E19 relie Bruxelles à Anvers. L'E411 relie Bruxelles à Namur et à Arlon, vers le Luxembourg.
1) Anvers, Bruges, Bruxelles, Charleroi, Gand, Liège, Namur ; 2) E40 ; 3) E19 ; 4) E411
Exercice 4
La population des principales aires urbaines belges. À l'aide du document 1, répondez aux questions. Montrez vos calculs.
Document 1 - Population de sept villes belges en 2023
Source : Eurostat, base de données urb_cpop1 (population des villes et grandes villes, audit urbain), 2023, mise à jour du 28 septembre 2026, consultée le 29 septembre 2026. Les grandes villes comprennent la commune centrale et ses communes voisines fortement liées.
- 1.
Classez ces sept villes de la plus peuplée à la moins peuplée.
- 2.
Calculez la part de Bruxelles dans la population totale des sept villes (en %, arrondie au dixième).
- 3.
Calculez combien de fois la population de Bruxelles est plus grande que celle de Namur (arrondi au dixième).
- 4.
Décrivez la répartition de la population entre ces sept villes en utilisant vos calculs.
Correction
- 1. Classement
Bruxelles (1 253 178), Anvers (541 122), Liège (408 069), Gand (268 335), Charleroi (240 402), Bruges (119 761), Namur (114 733).
- 2. Part de Bruxelles
La somme des sept villes est 2 945 600. Part de Bruxelles = 1 253 178 ÷ 2 945 600 × 100 = 42,54, soit environ 42,5 %.
- 3. Rapport
1 253 178 ÷ 114 733 = 10,92 : Bruxelles compte environ 10,9 fois plus d'habitants que Namur.
- 4. Description
Bruxelles domine nettement : elle réunit 42,5 % de la population des sept villes. Anvers vient loin derrière (541 122 habitants, 18,4 %), puis Liège. Les trois villes wallonnes sont Liège, Charleroi et Namur ; les trois villes flamandes sont Anvers, Gand et Bruges. Liège dépasse Gand, mais Charleroi et Namur restent nettement moins peuplées que les grandes villes flamandes.
1) Bruxelles, Anvers, Liège, Gand, Charleroi, Bruges, Namur ; 2) 42,5 % ; 3) 10,9 fois ; 4) Bruxelles domine nettement.
Barème de cet exercice
- 1 : Q1 : classement complet correct (2 points)
- 2 : Q2 : somme des sept villes (2 945 600) et division 1 253 178 ÷ 2 945 600 (1 point)
- 2 : Q2 : part de Bruxelles 42,5 % (2 points)
- 3 : Q3 : division 1 253 178 ÷ 114 733 (1 point)
- 3 : Q3 : résultat 10,9 fois (1 point)
- 4 : Q4 : domination de Bruxelles justifiée par la part calculée (1 point)
- 4 : Q4 : classement des autres villes avec repères (Anvers, Liège, Régions) (1 point)
- 4 : Q4 : vocabulaire adéquat (répartition, concentration, villes) (1 point)
Exercice 5
La fonction touristique. À l'aide du document 1, répondez aux questions. Montrez vos calculs.
Document 1 - Nuitées touristiques et population de six provinces belges
Sources : nuitées, Eurostat, base de données tour_occ_nin2 (nuitées dans les établissements d'hébergement touristique), 2024, mise à jour du 22 septembre 2026, consultée le 29 septembre 2026 ; population, Eurostat, base de données demo_r_d2jan (population au 1er janvier), mise à jour du 28 août 2026, consultée le 29 septembre 2026. Une nuitée correspond à une nuit passée par un touriste dans un hébergement.
- 1.
Calculez le nombre de nuitées par habitant pour la Flandre occidentale, la province de Luxembourg et la province d'Anvers (arrondi au dixième).
- 2.
Décrivez la répartition de la fonction touristique d'abord avec les nuitées, puis avec les nuitées par habitant. Que constatez-vous ?
Correction
- 1. Nuitées par habitant
Flandre occidentale : 12 139 852 ÷ 1 234 664 = 9,83, soit environ 9,8. Luxembourg : 3 037 152 ÷ 299 812 = 10,13, soit environ 10,1. Anvers : 5 597 783 ÷ 1 947 973 = 2,87, soit environ 2,9.
- 2. Description
En valeurs absolues, la Flandre occidentale est très nettement en tête (12 139 852 nuitées), suivie de Bruxelles-Capitale (7 372 971) ; la province de Luxembourg n'en compte que 3 037 152. Avec les nuitées par habitant, le classement change : la province de Luxembourg (10,1) passe devant la Flandre occidentale (9,8), car elle a très peu d'habitants. Anvers (2,9) et Liège (2,4) sont beaucoup moins touristiques. Une valeur relative est nécessaire pour comparer des provinces de tailles différentes.
1) 9,8 ; 10,1 ; 2,9 ; 2) le classement change entre valeurs absolues et relatives.
Barème de cet exercice
- 1 : Q1 : formule nuitées ÷ population (1 point)
- 1 : Q1 : Flandre occidentale 9,8 et Luxembourg 10,1 (1 point)
- 1 : Q1 : Anvers 2,9 (1 point)
- 2 : Q2 : description en valeurs absolues avec des valeurs (2 points)
- 2 : Q2 : description en valeurs relatives avec le changement de classement (2 points)
- 2 : Q2 : conclusion : comparer des espaces de tailles différentes demande des valeurs relatives (1 point)
Exercice 6
La fonction de santé. À l'aide du document 1, répondez aux questions.
Document 1 - Lits d'hôpital dans les provinces belges en 2023
Source : Eurostat, base de données hlth_rs_bdsrg2 (lits d'hôpital par région), 2023, mise à jour du 13 juillet 2026, consultée le 29 septembre 2026.
- 1.
Relevez la province la mieux dotée et la province la moins bien dotée en lits pour 100 000 habitants.
- 2.
Calculez combien de fois la dotation de la province la mieux dotée est plus grande que celle de la province la moins bien dotée (arrondi au dixième).
- 3.
