Aller au contenu
Se connecter

Sociologie : socialisation, groupes, culture et stratification

5 cours · 11 exercices corrigés disponibles

Ressources par notion

Fiche de révision

  • Repère 1 : socialisation primaire : dans l'enfance, surtout la famille ; secondaire : plus tard, à l'école, dans le groupe de pairs, au travail
  • Repère 2 : socialisation manifeste : voulue et explicite (l'éducation) ; latente : non voulue (les habitudes prises sans le savoir)
  • Repère 3 : agents de socialisation : la famille, l'école, les pairs, les médias
  • Repère 4 : mécanismes : l'imitation, l'éducation, l'identification, les besoins sociaux, le désir de conformité
  • Repère 5 : le lien social existe dans plusieurs dimensions ; une mauvaise socialisation a des conséquences sur l'intégration
  • Repère 1 : groupe primaire (famille, amis) et groupe secondaire (association, entreprise) ; le jury demande d'en donner les types et les fonctions
  • Repère 2 : statut social : position occupée dans le groupe ; rôle social : comportement attendu de celui qui a ce statut
  • Repère 3 : valeurs : ce qui est jugé important dans un groupe ; besoins sociaux : appartenance, reconnaissance
  • Repère 4 : exclusion sociale : mise à l'écart de personnes ou de groupes ; ses causes peuvent être économiques, culturelles ou sociales
  • Repère 5 : exemple : l'élève, le professeur, la directrice ont un statut et un rôle différents à l'école
  • Repère 1 : culture : valeurs, normes, langue, habitudes, savoirs, croyances partagés dans une société
  • Repère 2 : héritage culturel : ce qu'une génération transmet à la suivante, par la famille et l'école
  • Repère 3 : Bourdieu : le capital culturel s'hérite et favorise la réussite à l'école, source de reproduction sociale
  • Repère 4 : Weber : la culture donne un sens aux actions des individus
  • Repère 1 : stratification sociale : hiérarchie de la société en couches ; classe sociale : groupe défini par sa place dans la production, chez Marx
  • Repère 2 : critères de division : clans, religion, revenus, appartenance à la noblesse, castes, tribus, pouvoir
  • Repère 3 : mobilité intragénérationnelle : changement de position au cours d'une vie ; intergénérationnelle : par rapport aux parents
  • Repère 4 : mobilité ascendante : montée dans l'échelle sociale ; descendante : descente ; quatre types en croisant les deux critères
  • Repère 5 : exemple : un fils d'ouvrier devenu médecin connait une mobilité intergénérationnelle ascendante
  • Repère 1 : immigration : arrivée dans un pays ; émigration : départ d'un pays ; réfugié : personne qui fuit un danger
  • Repère 2 : intégration : participation à la société d'accueil en gardant sa culture ; assimilation : abandon de la culture d'origine
  • Repère 3 : acculturation : changements culturels dus au contact durable de deux cultures ; contre-acculturation : refus ou repli sur sa culture d'origine
  • Repère 4 : le programme propose d'étudier l'immigration en Belgique : histoire, origines, chiffres, sécurité sociale et stéréotypes

La socialisation

La socialisation est le processus par lequel une personne apprend les normes, les valeurs et les rôles de sa société. Le jury demande ses types, ses agents, ses mécanismes et de se demander si celle d'aujourd'hui est différente de celle d'hier.

À retenir

Repère 1

socialisation primaire : dans l'enfance, surtout la famille ; secondaire : plus tard, à l'école, dans le groupe de pairs, au travail

Repère 2

socialisation manifeste : voulue et explicite (l'éducation) ; latente : non voulue (les habitudes prises sans le savoir)

Repère 3

agents de socialisation : la famille, l'école, les pairs, les médias

Repère 4

mécanismes : l'imitation, l'éducation, l'identification, les besoins sociaux, le désir de conformité

Repère 5

le lien social existe dans plusieurs dimensions ; une mauvaise socialisation a des conséquences sur l'intégration

Méthode

  1. Famille, école, pairs, médias.
  2. Imitation, éducation, identification, conformité.
  3. Ce qui change avec les médias et les réseaux sociaux.

Exemple expliqué

Complète le tableau : pour chaque situation du document, indique le type de socialisation (primaire ou secondaire) et l'agent de socialisation (la famille, l'école, les pairs ou les médias).

Situations.
1. Un enfant de trois ans apprend à dire merci grâce à ses parents.
2. Un élève apprend le règlement et le rythme de son école.
3. Un adolescent adopte le langage et les vêtements de sa bande d'amis.
4. Un adolescent copie la façon de parler d'un youtubeur.

  1. Le repère. La socialisation primaire se fait dans l'enfance, surtout dans la famille. La socialisation secondaire vient plus tard, à l'école, dans le groupe de pairs, dans les médias ou au travail.

  2. Les quatre situations. 1 : primaire, la famille. 2 : secondaire, l'école. 3 : secondaire, les pairs (les amis du même âge). 4 : secondaire, les médias.

1 primaire, famille ; 2 secondaire, école ; 3 secondaire, pairs ; 4 secondaire, médias.

Le groupe social, le rôle et le statut

Un groupe social est un ensemble de personnes en interaction, avec des règles, des valeurs et des rôles. Le jury demande ses types, fonctions, caractéristiques, problèmes, les besoins sociaux, le rôle social, le statut social, les valeurs et l'exclusion sociale.

