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Droit : sources, divisions et juridictions

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Fiche de révision

  • Repère 1 : le droit diffère de la morale ; il comporte plusieurs types de sanctions
  • Repère 2 : sources du droit : le traité, la Constitution, la doctrine, la coutume, les lois, la jurisprudence, l'équité
  • Repère 3 : la loi est votée par un parlement ; la jurisprudence est l'ensemble des décisions des tribunaux ; la doctrine est l'opinion des juristes ; la coutume est une pratique ancienne reconnue comme obligatoire
  • Repère 4 : la Constitution est la norme de base d'un État ; un traité est un accord entre États
  • Repère 1 : divisions : interne ou international ; public ou privé ; pénal ou civil (dont le droit social et le droit commercial)
  • Repère 2 : droit pénal : les infractions et leurs sanctions ; droit civil : les rapports entre les personnes
  • Repère 3 : principes : indépendance du pouvoir judiciaire, présomption d'innocence, gratuité de la justice, impartialité, double degré de juridiction
  • Repère 4 : dans un cas pratique, on identifie le principe respecté ou violé : la présomption d'innocence, l'impartialité de la justice
  • Repère 1 : quatre cours et sept tribunaux, selon les consignes du jury ; les noms sont dans le cours
  • Repère 2 : première instance : le tribunal qui traite un problème pour la première fois ; appel : la juridiction qui réexamine le jugement
  • Repère 3 : pour un cas, on identifie le droit en jeu (pénal, civil, social, commercial), puis la juridiction compétente
  • Repère 4 : le principe du double degré de juridiction permet de faire appel d'un jugement
  • Repère 1 : personne physique : l'être humain, sujet de droit ; capacité : aptitude à exercer ses droits
  • Repère 2 : mariage et filiation : liens juridiques de la famille
  • Repère 3 : un contrat est valide si les conditions de validité sont remplies ; un vice du consentement (erreur, dol, violence) peut l'annuler
  • Repère 4 : responsabilité civile : obligation de réparer le dommage causé par une faute

Définition, caractéristiques et sources du droit

Le droit est l'ensemble des règles qui organisent la vie en société, avec des sanctions. Il diffère de la morale. Le jury demande de le définir, d'expliquer ses caractéristiques, d'énumérer ses sources, de les définir avec un exemple et de compléter des textes lacunaires.

À retenir

Repère 1

le droit diffère de la morale ; il comporte plusieurs types de sanctions

Repère 2

sources du droit : le traité, la Constitution, la doctrine, la coutume, les lois, la jurisprudence, l'équité

Repère 3

la loi est votée par un parlement ; la jurisprudence est l'ensemble des décisions des tribunaux ; la doctrine est l'opinion des juristes ; la coutume est une pratique ancienne reconnue comme obligatoire

Repère 4

la Constitution est la norme de base d'un État ; un traité est un accord entre États

Méthode

  1. Traité, Constitution, doctrine, coutume, loi, jurisprudence, équité.
  2. Sanction juridique, sanction morale.

Exemple expliqué

Complète le texte à l'aide des mots de la liste. Chaque mot est utilisé une seule fois ; un mot n'est pas utilisé.

Mots : Constitution ; coutume ; doctrine ; équité ; jurisprudence ; loi ; traité.

Le droit est l'ensemble des règles qui organisent la vie en société et dont le respect est garanti par des sanctions. Les sources du droit sont les origines de ces règles. La (1) ______ est la norme de base d'un État. Un (2) ______ est un accord conclu entre des États. La (3) ______ est une règle écrite votée par un parlement. La (4) ______ est l'ensemble des décisions rendues par les tribunaux. La (5) ______ est une pratique ancienne, suivie par tous, que l'on considère comme obligatoire. La (6) ______ est l'opinion des juristes, exprimée dans des ouvrages et des articles.

  1. Le repère. Les sources du droit sont le traité, la Constitution, la doctrine, la coutume, la loi, la jurisprudence et l'équité.