Décrivez la répartition de la fonction de santé et proposez une explication des écarts en utilisant la notion de zone d'influence.
Correction
- 1. Relevés
La province la mieux dotée est Bruxelles-Capitale (684,5 lits pour 100 000 habitants) ; la moins bien dotée est le Brabant wallon (225,3).
- 2. Rapport
684,5 ÷ 225,3 = 3,04 : la dotation de Bruxelles est environ 3,0 fois plus grande.
- 3. Description et explication
Les provinces les mieux dotées sont Bruxelles-Capitale (684,5), la Flandre occidentale (639,2) et le Hainaut (601,6). Les moins bien dotées sont le Brabant wallon (225,3), le Brabant flamand (380,2) et le Luxembourg (391,7). Les deux Brabant entourent Bruxelles : leurs habitants peuvent se faire soigner dans les hôpitaux bruxellois, dont la zone d'influence dépasse largement la Région. Le Luxembourg, très peu dense, rassemble ses hôpitaux dans quelques villes.
1) Bruxelles-Capitale ; Brabant wallon ; 2) 3,0 fois ; 3) zone d'influence de Bruxelles sur les deux Brabant.
Barème de cet exercice
- 1 : Q1 : les deux provinces relevées (2 points)
- 2 : Q2 : division 684,5 ÷ 225,3 et résultat 3,0 (2 points)
- 3 : Q3 : provinces les mieux dotées citées avec leurs valeurs (1 point)
- 3 : Q3 : provinces les moins bien dotées citées avec leurs valeurs (1 point)
- 3 : Q3 : explication par la zone d'influence de Bruxelles (2 points)
- 3 : Q3 : autre facteur avancé avec prudence (population dispersée, hôpitaux concentrés) (1 point)
Exercice 7
Peuplement et infrastructures de communication. À l'aide des documents 1 et 2 et de vos connaissances, répondez aux questions.
Document 1 - Les principales autoroutes belges (description Capcess d'une carte routière)
Document 2 - Population de quelques villes belges en 2023
Source : Eurostat, base de données urb_cpop1 (population des villes et grandes villes, audit urbain), 2023, mise à jour du 28 septembre 2026, consultée le 29 septembre 2026. Les grandes villes comprennent la commune centrale et ses communes voisines fortement liées.
- 1.
Décrivez le lien entre la position des principales aires urbaines belges et le réseau autoroutier.
- 2.
Expliquez pourquoi Bruxelles occupe une position de carrefour dans le réseau.
- 3.
La province de Luxembourg est très peu dense (67 hab/km²). Relevez dans le document 1 les autoroutes qui la desservent et expliquez le lien entre densité et infrastructures.
Correction
- 1. Lien entre villes et autoroutes
Les autoroutes relient les grandes villes entre elles : l'E40 relie Gand, Bruxelles et Liège, l'E19 relie Anvers, Bruxelles et Mons, l'E411 relie Bruxelles, Namur et Arlon. Les villes les plus peuplées, Bruxelles, Anvers, Liège et Gand, sont desservies par plusieurs autoroutes. Le réseau est plus serré au nord et au centre du pays, où la population est la plus dense.
- 2. Bruxelles, carrefour
L'E40, l'E19 et l'E411 convergent vers Bruxelles, la ville la plus peuplée du pays (1 253 178 habitants), située au centre du territoire, entre la Flandre et la Wallonie.
- 3. La province de Luxembourg
Elle est desservie par l'E411 (Namur, Arlon) et l'E25 (Bastogne, Luxembourg). Sa densité est faible : deux axes suffisent à la relier à Bruxelles, à Liège et au Luxembourg. Le nombre d'autoroutes suit donc en partie la densité de population.
Les autoroutes relient les grandes aires urbaines ; Bruxelles est un carrefour ; peu d'axes dans la province peu dense du Luxembourg.
Barème de cet exercice
- 1 : Q1 : autoroutes et villes reliées citées avec précision (au moins trois axes) (2 points)
- 1 : Q1 : lien entre villes très peuplées et nombre d'autoroutes (2 points)
- 1 : Q1 : repère spatial sur la densité du réseau (nord, centre, sud) (1 point)
- 1 : Q1 : vocabulaire adéquat (aire urbaine, réseau, infrastructure) (1 point)
- 2 : Q2 : convergence des autoroutes vers Bruxelles (2 points)
- 2 : Q2 : population et position centrale de Bruxelles (2 points)
- 3 : Q3 : autoroutes de la province de Luxembourg relevées (1 point)
- 3 : Q3 : lien entre faible densité et infrastructures (2 points)
Exercice 8
Comparer un cas à un modèle. À l'aide des documents 1 et 2, comparez la répartition de la population autour de Bruxelles au modèle auréolaire.
Document 1 - Densité de population de provinces belges au 1er janvier 2025 (habitants par km²)
Sources : population, Eurostat, base de données demo_r_d2jan (population au 1er janvier), mise à jour du 28 août 2026, consultée le 29 septembre 2026 ; superficie, Eurostat, base de données reg_area3 (superficie des régions), 2023, consultée le 29 septembre 2026 ; densités calculées par Capcess.
Document 2 - Deux modèles d'organisation d'un espace urbain (description)
Le modèle auréolaire décrit une ville centrale très dense, entourée de couronnes successives où la densité diminue avec la distance au centre. Le modèle polycentrique décrit plusieurs pôles urbains de taille comparable qui structurent le territoire.
- 1.
Relevez deux éléments du document 1 qui correspondent au modèle auréolaire autour de Bruxelles.
- 2.
Relevez deux éléments du document 1 qui s'écartent du modèle auréolaire.
- 3.
Concluez : le modèle auréolaire décrit-il bien l'organisation du territoire belge ? Justifiez en une phrase.
Correction
- 1. Ce qui correspond
Bruxelles-Capitale est très nettement le centre le plus dense (7 850 hab/km²). Les provinces voisines sont beaucoup moins denses (Brabant flamand 569, Brabant wallon 380) et la densité diminue encore vers le sud (Namur 139, Luxembourg 67) : les couronnes sont de moins en moins denses.
