Cours et exercices / Sciences sociales
Législation sociale : protection sociale et monde du travail
3 cours · 10 exercices corrigés disponibles
Ressources par notion
Fiche de révision
- Repère 1 : CPAS : centre public d'action sociale ; il accorde une aide sociale, dont le revenu d'intégration sociale, à qui n'a pas de ressources suffisantes
- Repère 2 : sécurité sociale : système de protection sociale des travailleurs, avec son historique, sa définition, son financement et sa composition
- Repère 3 : organismes à savoir nommer en entier : ONSS (Office national de sécurité sociale), INAMI (Institut national d'assurance maladie-invalidité), ONEM (Office national de l'emploi), Service fédéral des pensions
- Repère 4 : dans un exercice de base, on précise vers quelle institution se tourner : CPAS, INAMI, ONEM
- Repère 5 : le programme place la problématique insertion et exclusion, privé et public, dans l'ONSS
- Repère 1 : ouvriers et employés : travailleurs salariés sous contrat de travail ; fonctionnaires : agents d'une autorité publique avec un statut ; indépendants : travaillent pour leur propre compte
- Repère 2 : contrat de travail : éléments constitutifs (prestation, rémunération, autorité de l'employeur), suspension et fin
- Repère 3 : un salarié cotise à la sécurité sociale ; un indépendant a son propre régime
- Repère 1 : partenaires sociaux : représentants des travailleurs (syndicats) et des employeurs
- Repère 2 : consensus : recherche d'un accord ; conflit : désaccord qui peut mener à une grève
- Repère 3 : les accords collectifs règlent des conditions de travail pour un groupe de travailleurs
L'aide sociale et la sécurité sociale
L'aide sociale et la sécurité sociale protègent les personnes contre des risques. Le jury demande de préciser les éléments de base du CPAS (signification, buts, revenu d'intégration sociale) et de définir la sécurité sociale, d'en faire un schéma correct et de nommer chaque organisme.
À retenir
- Repère 1
CPAS : centre public d'action sociale ; il accorde une aide sociale, dont le revenu d'intégration sociale, à qui n'a pas de ressources suffisantes
- Repère 2
sécurité sociale : système de protection sociale des travailleurs, avec son historique, sa définition, son financement et sa composition
- Repère 3
organismes à savoir nommer en entier : ONSS (Office national de sécurité sociale), INAMI (Institut national d'assurance maladie-invalidité), ONEM (Office national de l'emploi), Service fédéral des pensions
- Repère 4
dans un exercice de base, on précise vers quelle institution se tourner : CPAS, INAMI, ONEM
- Repère 5
le programme place la problématique insertion et exclusion, privé et public, dans l'ONSS
Méthode
- Financement, organismes, risques couverts.
- CPAS, INAMI, ONEM, pensions.
- Aide sociale et revenu d'intégration.
Exemple expliqué
Complète le texte sur le CPAS à l'aide des mots de la liste. Chaque mot est utilisé une seule fois ; deux mots ne sont pas utilisés.
Mots : aide ; allocation ; centre ; dignité ; intégration ; pension ; revenu.
Le CPAS est le (1) ______ public d'action sociale de chaque commune. Selon la loi, toute personne a droit à l'(2) ______ sociale, dont le but est de permettre à chacun de mener une vie conforme à la (3) ______ humaine. Le CPAS accorde notamment le (4) ______ d'(5) ______ sociale aux personnes qui n'ont pas de ressources suffisantes.
Le CPAS. CPAS signifie centre public d'action sociale. La loi organique du 8 juillet 1976 dit : Toute personne a droit à l'aide sociale. Celle-ci a pour but de permettre à chacun de mener une vie conforme à la dignité humaine.
Le revenu d'intégration. Le revenu d'intégration sociale est accordé par le CPAS aux personnes qui n'ont pas de ressources suffisantes et qui remplissent les conditions de la loi du 26 mai 2002 sur le droit à l'intégration sociale. Les mots allocation et pension ne conviennent à aucun blanc.
(1) centre ; (2) aide ; (3) dignité ; (4) revenu ; (5) intégration.
