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Syntaxe : ce que le 3e degré ajoute

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Fiche de révision

  • Exhortation : Invitation ou encouragement à agir, souvent au subjonctif.
  • Souhait : Désir, fréquemment signalé par utinam.
  • Interrogation directe : Question formulée comme telle, et non rapportée par un verbe.
  • Relative : Proposition liée à un antécédent par un pronom relatif.
  • Complétive : Proposition qui complète un verbe ou une expression.
  • Cause et but : La cause explique pourquoi ; le but indique le résultat recherché.
  • Accusatif et infinitif : Structure fréquente d’une affirmation rapportée.
  • Simultanéité : Infinitif présent, relativement au verbe de parole.
  • Antériorité : Infinitif parfait, relativement au verbe de parole.

Modes dans la proposition indépendante

Une proposition indépendante ne dépend pas grammaticalement d’une autre proposition. Son verbe peut être à l’indicatif pour présenter un fait, à l’impératif pour donner un ordre ou au subjonctif pour exprimer, entre autres, une exhortation, un souhait ou une possibilité. La forme verbale, la négation et les mots qui l’accompagnent doivent être lus ensemble.

Le subjonctif d’exhortation invite à agir : veniamus, venons. Une défense peut utiliser ne avec le subjonctif : ne timeas, ne crains pas. Le souhait est souvent marqué par utinam ; les temps contribuent à distinguer ce qui est envisagé comme réalisable de ce qui est contraire aux faits. Utinam adesset exprime un souhait concernant une absence actuelle : si seulement il était là.

Une interrogation directe garde son statut de question. -ne peut porter une interrogation ouverte ; nonne attend généralement oui et num généralement non. Il ne suffit pas de constater un subjonctif pour déclarer la phrase subordonnée : sans mot subordonnant ni proposition régissante, il peut être le verbe principal.

À retenir

Exhortation

Invitation ou encouragement à agir, souvent au subjonctif.

Souhait

Désir, fréquemment signalé par utinam.

Interrogation directe

Question formulée comme telle, et non rapportée par un verbe.

Méthode

  1. Délimite la proposition et repère son verbe principal.
  2. Identifie le mode et le temps.
  3. Cherche une négation ou un marqueur comme utinam, -ne, nonne ou num.
  4. Choisis une tournure française correspondant à l’intention.

Exemple expliqué

Phrases originales : veniamus ; utinam amicus adesset ; nonne hoc scis ? Traduisez.

  1. Veniamus est un présent du subjonctif à la première personne du pluriel : c’est une exhortation.

  2. Utinam avec adesset exprime un souhait portant sur une situation actuelle non réalisée.

  3. Nonne introduit une question orientée vers une réponse affirmative.

Venons. Si seulement l’ami était là. Ne sais-tu pas cela ?

Points à surveiller

  • Ajouter que devant tout subjonctif indépendant.
  • Traduire nonne comme une affirmation négative.

Analyser les nouvelles subordonnées

Un même mot peut avoir plusieurs fonctions. Quod peut être un relatif neutre ou une conjonction introduisant un fait ou une cause. Quoniam introduit généralement une cause présentée comme connue. Il faut repérer le verbe de la subordonnée, son mode et le mot ou la proposition dont elle dépend avant de choisir une traduction.

Quin apparaît notamment après une expression négative de doute : non dubito quin veniat, je ne doute pas qu’il vienne. Les verbes d’empêchement peuvent introduire une subordonnée en quominus, souvent traduite en français par de suivi d’un infinitif. La construction impose une analyse de la phrase entière ; une traduction mot à mot de quin ou de quominus ne suffit pas.

Une relative au subjonctif peut donner une caractéristique, un but, une cause ou une conséquence. Dans misit milites qui urbem defenderent, l’envoi des soldats et le subjonctif orientent vers le but : pour défendre la ville. Une comparative met deux éléments en relation, avec ut, sicut ou quam selon la construction. La valeur exacte doit être appuyée par le contexte et non attribuée au seul mode.

À retenir

Relative

Proposition liée à un antécédent par un pronom relatif.

Complétive

Proposition qui complète un verbe ou une expression.

Cause et but

La cause explique pourquoi ; le but indique le résultat recherché.