- 2. Ce qui s'en écarte
La province d'Anvers (677 hab/km²) est plus dense que le Brabant flamand (569), pourtant plus proche de Bruxelles : Anvers est un second pôle. La Flandre orientale (527) est aussi bien plus dense que le Brabant wallon (380). La densité ne baisse donc pas régulièrement dans toutes les directions.
- 3. Conclusion
Le modèle auréolaire décrit en partie la Belgique : Bruxelles est un centre dense entouré de couronnes moins denses. Mais la présence d'autres pôles, comme Anvers et Gand, rapproche le pays d'un modèle polycentrique.
Le modèle auréolaire correspond en partie (centre dense, couronnes moins denses) mais les pôles d'Anvers et de Gand rapprochent la Belgique d'un modèle polycentrique.
Barème de cet exercice
- 1 : Q1 : un premier élément conforme, avec valeurs (2 points)
- 1 : Q1 : un second élément conforme, avec valeurs (2 points)
- 2 : Q2 : un premier écart, avec valeurs (Anvers plus dense que le Brabant flamand) (2 points)
- 2 : Q2 : un second écart, avec valeurs (2 points)
- 3 : Q3 : conclusion nuancée qui évoque le polycentrisme (2 points)
Exercice 9
Affectation et utilisation du sol en Wallonie. À l'aide des documents 1 et 2, répondez aux questions. Montrez vos calculs.
Document 1 - Les zones du plan de secteur en Wallonie et leur utilisation réelle au 1er janvier 2023
Source : Service public de Wallonie, État de l'environnement wallon, indicateur Utilisation des zones d'affectation fixées au plan de secteur (données au 1er janvier 2023, mise à jour du 20 janvier 2025), consulté le 29 septembre 2026. Un terrain artificialisé est un terrain retiré de son état naturel, agricole ou forestier, qu'il soit bâti ou non. Pour les zones destinées à l'urbanisation, la part artificialisée comprend les terrains de nature inconnue ou non cadastrés (voies publiques, cours d'eau). Pour les zones agricoles, forestières et naturelles, la part artificialisée est obtenue à partir de la part préservée de toute artificialisation (93,1 %, 97,0 % et 93,2 %).
Document 2 - Une évolution récente
Sur la période 2012-2017, le rythme d'artificialisation en zones non destinées à l'urbanisation s'élevait en moyenne à 480 hectares par an, soit plus d'un tiers des surfaces artificialisées chaque année en Wallonie. Cette artificialisation s'explique principalement par la construction de bâtiments agricoles.
Source : même indicateur du Service public de Wallonie.
- 1.
Calculez la superficie artificialisée dans les zones agricoles (en hectares, arrondie à l'unité) et la superficie de zones d'habitat encore non artificialisée (127 423 hectares sont artificialisés).
- 2.
Les zones d'habitat, d'activité économique, de services publics et d'aménagement communal concerté sont destinées à l'urbanisation. Classez-les de la plus artificialisée à la moins artificialisée.
- 3.
Expliquez la différence entre l'affectation et l'utilisation du sol en vous appuyant sur deux valeurs du document 1, et relevez un écart entre les deux.
Correction
- 1. Calculs
Zones agricoles : 100 − 93,1 = 6,9 % artificialisés ; 835 722 × 0,069 = 57 665, soit environ 57 665 ha. Zones d'habitat : 180 817 − 127 423 = 53 394 ha non artificialisés.
- 2. Classement
Habitat (70,5 %), services publics et équipements communautaires (66,1 %), activité économique (50,7 %), aménagement communal concerté (23,8 %).
- 3. Affectation et utilisation
L'affectation est l'usage que le plan de secteur autorise ; l'utilisation est l'usage réel que l'on observe. Ainsi, les zones d'habitat sont artificialisées à 70,5 % seulement : 53 394 ha de zones d'habitat ne sont pas encore urbanisés. À l'inverse, 6,9 % des zones agricoles sont artificialisées alors qu'elles ne sont pas destinées à l'urbanisation, surtout à cause de la construction de bâtiments agricoles (document 2) : c'est un écart entre affectation et utilisation.
1) 57 665 ha ; 53 394 ha ; 2) habitat, services publics, activité économique, ZACC ; 3) l'affectation est l'usage autorisé, l'utilisation l'usage réel.
Barème de cet exercice
- 1 : Q1 : zones agricoles 835 722 × 6,9 % ≈ 57 665 ha (2 points)
- 1 : Q1 : zones d'habitat non artificialisées 180 817 − 127 423 = 53 394 ha (2 points)
- 2 : Q2 : classement correct des quatre zones destinées à l'urbanisation (2 points)
- 3 : Q3 : définitions correctes de l'affectation et de l'utilisation (1 point)
- 3 : Q3 : deux valeurs du document 1 utilisées (1 point)
- 3 : Q3 : un écart entre affectation et utilisation relevé et expliqué (2 points)
Exercice 10
La fonction d'emploi. À l'aide du document 1, répondez aux questions.
Document 1 - Chômage et PIB par habitant dans les provinces belges
Sources : chômage, Eurostat, base de données lfst_r_lfu3rt (taux de chômage des 15 à 74 ans par région), 2024, mise à jour du 10 septembre 2026, consultée le 29 septembre 2026 ; PIB, Eurostat, base de données nama_10r_2gdp (produit intérieur brut par région), 2023, mise à jour du 10 février 2026, consultée le 29 septembre 2026.
- 1.
Calculez combien de fois le taux de chômage de Bruxelles-Capitale est plus élevé que celui de la Flandre occidentale (arrondi au dixième).
- 2.
Décrivez la répartition du chômage entre les provinces belges.
- 3.
Identifiez deux provinces où un aménagement en faveur de l'emploi serait prioritaire et justifiez avec deux indicateurs du document 1.
Correction
- 1. Rapport
11,8 ÷ 2,7 = 4,37 : le taux de chômage bruxellois est environ 4,4 fois plus élevé.