  2. Le texte complété. (1) Constitution : la norme de base de l'État. (2) traité : accord entre États. (3) loi : règle écrite votée par un parlement. (4) jurisprudence : les décisions des tribunaux. (5) coutume : pratique ancienne reconnue comme obligatoire. (6) doctrine : l'opinion des juristes. L'équité n'est pas utilisée : c'est le sentiment de justice que le juge applique quand la loi laisse un vide.

(1) Constitution ; (2) traité ; (3) loi ; (4) jurisprudence ; (5) coutume ; (6) doctrine.

Les divisions du droit et les principes de la justice

Le droit se divise en droit interne et international, public et privé, pénal et civil (social, commercial). La justice repose sur des principes : indépendance du pouvoir judiciaire, présomption d'innocence, gratuité, impartialité, double degré de juridiction.

À retenir

Repère 1

divisions : interne ou international ; public ou privé ; pénal ou civil (dont le droit social et le droit commercial)

Repère 2

droit pénal : les infractions et leurs sanctions ; droit civil : les rapports entre les personnes

Repère 3

principes : indépendance du pouvoir judiciaire, présomption d'innocence, gratuité de la justice, impartialité, double degré de juridiction

Repère 4

dans un cas pratique, on identifie le principe respecté ou violé : la présomption d'innocence, l'impartialité de la justice

Méthode

  1. Interne, international, public, privé, pénal, civil.
  2. Innocence, impartialité, double degré.

Exemple expliqué

Classe chacune des règles du document : droit interne ou international, droit public ou privé, et, pour le droit interne, la branche (pénal, civil, social ou commercial). Justifie ton classement de la règle 1 en une phrase.

Règles à classer.
1. Le Code pénal punit le vol d'une peine de prison.
2. Deux particuliers signent un contrat de vente d'un vélo.
3. Plusieurs États signent une convention sur la protection des mers.
4. Deux entreprises se disputent le paiement d'une livraison de marchandises.

  1. Les repères. Le droit interne s'applique dans un État, le droit international entre États. Le droit public règle les rapports entre l'État et les personnes, le droit privé les rapports entre personnes. Le droit pénal traite des infractions et de leurs peines, le droit civil des rapports entre personnes, le droit commercial des rapports entre commerçants et entreprises.

  2. Le classement. 1 : interne, public (l'État punit), pénal. 2 : interne, privé, civil. 3 : international, public, sans objet pour la branche. 4 : interne, privé, commercial.

  3. Justification de la règle 1. Le Code pénal est une règle de l'État belge : c'est du droit interne et public, car l'État punit lui-même l'auteur d'un vol ; c'est du droit pénal parce que la règle définit une infraction et sa peine.

1 interne, public, pénal ; 2 interne, privé, civil ; 3 international, public ; 4 interne, privé, commercial.

Les juridictions : cours et tribunaux

Les consignes du jury parlent de quatre cours et de sept tribunaux. Le candidat doit résoudre des exercices : préciser les types de droit, le tribunal qui traite le problème en première instance et, le cas échéant, la juridiction d'appel.

À retenir

Repère 1

quatre cours et sept tribunaux, selon les consignes du jury ; les noms sont dans le cours

Repère 2

première instance : le tribunal qui traite un problème pour la première fois ; appel : la juridiction qui réexamine le jugement

Repère 3

pour un cas, on identifie le droit en jeu (pénal, civil, social, commercial), puis la juridiction compétente

Repère 4

le principe du double degré de juridiction permet de faire appel d'un jugement

Méthode

  1. Le type de droit oriente vers le tribunal.
  2. Double degré de juridiction.

Exemple expliqué

Réponds aux questions suivantes.

  1. a) Les quatre cours. La Cour de cassation, les cours d'appel, les cours du travail et la cour d'assises.