Méthode

  1. Souligne le mot introducteur et le verbe de chaque subordonnée.
  2. Cherche l’antécédent ou l’expression régissante.
  3. Identifie le mode et les rapports de temps.
  4. Teste la traduction contre le sens de la principale.

Exemple expliqué

Phrase originale : dux misit milites qui pontem defenderent. Expliquez la valeur de qui defenderent et traduisez.

  1. Milites est l’antécédent de qui ; qui est le sujet de defenderent.

  2. Defenderent est un imparfait du subjonctif. L’envoi a pour objectif la défense du pont : la relative exprime le but.

  3. Le français peut rendre ce but par pour suivi d’un infinitif.

Le chef envoya des soldats pour défendre le pont.

Points à surveiller

  • Attribuer automatiquement une valeur finale à toute relative au subjonctif.
  • Confondre le quod relatif et le quod conjonction.

Passer au style indirect

Le style direct reproduit les paroles ; le style indirect les rapporte sous la dépendance d’un verbe de parole, de pensée ou de perception. Une affirmation devient souvent une proposition infinitive : dicit se venire, il dit qu’il vient. Se est le sujet accusatif de venire et renvoie ici au sujet de dicit, pas à une autre personne.

L’infinitif exprime un temps relatif à la parole rapportée : venire pour une action simultanée, venisse pour une action antérieure, venturum esse pour une action postérieure, avec l’accord nécessaire du participe futur. Le temps de dicit ou dixit détermine la situation de parole ; il ne faut pas lire venisse comme un passé daté indépendamment de cette situation.

Les questions rapportées et les ordres rapportés utilisent généralement le subjonctif : quaerit cur veniat, il demande pourquoi il vient ; imperat ut veniat, il ordonne qu’il vienne. Les subordonnées intégrées aux paroles rapportées passent fréquemment au subjonctif. Les pronoms et les repères de lieu ou de temps doivent aussi être interprétés depuis le point de vue du locuteur.

À retenir

Accusatif et infinitif

Structure fréquente d’une affirmation rapportée.

Simultanéité

Infinitif présent, relativement au verbe de parole.

Antériorité

Infinitif parfait, relativement au verbe de parole.

Méthode

  1. Repère le verbe de parole ou de pensée.
  2. Distingue affirmation, question et ordre rapportés.
  3. Identifie le sujet de l’infinitif et la référence des pronoms.
  4. Traduis les relations de temps avant de choisir les temps français.

Exemple expliqué

Phrases originales : Marcus dicit se venire ; Marcus dicit se venisse. Quelle différence expriment-elles ?

  1. Dans les deux phrases, se désigne Marcus et sert de sujet à l’infinitif.

  2. Venire est un infinitif présent : l’arrivée est présentée comme simultanée à la parole.

  3. Venisse est un infinitif parfait : l’arrivée est présentée comme antérieure à la parole.

Marcus dit qu’il vient ; Marcus dit qu’il est venu.

Points à surveiller

  • Traduire se par une personne différente du locuteur sans justification.
  • Confondre temps absolu et temps relatif de l’infinitif.

Exercice 1

Voici trois extraits. (a) Cicéron, au Sénat, interpelle Catilina qui prépare un coup d'État (63 avant J.-C.). (b) Horatius Coclès, seul sur le pont, se jette dans le Tibre. (c) Le jeune Mucius, arrêté dans le camp étrusque, s'adresse au roi Porsenna.

Vocabulaire : abutor : abuser de ; eludo : se jouer de ; effrenatus, a, um : sans frein ; discrimen, inis : danger ; accingor : se préparer.

1) Analysez les formes verbales suivantes (personne, nombre, temps, mode) et dites ce que chaque forme exprime : abutere, iactabit, accipias, accingere.
2) Expliquez pourquoi dimices et habeas, également au subjonctif présent, ne sont pas des propositions indépendantes.
3) Traduisez les extraits (b) et (c).

(a) Quo usque tandem abutere, Catilina, patientia nostra? quam diu etiam furor iste tuus nos eludet? quem ad finem sese effrenata iactabit audacia?