Le monde du travail : ouvriers, employés, fonctionnaires, indépendants
Le monde du travail réunit des statuts différents : ouvriers, employés, fonctionnaires, indépendants. Le programme les compare et étudie le contrat de travail.
À retenir
- Repère 1
ouvriers et employés : travailleurs salariés sous contrat de travail ; fonctionnaires : agents d'une autorité publique avec un statut ; indépendants : travaillent pour leur propre compte
- Repère 2
contrat de travail : éléments constitutifs (prestation, rémunération, autorité de l'employeur), suspension et fin
- Repère 3
un salarié cotise à la sécurité sociale ; un indépendant a son propre régime
Méthode
- Lien de travail, protection, cotisations.
- Prestation, rémunération, autorité.
Exemple expliqué
Complète le tableau du document : pour chaque statut, décris le lien avec le travail et le régime de protection sociale.
Ouvrier et employé. Ce sont deux catégories de travailleurs salariés : ils ont un contrat de travail et travaillent sous l'autorité d'un employeur. L'ouvrier fait surtout un travail manuel, l'employé surtout un travail intellectuel. Ils relèvent du régime de sécurité sociale des salariés.
Fonctionnaire. Le fonctionnaire est un agent d'une autorité publique (commune, région, État) placé sous un statut fixé par cette autorité. Il relève du régime des fonctionnaires.
Indépendant. L'indépendant travaille pour son propre compte, sans lien d'autorité avec un employeur. Il cotise auprès d'une caisse d'assurances sociales pour indépendants et relève du régime des indépendants.
Ouvrier et employé : salariés sous contrat de travail (travail manuel, travail intellectuel), régime des salariés. Fonctionnaire : agent public sous statut, régime des fonctionnaires. Indépendant : pour son propre compte, régime des indépendants.
Les relations collectives du travail
Le programme traite les relations collectives du travail sous l'angle consensus et conflit : les partenaires sociaux négocient, s'opposent et concluent des accords.
À retenir
- Repère 1
partenaires sociaux : représentants des travailleurs (syndicats) et des employeurs
- Repère 2
consensus : recherche d'un accord ; conflit : désaccord qui peut mener à une grève
- Repère 3
les accords collectifs règlent des conditions de travail pour un groupe de travailleurs
Méthode
- Qui négocie avec qui ?
- Accord, compromis ou rupture.
Exemple expliqué
Lis l'article du document, puis réponds.
Document : un article de presse (fictif).
Le Petit Valmontois, 3 octobre 2026 : « Verrerie de Belleval : les ouvriers arrêtent le travail »
La direction de la Verrerie de Belleval a annoncé la suppression de 60 emplois sur 320. La délégation syndicale a aussitôt réuni le personnel, qui a voté un arrêt de travail de deux jours et organisé un piquet devant l'usine. « Nous n'acceptons pas de licenciements secs », déclare un délégué. La direction répond que la baisse des commandes menace l'entreprise et propose des départs volontaires. Un conciliateur social a proposé une rencontre entre les deux parties. Le lendemain, un accord est annoncé : les licenciements sont ramenés à 25, avec des primes de départ et un plan de reclassement.
Source : article fictif de Capcess.
a) Les partenaires sociaux. Les représentants des travailleurs (la délégation syndicale, avec le personnel) et l'employeur (la direction de la verrerie). Un conciliateur social intervient comme tiers.
b) L'objet du conflit. La suppression de 60 emplois : les travailleurs refusent des licenciements secs, la direction invoque la baisse des commandes.
c) Les moyens d'action. Travailleurs : l'arrêt de travail (grève) de deux jours et le piquet devant l'usine, ainsi que la réunion du personnel. Employeur : la proposition de départs volontaires, ou le refus de renoncer aux suppressions.
d) Conflit et consensus. Conflit : le désaccord sur les licenciements, la grève et le piquet. Consensus : la recherche d'un accord par la conciliation, puis l'accord final.
e) La fin du conflit. Un accord collectif est conclu après conciliation : moins de licenciements (25 au lieu de 60), primes de départ et plan de reclassement.
a) délégation syndicale et direction, avec un conciliateur ; b) 60 suppressions d'emplois ; c) arrêt de travail et piquet ; départs volontaires ; d) conflit : grève ; consensus : conciliation et accord ; e) accord collectif : 25 licenciements, primes et reclassement.