À retenir

Repère 1

groupe primaire (famille, amis) et groupe secondaire (association, entreprise) ; le jury demande d'en donner les types et les fonctions

Repère 2

statut social : position occupée dans le groupe ; rôle social : comportement attendu de celui qui a ce statut

Repère 3

valeurs : ce qui est jugé important dans un groupe ; besoins sociaux : appartenance, reconnaissance

Repère 4

exclusion sociale : mise à l'écart de personnes ou de groupes ; ses causes peuvent être économiques, culturelles ou sociales

Repère 5

exemple : l'élève, le professeur, la directrice ont un statut et un rôle différents à l'école

Méthode

  1. La position d'un côté, le comportement attendu de l'autre.
  2. Primaire ou secondaire, formel ou informel.
  3. Causes, conséquences.

Exemple expliqué

Réponds aux questions suivantes.

  1. a) Les définitions. Le statut social est la position qu'une personne occupe dans un groupe ou dans la société. Le rôle social est l'ensemble des comportements attendus de la personne qui occupe ce statut.

  2. b) L'infirmière. Statut : infirmière, une position dans l'organisation de l'hôpital. Rôle : soigner, surveiller l'état des patients, respecter les prescriptions, expliquer les soins avec calme et respect. Le même statut entraîne les mêmes attentes pour toutes les personnes qui l'occupent.

  3. c) Deux valeurs. Exemples de valeurs, c'est-à-dire de ce qui est jugé important : le respect de la personne malade, le dévouement, le secret professionnel, la solidarité dans l'équipe. Toute valeur cohérente est acceptée.

Statut : position occupée dans un groupe. Rôle : comportements attendus de qui occupe ce statut. Infirmière : statut dans l'hôpital, rôle de soigner et de surveiller les soins. Valeurs : respect, dévouement, secret professionnel.

Culture et héritage culturel

La culture est l'ensemble des façons de vivre, de penser et de sentir d'un groupe ; on la reçoit en héritage. Le jury demande de la traiter selon Bourdieu et Weber.

À retenir

Repère 1

culture : valeurs, normes, langue, habitudes, savoirs, croyances partagés dans une société

Repère 2

héritage culturel : ce qu'une génération transmet à la suivante, par la famille et l'école

Repère 3

Bourdieu : le capital culturel s'hérite et favorise la réussite à l'école, source de reproduction sociale

Repère 4

Weber : la culture donne un sens aux actions des individus

Méthode

  1. Famille, école, médias.
  2. Héritage et réussite scolaire.

Exemple expliqué

Lis le document.

1 à 4) Pour chaque fait, nomme le type de capital de Bourdieu qu'il illustre (économique, culturel, social ou symbolique).
5) Explique comment, selon Bourdieu, l'héritage culturel de Nora favorise sa réussite à l'école par rapport à Karim.

Nora et Karim. Nora et Karim sont en 5e dans la même école. Voici quatre faits sur la famille de Nora.
1. Chez Nora, il y a une grande bibliothèque, et ses parents l'emmènent au musée et au théâtre.
2. Les parents de Nora paient des cours particuliers de mathématiques quand elle en a besoin.
3. Un ami de la famille, directeur d'une entreprise, aide Nora à trouver un stage.
4. Le nom de famille de Nora est respecté dans la ville : son grand-père était bourgmestre.

Les parents de Karim n'ont pas fait d'études supérieures et ne fréquentent pas ces lieux.

  1. 1 à 4. 1 : capital culturel (livres, sorties culturelles). 2 : capital économique (l'argent qui permet des cours particuliers). 3 : capital social (le réseau de relations). 4 : capital symbolique (le prestige et la reconnaissance).

  2. 5. Selon Bourdieu, le capital culturel s'hérite en famille : Nora a reçu le langage, la culture générale et les habitudes de travail que l'école valorise. Son habitus est proche de la culture scolaire, elle s'y sent à l'aise et réussit plus facilement. L'école évalue ces acquis comme s'ils étaient du mérite personnel : elle transforme un héritage en réussite et devient un agent de reproduction sociale des inégalités. Karim, qui n'a pas reçu cet héritage, part avec un désavantage qui n'est pas dû à ses capacités.

1 culturel ; 2 économique ; 3 social ; 4 symbolique ; 5 le capital culturel hérité rend l'habitus de Nora proche de l'école, qui reproduit ainsi les inégalités.

Stratification sociale, classes sociales et mobilité sociale

La stratification sociale divise une société en couches selon des critères qui sont des sources d'inégalités. Le jury demande la différence avec la classe sociale et les quatre types de mobilité sociale.

À retenir

Repère 1

stratification sociale : hiérarchie de la société en couches ; classe sociale : groupe défini par sa place dans la production, chez Marx

Repère 2

critères de division : clans, religion, revenus, appartenance à la noblesse, castes, tribus, pouvoir

Repère 3

mobilité intragénérationnelle : changement de position au cours d'une vie ; intergénérationnelle : par rapport aux parents

Repère 4

mobilité ascendante : montée dans l'échelle sociale ; descendante : descente ; quatre types en croisant les deux critères

Repère 5

exemple : un fils d'ouvrier devenu médecin connait une mobilité intergénérationnelle ascendante

Méthode

  1. Intra ou inter ; ascendante ou descendante.
  2. Marx parle de classes, la stratification est plus large.
  3. Revenu, pouvoir, naissance, religion.

Exemple expliqué

Réponds aux deux questions a) et b) à partir des situations du document.

Situations.
1. Le fils d'un ouvrier devient médecin.
2. Une employée devient directrice de sa société après quinze ans de carrière.
3. La fille d'un notaire devient serveuse.
4. Un cadre est licencié et devient chauffeur de taxi.