CICÉRON, Catilinaires, I, 1

(b) Tum Cocles « Tiberine pater » inquit, « te sancte precor, haec arma et hunc militem propitio flumine accipias. »

TITE-LIVE, Histoire romaine, II, 10, 11

(c) « (...) Proinde in hoc discrimen, si iuvat, accingere, ut in singulas horas capite dimices tuo, ferrum hostemque in vestibulo habeas regiae. (...) »

TITE-LIVE, Histoire romaine, II, 12

  1. 1.1.

    abutere : ____

  2. 1.2.

    iactabit : ____

  3. 1.3.

    accipias : ____

  4. 1.4.

    accingere : ____

  5. 2.

    Pourquoi dimices et habeas ne sont-ils pas des indépendantes ?

  6. 3.

    Traduisez les extraits (b) et (c).

Correction

  1. 1) Analyse des quatre formes

    abutere : 2e personne du singulier de l'indicatif présent de abutor, dans une question directe.
    iactabit : 3e personne du singulier de l'indicatif futur de iacto, dans une question directe.
    accipias : 2e personne du singulier du subjonctif présent de accipio ; indépendant, il exprime la prière : veuille accueillir.
    accingere : 2e personne du singulier de l'impératif présent de accingor : ordre.

  2. 2) Dimices et habeas

    Ces deux subjonctifs présents sont introduits par ut : ils appartiennent à des subordonnées qui dépendent de accingere ; ce ne sont pas des propositions indépendantes.

  3. 3) Traductions

    (b) Alors Coclès dit : "Père Tibre, je t'en prie avec respect, accueille ces armes et ce soldat d'un flot favorable."
    (c) Dès lors, prépare-toi à ce danger, si tu le veux, pour risquer ta tête à chaque heure et pour avoir l'épée et l'ennemi jusque dans le vestibule de ton palais.

abutere : indicatif présent ; iactabit : indicatif futur ; accipias : subjonctif de prière ; accingere : impératif ; dimices et habeas : subordonnées en ut.

Barème de cet exercice

  • 1.1 : abutere : indicatif présent, 2e personne, question directe (1 point)
  • 1.2 : iactabit : indicatif futur, 3e personne, question directe (1 point)
  • 1.3 : accipias : subjonctif présent, 2e personne (1 point)
  • 1.3 : accipias : valeur de souhait ou de prière (1 point)
  • 1.4 : accingere : impératif présent, 2e personne (1 point)
  • 1.4 : accingere : valeur d'ordre (1 point)
  • 2 : dimices et habeas : subordonnées introduites par ut (1 point)
  • 2 : Différence avec le subjonctif d'indépendante (1 point)
  • 3 : Traduction de (b) : Tiberine pater ... accipias (3 points)
  • 3 : Traduction de (c) : accingere, ut ... dimices, ut ... habeas (3 points)

Exercice 2

Voici deux extraits de NÉPOS, Hannibal. (a) Hannibal, avant une bataille navale contre le roi Eumène de Pergame, envoie à la flotte ennemie un messager porteur d'une lettre pour le roi. (b) Hannibal raconte au roi Antiochos le serment qu'il a fait enfant.

Vocabulaire : tabellarius : messager ; epistula, ae : lettre ; ius iurandum : serment ; dubium esse : être douteux.

1) Relevez les deux propositions introduites par quin. Pour chacune, donnez le verbe ou l'expression de la principale dont elle dépend, puis le mode, le temps et la voix de son verbe.
2) Expliquez l'emploi de quin après ces expressions.
3) Traduisez les deux phrases.

(a) Qui ubi ad naves adversariorum pervenit epistulamque ostendens se regem professus est quaerere, statim ad Eumenem deductus est, quod nemo dubitabat, quin aliquid de pace esset scriptum.

NÉPOS, Hannibal, XI, 2

(b) Id ego ius iurandum patri datum usque ad hanc aetatem ita conservavi, ut nemini dubium esse debeat, quin reliquo tempore eadem mente sim futurus.

NÉPOS, Hannibal, II, 5

  1. 1.1.

    quin aliquid de pace esset scriptum (a)

  2. 1.2.

    quin reliquo tempore eadem mente sim futurus (b)

  3. 2.

    Pourquoi quin ?

  4. 3.

    Traduisez les deux phrases.