Exercice 1
Complète le texte sur le CPAS à l'aide des mots de la liste. Chaque mot est utilisé une seule fois ; deux mots ne sont pas utilisés.
Mots : aide ; allocation ; centre ; dignité ; intégration ; pension ; revenu.
Le CPAS est le (1) ______ public d'action sociale de chaque commune. Selon la loi, toute personne a droit à l'(2) ______ sociale, dont le but est de permettre à chacun de mener une vie conforme à la (3) ______ humaine. Le CPAS accorde notamment le (4) ______ d'(5) ______ sociale aux personnes qui n'ont pas de ressources suffisantes.
- a.
Complète les cinq blancs du texte, dans l'ordre.
Voir la correction
- Le CPAS
CPAS signifie centre public d'action sociale. La loi organique du 8 juillet 1976 dit : Toute personne a droit à l'aide sociale. Celle-ci a pour but de permettre à chacun de mener une vie conforme à la dignité humaine.
- Le revenu d'intégration
Le revenu d'intégration sociale est accordé par le CPAS aux personnes qui n'ont pas de ressources suffisantes et qui remplissent les conditions de la loi du 26 mai 2002 sur le droit à l'intégration sociale. Les mots allocation et pension ne conviennent à aucun blanc.
(1) centre ; (2) aide ; (3) dignité ; (4) revenu ; (5) intégration.
Exercice 2
Complète le tableau du document : pour chaque sigle, écris le nom complet de l'organisme et le risque ou la mission dont il s'occupe.
- a.
Complète le tableau : nom complet et risque ou mission de chaque sigle.
Voir la correction
- Les six organismes
ONSS : Office national de sécurité sociale, il perçoit les cotisations des travailleurs et des employeurs. INAMI : Institut national d'assurance maladie-invalidité, soins de santé et indemnités d'incapacité. ONEM : Office national de l'emploi, chômage. SFP : Service fédéral des Pensions, pensions de retraite et de survie. Fedris : Agence fédérale des risques professionnels, accidents du travail et maladies professionnelles. ONVA : Office national des vacances annuelles, vacances annuelles.
- Une remarque
Les allocations familiales, autrefois gérées par un organisme fédéral, sont défédéralisées : depuis la sixième réforme de l'État, elles relèvent des Communautés.
ONSS Office national de sécurité sociale ; INAMI Institut national d'assurance maladie-invalidité ; ONEM Office national de l'emploi ; SFP Service fédéral des Pensions ; Fedris Agence fédérale des risques professionnels ; ONVA Office national des vacances annuelles.
Barème de cet exercice
- a : ONSS : nom complet et mission (collecter les cotisations) (2 points)
- a : INAMI : nom complet et mission (2 points)
- a : ONEM : nom complet et mission (1 point)
- a : SFP : nom complet et mission (1 point)
- a : Fedris : nom complet et mission (2 points)
- a : ONVA : nom complet et mission (2 points)
Exercice 3
Complète le tableau du document : pour chaque statut, décris le lien avec le travail et le régime de protection sociale.
- a.
Complète le tableau : lien avec le travail et régime de protection sociale de chaque statut.
Voir la correction
- Ouvrier et employé
Ce sont deux catégories de travailleurs salariés : ils ont un contrat de travail et travaillent sous l'autorité d'un employeur. L'ouvrier fait surtout un travail manuel, l'employé surtout un travail intellectuel. Ils relèvent du régime de sécurité sociale des salariés.
- Fonctionnaire
Le fonctionnaire est un agent d'une autorité publique (commune, région, État) placé sous un statut fixé par cette autorité. Il relève du régime des fonctionnaires.
- Indépendant
L'indépendant travaille pour son propre compte, sans lien d'autorité avec un employeur. Il cotise auprès d'une caisse d'assurances sociales pour indépendants et relève du régime des indépendants.