  1. a) Les quatre types. La mobilité intergénérationnelle compare la position d'une personne à celle de ses parents ; l'intragénérationnelle compare deux moments de la vie de la même personne. Ascendante : montée dans l'échelle sociale ; descendante : descente. 1 : intergénérationnelle ascendante. 2 : intragénérationnelle ascendante. 3 : intergénérationnelle descendante. 4 : intragénérationnelle descendante.

  2. b) Stratification et classe. La stratification sociale est la division d'une société en couches hiérarchisées selon des critères comme les revenus, le pouvoir, le prestige, la naissance, la religion, les castes ou les clans : c'est une notion large. La classe sociale, au sens de Marx, est un groupe défini par sa place dans la production : propriétaires des moyens de production ou personnes qui vendent leur force de travail. Critères de division : par exemple les revenus et l'appartenance à la noblesse.

a) 1 inter, ascendante ; 2 intra, ascendante ; 3 inter, descendante ; 4 intra, descendante. b) Stratification : hiérarchie en couches selon plusieurs critères ; classe : place dans la production (Marx) ; critères : revenus, pouvoir, religion, naissance, castes.

Migrations, intégration et acculturation

Le jury demande les migrations (immigration et émigration), la situation des migrants et des réfugiés, l'intégration ou l'assimilation, et le phénomène d'acculturation et de contre-acculturation. Le programme prend l'immigration en Belgique comme thème d'étude.

À retenir

Repère 1

immigration : arrivée dans un pays ; émigration : départ d'un pays ; réfugié : personne qui fuit un danger

Repère 2

intégration : participation à la société d'accueil en gardant sa culture ; assimilation : abandon de la culture d'origine

Repère 3

acculturation : changements culturels dus au contact durable de deux cultures ; contre-acculturation : refus ou repli sur sa culture d'origine

Repère 4

le programme propose d'étudier l'immigration en Belgique : histoire, origines, chiffres, sécurité sociale et stéréotypes

Méthode

  1. Le point de vue du pays d'arrivée ou de départ.
  2. Garder ou abandonner sa culture d'origine.
  3. Utiliser des chiffres.

Exemple expliqué

Étudie le document, puis réponds aux questions a) à d).

Document : les migrations internationales en Belgique.

AnnéeImmigration (personnes arrivées)Émigration (personnes parties)
2015146 62689 794
2019150 006102 936
2021139 74387 272
2022208 35684 627
2023169 60996 071
2024162 926100 100

Les chiffres comptent toutes les nationalités, Belges de retour ou de départ compris. Population de la Belgique au 1er janvier 2024 : 11 817 096 personnes. Personnes de nationalité ukrainienne bénéficiant d'une protection temporaire en Belgique à la fin de décembre 2022 : 61 760.

Source : Eurostat, extraction du 29 septembre 2026, tables migr_imm1ctz, migr_emi1ctz, migr_asytpsm et demo_gind.

Une opinion entendue. « Les étrangers arrivent en masse et profitent de la sécurité sociale. »

  1. a) Les soldes. 2015 : 146 626 - 89 794 = 56 832 ; 2019 : 150 006 - 102 936 = 47 070 ; 2021 : 139 743 - 87 272 = 52 471 ; 2022 : 208 356 - 84 627 = 123 729 ; 2023 : 169 609 - 96 071 = 73 538 ; 2024 : 162 926 - 100 100 = 62 826.

  2. b) L'évolution. Le solde reste positif chaque année (plus d'arrivées que de départs), autour de 47 000 à 57 000 personnes en 2015, 2019 et 2021, puis il atteint un pic de 123 729 en 2022 avant de redescendre (73 538 en 2023, 62 826 en 2024). Le pic de 2022 coïncide avec l'accueil de personnes qui fuient la guerre en Ukraine : 61 760 personnes de nationalité ukrainienne bénéficient d'une protection temporaire à la fin de 2022.

  3. c) Pour 1 000 habitants. 62 826 / 11 817 096 × 1 000 ≈ 5,3 ‰, soit environ 0,5 % de la population. C'est une augmentation modérée, qui s'accompagne de 100 100 départs : les personnes n'arrivent pas seulement, elles repartent aussi. Les données ne montrent pas une arrivée en masse, mais un solde positif de quelques dixièmes de pour cent par an.

  4. d) Faits et opinion. Non. Le tableau ne dit rien des cotisations sociales versées, des emplois occupés ni des allocations reçues : il compte seulement des arrivées et des départs. L'affirmation « profitent de la sécurité sociale » est une opinion, un stéréotype (une image simplifiée d'un groupe), pas un fait démontré. Pour la tester, il faudrait comparer les cotisations et les prestations par groupe, avec des données sur l'emploi, l'âge et la durée du séjour. Les statistiques de migration ne suffisent pas.

a) 2015 : 56 832 ; 2019 : 47 070 ; 2021 : 52 471 ; 2022 : 123 729 ; 2023 : 73 538 ; 2024 : 62 826 ; b) solde positif, pic en 2022 lié à l'accueil de personnes ukrainiennes ; c) environ 5,3 ‰ ; d) non : le tableau ne mesure ni cotisations ni prestations, l'affirmation est un stéréotype.

Exercice 1

Complète le tableau : pour chaque situation du document, indique le type de socialisation (primaire ou secondaire) et l'agent de socialisation (la famille, l'école, les pairs ou les médias).

Situations.
1. Un enfant de trois ans apprend à dire merci grâce à ses parents.
2. Un élève apprend le règlement et le rythme de son école.
3. Un adolescent adopte le langage et les vêtements de sa bande d'amis.
4. Un adolescent copie la façon de parler d'un youtubeur.