Correction

  1. 1) Les deux propositions en quin

    (a) quin aliquid de pace esset scriptum dépend de nemo dubitabat ; esset scriptum est un subjonctif plus-que-parfait passif ; l'écrit est antérieur au doute.
    (b) quin reliquo tempore eadem mente sim futurus dépend de nemini dubium esse debeat ; sim futurus est le subjonctif présent de sum avec le participe futur : l'action est postérieure.

  2. 2) L'emploi de quin

    Quin suit une principale négative qui exprime le doute : ici le doute est nié. Il est suivi du subjonctif et se traduit par que.

  3. 3) Traductions

    (a) Lorsque le messager fut arrivé près des navires des adversaires et que, en montrant la lettre, il eut déclaré qu'il cherchait le roi, il fut aussitôt conduit auprès d'Eumène, car nul ne doutait qu'on y eût écrit quelque chose au sujet de la paix.
    (b) J'ai si bien gardé jusqu'à ce jour le serment prêté à mon père que personne ne doit douter que, pour le reste de ma vie, je serai dans les mêmes dispositions.

quin après nemo dubitabat (esset scriptum) et nemini dubium esse debeat (sim futurus) : doute nié, quin + subjonctif.

Barème de cet exercice

  • 1.1 : Principale nemo dubitabat, subjonctif plus-que-parfait passif (2 points)
  • 1.2 : Principale nemini dubium esse debeat, sim futurus (2 points)
  • 2 : Principale négative exprimant le doute (1 point)
  • 2 : quin + subjonctif, traduit par que (1 point)
  • 3 : Traduction de la phrase (a), quin compris (3 points)
  • 3 : Traduction de la phrase (b), ut consécutive et quin (3 points)

Exercice 3

Voici un extrait de NÉPOS, Hannibal, VII, 2. Après la défaite d'Hannibal à Zama, Carthage a fait la paix avec Rome. Des ambassadeurs carthaginois viennent à Rome (200 avant J.-C.).

Vocabulaire : gratias agere : remercier ; corona aurea : couronne d'or ; obses, idis : otage ; captivus, i : prisonnier ; Fregellae, arum : Frégelles, ville du Latium.

1) Relevez les trois propositions relatives dont le verbe est au subjonctif. Pour chacune, donnez le mode et le temps du verbe, l'antécédent et la valeur de la relative.
2) Expliquez le mode du verbe de la subordonnée introduite par quod.
3) Relevez la subordonnée introduite par ut : nature, mode et temps de ses verbes.
4) Traduisez le texte.

(2) His enim magistratibus legati Carthaginienses Romam venerunt, qui senatui populoque Romano gratias agerent, quod cum iis pacem fecissent, ob eamque rem corona aurea eos donarent simulque peterent, ut obsides eorum Fregellis essent captivique redderentur.

NÉPOS, Hannibal, VII, 2

  1. 1.

    Les trois relatives au subjonctif.

  2. 2.

    Le mode de la subordonnée en quod.

  3. 3.

    La subordonnée en ut.

  4. 4.

    Traduisez le texte.

Correction

  1. 1) Les relatives

    Qui ... gratias agerent ; (qui) ... eos donarent ; (qui) ... peterent : qui, nominatif masculin pluriel, renvoie à legati ; les verbes sont au subjonctif imparfait après le parfait venerunt. Valeur finale : pour remercier, pour offrir, pour demander.

  2. 2) Quod

    Quod cum iis pacem fecissent : causale au subjonctif plus-que-parfait. La raison est celle des ambassadeurs, présentée comme leur motif ; le plus-que-parfait marque l'antériorité.

  3. 3) Ut

    Ut obsides eorum Fregellis essent captivique redderentur : complétive en ut après peterent ; subjonctif imparfait (essent) et subjonctif imparfait passif (redderentur).

  4. 4) Traduction

    En effet, sous ces magistrats, des envoyés carthaginois vinrent à Rome pour remercier le sénat et le peuple romain d'avoir fait la paix avec eux, pour leur offrir à cette occasion une couronne d'or et pour demander en même temps que leurs otages soient à Frégelles et que les prisonniers leur soient rendus.

Relatives finales au subjonctif imparfait (antécédent legati) ; quod + subjonctif : cause alléguée ; ut + subjonctif imparfait après peterent.