Ouvrier et employé : salariés sous contrat de travail (travail manuel, travail intellectuel), régime des salariés. Fonctionnaire : agent public sous statut, régime des fonctionnaires. Indépendant : pour son propre compte, régime des indépendants.
Barème de cet exercice
- a : Ouvrier : contrat de travail, travail manuel, autorité de l'employeur (2 points)
- a : Employé : contrat de travail, travail intellectuel, autorité de l'employeur (2 points)
- a : Fonctionnaire : agent d'une autorité publique sous statut (2 points)
- a : Indépendant : pour son propre compte, sans lien d'autorité (2 points)
Exercice 4
Pour chaque situation du document, réponds à la question : Vers quelle institution la personne doit-elle se tourner ? Précise ce qu'elle lui demande.
Cinq situations.
1. Pierre perd son emploi et veut recevoir des allocations de chômage.
2. Sofia est malade depuis deux mois et ne peut plus travailler.
3. Mme Dubois, 66 ans, veut demander sa pension de retraite.
4. Amir n'a pas de ressources suffisantes ni d'allocation et ne peut pas payer son loyer.
5. Une ouvrière se blesse en tombant d'un échafaudage sur son lieu de travail.
- 1.
Situation 1 : quelle institution ?
- 2.
Situation 2 : quelle institution ?
- 3.
Situation 3 : quelle institution ?
- 4.
Situation 4 : quelle institution ?
- 5.
Situation 5 : quelle institution ?
Voir la correction
- Situation 1
L'ONEM (Office national de l'emploi), par l'intermédiaire d'un organisme de paiement comme un syndicat ou la CAPAC, pour obtenir les allocations de chômage.
- Situation 2
La mutualité, organisme qui applique l'assurance maladie-invalidité gérée au niveau national par l'INAMI, pour obtenir des indemnités d'incapacité de travail. La réponse INAMI est acceptée.
- Situation 3
Le Service fédéral des Pensions (SFP), pour demander sa pension de retraite.
- Situation 4
Le CPAS de sa commune, pour une aide sociale et, s'il remplit les conditions, le revenu d'intégration sociale.
- Situation 5
L'accident du travail relève de l'assurance accidents du travail de l'employeur, sous le contrôle de Fedris (Agence fédérale des risques professionnels) : la travailleuse déclare l'accident et demande la prise en charge des soins et une indemnisation.
1 ONEM ; 2 mutualité (INAMI) ; 3 Service fédéral des Pensions ; 4 CPAS ; 5 Fedris (assurance accidents du travail).
Barème de cet exercice
- 1 : Situation 1 : ONEM et allocations de chômage (2 points)
- 2 : Situation 2 : mutualité ou INAMI et indemnités de maladie (2 points)
- 3 : Situation 3 : Service fédéral des Pensions et pension de retraite (2 points)
- 4 : Situation 4 : CPAS et aide sociale ou revenu d'intégration (2 points)
- 5 : Situation 5 : Fedris ou assurance accidents du travail (2 points)
Exercice 5
Lis le document, puis réponds.
Extrait d'un contrat de travail (fictif).
Entre la société Boulangerie Dupuis SRL, l'employeur, et Mme Élodie Marchal, la travailleuse :
Article 1. Mme Marchal est engagée en qualité de vendeuse, pour une durée indéterminée.
Article 2. Elle exerce sa fonction sous l'autorité de la gérante, aux horaires fixés par l'entreprise, à raison de 38 heures par semaine.
Article 3. Elle reçoit une rémunération brute mensuelle de 2 350 euros, payée le dernier jour ouvrable du mois.
Trois autres situations.
1. Yasmine, plombière, travaille pour son compte : elle choisit ses horaires, achète son matériel et facture ses clients.
2. Karim est commis dans une commune : il est nommé à titre définitif et ses règles de travail sont fixées par l'autorité communale.
3. Bruno conduit une camionnette de livraison de l'entreprise de son patron, suit ses consignes et reçoit un salaire chaque mois.
- a.
Relève dans l'extrait de contrat les trois éléments constitutifs d'un contrat de travail.
- b.