  2. b) Le contrôle de la loi. La Cour de cassation : elle ne juge pas à nouveau les faits, elle contrôle seulement que la loi a été respectée.

  3. c) Les crimes. La cour d'assises juge les crimes, c'est-à-dire les infractions les plus graves comme l'assassinat, avec un jury populaire (article 150 de la Constitution : le jury est établi en toutes matières criminelles).

  4. d) L'appel du tribunal du travail. La cour du travail.

a) Cour de cassation, cours d'appel, cours du travail, cour d'assises ; b) Cour de cassation ; c) cour d'assises ; d) cour du travail.

Droits des personnes et de la famille, droits patrimoniaux

Le programme de la 5e année étudie la personne physique, la capacité, le mariage et la filiation, puis les droits patrimoniaux : biens, obligations, créances, contrats, vices du consentement, responsabilité civile.

À retenir

Repère 1

personne physique : l'être humain, sujet de droit ; capacité : aptitude à exercer ses droits

Repère 2

mariage et filiation : liens juridiques de la famille

Repère 3

un contrat est valide si les conditions de validité sont remplies ; un vice du consentement (erreur, dol, violence) peut l'annuler

Repère 4

responsabilité civile : obligation de réparer le dommage causé par une faute

Méthode

  1. Conditions de validité et vices du consentement.
  2. Faute, dommage, lien.

Exemple expliqué

Pour chaque situation du document, dis quelle condition de validité du contrat manque ou quel vice du consentement l'affecte (capacité, erreur, dol ou violence), et justifie. Puis donne la conséquence possible pour le contrat.

Quatre situations.
1. Mathis, 15 ans, achète seul un scooter d'occasion pour 3 000 euros avec l'argent de ses grands-parents, sans l'accord de ses parents.
2. Sofia achète pour 900 euros un tableau qu'elle croit peint par un artiste célèbre. Le vendeur croyait vendre une copie et n'a rien dit.
3. Un garagiste affirme qu'une voiture n'a jamais eu d'accident alors qu'il sait qu'elle a été gravement accidentée. Le client l'achète.
4. Un client signe un contrat d'assurance après que l'agent l'a menacé de représailles.

  1. Situation 1. La capacité : Mathis a moins de 18 ans, il est mineur et n'a pas la capacité de conclure seul un contrat de cette importance. Le contrat peut être annulé.

  2. Situation 2. L'erreur : Sofia s'est trompée sur une qualité essentielle de l'objet (l'auteur du tableau). Son consentement n'est pas éclairé.

  3. Situation 3. Le dol : le garagiste trompe volontairement son client par un mensonge pour le décider à acheter.

  4. Situation 4. La violence : le client signe sous la menace, son consentement n'est pas libre.

  5. Conséquence. Dans les quatre cas, le contrat n'est pas valable : il peut être annulé (nullité) par un juge à la demande de la personne protégée.

1 capacité ; 2 erreur ; 3 dol ; 4 violence ; conséquence : le contrat peut être annulé.

Exercice 1

Complète le texte à l'aide des mots de la liste. Chaque mot est utilisé une seule fois ; un mot n'est pas utilisé.

Mots : Constitution ; coutume ; doctrine ; équité ; jurisprudence ; loi ; traité.

Le droit est l'ensemble des règles qui organisent la vie en société et dont le respect est garanti par des sanctions. Les sources du droit sont les origines de ces règles. La (1) ______ est la norme de base d'un État. Un (2) ______ est un accord conclu entre des États. La (3) ______ est une règle écrite votée par un parlement. La (4) ______ est l'ensemble des décisions rendues par les tribunaux. La (5) ______ est une pratique ancienne, suivie par tous, que l'on considère comme obligatoire. La (6) ______ est l'opinion des juristes, exprimée dans des ouvrages et des articles.

  1. a.

    Complète les six blancs du texte, dans l'ordre.

Correction

  1. Le repère

    Les sources du droit sont le traité, la Constitution, la doctrine, la coutume, la loi, la jurisprudence et l'équité.