- 2. Description
Le chômage est faible dans les provinces flamandes (2,7 % en Flandre occidentale, 3,4 % en Flandre orientale) et sous la moyenne belge (5,7 %). Il est plus élevé en Wallonie : Hainaut 8,7 %, Liège 7,0 %, Namur 6,8 %. Bruxelles-Capitale a le taux le plus élevé (11,8 %).
- 3. Priorités
Le Hainaut, avec 8,7 % de chômage et un PIB par habitant de 31 300 euros, le plus bas du tableau. Bruxelles-Capitale, avec 11,8 % de chômage, le plus élevé. Un aménagement pour l'emploi (parc d'activités, transports vers les zones d'emploi) y répondrait à un besoin.
1) 4,4 fois ; 2) chômage faible en Flandre, plus élevé en Wallonie, maximal à Bruxelles ; 3) Hainaut et Bruxelles-Capitale, par exemple.
Barème de cet exercice
- 1 : Q1 : division 11,8 ÷ 2,7 et résultat 4,4 (2 points)
- 2 : Q2 : contraste entre les provinces flamandes et wallonnes avec des valeurs (2 points)
- 2 : Q2 : cas de Bruxelles et comparaison à la moyenne belge (2 points)
- 3 : Q3 : deux provinces choisies (1 point)
- 3 : Q3 : deux indicateurs utilisés pour justifier le choix (2 points)
- 3 : Q3 : raisonnement clair : comparaison à la moyenne belge (1 point)
Exercice 11
Localiser un hôpital régional. Le dossier documentaire (fictif) présente deux sites possibles pour un hôpital dans un bassin de vie. À l'aide du dossier et de vos connaissances, répondez aux questions.
Document 1 - Le bassin de vie de Valmont (région fictive)
Données fictives, imaginées par Capcess pour l'exercice. Le bassin de Valmont compte six communes et 80 000 habitants. Valmont, la ville principale, est à l'est ; Hautbois est au nord de Valmont, Rivelac au sud. Clairefontaine est au nord-ouest, Sorbais à l'ouest et Montaigu au sud-ouest. Une autoroute passe au sud de Valmont. Une intercommunale étudie la construction d'un hôpital régional sur l'un de deux sites.
Document 2 - Population et temps de trajet en voiture vers chaque site (minutes)
Données fictives, imaginées par Capcess pour l'exercice.
Document 3 - Fiche du site A, Les Prairies (données fictives)
Terrain de 12 hectares à l'ouest de Valmont, en zone d'aménagement communal concerté et déjà équipé en voirie. La gare de Valmont est à 400 m (deux trains par heure) et une ligne de bus urbaine passe toutes les quinze minutes. Prix du sol : 55 euros par m². Le terrain n'est pas inondable. Il est à six minutes d'un échangeur autoroutier et à 300 m des premières habitations.
Document 4 - Fiche du site B, La Croix-Blanche (données fictives)
Terrain de 20 hectares au nord-ouest du bassin, en zone agricole : le plan de secteur devrait être modifié, ce qui prendrait plusieurs années. Prix du sol : 18 euros par m². Un tiers du terrain est en zone d'aléa d'inondation. Aucune ligne de bus n'y passe et la gare la plus proche est à 7 km. Le site est entouré de bois, sans habitation à moins d'un kilomètre, et permettrait une extension future.
- 1.
Pour chaque site, calculez la population qui vit à 20 minutes de trajet ou moins et sa part dans la population du bassin (en %, arrondie au dixième).
- 2.
Complétez, pour chaque site, un tableau des atouts et des contraintes de son implantation. Dans chaque tableau, retenez quatre informations de votre choix et placez chacune dans la colonne qui convient ; chaque site doit avoir au moins une contrainte. Chaque information doit être précise, justifiée par le dossier, sans doublon et sur un tiret distinct.
Correction
- 1. Population à 20 minutes
Site A : Valmont (5 min), Hautbois (12), Rivelac (15) et Clairefontaine (18) : 28 000 + 12 000 + 18 000 + 9 000 = 67 000 habitants, soit 67 000 ÷ 80 000 × 100 = 83,8 %. Site B : Clairefontaine (6), Sorbais (12), Hautbois (16), Valmont (18) et Montaigu (20) : 28 000 + 12 000 + 9 000 + 7 500 + 5 500 = 62 000 habitants, soit 77,5 %. Rivelac est à 25 minutes du site B et n'est pas comptée.
- 2. Tableau du site A (exemples acceptés)
- 2. Tableau du site B (exemples acceptés)
- Conclusion possible
Le site A dessert plus d'habitants en 20 minutes et offre un accès en transports en commun ; le site B est moins cher et plus grand mais exige une modification du plan de secteur et se trouve en partie en zone inondable. Chaque choix se justifie s'il s'appuie sur ces informations.
1) site A : 67 000 habitants (83,8 %) ; site B : 62 000 habitants (77,5 %) ; 2) tableaux modèles ci-dessus.
Barème de cet exercice
- 1 : Q1 : seuls les temps de 20 minutes ou moins sont retenus pour chaque site (1 point)
- 1 : Q1 : site A : 28 000 + 12 000 + 18 000 + 9 000 = 67 000 habitants, soit 83,8 % (1.5 points)
- 1 : Q1 : site B : 28 000 + 12 000 + 9 000 + 7 500 + 5 500 = 62 000 habitants, soit 77,5 % (1.5 points)
- 2 : Site A, information 1 : classée dans la bonne colonne, appuyée sur une donnée du dossier et expliquée, sans doublon (2 points)
- 2 : Site A, information 2 : classée dans la bonne colonne, appuyée sur une donnée du dossier et expliquée, sans doublon (2 points)
- 2 : Site A, information 3 : classée dans la bonne colonne, appuyée sur une donnée du dossier et expliquée, sans doublon (2 points)
- 2 : Site A, information 4 : classée dans la bonne colonne, appuyée sur une donnée du dossier et expliquée, sans doublon (2 points)
- 2 : Site B, information 1 : classée dans la bonne colonne, appuyée sur une donnée du dossier et expliquée, sans doublon (2 points)
- 2 : Site B, information 2 : classée dans la bonne colonne, appuyée sur une donnée du dossier et expliquée, sans doublon (2 points)
- 2 : Site B, information 3 : classée dans la bonne colonne, appuyée sur une donnée du dossier et expliquée, sans doublon (2 points)
- 2 : Site B, information 4 : classée dans la bonne colonne, appuyée sur une donnée du dossier et expliquée, sans doublon (2 points)
Exercice 12
Les migrations pendulaires vers Bruxelles. À l'aide du dossier documentaire et de vos connaissances, répondez aux questions. Montrez vos calculs.