Le contrat de Mme Marchal est-il à durée déterminée ou indéterminée ? Justifie.
- c.
Pour chacune des trois autres situations, indique le statut (travailleur salarié, fonctionnaire ou indépendant) et justifie.
Voir la correction
- a) Les trois éléments
Un contrat de travail réunit : une prestation de travail (elle est engagée comme vendeuse), une rémunération (2 350 euros bruts par mois) et un lien d'autorité (elle travaille sous l'autorité de la gérante, avec des horaires imposés).
- b) La durée
Durée indéterminée : l'article 1 dit « pour une durée indéterminée », sans date de fin.
- c) Les statuts
1 : indépendante, car Yasmine travaille pour son compte, sans lien d'autorité, et supporte elle-même les frais. 2 : fonctionnaire, car Karim est nommé sous un statut fixé par une autorité publique. 3 : travailleur salarié, car Bruno travaille sous l'autorité de son patron avec un salaire, le critère décisif étant le lien d'autorité.
a) prestation de travail, rémunération, autorité de l'employeur ; b) durée indéterminée ; c) 1 indépendante, 2 fonctionnaire, 3 travailleur salarié.
Barème de cet exercice
- a : Prestation de travail relevée dans l'extrait (1 point)
- a : Rémunération relevée dans l'extrait (1 point)
- a : Lien d'autorité relevé dans l'extrait (1 point)
- b : Durée indéterminée justifiée (1 point)
- c : Situation 1 : statut et justification (2 points)
- c : Situation 2 : statut et justification (2 points)
- c : Situation 3 : statut et justification par le lien d'autorité (2 points)
Exercice 6
Lis l'article du document, puis réponds.
Document : un article de presse (fictif).
Le Petit Valmontois, 3 octobre 2026 : « Verrerie de Belleval : les ouvriers arrêtent le travail »
La direction de la Verrerie de Belleval a annoncé la suppression de 60 emplois sur 320. La délégation syndicale a aussitôt réuni le personnel, qui a voté un arrêt de travail de deux jours et organisé un piquet devant l'usine. « Nous n'acceptons pas de licenciements secs », déclare un délégué. La direction répond que la baisse des commandes menace l'entreprise et propose des départs volontaires. Un conciliateur social a proposé une rencontre entre les deux parties. Le lendemain, un accord est annoncé : les licenciements sont ramenés à 25, avec des primes de départ et un plan de reclassement.
Source : article fictif de Capcess.
- a.
Qui sont les partenaires sociaux en présence ?
- b.
Quel est l'objet du conflit ?
- c.
Relève deux moyens d'action des travailleurs et un moyen ou une position de l'employeur.
- d.
Distingue dans l'article ce qui relève du conflit et ce qui relève du consensus.
- e.
Comment le conflit se termine-t-il ?
Voir la correction
- a) Les partenaires sociaux
Les représentants des travailleurs (la délégation syndicale, avec le personnel) et l'employeur (la direction de la verrerie). Un conciliateur social intervient comme tiers.
- b) L'objet du conflit
La suppression de 60 emplois : les travailleurs refusent des licenciements secs, la direction invoque la baisse des commandes.
- c) Les moyens d'action
Travailleurs : l'arrêt de travail (grève) de deux jours et le piquet devant l'usine, ainsi que la réunion du personnel. Employeur : la proposition de départs volontaires, ou le refus de renoncer aux suppressions.
- d) Conflit et consensus
Conflit : le désaccord sur les licenciements, la grève et le piquet. Consensus : la recherche d'un accord par la conciliation, puis l'accord final.
- e) La fin du conflit
Un accord collectif est conclu après conciliation : moins de licenciements (25 au lieu de 60), primes de départ et plan de reclassement.
a) délégation syndicale et direction, avec un conciliateur ; b) 60 suppressions d'emplois ; c) arrêt de travail et piquet ; départs volontaires ; d) conflit : grève ; consensus : conciliation et accord ; e) accord collectif : 25 licenciements, primes et reclassement.