  1. a.

    Complète le tableau : situation, type de socialisation, agent.

Voir la correction
  1. Le repère

    La socialisation primaire se fait dans l'enfance, surtout dans la famille. La socialisation secondaire vient plus tard, à l'école, dans le groupe de pairs, dans les médias ou au travail.

  2. Les quatre situations

    1 : primaire, la famille. 2 : secondaire, l'école. 3 : secondaire, les pairs (les amis du même âge). 4 : secondaire, les médias.

1 primaire, famille ; 2 secondaire, école ; 3 secondaire, pairs ; 4 secondaire, médias.

Exercice 2

Complète le texte à l'aide des mots de la liste. Chaque mot est utilisé une seule fois ; deux mots ne sont pas utilisés.

Mots : acculturation ; assimilation ; contre-acculturation ; émigration ; exclusion ; immigration ; intégration ; réfugié ; socialisation.

Une personne qui quitte son pays pour s'installer dans un autre pratique l'(1) ______ ; pour le pays qui l'accueille, elle pratique l'(2) ______. Un(e) (3) ______ est une personne qui fuit un danger, comme la guerre ou la persécution, et demande la protection d'un autre pays. Quand une personne participe à la vie de la société d'accueil tout en gardant sa culture d'origine, on parle d'(4) ______ ; quand elle abandonne sa culture d'origine pour adopter celle du pays d'accueil, on parle d'(5) ______. Les changements culturels dus au contact durable de deux cultures forment l'(6) ______ ; le repli sur sa culture d'origine par refus de l'autre culture s'appelle la (7) ______.

  1. a.

    Complète les sept blancs du texte, dans l'ordre.

Voir la correction
  1. Le point de vue

    Émigrer, c'est quitter son pays ; immigrer, c'est arriver dans un pays. Une même personne émigre de son pays d'origine et immigre dans le pays d'accueil.

  2. Le texte complété

    (1) émigration ; (2) immigration ; (3) réfugié ; (4) intégration ; (5) assimilation ; (6) acculturation ; (7) contre-acculturation. Les mots exclusion et socialisation ne conviennent à aucun blanc.

(1) émigration ; (2) immigration ; (3) réfugié ; (4) intégration ; (5) assimilation ; (6) acculturation ; (7) contre-acculturation.

Exercice 3

Lis les scènes du document. Pour chacune, réponds à la question : Quel mécanisme de socialisation reconnais-tu (imitation, éducation, identification ou désir de conformité) ? Justifie en une phrase.

Quatre scènes.
1. Yanis, 5 ans, ramasse un balai et se met à balayer comme son père.
2. Chloé admire sa tante infirmière. Elle veut lui ressembler et reprend ses valeurs : aider et écouter les autres.
3. Les parents de Sami lui expliquent, chaque fois que c'est nécessaire, qu'il faut remercier, et lui montrent comment faire.
4. Noé achète les mêmes baskets que sa bande d'amis pour ne pas être mis à l'écart.

  1. 1.

    Scène 1 : Quel mécanisme de socialisation reconnais-tu (imitation, éducation, identification ou désir de conformité) ? Justifie en une phrase.

  2. 2.

    Scène 2 : Quel mécanisme de socialisation reconnais-tu (imitation, éducation, identification ou désir de conformité) ? Justifie en une phrase.

  3. 3.

    Scène 3 : Quel mécanisme de socialisation reconnais-tu (imitation, éducation, identification ou désir de conformité) ? Justifie en une phrase.

  4. 4.

    Scène 4 : Quel mécanisme de socialisation reconnais-tu (imitation, éducation, identification ou désir de conformité) ? Justifie en une phrase.

Voir la correction
  1. Scène 1

    Imitation : Yanis reproduit un geste qu'il a vu faire par son père.

  2. Scène 2

    Identification : Chloé prend sa tante pour modèle et adopte ses valeurs, pas seulement un geste.

  3. Scène 3

    Éducation : les parents transmettent volontairement une règle avec des explications et des consignes.

  4. Scène 4

    Désir de conformité : Noé veut ressembler à son groupe pour être accepté, ce qui répond à un besoin social d'appartenance.

1 imitation ; 2 identification ; 3 éducation ; 4 désir de conformité.

Barème de cet exercice

  • 1 : Scène 1 : mécanisme nommé et justifié (2 points)
  • 2 : Scène 2 : mécanisme nommé et justifié (2 points)
  • 3 : Scène 3 : mécanisme nommé et justifié (2 points)
  • 4 : Scène 4 : mécanisme nommé et justifié (2 points)

Exercice 4

Réponds aux questions suivantes.

  1. a.

    Définis le statut social et le rôle social.

  2. b.

    Illustre ces deux notions avec le cas d'une infirmière dans un hôpital.

  3. c.

    Cite deux valeurs que partage ce groupe professionnel.

Voir la correction
  1. a) Les définitions

    Le statut social est la position qu'une personne occupe dans un groupe ou dans la société. Le rôle social est l'ensemble des comportements attendus de la personne qui occupe ce statut.

  2. b) L'infirmière

    Statut : infirmière, une position dans l'organisation de l'hôpital. Rôle : soigner, surveiller l'état des patients, respecter les prescriptions, expliquer les soins avec calme et respect. Le même statut entraîne les mêmes attentes pour toutes les personnes qui l'occupent.

  3. c) Deux valeurs

    Exemples de valeurs, c'est-à-dire de ce qui est jugé important : le respect de la personne malade, le dévouement, le secret professionnel, la solidarité dans l'équipe. Toute valeur cohérente est acceptée.