Document 1 - Le marché du travail en Région de Bruxelles-Capitale en 2015 (nombre de personnes)
Source : Institut bruxellois de statistique et d'analyse (IBSA), Focus n° 18, Bruxelles en 10 chiffres, mars 2017, d'après SPF Économie - Statistics Belgium (enquête sur les forces de travail), consulté le 29 septembre 2026.
Document 2 - Taux d'emploi des 15 à 64 ans en 2015
Région de Bruxelles-Capitale : 54,2 %. Belgique : 61,8 %.
Source : même publication de l'IBSA.
Document 3 - Comment les navetteurs arrivent à Bruxelles (description Capcess)
Les navetteurs arrivent surtout par les autoroutes qui convergent vers Bruxelles (E40, E19, E411) et par les lignes de chemin de fer qui rayonnent depuis les gares bruxelloises.
- 1.
Calculez : a) la part des emplois bruxellois occupés par des navetteurs entrants ; b) la part des navetteurs entrants qui viennent de Wallonie ; c) le nombre de navetteurs entrants qui viennent de Flandre (en %, arrondie au dixième).
- 2.
Caractérisez les flux de navetteurs vers Bruxelles : origine, destination, intensité et infrastructures utilisées.
- 3.
Expliquez en quoi ces chiffres montrent que l'aire urbaine de Bruxelles dépasse les limites de la Région.
Correction
- 1. Calculs
a) 338 647 ÷ 694 883 × 100 = 48,73, soit environ 48,7 %. b) 135 302 ÷ 338 647 × 100 = 39,95, soit environ 40,0 %. c) 338 647 − 135 302 = 203 345 navetteurs viennent de Flandre, soit 60,0 % des navetteurs entrants.
- 2. Caractériser les flux
Destination : la Région de Bruxelles-Capitale, premier bassin d'emploi du pays avec 694 883 emplois. Origine : la Flandre (203 345 navetteurs) et la Wallonie (135 302). Intensité : 338 647 navetteurs entrants, soit près d'un emploi sur deux (48,7 %). Ces flux empruntent les autoroutes et les lignes de chemin de fer qui convergent vers Bruxelles, ce qui charge les réseaux aux heures de pointe.
- 3. Aire urbaine
Une aire urbaine comprend la ville-centre et les communes dont beaucoup d'actifs y travaillent. Près d'un emploi bruxellois sur deux (48,7 %) est occupé par une personne qui habite en Flandre ou en Wallonie : la zone d'influence de l'emploi bruxellois dépasse largement les limites de la Région.
1) a) 48,7 % ; b) 40,0 % ; c) 203 345 ; 2) flux massifs de la Flandre et de la Wallonie vers Bruxelles ; 3) l'aire urbaine dépasse la Région.
Barème de cet exercice
- 1 : Q1 : a) 338 647 ÷ 694 883 × 100 = 48,7 % (1 point)
- 1 : Q1 : b) 135 302 ÷ 338 647 × 100 = 40,0 % (1 point)
- 1 : Q1 : c) 338 647 − 135 302 = 203 345 navetteurs de Flandre (2 points)
- 2 : Q2 : destination et origine avec des valeurs (2 points)
- 2 : Q2 : intensité (nombre et part des emplois) (1 point)
- 2 : Q2 : infrastructures utilisées (1 point)
- 2 : Q2 : effet sur les transports (1 point)
- 3 : Q3 : définition de l'aire urbaine utilisée (1 point)
- 3 : Q3 : chiffres du dossier utilisés (1 point)
- 3 : Q3 : conclusion sur la zone d'influence (1 point)
Exercice 13
Un conflit d'usage. À l'aide du dossier documentaire (fictif) et de vos connaissances, répondez aux questions. Montrez vos calculs.
Document 1 - Le projet d'extension du parc d'activités de Valmont (commune fictive)
Données fictives, imaginées par Capcess pour l'exercice.
L'intercommunale de développement veut agrandir le parc d'activités économiques existant, qui occupe 24 hectares et offre 600 emplois. L'extension prévue couvre 40 hectares de terres agricoles au nord du parc et offrirait 120 emplois, surtout dans la logistique. Elle attirerait environ 150 camions de plus par jour sur une route qui traverse le quartier voisin de 300 habitants.
Document 2 - Les points de vue des acteurs (données fictives)
- 1.
Complétez le tableau : pour chaque acteur, indiquez son intention et l'usage de l'espace qu'elle concerne.
- 2.
Calculez le nombre d'emplois par hectare du parc actuel et de l'extension, puis le rapport entre les deux.
- 3.
Nommez la notion qui décrit cette situation, expliquez-la avec le dossier et proposez deux mesures d'aménagement pour réduire le conflit.
Correction
- 1. Tableau complété
- 2. Emplois par hectare
Parc actuel : 600 ÷ 24 = 25 emplois par hectare. Extension : 120 ÷ 40 = 3 emplois par hectare. Le parc actuel est 8,3 fois plus dense en emplois.
- 3. Notion et mesures
Il s'agit d'un conflit d'usage : les agriculteurs, les entreprises, les riverains, la commune et la Région veulent utiliser le même espace de manières différentes. L'extension serait peu dense (3 emplois par hectare contre 25), ce qui fragilise l'argument de l'emploi. Deux mesures : densifier le parc existant et réutiliser d'abord les friches ; réduire l'extension, aménager une zone tampon et un itinéraire qui évite le quartier, et compenser les agriculteurs.