  2. Le texte complété

    (1) Constitution : la norme de base de l'État. (2) traité : accord entre États. (3) loi : règle écrite votée par un parlement. (4) jurisprudence : les décisions des tribunaux. (5) coutume : pratique ancienne reconnue comme obligatoire. (6) doctrine : l'opinion des juristes. L'équité n'est pas utilisée : c'est le sentiment de justice que le juge applique quand la loi laisse un vide.

(1) Constitution ; (2) traité ; (3) loi ; (4) jurisprudence ; (5) coutume ; (6) doctrine.

Exercice 2

Réponds aux questions suivantes.

  1. a.

    Définis le droit.

  2. b.

    Donne deux différences entre le droit et la morale.

  3. c.

    Cite deux types de sanctions du droit et donne un exemple de chacune.

Correction

  1. a) Le droit

    Le droit est l'ensemble des règles obligatoires qui organisent les rapports entre les personnes dans une société et dont le respect est assuré par l'autorité publique au moyen de sanctions.

  2. b) Droit et morale

    1) La sanction du droit est imposée par l'État (tribunaux, peines) alors que la sanction de la morale est la désapprobation des autres ou le remords. 2) Les règles du droit sont précises et valent pour tous dans un État, alors que la morale varie selon les personnes et les groupes. On peut aussi dire que le droit ne sanctionne pas tout ce que la morale condamne.

  3. c) Deux types de sanctions

    Sanction pénale : une peine, comme une amende ou une peine de prison pour un vol. Sanction civile : la réparation du dommage par des dommages et intérêts, ou l'annulation d'un contrat. On peut aussi citer la sanction disciplinaire (suspension d'un membre d'un ordre professionnel).

Droit : règles obligatoires qui organisent la vie en société, garanties par des sanctions. Différences avec la morale : sanction imposée par l'État, règles précises et communes. Sanctions : pénale (peine) et civile (réparation, annulation).

Exercice 3

Classe chacune des règles du document : droit interne ou international, droit public ou privé, et, pour le droit interne, la branche (pénal, civil, social ou commercial). Justifie ton classement de la règle 1 en une phrase.

Règles à classer.
1. Le Code pénal punit le vol d'une peine de prison.
2. Deux particuliers signent un contrat de vente d'un vélo.
3. Plusieurs États signent une convention sur la protection des mers.
4. Deux entreprises se disputent le paiement d'une livraison de marchandises.

  1. a.

    Complète le tableau : chaque règle, son caractère interne ou international, public ou privé, et sa branche.

  2. b.

    Justifie le classement de la règle 1.

Correction

  1. Les repères

    Le droit interne s'applique dans un État, le droit international entre États. Le droit public règle les rapports entre l'État et les personnes, le droit privé les rapports entre personnes. Le droit pénal traite des infractions et de leurs peines, le droit civil des rapports entre personnes, le droit commercial des rapports entre commerçants et entreprises.

  2. Le classement

    1 : interne, public (l'État punit), pénal. 2 : interne, privé, civil. 3 : international, public, sans objet pour la branche. 4 : interne, privé, commercial.

  3. Justification de la règle 1

    Le Code pénal est une règle de l'État belge : c'est du droit interne et public, car l'État punit lui-même l'auteur d'un vol ; c'est du droit pénal parce que la règle définit une infraction et sa peine.

1 interne, public, pénal ; 2 interne, privé, civil ; 3 international, public ; 4 interne, privé, commercial.

Barème de cet exercice

  • a : Règles 1 et 2 classées juste dans les trois colonnes (2 points)
  • a : Règles 3 et 4 classées juste dans les trois colonnes (2 points)
  • b : Justification du classement de la règle 1 (2 points)

Exercice 4

Réponds aux questions suivantes.

  1. a.

    Cite les quatre cours de l'organisation judiciaire belge.

  2. b.