Barème de cet exercice

  • 1 : Relatives : antécédent legati (1 point)
  • 1 : Relatives : subjonctif imparfait, concordance avec venerunt (2 points)
  • 1 : Relatives : valeur finale (1 point)
  • 2 : quod + subjonctif : cause alléguée, non affirmée par l'auteur (2 points)
  • 2 : fecissent : plus-que-parfait, antériorité (1 point)
  • 3 : Complétive en ut, complément de peterent (1 point)
  • 3 : essent et redderentur : subjonctif imparfait, passif de redderentur (1 point)
  • 4 : Traduction de la première partie (qui gratias agerent, quod pacem fecissent) (2 points)
  • 4 : Traduction de corona aurea eos donarent simulque peterent (2 points)
  • 4 : Traduction de ut obsides essent captivique redderentur (2 points)

Exercice 4

Voici deux extraits. (a) Népos, dans sa Vie de Caton l'Ancien (234-149 avant J.-C.), dit que Caton s'est mis tard à l'étude des lettres grecques. Quarum renvoie à litterarum. (b) Tite-Live raconte qu'à Rome on apprend qu'une armée consulaire est assiégée dans son camp.

Vocabulaire : senior : plus âgé ; arripere : se saisir de ; incognitus, a, um : inconnu ; pavor, oris : panique ; trepidatio, onis : affolement.

1) Extrait (a) : analysez la subordonnée introduite par etsi et la construction de tamen.
2) Extrait (a) : analysez la proposition ut non facile reperiri possit (nature, mode, temps, ce qui l'annonce).
3) Extrait (a) : analysez la relative quod ei fuerit incognitum (mode, valeur).
4) Extrait (b) : analysez la proposition quanta si urbem, non castra hostes obsiderent (nature, mode, temps, mot corrélatif).
5) Traduisez les deux extraits.

(a) Quarum studium etsi senior arripuerat, tamen tantum progressum fecit, ut non facile reperiri possit neque de Graecis neque de Italicis rebus, quod ei fuerit incognitum.

NÉPOS, Caton, III, 2

(b) Itaque tantus pavor, tanta trepidatio fuit quanta si urbem, non castra hostes obsiderent.

TITE-LIVE, Histoire romaine, III, 26

  1. 1.

    etsi ... arripuerat, tamen ... fecit (a)

  2. 2.

    ut non facile reperiri possit (a)

  3. 3.

    quod ei fuerit incognitum (a)

  4. 4.

    quanta si urbem, non castra hostes obsiderent (b)

  5. 5.

    Traduisez les deux extraits.

Correction

  1. 1) Etsi ... tamen

    Etsi senior arripuerat : concessive introduite par etsi, à l'indicatif plus-que-parfait (fait réel, antérieur). Tamen dans la principale renforce l'opposition : bien qu'il s'y fût mis vieux, il y fit pourtant de tels progrès.

  2. 2) Ut non facile reperiri possit

    Consécutive introduite par ut, au subjonctif présent (possit), annoncée par tantum dans tantum progressum : de tels progrès que ...

  3. 3) Quod ei fuerit incognitum

    Relative au subjonctif parfait, à valeur consécutive : quelque chose qui lui ait été inconnu ; l'antécédent est sous-entendu.

  4. 4) Quanta si ... obsiderent

    Comparative hypothétique : quanta répond à tantus, tanta ; si et le subjonctif imparfait obsiderent expriment une comparaison irréelle : comme si l'ennemi assiégeait la ville et non le camp.

  5. 5) Traductions

    (a) Bien qu'il se fût mis déjà vieux à cette étude, il y fit pourtant de tels progrès qu'on ne peut pas facilement trouver, ni dans l'histoire grecque ni dans l'histoire italienne, quelque chose qui lui ait été inconnu.
    (b) Il y eut donc une panique et un affolement aussi grands que si l'ennemi assiégeait la ville et non le camp.

etsi + indicatif : concessive ; ut + subjonctif présent annoncé par tantum : consécutive ; quod + subjonctif parfait : relative consécutive ; quanta si + subjonctif imparfait : comparative hypothétique.