Barème de cet exercice
- a : Deux partenaires sociaux nommés (1 point)
- b : Objet du conflit (1 point)
- c : Deux moyens d'action des travailleurs (2 points)
- c : Un moyen ou une position de l'employeur (1 point)
- d : Conflit et consensus distingués, chacun appuyé sur l'article (3 points)
- e : Issue du conflit décrite (2 points)
Exercice 7
Lis le document, puis réponds.
Document : les sources de financement de la sécurité sociale en Belgique, en 2023.
Source : ONSS, Rapport annuel 2023, chapitre Financement des institutions de sécurité sociale. Les autres recettes ne sont pas détaillées.
- a.
Définis la sécurité sociale.
- b.
Dessine le schéma de la sécurité sociale des travailleurs salariés : qui paie, qui collecte, qui verse et pour quel risque. Nomme chaque institution par son nom complet.
- c.
Calcule la part totale des trois sources du tableau, puis celle des autres recettes. Quelle est la source la plus importante ?
- d.
Quand et par quel texte est née la sécurité sociale des travailleurs ?
Voir la correction
- a) Définition
La sécurité sociale est un système de protection collective, financé par des cotisations et des recettes publiques, qui garantit aux personnes un revenu de remplacement ou des soins lorsqu'elles rencontrent certains risques : maladie et invalidité, chômage, vieillesse, accident du travail, maladie professionnelle, charges de famille, vacances annuelles. Elle repose sur la solidarité.
- b) Le schéma
Financement : les travailleurs et les employeurs paient des cotisations sociales, auxquelles s'ajoutent le financement alternatif et des subventions de l'État. Collecte : l'Office national de sécurité sociale (ONSS) perçoit les cotisations. Répartition et paiement, par branche : l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (INAMI) pour les soins de santé et les indemnités de maladie et d'invalidité ; l'Office national de l'emploi (ONEM) pour le chômage ; le Service fédéral des Pensions (SFP) pour les pensions de retraite et de survie ; l'Agence fédérale des risques professionnels (Fedris) pour les accidents du travail et les maladies professionnelles ; l'Office national des vacances annuelles (ONVA) pour les vacances annuelles. Les allocations familiales relèvent aujourd'hui des Communautés. Les flèches vont des cotisants vers l'ONSS, puis vers les institutions, puis vers les bénéficiaires.
- c) Les parts
63,5 + 21,1 + 9,1 = 93,7 %. Les autres recettes représentent 100 - 93,7 = 6,3 %. La source la plus importante est constituée par les cotisations sociales ordinaires des travailleurs et des employeurs (63,5 %).
- d) L'historique
La sécurité sociale des travailleurs est née à la Libération : l'arrêté-loi du 28 décembre 1944 concernant la sécurité sociale des travailleurs, issu du pacte social, en est le texte fondateur.
a) protection collective financée par des cotisations et des recettes publiques ; b) schéma : cotisants, ONSS, INAMI, ONEM, SFP, Fedris, ONVA, bénéficiaires ; c) 93,7 % et 6,3 %, les cotisations sont la première source ; d) arrêté-loi du 28 décembre 1944.
Barème de cet exercice
- a : Définition : protection collective, risques, cotisations, solidarité (2 points)
- b : Schéma : cotisants, financement et ONSS qui collecte (2 points)
- b : Schéma : cinq institutions avec le risque couvert (3 points)
- b : Schéma : noms complets et flèches vers les bénéficiaires (2 points)
- c : Parts calculées et source principale (2 points)
- d : Historique : arrêté-loi du 28 décembre 1944 (1 point)
Exercice 8
Pour chaque situation du document, dis si le contrat de travail est suspendu ou s'il prend fin. Si le contrat prend fin, précise de quelle manière. Justifie.
Cinq situations.
1. Une travailleuse est en incapacité de travail pendant trois semaines à cause d'une maladie.
2. Un contrat à durée déterminée d'un an arrive à sa date de fin.
3. Un employeur licencie un travailleur sous contrat à durée indéterminée en lui donnant un préavis.
4. Un travailleur est surpris à voler de l'argent dans la caisse : l'employeur met fin immédiatement au contrat.
5. Une usine est provisoirement à l'arrêt faute de commandes : l'employeur met ses ouvriers en chômage temporaire.
- 1.