    Laquelle contrôle seulement le respect de la loi, sans juger de nouveau les faits ?

  3. c.

    Laquelle juge les crimes, avec un jury populaire ?

  4. d.

    Laquelle juge en appel les décisions du tribunal du travail ?

Correction

  1. a) Les quatre cours

    La Cour de cassation, les cours d'appel, les cours du travail et la cour d'assises.

  2. b) Le contrôle de la loi

    La Cour de cassation : elle ne juge pas à nouveau les faits, elle contrôle seulement que la loi a été respectée.

  3. c) Les crimes

    La cour d'assises juge les crimes, c'est-à-dire les infractions les plus graves comme l'assassinat, avec un jury populaire (article 150 de la Constitution : le jury est établi en toutes matières criminelles).

  4. d) L'appel du tribunal du travail

    La cour du travail.

a) Cour de cassation, cours d'appel, cours du travail, cour d'assises ; b) Cour de cassation ; c) cour d'assises ; d) cour du travail.

Exercice 5

Pour chaque situation du document, réponds à la question : Quel principe de droit est en cause (indépendance du pouvoir judiciaire, présomption d'innocence, impartialité ou double degré de juridiction) ? Est-il respecté ou non ? Justifie.

Quatre situations.
1. Un ministre téléphone à un juge pour lui demander de condamner un opposant politique.
2. À l'audience, un juge dit à l'accusé, avant d'avoir entendu la défense : « Je sais déjà que vous êtes coupable. »
3. Un juge est le frère de l'une des parties et refuse de se retirer de l'affaire.
4. Après un premier jugement qui lui est défavorable, Sana fait appel et une juridiction supérieure réexamine l'affaire.

  1. 1.

    Situation 1 : Quel principe de droit est en cause (indépendance du pouvoir judiciaire, présomption d'innocence, impartialité ou double degré de juridiction) ? Est-il respecté ou non ? Justifie.

  2. 2.

    Situation 2 : Quel principe de droit est en cause (indépendance du pouvoir judiciaire, présomption d'innocence, impartialité ou double degré de juridiction) ? Est-il respecté ou non ? Justifie.

  3. 3.

    Situation 3 : Quel principe de droit est en cause (indépendance du pouvoir judiciaire, présomption d'innocence, impartialité ou double degré de juridiction) ? Est-il respecté ou non ? Justifie.

  4. 4.

    Situation 4 : Quel principe de droit est en cause (indépendance du pouvoir judiciaire, présomption d'innocence, impartialité ou double degré de juridiction) ? Est-il respecté ou non ? Justifie.

Correction

  1. Situation 1

    Principe : l'indépendance du pouvoir judiciaire. Non respecté : un membre du gouvernement essaie d'influencer un juge. Les juges sont indépendants dans l'exercice de leurs compétences juridictionnelles (Constitution, article 151).

  2. Situation 2

    Principe : la présomption d'innocence. Non respecté : le juge tient la personne pour coupable avant d'avoir entendu la défense, alors que toute personne accusée est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie (Convention européenne des droits de l'homme, article 6, § 2).

  3. Situation 3

    Principe : l'impartialité de la justice. Non respecté : le juge a un lien de parenté avec une partie et doit se retirer de l'affaire.

  4. Situation 4

    Principe : le double degré de juridiction. Respecté : une affaire jugée une première fois peut être examinée à nouveau par une juridiction supérieure.

1 indépendance, non respectée ; 2 présomption d'innocence, non respectée ; 3 impartialité, non respectée ; 4 double degré de juridiction, respecté.

Barème de cet exercice

  • 1 : Situation 1 : principe, respect ou non, justification (2 points)
  • 2 : Situation 2 : principe, respect ou non, justification (2 points)
  • 3 : Situation 3 : principe, respect ou non, justification (2 points)
  • 4 : Situation 4 : principe, respect ou non, justification (2 points)

Exercice 6

Pour chaque situation du document : de quel type de droit relève-t-elle ? Quel tribunal la juge en premier ? Quelle juridiction serait saisie en cas d'appel ? Complète le tableau.