Statut : position occupée dans un groupe. Rôle : comportements attendus de qui occupe ce statut. Infirmière : statut dans l'hôpital, rôle de soigner et de surveiller les soins. Valeurs : respect, dévouement, secret professionnel.

Exercice 5

Réponds aux deux questions a) et b) à partir des situations du document.

Situations.
1. Le fils d'un ouvrier devient médecin.
2. Une employée devient directrice de sa société après quinze ans de carrière.
3. La fille d'un notaire devient serveuse.
4. Un cadre est licencié et devient chauffeur de taxi.

  1. a.

    Complète le tableau : mobilité (intra ou intergénérationnelle) et sens (ascendante ou descendante) de chaque situation.

  2. b.

    Explique la différence entre la stratification sociale et la classe sociale et cite deux critères qui divisent les sociétés.

Voir la correction
  1. a) Les quatre types

    La mobilité intergénérationnelle compare la position d'une personne à celle de ses parents ; l'intragénérationnelle compare deux moments de la vie de la même personne. Ascendante : montée dans l'échelle sociale ; descendante : descente. 1 : intergénérationnelle ascendante. 2 : intragénérationnelle ascendante. 3 : intergénérationnelle descendante. 4 : intragénérationnelle descendante.

  2. b) Stratification et classe

    La stratification sociale est la division d'une société en couches hiérarchisées selon des critères comme les revenus, le pouvoir, le prestige, la naissance, la religion, les castes ou les clans : c'est une notion large. La classe sociale, au sens de Marx, est un groupe défini par sa place dans la production : propriétaires des moyens de production ou personnes qui vendent leur force de travail. Critères de division : par exemple les revenus et l'appartenance à la noblesse.

a) 1 inter, ascendante ; 2 intra, ascendante ; 3 inter, descendante ; 4 intra, descendante. b) Stratification : hiérarchie en couches selon plusieurs critères ; classe : place dans la production (Marx) ; critères : revenus, pouvoir, religion, naissance, castes.

Barème de cet exercice

  • a : Situations 1 à 4 : type de mobilité (intra ou inter) juste (2 points)
  • a : Situations 1 à 4 : sens (ascendante ou descendante) juste (2 points)
  • b : Stratification définie comme division en couches selon plusieurs critères (1 point)
  • b : Classe sociale définie par la place dans la production (1 point)
  • b : Deux critères de division cités (1 point)

Exercice 6

Lis le document.

1 à 4) Pour chaque fait, nomme le type de capital de Bourdieu qu'il illustre (économique, culturel, social ou symbolique).
5) Explique comment, selon Bourdieu, l'héritage culturel de Nora favorise sa réussite à l'école par rapport à Karim.

Nora et Karim. Nora et Karim sont en 5e dans la même école. Voici quatre faits sur la famille de Nora.
1. Chez Nora, il y a une grande bibliothèque, et ses parents l'emmènent au musée et au théâtre.
2. Les parents de Nora paient des cours particuliers de mathématiques quand elle en a besoin.
3. Un ami de la famille, directeur d'une entreprise, aide Nora à trouver un stage.
4. Le nom de famille de Nora est respecté dans la ville : son grand-père était bourgmestre.

Les parents de Karim n'ont pas fait d'études supérieures et ne fréquentent pas ces lieux.

  1. 1.

    Fait 1 : quel type de capital ?

  2. 2.

    Fait 2 : quel type de capital ?

  3. 3.

    Fait 3 : quel type de capital ?

  4. 4.

    Fait 4 : quel type de capital ?

  5. 5.

    Explique comment, selon Bourdieu, l'héritage culturel de Nora favorise sa réussite à l'école par rapport à Karim.

Voir la correction
  1. 1 à 4

    1 : capital culturel (livres, sorties culturelles). 2 : capital économique (l'argent qui permet des cours particuliers). 3 : capital social (le réseau de relations). 4 : capital symbolique (le prestige et la reconnaissance).

  2. 5

    Selon Bourdieu, le capital culturel s'hérite en famille : Nora a reçu le langage, la culture générale et les habitudes de travail que l'école valorise. Son habitus est proche de la culture scolaire, elle s'y sent à l'aise et réussit plus facilement. L'école évalue ces acquis comme s'ils étaient du mérite personnel : elle transforme un héritage en réussite et devient un agent de reproduction sociale des inégalités. Karim, qui n'a pas reçu cet héritage, part avec un désavantage qui n'est pas dû à ses capacités.

1 culturel ; 2 économique ; 3 social ; 4 symbolique ; 5 le capital culturel hérité rend l'habitus de Nora proche de l'école, qui reproduit ainsi les inégalités.

Barème de cet exercice

  • 1 : Fait 1 : capital culturel (1 point)
  • 2 : Fait 2 : capital économique (1 point)
  • 3 : Fait 3 : capital social (1 point)
  • 4 : Fait 4 : capital symbolique (1 point)
  • 5 : L'héritage culturel familial et l'habitus proche de l'école (2 points)
  • 5 : L'école valorise cet héritage : reproduction sociale des inégalités (2 points)

Exercice 7

Étudie le tableau, qui compare la position de chaque personne à celle de son père (mobilité sociale intergénérationnelle), puis réponds aux questions a) à c).

Document : la position sociale de 500 personnes et celle de leur père. Données fictives.

Position du pèreFils : position hauteFils : position moyenneFils : position basseTotal
haute4015560
moyenne5010050200
basse2090130240
Total110205185500

Position haute : cadres supérieurs, professions libérales ; moyenne : employés, techniciens ; basse : ouvriers, personnel non qualifié.

Source : données fictives de Capcess.