Situation 1 : suspension ou fin du contrat ? Justifie.
- 2.
Situation 2 : suspension ou fin du contrat ? Justifie.
- 3.
Situation 3 : suspension ou fin du contrat ? Justifie.
- 4.
Situation 4 : suspension ou fin du contrat ? Justifie.
- 5.
Situation 5 : suspension ou fin du contrat ? Justifie.
Voir la correction
- Le repère
Quand le contrat est suspendu, l'exécution des obligations (travailler, être payé) est interrompue pendant un temps, mais le contrat continue d'exister. Quand il prend fin, le contrat n'existe plus. Selon l'article 32 de la loi du 3 juillet 1978, les engagements prennent fin par l'expiration du terme, l'achèvement du travail, la volonté de l'une des parties (contrat à durée indéterminée) ou en cas de motif grave, la mort du travailleur, la force majeure.
- Situation 1
Suspension : la maladie interrompt le travail, mais le contrat n'est pas rompu et la travailleuse reprendra son poste.
- Situation 2
Fin : par l'expiration du terme, la date prévue dans le contrat étant atteinte.
- Situation 3
Fin : par la volonté d'une des parties, l'employeur, pour un contrat à durée indéterminée, avec un préavis.
- Situation 4
Fin : pour motif grave, une faute qui rend immédiatement impossible la poursuite de la collaboration.
- Situation 5
Suspension : le chômage temporaire pour manque de commandes interrompt le travail, sans rompre le contrat, et les ouvriers reprendront quand l'activité reviendra.
1 suspension ; 2 fin par l'expiration du terme ; 3 fin par la volonté de l'employeur (préavis) ; 4 fin pour motif grave ; 5 suspension.
Barème de cet exercice
- 1 : Situation 1 : suspension justifiée (2 points)
- 2 : Situation 2 : fin par expiration du terme (2 points)
- 3 : Situation 3 : fin par la volonté d'une partie, préavis (2 points)
- 4 : Situation 4 : fin pour motif grave (2 points)
- 5 : Situation 5 : suspension par chômage temporaire (2 points)
Exercice 9
Lis le document, puis réponds.
Document : une négociation dans une entreprise de transport (fictive).
La direction d'une entreprise de transport de Valmont propose de remplacer la prime de fin d'année par une prime au résultat, moins sûre. Les délégués syndicaux refusent, font signer une pétition par 180 travailleurs sur 240 et annoncent une grève de vingt-quatre heures. La direction affirme que l'entreprise doit rester compétitive face à la concurrence. Une réunion de conciliation est organisée. Après trois séances, les deux parties signent une convention collective : la prime de fin d'année est maintenue pour deux ans, et la direction s'engage à ouvrir une négociation sur les résultats de l'entreprise.
Source : texte fictif écrit par Capcess.
- a.
Définis les partenaires sociaux et nomme-les dans cette situation.
- b.
Distingue dans le texte ce qui relève du conflit et ce qui relève du consensus.
- c.
Relève trois moyens d'action ou de négociation utilisés.
- d.
Définis la convention collective de travail et dis ce que celle du texte règle.
- e.
Un conflit du travail est-il toujours négatif ? Donne un argument pour et un argument contre.
Voir la correction
- a) Les partenaires sociaux
Les partenaires sociaux sont les représentants des travailleurs (les syndicats) et ceux des employeurs. Dans le texte : les délégués syndicaux et la direction de l'entreprise.
- b) Conflit et consensus
Conflit : le refus des délégués, la pétition et l'annonce de la grève face à la proposition de la direction. Consensus : la réunion de conciliation, les trois séances de négociation et la signature de la convention collective.
- c) Trois moyens
La pétition (180 travailleurs sur 240), la grève de vingt-quatre heures annoncée, la conciliation puis la négociation. La direction, elle, avance l'argument de la compétitivité.
- d) La convention collective
Une convention collective de travail est un accord conclu entre des représentants des travailleurs et des employeurs (ou une entreprise) qui fixe des conditions de travail pour un groupe de travailleurs. Celle du texte maintient la prime de fin d'année pendant deux ans et prévoit une négociation sur les résultats.