Cinq situations.
1. Après un accrochage, une conductrice réclame 2 800 euros à un automobiliste pour réparer sa voiture.
2. Une travailleuse conteste son licenciement.
3. Un homme est poursuivi pour un vol avec effraction (un délit).
4. Deux sociétés se disputent le paiement d'une livraison de 40 000 euros.
5. Un locataire conteste une facture de charges de 3 200 euros réclamée par son propriétaire.

  1. a.

    Complète le tableau : type de droit, tribunal de première instance, juridiction d'appel pour chaque situation.

Correction

  1. 1. Accident de la circulation

    Droit civil : c'est une demande de réparation d'un dommage. Le tribunal de police traite les demandes d'indemnisation d'un préjudice résultant d'un accident de la circulation. Appel : le tribunal de première instance, qui juge en appel les affaires venues du tribunal de police.

  2. 2. Licenciement

    Droit social (droit du travail). Première instance : le tribunal du travail. Appel : la cour du travail.

  3. 3. Vol avec effraction

    Droit pénal : un délit est une infraction. Première instance : le tribunal correctionnel, qui est une section du tribunal de première instance. Appel : la cour d'appel.

  4. 4. Litige entre sociétés

    Droit commercial. Première instance : le tribunal de l'entreprise (l'ancien tribunal de commerce), qui connaît des litiges entre entreprises. Appel : la cour d'appel.

  5. 5. Contrat de bail

    Droit civil : un conflit lié à un contrat de bail. Première instance : la justice de paix (litiges de bail et petits montants, jusqu'à 5 000 euros). Appel : le tribunal de première instance.

1 civil, tribunal de police, tribunal de première instance ; 2 social, tribunal du travail, cour du travail ; 3 pénal, tribunal correctionnel, cour d'appel ; 4 commercial, tribunal de l'entreprise, cour d'appel ; 5 civil, justice de paix, tribunal de première instance.

Barème de cet exercice

  • a : Situation 1 : type de droit, tribunal, appel (2 points)
  • a : Situation 2 : type de droit, tribunal, appel (2 points)
  • a : Situation 3 : type de droit, tribunal, appel (2 points)
  • a : Situation 4 : type de droit, tribunal, appel (2 points)
  • a : Situation 5 : type de droit, tribunal, appel (2 points)

Exercice 7

Pour chaque situation du document, dis quelle condition de validité du contrat manque ou quel vice du consentement l'affecte (capacité, erreur, dol ou violence), et justifie. Puis donne la conséquence possible pour le contrat.

Quatre situations.
1. Mathis, 15 ans, achète seul un scooter d'occasion pour 3 000 euros avec l'argent de ses grands-parents, sans l'accord de ses parents.
2. Sofia achète pour 900 euros un tableau qu'elle croit peint par un artiste célèbre. Le vendeur croyait vendre une copie et n'a rien dit.
3. Un garagiste affirme qu'une voiture n'a jamais eu d'accident alors qu'il sait qu'elle a été gravement accidentée. Le client l'achète.
4. Un client signe un contrat d'assurance après que l'agent l'a menacé de représailles.

  1. 1.

    Situation 1 : que manque-t-il ou quel vice affecte le contrat ?

  2. 2.

    Situation 2 : que manque-t-il ou quel vice affecte le contrat ?

  3. 3.

    Situation 3 : que manque-t-il ou quel vice affecte le contrat ?

  4. 4.

    Situation 4 : que manque-t-il ou quel vice affecte le contrat ?

  5. 5.

    Quelle conséquence possible pour ces contrats ?

Correction

  1. Situation 1

    La capacité : Mathis a moins de 18 ans, il est mineur et n'a pas la capacité de conclure seul un contrat de cette importance. Le contrat peut être annulé.