  1. a.

    Calcule la part de personnes en mobilité ascendante, en mobilité descendante et à position identique à celle du père (arrondis à 1 %).

  2. b.

    Quelle est la part des fils de père de position basse qui atteignent la position haute ? Et la part des fils de père de position haute qui restent en position haute ? (une décimale)

  3. c.

    Conclus : la société décrite est-elle très mobile ? Justifie avec tes résultats et fais le lien avec la reproduction sociale.

Voir la correction
  1. a) Les trois cas

    Mobilité ascendante : père de position moyenne et fils de position haute (50), père de position basse et fils de position moyenne (90) ou haute (20) : 50 + 90 + 20 = 160 personnes, soit 160 / 500 = 32 %. Mobilité descendante : 15 + 5 + 50 = 70 personnes, soit 14 %. Position identique à celle du père : 40 + 100 + 130 = 270 personnes, soit 54 %. Contrôle : 160 + 70 + 270 = 500.

  2. b) Les chances selon l'origine

    Fils de père de position basse qui atteignent la position haute : 20 / 240 = 8,3 %. Fils de père de position haute qui restent en position haute : 40 / 60 = 66,7 %.

  3. c) Conclusion

    Une majorité de personnes (54 %) a la même position que son père : les positions se reproduisent. La mobilité existe (46 %) et elle est plus souvent ascendante que descendante (32 % contre 14 %), mais les chances ne sont pas égales : 67 % de chances de rester en haut pour les fils de position haute contre 8 % de chances d'y monter pour les fils de position basse. Cela rejoint l'idée de Bourdieu d'une reproduction sociale des inégalités. Données fictives : on ne peut pas en tirer de conclusion sur la Belgique.

a) ascendante 32 %, descendante 14 %, stable 54 % ; b) 8,3 % et 66,7 % ; c) reproduction sociale importante, mobilité inégale selon l'origine.

Barème de cet exercice

  • a : Mobilité ascendante : cases repérées, effectif et pourcentage (2 points)
  • a : Mobilité descendante et position identique : effectifs et pourcentages (2 points)
  • b : Part des fils de position basse qui atteignent la position haute (1 point)
  • b : Part des fils de position haute qui restent en position haute (1 point)
  • c : Conclusion nuancée appuyée sur les chiffres (2 points)
  • c : Lien avec la reproduction sociale (Bourdieu) (2 points)

Exercice 8

Lis le document, puis réponds.

Document : le club de football Étoile de Valmont (fictif).

Fondé en 1962, le club réunit 150 membres. Chaque samedi, les équipes s'entraînent, puis se retrouvent à la buvette. Le club a un règlement : présence aux entraînements, respect de l'arbitre et de l'adversaire. Chaque équipe a un capitaine et un entraîneur. Les membres se disent fiers de porter le maillot. Il y a quelques mois, un joueur a insulté un arbitre : il a été exclu du club pendant un an, et certains coéquipiers se sont opposés à cette décision.

Source : texte fictif écrit par Capcess.

  1. a.

    Ce groupe est-il un groupe primaire ou un groupe secondaire ? Justifie.

  2. b.

    Donne deux fonctions que ce groupe remplit pour ses membres.

  3. c.

    Relève deux statuts du club et le rôle attendu de chacun.

  4. d.

    Relève une norme et une valeur du club.

  5. e.

    Quel problème du groupe le texte montre-t-il ? Explique-le avec le mot exclusion ou le mot conformité.

Voir la correction
  1. a) Type de groupe

    Groupe secondaire : c'est une association organisée, avec un règlement, un grand nombre de membres et des relations qui passent par des rôles. Des liens d'amitié peuvent exister entre certains membres, mais le club dans son ensemble n'est pas un groupe primaire comme la famille.

  2. b) Deux fonctions

    Appartenance : les membres se sentent fiers de porter le maillot. Socialisation : le club transmet des règles (respect de l'arbitre). On peut aussi citer l'entraide, la pratique du sport ensemble, la reconnaissance.

  3. c) Statuts et rôles

    Le capitaine : il représente l'équipe et encourage ses coéquipiers. L'entraîneur : il prépare les entraînements, choisit la tactique et conseille les joueurs.

  4. d) Norme et valeur

    Norme : être présent aux entraînements, respecter l'arbitre et l'adversaire. Valeur : le respect, ou l'esprit d'équipe, ce que le club juge important.

  5. e) Un problème du groupe

    L'exclusion d'un membre pendant un an montre un conflit entre la norme du groupe (respect de l'arbitre) et le comportement d'un joueur. La réaction des coéquipiers qui s'opposent à la décision montre la solidarité, mais aussi la tension entre le respect de la règle et la loyauté envers un ami. L'exclusion sociale met à l'écart un membre qui enfreint la norme.

a) secondaire : association organisée, règlement, statuts ; b) appartenance et socialisation ; c) capitaine, entraîneur et leur rôle ; d) norme : respect de l'arbitre ; valeur : respect, esprit d'équipe ; e) exclusion d'un membre qui enfreint la norme et tension dans le groupe.

Barème de cet exercice

  • a : Groupe secondaire et justification (2 points)
  • b : Deux fonctions du groupe (2 points)
  • c : Deux statuts avec leur rôle (2 points)
  • d : Une norme et une valeur du club (2 points)
  • e : Problème du groupe relevé et expliqué avec un concept (2 points)

Exercice 9

La socialisation d'aujourd'hui est-elle différente de celle d'hier ? Lis les témoignages du document, puis réponds.

Témoignage 1 (fictif). Odette, 84 ans, raconte son adolescence dans un village wallon vers 1957.