Barème de cet exercice

  • 1 : etsi + indicatif : concessive ; plus-que-parfait (2 points)
  • 1 : tamen dans la principale : opposition (1 point)
  • 2 : Consécutive en ut + subjonctif présent (2 points)
  • 2 : Annoncée par tantum ; conséquence actuelle (1 point)
  • 3 : Relative au subjonctif parfait (1 point)
  • 3 : Valeur consécutive et antécédent sous-entendu (2 points)
  • 4 : Comparative hypothétique en si ; corrélatif quanta ... tantus (2 points)
  • 4 : Subjonctif imparfait : comparaison irréelle (1 point)
  • 5 : Traduction de l'extrait (a) (3 points)
  • 5 : Traduction de l'extrait (b) (2 points)

Exercice 5

Voici la fin d'un discours rapporté de TITE-LIVE, Histoire romaine, II, 10, 2-3. Horatius Coclès, seul sur le pont de bois, attestait (testabatur) aux Romains qui fuyaient devant les Étrusques qu'ils s'enfuyaient en vain en abandonnant leur poste ; l'extrait donne la suite de ses paroles au style indirect.

Vocabulaire : transitus, us : passage ; a tergo : derrière soi ; obsistere : résister ; interrumpere : couper.

1) Relevez les deux propositions infinitives qui rapportent ce qu'il dit ; donnez le verbe de parole dont chacune dépend, sa forme et le rapport de temps.
2) Relevez les trois subordonnées au subjonctif : donnez le temps, le mode et la valeur de chacune, et expliquez le mode.
3) Traduisez l'extrait.

(...) si transitum ponte a tergo reliquissent, iam plus hostium in Palatio Capitolioque quam in Ianiculo fore. Itaque monere, praedicere ut pontem ferro, igni, quacumque vi possint, interrumpant: se impetum hostium, quantum corpore uno posset obsisti, excepturum.

TITE-LIVE, Histoire romaine, II, 10, 2-3

  1. 1.

    Les deux propositions infinitives.

  2. 2.

    Les trois subordonnées au subjonctif.

  3. 3.

    Traduisez l'extrait.

Correction

  1. 1) Les infinitives

    Iam plus hostium in Palatio Capitolioque quam in Ianiculo fore : elle dépend de testabatur ; fore est l'infinitif futur de sum.
    Se impetum hostium ... excepturum : elle suit les deux-points, dans la suite de monere, praedicere ; un verbe de parole est sous-entendu ; excepturum (esse) est l'infinitif futur actif de excipio ; le sujet est se, c'est-à-dire Coclès.

  2. 2) Les subordonnées au subjonctif

    Si transitum ponte a tergo reliquissent : conditionnelle, subjonctif plus-que-parfait.
    Ut pontem ferro, igni, quacumque vi possint, interrumpant : ordre rapporté, subjonctif présent (interrumpant, et possint dans la relative qu'elle contient).
    Quantum corpore uno posset obsisti : subjonctif imparfait impersonnel passif.
    Dans le style indirect, les subordonnées se mettent au subjonctif, quelle que soit leur nature.

  3. 3) Traduction

    (...) que s'ils laissaient derrière eux le passage du pont, il y aurait bientôt plus d'ennemis sur le Palatin et le Capitole que sur le Janicule. Il les avertissait donc, leur ordonnait de couper le pont par le fer, par le feu, par tous les moyens possibles : lui-même soutiendrait l'assaut des ennemis autant qu'un seul homme peut y résister.

Infinitives futures (fore, excepturum) ; subordonnées au subjonctif : reliquissent, interrumpant (possint), posset obsisti.

Barème de cet exercice

  • 1 : iam ... fore : dépend de testabatur, infinitif futur (2 points)
  • 1 : se ... excepturum : infinitif futur actif, verbe de parole sous-entendu (2 points)
  • 2 : si ... reliquissent : conditionnelle, subjonctif plus-que-parfait (2 points)
  • 2 : ut ... interrumpant (possint) : ordre rapporté, subjonctif présent (2 points)
  • 2 : quantum ... posset obsisti : subjonctif imparfait (1 point)
  • 2 : Explication : subjonctif du style indirect (1 point)
  • 3 : Traduction de si ... reliquissent, ... fore (2 points)
  • 3 : Traduction de itaque monere, praedicere ut ... interrumpant (2 points)
  • 3 : Traduction de se ... excepturum, quantum ... posset obsisti (2 points)

Exercice 6

Voici un extrait de NÉPOS, Thémistocle, IV, 3-4. En 480 avant J.-C., devant Salamine, Thémistocle n'arrive pas à convaincre Eurybiade, le chef spartiate de la flotte grecque, de rester et de combattre ; quem renvoie à Eurybiade. Il fait alors porter un message au roi perse Xerxès.