- e) Un conflit toujours négatif ?
Pour : un conflit coûte du temps et de l'argent, dégrade le climat de travail et peut menacer l'entreprise. Contre : il révèle un désaccord réel, oblige à négocier et aboutit souvent à un accord qui protège les travailleurs, comme ici. Tout couple d'arguments justifié est accepté.
a) syndicats et employeurs : délégués syndicaux et direction ; b) conflit : refus, pétition, grève ; consensus : conciliation et convention ; c) pétition, grève, conciliation et négociation ; d) accord qui fixe des conditions de travail, ici la prime de fin d'année ; e) un argument pour et un contre.
Barème de cet exercice
- a : Partenaires sociaux définis et nommés (2 points)
- b : Conflit et consensus distingués avec le texte (2 points)
- c : Trois moyens relevés (2 points)
- d : Convention collective définie (1 point)
- d : Contenu de la convention du texte (1 point)
- e : Un argument pour et un argument contre (2 points)
Exercice 10
Lis la situation du document, puis réponds.
Situation. Karim, 22 ans, travaille sous contrat à durée indéterminée dans un magasin. Son employeur le licencie avec un préavis. Karim cherche du travail. Quelques mois plus tard, il tombe malade et ne peut plus travailler pendant longtemps. Plus tard encore, il n'a plus droit à aucune allocation et n'a plus de ressources pour payer son loyer.
- a.
Comment le contrat de travail de Karim prend-il fin ?
- b.
Vers quelle institution Karim se tourne-t-il pour ses allocations de chômage ?
- c.
Quand il tombe malade, vers quelle institution se tourne-t-il ?
- d.
Quand il n'a plus de ressources, vers quelle institution se tourne-t-il et que peut-il demander ?
- e.
Distingue la sécurité sociale et l'aide sociale à partir du parcours de Karim : qui finance, qui y a droit, quelle logique.
Voir la correction
- a) La fin du contrat
Par la volonté d'une des parties, l'employeur, pour un contrat à durée indéterminée, avec un préavis (article 32 de la loi du 3 juillet 1978).
- b) Le chômage
L'Office national de l'emploi (ONEM), par l'intermédiaire d'un organisme de paiement (syndicat ou CAPAC).
- c) La maladie
La mutualité, qui applique l'assurance maladie-invalidité gérée au niveau national par l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (INAMI), pour obtenir des indemnités d'incapacité de travail.
- d) L'absence de ressources
Le CPAS de sa commune : Karim peut demander une aide sociale et, s'il remplit les conditions, le revenu d'intégration sociale.
- e) Sécurité sociale et aide sociale
La sécurité sociale (chômage, maladie-invalidité) est une assurance : elle est financée surtout par les cotisations des travailleurs et des employeurs et par des recettes publiques, et elle donne droit à des prestations aux personnes qui ont cotisé, quand elles rencontrent un risque. L'aide sociale (CPAS) est une solidarité de dernier recours : elle est financée par des ressources publiques (la commune et l'État, qui rembourse au moins la moitié du revenu d'intégration) et elle s'adresse aux personnes qui n'ont plus de ressources suffisantes, quel que soit leur passé de cotisations.
a) volonté de l'employeur (CDI, préavis) ; b) ONEM ; c) mutualité (INAMI) ; d) CPAS : aide sociale, revenu d'intégration ; e) assurance financée par cotisations contre solidarité de dernier recours financée par l'impôt.
Barème de cet exercice
- a : Fin du contrat par la volonté de l'employeur, préavis (2 points)
- b : ONEM nommé en entier pour le chômage (2 points)
- c : Mutualité ou INAMI pour la maladie (2 points)
- d : CPAS et ce qu'il peut accorder (2 points)
- e : Sécurité sociale : assurance financée par des cotisations (2 points)
- e : Aide sociale : dernier recours financé par des ressources publiques (2 points)
Programme et consignes
Les consignes dépendent du cycle. Vérifie celles de ton inscription ; les exemples officiels ne couvrent pas tout le programme.