« À la maison, on ne discutait pas les ordres de mon père. À l'école des sœurs, on apprenait le catéchisme et la couture. Le dimanche, toute la famille allait à la messe. Nos amis, c'étaient les voisins : on n'avait ni télévision ni téléphone. La radio, on l'écoutait en famille. »

Témoignage 2 (fictif). Lucas, 16 ans, raconte sa vie en 2026.

« Mes parents sont séparés : je vis une semaine chez ma mère, une semaine chez mon père. À la maison, on discute beaucoup des décisions. À l'école, j'ai des amis venus d'un peu partout et je suis dans plusieurs groupes en ligne. Je regarde des vidéos toute la soirée et je suis des influenceurs. Mes profs disent qu'il faut vérifier les sources. »

Source : témoignages fictifs écrits par Capcess.

  1. a.

    Relève deux agents de socialisation dans chaque témoignage.

  2. b.

    Donne deux différences entre la socialisation d'Odette et celle de Lucas.

  3. c.

    Donne une ressemblance.

  4. d.

    Distingue socialisation manifeste et socialisation latente en donnant un exemple tiré des témoignages.

  5. e.

    Cite deux conséquences possibles d'une mauvaise socialisation.

Voir la correction
  1. a) Les agents

    Odette : la famille (les ordres du père, la messe) et l'école (école des sœurs) ; on peut ajouter les voisins (pairs) et la radio (médias). Lucas : la famille (deux foyers, discussions), l'école, les pairs (amis, groupes en ligne) et les médias (vidéos, influenceurs).

  2. b) Deux différences

    1) La place des médias et des réseaux : quasi absents en 1957, omniprésents en 2026. 2) Le mode d'éducation et de famille : autorité peu discutée et famille unie d'un côté, discussion et famille séparée de l'autre. On peut aussi citer les pairs choisis par le voisinage contre des groupes en ligne plus variés.

  3. c) Une ressemblance

    Dans les deux cas, la famille et l'école restent des agents de socialisation importants, et les pairs comptent. La socialisation transmet toujours des normes, des valeurs et des rôles.

  4. d) Manifeste et latente

    La socialisation manifeste est voulue et explicite : le catéchisme enseigné à l'école des sœurs, ou les profs qui disent de vérifier les sources. La socialisation latente n'est pas voulue : Lucas prend des goûts et des façons de parler en suivant des influenceurs, sans que personne ne cherche à les lui transmettre.

  5. e) Conséquences d'une mauvaise socialisation

    Difficulté à intégrer les normes et à respecter les règles, conduites déviantes, difficultés d'intégration à l'école ou au travail, isolement ou exclusion. Deux conséquences cohérentes sont acceptées.

a) famille, école (Odette) ; famille, école, pairs, médias (Lucas) ; b) médias et réseaux, mode d'éducation ; c) famille et école restent importantes ; d) manifeste : catéchisme ; latente : goûts pris auprès d'influenceurs ; e) déviance, difficultés d'intégration, exclusion.

Barème de cet exercice

  • a : Deux agents relevés dans chaque témoignage (2 points)
  • b : Deux différences précises et justifiées (3 points)
  • c : Une ressemblance justifiée (1 point)
  • d : Socialisation manifeste et latente distinguées, un exemple des témoignages (3 points)
  • e : Deux conséquences d'une mauvaise socialisation (2 points)
  • Vocabulaire du cours utilisé (agent, norme, pairs, médias) (1 point)

Exercice 10

Lis le document, puis réponds.

Document : la fête du quartier des Tilleuls (fictif).

La fête du quartier des Tilleuls a lieu chaque premier dimanche de juin depuis 1970. On y cuisine des recettes transmises de génération en génération, et les enfants y apprennent des chansons avec leurs grands-parents. À l'école, une visite de musée est organisée en 5e ; Karim et Sofia, dont les parents n'ont pas fait d'études supérieures, n'étaient jamais allés dans un musée. Leur camarade Élise, dont la mère est conservatrice de musée, y a déjà passé de nombreux dimanches.

Source : texte fictif écrit par Capcess.

  1. a.

    Définis la culture et cite trois éléments qui la composent en t'appuyant sur le texte.

  2. b.

    Définis l'héritage culturel et relève deux exemples du texte.

  3. c.

    Explique, selon Bourdieu, comment l'héritage culturel d'Élise influence sa réussite à l'école par rapport à Karim et à Sofia.

  4. d.

    Selon Weber, quel rôle joue la culture dans les actions des personnes ? Illustre avec la fête.

  5. e.

    Compare l'approche de Bourdieu et celle de Weber sur la culture.

Voir la correction
  1. a) La culture

    La culture est l'ensemble des façons de vivre, de penser et de sentir d'un groupe : valeurs, normes, langue, habitudes, savoirs, croyances. Dans le texte : les recettes de cuisine, les chansons, la fête annuelle elle-même (une tradition).

  2. b) L'héritage culturel

    L'héritage culturel est ce qu'une génération transmet à la suivante par la famille et par l'école. Exemples du texte : les recettes et les chansons transmises par les grands-parents ; les sorties au musée avec la mère d'Élise.

  3. c) Bourdieu

    Le capital culturel s'hérite en famille : Élise a reçu la familiarité avec les musées et les codes de la culture légitime, son habitus est proche de celui de l'école, qui valorise cette culture. Karim et Sofia n'ont pas reçu cet héritage : ils doivent l'apprendre à l'école. L'école reconnaît le capital culturel comme un mérite et reproduit ainsi les inégalités sociales.