1) tableau ; 2) 25 et 3 emplois/ha, rapport 8,3 ; 3) conflit d'usage ; densifier le parc existant, réduire l'extension et protéger les riverains.
Barème de cet exercice
- 1 : Q1 : intentions correctement associées à cinq acteurs (0,5 point chacun) (2.5 points)
- 1 : Q1 : usages de l'espace correctement associés à cinq acteurs (0,5 point chacun) (2.5 points)
- 2 : Q2 : parc actuel 600 ÷ 24 = 25 emplois par hectare (1 point)
- 2 : Q2 : extension 120 ÷ 40 = 3 emplois par hectare (1 point)
- 2 : Q2 : rapport 8,3 (1 point)
- 3 : Q3 : notion de conflit d'usage nommée et expliquée avec le dossier (1 point)
- 3 : Q3 : utilisation du calcul de densité d'emplois (1 point)
- 3 : Q3 : deux mesures d'aménagement pertinentes et justifiées (2 points)
Exercice 14
Le sillon Sambre-Meuse. Le dossier documentaire présente l'axe industriel qui relie Charleroi, Namur et Liège. À l'aide du dossier et de vos connaissances, répondez aux questions. Montrez vos calculs.
Document 1 - Population de trois villes du sillon Sambre-Meuse en 2023
Source : Eurostat, base de données urb_cpop1 (population des villes et grandes villes, audit urbain), 2023, mise à jour du 28 septembre 2026, consultée le 29 septembre 2026.
Document 2 - Chômage et richesse dans les provinces traversées par le sillon
Sources : Eurostat, base de données lfst_r_lfu3rt (taux de chômage des 15 à 74 ans par région), 2024, mise à jour du 10 septembre 2026, consultée le 29 septembre 2026 ; Eurostat, base de données nama_10r_2gdp (produit intérieur brut par région), 2023, mise à jour du 10 février 2026, consultée le 29 septembre 2026.
Document 3 - Le sillon Sambre-Meuse
Le sillon Sambre-Meuse suit les vallées de la Sambre et de la Meuse, de Charleroi à Liège en passant par Namur. C'est l'axe historique de l'industrie wallonne, fondée sur le charbon et la sidérurgie. Le dernier charbonnage wallon, le Roton, a fermé le 30 septembre 1984.
Sources : programme de géographie de Wallonie-Bruxelles Enseignement 485/2018/240 (sillon Sambre-Meuse) ; Institut Destrée, Connaître la Wallonie, Roton, fermeture du dernier charbonnage wallon, consulté le 29 septembre 2026.
- 1.
Complétez le tableau des atouts et des contraintes du sillon Sambre-Meuse pour son développement. Retenez cinq informations de votre choix et placez chacune dans la colonne qui convient ; au moins une doit être une contrainte. Chaque information doit être précise, justifiée par le dossier, sans doublon et sur un tiret distinct.
- 2.
Calculez la population totale des trois villes du document 1 et le PIB par habitant du Hainaut en pourcentage de la moyenne belge (arrondi au dixième).
Correction
- 1. Tableau (exemples acceptés)
- 2. Calculs
Population : 408 069 + 240 402 + 114 733 = 763 204 habitants. PIB par habitant du Hainaut : 31 300 ÷ 51 100 × 100 = 61,25, soit environ 61,3 % de la moyenne belge.
Trois atouts (population, pôle urbain, couloir industriel) et trois contraintes (chômage, richesse, reconversion) ; 763 204 habitants ; 61,3 %.
Barème de cet exercice
- 1 : Information 1 : classée dans la bonne colonne, appuyée sur une valeur ou un fait du dossier et expliquée, sans doublon (2 points)
- 1 : Information 2 : classée dans la bonne colonne, appuyée sur une valeur ou un fait du dossier et expliquée, sans doublon (2 points)
- 1 : Information 3 : classée dans la bonne colonne, appuyée sur une valeur ou un fait du dossier et expliquée, sans doublon (2 points)
- 1 : Information 4 : classée dans la bonne colonne, appuyée sur une valeur ou un fait du dossier et expliquée, sans doublon (2 points)
- 1 : Information 5 : classée dans la bonne colonne, appuyée sur une valeur ou un fait du dossier et expliquée, sans doublon (2 points)
- 2 : Q2 : population totale 408 069 + 240 402 + 114 733 = 763 204 (1.5 points)
- 2 : Q2 : 31 300 ÷ 51 100 × 100 = 61,3 % (1.5 points)
Exercice 15
Un diagnostic territorial. À l'aide du document 1 (fictif), répondez aux questions.
Document 1 - Huit informations sur la commune de Valmont (commune fictive)
Données fictives, imaginées par Capcess pour l'exercice.
1. Une gare avec deux trains par heure vers la ville voisine.
2. 35 % des actifs de la commune travaillent hors de la commune.
3. Une friche industrielle de 12 hectares, au centre, dont trois hectares pollués.
4. Une aide régionale finance la rénovation des friches.
5. Des télétravailleurs cherchent à s'installer près d'une gare.
6. Un grand centre commercial va ouvrir à 10 km et menace les commerces du centre.
7. Les épisodes de pluies intenses deviennent plus fréquents et 15 % du territoire est inondable.
8. Un centre ancien avec un patrimoine bâti et des commerces de proximité.
Un diagnostic territorial classe les informations en atouts et contraintes (ce que le territoire est) et en opportunités et menaces (ce que le contexte extérieur apporte ou risque d'apporter).
- 1.
Classez chacune des huit informations dans le tableau du diagnostic (le numéro de l'information suffit).
- 2.
Identifiez l'enjeu prospectif de cette commune (le problème déterminant pour son avenir) et justifiez-le avec trois informations du document.
Correction
- 1. Diagnostic
- 2. Enjeu prospectif
L'enjeu est l'avenir de la friche centrale de 12 hectares : c'est le problème déterminant sur lequel la commune doit se positionner. Elle offre de la place au centre, près de la gare, et une aide régionale existe pour la rénover. Mais trois hectares sont pollués et 15 % du territoire est inondable ; le projet doit aussi renforcer le centre face au futur centre commercial et réduire les déplacements des actifs qui travaillent hors de la commune.