  2. Situation 2

    L'erreur : Sofia s'est trompée sur une qualité essentielle de l'objet (l'auteur du tableau). Son consentement n'est pas éclairé.

  3. Situation 3

    Le dol : le garagiste trompe volontairement son client par un mensonge pour le décider à acheter.

  4. Situation 4

    La violence : le client signe sous la menace, son consentement n'est pas libre.

  5. Conséquence

    Dans les quatre cas, le contrat n'est pas valable : il peut être annulé (nullité) par un juge à la demande de la personne protégée.

1 capacité ; 2 erreur ; 3 dol ; 4 violence ; conséquence : le contrat peut être annulé.

Barème de cet exercice

  • 1 : Situation 1 : capacité, justifiée par l'âge du mineur (2 points)
  • 2 : Situation 2 : erreur, justifiée par la qualité essentielle (2 points)
  • 3 : Situation 3 : dol, justifié par la tromperie volontaire (2 points)
  • 4 : Situation 4 : violence, justifiée par la menace (2 points)
  • 5 : Conséquence : nullité, contrat annulable (2 points)

Exercice 8

Lis la situation du document, puis réponds.

Situation. Mattéo, 16 ans, joue au football dans la rue devant chez lui, malgré l'interdiction de ses parents. Un tir brise la vitrine d'un magasin. Le commerçant évalue le dommage à 1 800 euros. Les parents de Mattéo refusent de payer.

  1. a.

    Quelles sont les trois conditions de la responsabilité civile ?

  2. b.

    Contrôle ces conditions dans la situation.

  3. c.

    Qui peut être tenu d'indemniser le commerçant ? Quelle assurance peut intervenir ?

  4. d.

    Si l'affaire va en justice, quel tribunal la traite en première instance et quelle juridiction en appel ? Justifie.

  5. e.

    Quel principe de droit permet à une partie qui n'est pas d'accord avec le jugement de le contester ?

Correction

  1. a) Les trois conditions

    La responsabilité civile suppose une faute, un dommage et un lien de causalité entre la faute et le dommage.

  2. b) Dans la situation

    Faute : Mattéo joue au football dans la rue, une imprudence, alors que ses parents le lui interdisaient. Dommage : la vitrine brisée, évaluée à 1 800 euros. Lien de causalité : le tir de Mattéo a directement brisé la vitrine. Les trois conditions sont réunies.

  3. c) Qui indemnise

    Mattéo, à 16 ans, est capable de discernement : il répond de sa faute. Ses parents sont aussi responsables civilement du dommage causé par leur enfant mineur. Une assurance responsabilité civile familiale, si la famille en a une, peut prendre en charge l'indemnisation.

  4. d) Le tribunal

    Le droit en cause est le droit civil, pour un montant de 1 800 euros, inférieur à 5 000 euros : c'est la justice de paix qui traite l'affaire en première instance. L'appel serait porté devant le tribunal de première instance.

  5. e) Le principe

    Le double degré de juridiction : un jugement peut être réexaminé par une juridiction supérieure.

a) faute, dommage, lien de causalité ; b) réunies ; c) Mattéo et ses parents, assurance responsabilité civile familiale ; d) justice de paix puis tribunal de première instance ; e) double degré de juridiction.

Barème de cet exercice

  • a : Trois conditions citées (2 points)
  • b : Chaque condition contrôlée par un fait de la situation (3 points)
  • c : Responsables désignés et assurance (2 points)
  • d : Justice de paix justifiée par le type de droit et le montant (2 points)
  • d : Tribunal de première instance en appel (1 point)
  • e : Double degré de juridiction (2 points)

Exercice 9

Lis les extraits du document, puis réponds.

Extraits de la Constitution belge.