  4. d) Weber

    Pour Weber, la culture donne un sens aux actions des individus : les valeurs partagées orientent ce que les personnes font et ce qu'elles veulent dire par leurs gestes. Les habitants participent à la fête parce que cette tradition a un sens pour eux.

  5. e) La comparaison

    Bourdieu met l'accent sur les inégalités : la culture est inégalement distribuée et fonctionne comme un capital qui reproduit les positions sociales. Weber met l'accent sur le sens : la culture oriente les actions des individus, sans que cela signifie une inégalité. Les deux approches sont complémentaires.

a) façons de vivre, de penser, de sentir : recettes, chansons, tradition ; b) transmission entre générations : recettes, chansons, visites de musée ; c) capital culturel hérité, habitus proche de l'école, reproduction ; d) la culture donne un sens à l'action ; e) inégalités (Bourdieu) contre sens (Weber).

Barème de cet exercice

  • a : Culture définie, trois éléments relevés (2 points)
  • b : Héritage culturel défini, deux exemples (2 points)
  • c : Capital culturel et habitus d'Élise (2 points)
  • c : École qui reproduit les inégalités (1 point)
  • d : Weber : la culture donne un sens à l'action, illustrée par la fête (2 points)
  • e : Comparaison des deux auteurs (3 points)

Exercice 11

Étudie le document, puis réponds aux questions a) à d).

Document : les migrations internationales en Belgique.

AnnéeImmigration (personnes arrivées)Émigration (personnes parties)
2015146 62689 794
2019150 006102 936
2021139 74387 272
2022208 35684 627
2023169 60996 071
2024162 926100 100

Les chiffres comptent toutes les nationalités, Belges de retour ou de départ compris. Population de la Belgique au 1er janvier 2024 : 11 817 096 personnes. Personnes de nationalité ukrainienne bénéficiant d'une protection temporaire en Belgique à la fin de décembre 2022 : 61 760.

Source : Eurostat, extraction du 29 septembre 2026, tables migr_imm1ctz, migr_emi1ctz, migr_asytpsm et demo_gind.

Une opinion entendue. « Les étrangers arrivent en masse et profitent de la sécurité sociale. »

  1. a.

    Calcule le solde migratoire de chaque année du tableau (immigration moins émigration).

  2. b.

    Décris en deux phrases l'évolution du solde et explique la valeur de 2022 avec une donnée du document.

  3. c.

    Calcule le solde migratoire de 2024 pour 1 000 habitants et dis ce que ce chiffre montre de l'idée que les personnes arrivent en masse.

  4. d.

    Ces données permettent-elles de dire que les étrangers profitent de la sécurité sociale ? Justifie, en distinguant faits et opinion.

Voir la correction
  1. a) Les soldes

    2015 : 146 626 - 89 794 = 56 832 ; 2019 : 150 006 - 102 936 = 47 070 ; 2021 : 139 743 - 87 272 = 52 471 ; 2022 : 208 356 - 84 627 = 123 729 ; 2023 : 169 609 - 96 071 = 73 538 ; 2024 : 162 926 - 100 100 = 62 826.

  2. b) L'évolution

    Le solde reste positif chaque année (plus d'arrivées que de départs), autour de 47 000 à 57 000 personnes en 2015, 2019 et 2021, puis il atteint un pic de 123 729 en 2022 avant de redescendre (73 538 en 2023, 62 826 en 2024). Le pic de 2022 coïncide avec l'accueil de personnes qui fuient la guerre en Ukraine : 61 760 personnes de nationalité ukrainienne bénéficient d'une protection temporaire à la fin de 2022.

  3. c) Pour 1 000 habitants

    62 826 / 11 817 096 × 1 000 ≈ 5,3 ‰, soit environ 0,5 % de la population. C'est une augmentation modérée, qui s'accompagne de 100 100 départs : les personnes n'arrivent pas seulement, elles repartent aussi. Les données ne montrent pas une arrivée en masse, mais un solde positif de quelques dixièmes de pour cent par an.

  4. d) Faits et opinion

    Non. Le tableau ne dit rien des cotisations sociales versées, des emplois occupés ni des allocations reçues : il compte seulement des arrivées et des départs. L'affirmation « profitent de la sécurité sociale » est une opinion, un stéréotype (une image simplifiée d'un groupe), pas un fait démontré. Pour la tester, il faudrait comparer les cotisations et les prestations par groupe, avec des données sur l'emploi, l'âge et la durée du séjour. Les statistiques de migration ne suffisent pas.

a) 2015 : 56 832 ; 2019 : 47 070 ; 2021 : 52 471 ; 2022 : 123 729 ; 2023 : 73 538 ; 2024 : 62 826 ; b) solde positif, pic en 2022 lié à l'accueil de personnes ukrainiennes ; c) environ 5,3 ‰ ; d) non : le tableau ne mesure ni cotisations ni prestations, l'affirmation est un stéréotype.

Barème de cet exercice

  • a : Soldes calculés pour les six années (2 points)
  • b : Évolution décrite : solde positif, pic de 2022 (1 point)
  • b : Explication du pic par l'accueil de personnes ukrainiennes, chiffre du document cité (2 points)
  • c : Solde de 2024 pour 1 000 habitants calculé (1 point)
  • c : Interprétation : arrivée modérée et départs aussi nombreux (2 points)
  • d : Réponse non, justifiée : le document ne mesure ni cotisations ni prestations (2 points)
  • d : Distinction fait, opinion et stéréotype (2 points)

Programme et consignes

Les consignes dépendent du cycle. Vérifie celles de ton inscription ; les exemples officiels ne couvrent pas tout le programme.