Atouts 1 et 8 ; contraintes 2 et 3 ; opportunités 4 et 5 ; menaces 6 et 7 ; enjeu : l'avenir de la friche centrale.
Barème de cet exercice
- 1 : Q1 : atouts correctement classés (informations 1 et 8) (2 points)
- 1 : Q1 : contraintes correctement classées (informations 2 et 3) (2 points)
- 1 : Q1 : opportunités correctement classées (informations 4 et 5) (2 points)
- 1 : Q1 : menaces correctement classées (informations 6 et 7) (2 points)
- 2 : Q2 : enjeu prospectif clairement formulé (la friche centrale) (1 point)
- 2 : Q2 : trois informations du document utilisées pour justifier (2 points)
- 2 : Q2 : lien avec l'avenir du territoire (mobilité, centre, risques) (1 point)
Exercice 16
Deux scénarios pour une friche. Le dossier documentaire (fictif) présente deux scénarios pour la friche de Valmont. À l'aide du dossier et de vos connaissances, répondez aux questions.
Document 1 - La friche de Valmont (commune fictive)
Données fictives, imaginées par Capcess pour l'exercice.
Ancienne usine de 12 hectares au centre de Valmont, à 500 m de la gare. Trois hectares du sol sont pollués. La commune compte 28 000 habitants et manque de logements ; un quart de son territoire est déjà artificialisé.
Document 2 - Scénario A : parc logistique
Entrepôts sur 12 hectares (25 000 m² bâtis, le reste en parkings et voiries), 250 emplois, environ 180 camions par jour, aucun logement, dépollution totale du terrain nécessaire (4 millions d'euros).
Document 3 - Scénario B : quartier mixte
350 logements sur 6 hectares, un parc public de 4 hectares, un hectare de commerces et de services (40 emplois), un hectare de voiries. Les trois hectares pollués deviennent le parc, ce qui limite la dépollution (1,5 million d'euros). Une ligne de bus relierait le quartier à la gare.
- 1.
Calculez : a) le nombre d'emplois par hectare du scénario A ; b) le nombre de logements par hectare bâti du scénario B ; c) la part du parc public dans la friche du scénario B (en %, arrondie au dixième).
- 2.
Rédigez un texte argumenté qui compare les deux scénarios au regard du développement durable et justifie celui que vous retenez. Ouvrez par une introduction qui pose la question. Développez trois arguments tirés du dossier, puis une contrainte du scénario que vous retenez. Terminez par une conclusion. Organisez le texte en paragraphes, écrivez lisiblement, sans erreur ni information inutile, et employez les mots atout et contrainte.
Correction
- 1. Calculs
a) 250 ÷ 12 = 20,83, soit environ 20,8 emplois par hectare. b) 350 ÷ 6 = 58,33, soit environ 58,3 logements par hectare bâti. c) 4 ÷ 12 × 100 = 33,33, soit environ 33,3 % de la friche.
- 2. Texte modèle (scénario B retenu)
La friche de 12 hectares de Valmont, à 500 m de la gare, peut devenir un parc logistique (scénario A) ou un quartier mixte (scénario B). Quel scénario répond le mieux au développement durable ?
Un premier atout du scénario B est social et économique : il répond au manque de logements en proposant 350 logements, soit 58,3 par hectare bâti, et crée 40 emplois de proximité. Le scénario A crée 250 emplois (20,8 par hectare) mais aucun logement.
Un deuxième atout est environnemental : le scénario B conserve 33,3 % de la friche en parc public et utilise les trois hectares pollués pour ce parc, ce qui réduit le coût de dépollution à 1,5 million d'euros au lieu de 4 millions. Le scénario A recouvre toute la friche d'entrepôts et de voiries.
Un troisième atout est la mobilité : le scénario A ajouterait environ 180 camions par jour dans le centre, alors que le scénario B rapproche les habitants de la gare et des commerces et se relie à la gare par une ligne de bus.
Une contrainte du scénario B est qu'il crée moins d'emplois et demande un investissement public pour le parc et la ligne de bus.
En conclusion, le scénario B est le plus durable, car il combine logements, espace vert et moindre trafic, même si la contrainte du financement public doit être résolue.
1) a) 20,8 emplois/ha ; b) 58,3 logements/ha ; c) 33,3 % ; 2) un texte argumenté qui compare les deux scénarios et justifie un choix.
Barème de cet exercice
- 1 : Q1 : a) 250 ÷ 12 = 20,8 emplois par hectare (2 points)
- 1 : Q1 : b) 350 ÷ 6 = 58,3 logements par hectare (2 points)
- 1 : Q1 : c) 4 ÷ 12 × 100 = 33,3 % (2 points)
- 2 : Q2 : introduction qui pose la question (2 points)
- 2 : Q2 : trois arguments tirés du dossier, justifiés par des valeurs (social et économique, environnemental, mobilité) (6 points)
- 2 : Q2 : une contrainte du scénario retenu, expliquée (2 points)
- 2 : Q2 : conclusion qui répond à la question et justifie le choix (2 points)
- 2 : Q2 : organisation en paragraphes distincts (2 points)
- 2 : Q2 : lisibilité de la copie (2 points)
- 2 : Q2 : exactitude, aucune erreur de fait ni information hors sujet (2 points)
- 2 : Q2 : emploi des termes atout et contrainte (2 points)
Exercice 17
L'étalement urbain. À l'aide du dossier documentaire et de vos connaissances, répondez aux questions. Montrez vos calculs.
Document 1 - Les surfaces artificielles en Belgique
Source : Eurostat, base de données lan_lcv_art (surfaces couvertes par des surfaces artificielles, enquête statistique sur l'occupation du sol), mise à jour du 24 juillet 2025, consultée le 29 septembre 2026.
Document 2 - La population de la Belgique au 1er janvier
Source : Eurostat, base de données demo_pjan, mise à jour du 25 septembre 2026, consultée le 29 septembre 2026.