Article 13. « Nul ne peut être distrait, contre son gré, du juge que la loi lui assigne. »

Article 149. « Tout jugement est motivé. Il est rendu public selon les modalités fixées par la loi. En matière pénale, son dispositif est prononcé en audience publique. »

Article 152. « Les juges sont nommés à vie. Ils sont mis à la retraite à un âge déterminé par la loi et bénéficient de la pension prévue par la loi. Aucun juge ne peut être privé de sa place ni suspendu que par un jugement. Le déplacement d'un juge ne peut avoir lieu que par une nomination nouvelle et de son consentement. »

Source : Constitution belge, texte coordonné publié par le Sénat (senate.be), articles 13, 149 et 152.

  1. a.

    De quelle source du droit s'agit-il ? Définis-la et dis quelle place elle occupe par rapport à une loi ordinaire.

  2. b.

    Explique avec tes mots ce que garantit chaque article.

  3. c.

    Relie chaque article à un principe de la justice vu au cours (indépendance du pouvoir judiciaire, impartialité, double degré de juridiction, présomption d'innocence) ou explique quelle garantie il apporte.

  4. d.

    Pour chaque situation ci-dessous, dis quel article est en jeu et s'il est respecté :
    1. Un ministre retire une affaire à un juge pour la confier à un juge choisi pour sa sévérité.
    2. Un tribunal condamne un prévenu sans écrire aucun motif.
    3. Un gouvernement décide de suspendre un juge dont les jugements lui déplaisent.

Correction

  1. a) La source du droit

    Il s'agit de la Constitution, la norme de base de l'État. Elle est au sommet de la hiérarchie des normes : une loi ordinaire ne peut pas la contredire, et la Cour constitutionnelle peut annuler une loi qui viole les droits fondamentaux garantis par la Constitution.

  2. b) Ce que garantit chaque article

    Article 13 : personne ne peut être privé du juge que la loi prévoit à l'avance : l'affaire ne peut pas être confiée à un juge choisi pour l'occasion. Article 149 : chaque jugement doit expliquer ses raisons (être motivé) et être rendu public ; en matière pénale, la décision est prononcée en audience publique. Article 152 : les juges sont nommés à vie, ne peuvent être suspendus ou privés de leur place que par un jugement et ne peuvent être déplacés qu'avec leur consentement.

  3. c) Les principes

    L'article 13 protège l'impartialité et l'indépendance : on ne choisit pas son juge ni le juge des autres. L'article 149 garantit la transparence et permet de comprendre une décision et d'en faire appel (double degré de juridiction). L'article 152 protège l'indépendance du pouvoir judiciaire : un juge que l'on ne peut pas renvoyer ou déplacer à volonté n'a pas à craindre le pouvoir politique.

  4. d) Les trois situations

    1 : article 13, non respecté : l'affaire est retirée au juge que la loi assigne. 2 : article 149, non respecté : un jugement sans motif. 3 : article 152, non respecté : un juge ne peut être suspendu que par un jugement.

a) la Constitution, norme de base, au-dessus des lois ordinaires ; b) juge fixé par la loi (13), jugement motivé et public (149), juges nommés à vie et inamovibles (152) ; c) impartialité et indépendance (13 et 152), transparence et appel (149) ; d) 1 article 13 non respecté ; 2 article 149 non respecté ; 3 article 152 non respecté.

Barème de cet exercice

  • a : Constitution nommée, définie, placée au-dessus des lois (2 points)
  • b : Article 13 expliqué (1 point)
  • b : Article 149 expliqué (1 point)
  • b : Article 152 expliqué (1 point)
  • c : Trois articles reliés à un principe ou à une garantie (3 points)
  • d : Situation 1 : article 13, non respecté (1 point)
  • d : Situation 2 : article 149, non respecté (1 point)
  • d : Situation 3 : article 152, non respecté (1 point)
  • d : Justification des trois réponses avec une phrase de l'article (1 point)

Programme et consignes

Les consignes dépendent du cycle. Vérifie celles de ton inscription ; les exemples officiels ne couvrent pas tout le programme.