Vocabulaire : servus, i : esclave ; adversarii, orum : les adversaires ; consectari : poursuivre ; opprimere : écraser.

1) Relevez, dans le message rapporté, les propositions infinitives et les subordonnées au subjonctif. Pour chaque verbe, donnez la forme, la valeur et la proposition dont il dépend.
2) Expliquez le choix des temps du subjonctif dans ce discours rapporté.
3) Traduisez le passage.

(3) Quem cum minus, quam vellet, moveret, noctu de servis suis, quem habuit fidelissimum, ad regem misit, ut ei nuntiaret suis verbis adversarios eius in fuga esse: (4) qui si discessissent, maiore cum labore et longinquiore tempore bellum confecturum, cum singulos consectari cogeretur; quos si statim aggrederetur, brevi universos oppressurum.

NÉPOS, Thémistocle, IV, 3-4

  1. 1.

    Les propositions du message rapporté.

  2. 2.

    Le choix des temps du subjonctif.

  3. 3.

    Traduisez le passage.

Correction

  1. 1) Les propositions du message

    Infinitives dépendant de nuntiaret : adversarios eius in fuga esse (infinitif présent : simultanéité) ; (eum) bellum confecturum (esse) et (eum) universos oppressurum (esse) (infinitifs futurs actifs : postériorité).
    Subordonnées au subjonctif : ut ei nuntiaret (finale, dépend de misit) ; qui si discessissent (conditionnelle, plus-que-parfait, qui relatif de liaison) ; cum singulos consectari cogeretur (cum de cause, imparfait passif) ; quos si statim aggrederetur (conditionnelle, imparfait, quos relatif de liaison).

  2. 2) Les temps

    Le style indirect met toute subordonnée au subjonctif. Le verbe principal misit étant au passé, l'imparfait exprime la simultanéité ou la suite (nuntiaret, cogeretur, aggrederetur) et le plus-que-parfait l'action déjà accomplie avant le résultat annoncé (discessissent).

  3. 3) Traduction

    Comme il ne le persuadait pas autant qu'il l'aurait voulu, il envoya de nuit auprès du roi celui de ses esclaves qu'il avait le plus fidèle, pour lui annoncer de sa part que ses adversaires étaient en fuite : s'ils se dispersaient, il terminerait la guerre avec plus de peine et en plus de temps, car il serait obligé de les poursuivre un à un ; s'il les attaquait au contraire tout de suite, il les écraserait tous en peu de temps.

Trois infinitives après nuntiaret ; subordonnées au subjonctif (nuntiaret, discessissent, cogeretur, aggrederetur) ; imparfait et plus-que-parfait par concordance avec misit.

Barème de cet exercice

  • 1 : Trois infinitives correctement relevées et analysées (3 points)
  • 1 : ut ei nuntiaret : finale, subjonctif imparfait, dépend de misit (1 point)
  • 1 : qui si discessissent et quos si aggrederetur : conditionnelles, temps et valeur (2 points)
  • 1 : cum ... cogeretur : subjonctif imparfait passif, cause (1 point)
  • 2 : Toute subordonnée du style indirect au subjonctif (1 point)
  • 2 : Concordance des temps avec misit ; plus-que-parfait pour l'antériorité (2 points)
  • 3 : Traduction de quem cum ... misit, ut ei nuntiaret (3 points)
  • 3 : Traduction de adversarios eius in fuga esse et de la première hypothèse (3 points)
  • 3 : Traduction de la seconde hypothèse (2 points)

Programme et consignes

Les consignes dépendent du cycle. Vérifie celles de ton inscription ; les exemples officiels ne couvrent pas tout le programme.