Document 3 - L'artificialisation du territoire wallon
Au 1er janvier 2021, au minimum 10,8 % du territoire wallon est artificialisé : 1 823 km², contre 1 260 km² en 1985. Le rythme d'artificialisation a atteint 20,5 km² par an entre 1990 et 1994 ; il est de 11,2 km² par an entre 2015 et 2019, soit 3,1 hectares par jour. Une surface artificialisée est une surface retirée de son état naturel, agricole ou forestier, qu'elle soit bâtie ou non.
Source : Service public de Wallonie, État de l'environnement wallon, indicateur Artificialisation du territoire (SPF Finances, base de données Bodem/Sol), mise à jour du 22 juin 2022, consulté le 29 septembre 2026.
Document 4 - Un objectif du schéma de développement du territoire
Le schéma de développement du territoire de la Wallonie, en vigueur depuis le 1er août 2024, prévoit qu'à l'horizon 2050, sur quatre nouveaux logements construits, trois devront se trouver dans les centralités, c'est-à-dire les lieux les mieux équipés.
Source : Service public de Wallonie, Adoption définitive du Schéma de développement du territoire (SDT), consulté le 29 septembre 2026.
- 1.
Calculez : a) l'augmentation des surfaces artificielles de la Belgique entre 2009 et 2018 (en km² et en %) ; b) l'augmentation de la population belge entre 2009 et 2018 (en %) ; c) l'artificialisation moyenne de la Wallonie entre 1985 et 2021 (en km² par an).
- 2.
Rédigez un texte argumenté qui explique en quoi l'étalement urbain pose problème en Belgique et quels atouts existent pour le limiter. Ouvrez par une introduction qui présente le sujet. Développez trois arguments tirés du dossier, puis une contrainte qui ralentit la réduction de l'étalement. Terminez par une conclusion. Organisez le texte en paragraphes, écrivez lisiblement, sans erreur ni information inutile, et employez les mots atout et contrainte.
Correction
- 1. Calculs
a) 3 601 − 3 042 = 559 km² ; 559 ÷ 3 042 × 100 = 18,38, soit environ +18,4 %. b) (11 398 589 − 10 753 080) ÷ 10 753 080 × 100 = 6,00, soit environ +6,0 %. Les surfaces artificielles augmentent environ 3,1 fois plus vite que la population. c) (1 823 − 1 260) ÷ (2021 − 1985) = 563 ÷ 36 = 15,64, soit environ 15,6 km² par an.
- 2. Texte modèle
L'étalement urbain consomme des terres agricoles et naturelles et allonge les déplacements. En Belgique, le problème est-il important et existe-t-il des atouts pour le limiter ?
Un premier constat est que les surfaces artificielles augmentent plus vite que la population : entre 2009 et 2018, elles progressent de 18,4 % (559 km² de plus) alors que la population augmente de 6,0 % (documents 1 et 2). Le territoire est donc de plus en plus consommé par habitant supplémentaire.
Un deuxième constat concerne la Wallonie : 563 km² supplémentaires sont artificialisés entre 1985 et 2021, soit une moyenne de 15,6 km² par an, et 10,8 % du territoire est déjà artificialisé (document 3).
Un atout est toutefois le ralentissement du rythme : de 20,5 km² par an entre 1990 et 1994, il passe à 11,2 km² par an entre 2015 et 2019, et le schéma de développement du territoire fixe que trois nouveaux logements sur quatre devront être construits dans les centralités en 2050 (documents 3 et 4).
Cependant, une contrainte ralentit cette réduction : le rythme reste de 3,1 hectares par jour et la demande de logements continue de peser sur les terrains disponibles.
En conclusion, l'étalement urbain est un problème réel en Belgique, mais des atouts, comme le ralentissement du rythme et l'objectif des centralités, permettent de le limiter, à condition de surmonter la contrainte de la demande de logements.
1) a) +559 km² (+18,4 %) ; b) +6,0 % ; c) 15,6 km² par an ; 2) un texte argumenté, avec une contrainte et les mots atout et contrainte.
Barème de cet exercice
- 1 : Q1 : a) 3 601 − 3 042 = 559 km², soit 18,4 % (2 points)
- 1 : Q1 : b) (11 398 589 − 10 753 080) ÷ 10 753 080 × 100 = 6,0 % (2 points)
- 1 : Q1 : c) (1 823 − 1 260) ÷ 36 = 15,6 km² par an (2 points)
- 2 : Q2 : introduction qui présente le sujet (2 points)
- 2 : Q2 : trois arguments tirés du dossier avec des valeurs (comparaison surfaces et population ; Wallonie 1985-2021 ; ralentissement et centralités) (6 points)
- 2 : Q2 : une contrainte qui ralentit la réduction de l'étalement, expliquée (2 points)
- 2 : Q2 : conclusion qui répond à la question (2 points)
- 2 : Q2 : organisation en paragraphes distincts (2 points)
- 2 : Q2 : lisibilité de la copie (2 points)
- 2 : Q2 : exactitude, aucune erreur de fait ni information hors sujet (2 points)
- 2 : Q2 : emploi des termes atout et contrainte (2 points)
Programme et consignes
Les consignes dépendent du cycle. Vérifie celles de ton inscription ; les exemples officiels ne couvrent pas tout le programme.
- WBE et CPEONS, programme d'études du cours de géographie, 2e et 3e degrés, humanités générales et technologiques
Référence vérifiée le 27 septembre 2026 - Jurys de la FWB, consignes d'examen de formation historique et géographique, CESS G et TTR, cycle 2026-2027/1
Référence vérifiée le 27 septembre 2026 - Jurys de la FWB, exemple de questionnaire et de dossier documentaire de géographie, CESS G et TTR
Référence vérifiée le 27 septembre 2026 - Jurys de la FWB, matières du CESS G
Référence vérifiée le 27 septembre 2026 - FWB, Compétences terminales et savoirs communs en géographie, humanités générales et technologiques
Référence vérifiée le 27 septembre 2026