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Psychologie sociale : normes, représentations et communication

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Fiche de révision

  • Repère 1 : norme : règle de conduite attendue dans un groupe ; valeur : ce qui est estimé important ; rôle : comportement attendu selon le statut
  • Repère 2 : Asch : expérience sur le conformisme, où des personnes donnent une réponse fausse pour suivre le groupe
  • Repère 3 : expérience de Milgram : soumission à l'autorité, où des personnes envoient des chocs électriques sur ordre
  • Repère 4 : Merton : la déviance naît de l'écart entre les buts valorisés par la société et les moyens légitimes pour les atteindre
  • Repère 5 : Zimbardo : expérience de la prison de Stanford, où le rôle de gardien ou de prisonnier modifie le comportement
  • Repère 1 : stéréotype : image simplifiée et partagée d'un groupe ; préjugé : jugement porté d'avance ; discrimination : traitement différent fondé sur ces idées
  • Repère 2 : danger : jugements hâtifs, exclusion, violence, harcèlement
  • Repère 3 : rumeur : information non confirmée qui circule ; elle naît d'un sujet important et flou et se déforme en passant de personne en personne
  • Repère 4 : facteurs favorables : incertitude, peur, émotion, réseaux sociaux ; danger : atteinte à la réputation, panique
  • Repère 5 : le jury demande d'être conscient de ses représentations négatives et de ses préjugés
  • Repère 1 : exclusion : mise à l'écart d'une partie de la population ; pauvreté et précarité en sont des causes ou des effets
  • Repère 2 : déviant : personne qui s'écarte des normes du groupe ; marginal : personne vivant en marge des normes
  • Repère 3 : sociopathes et psychopathes : troubles du comportement social, à ne pas confondre avec la déviance
  • Repère 4 : problématique du programme : insertion et exclusion, marchand et non marchand
  • Repère 1 : schéma de Shannon et Weaver : émetteur, message codé, canal, récepteur qui décode, avec un bruit qui peut perturber
  • Repère 2 : école de Palo Alto : on ne peut pas ne pas communiquer ; toute communication a un contenu et une relation
  • Repère 3 : communication verbale (les mots) et non verbale (gestes, regard, ton, posture) ; le non verbal est important
  • Repère 4 : obstacles : bruit, préjugés, malentendus, écart de vocabulaire, émotions

Normes, valeurs, rôles et expériences classiques

La psychologie sociale étudie comment les autres influencent nos comportements. Le jury demande le lien entre normes, valeurs et rôles sociaux, les expériences d'Asch et de Milgram, la théorie de Merton sur la déviance et la délinquance, et l'expérience de Zimbardo.

À retenir

Repère 1

norme : règle de conduite attendue dans un groupe ; valeur : ce qui est estimé important ; rôle : comportement attendu selon le statut

Repère 2

Asch : expérience sur le conformisme, où des personnes donnent une réponse fausse pour suivre le groupe

Repère 3

expérience de Milgram : soumission à l'autorité, où des personnes envoient des chocs électriques sur ordre

Repère 4

Merton : la déviance naît de l'écart entre les buts valorisés par la société et les moyens légitimes pour les atteindre

Repère 5

Zimbardo : expérience de la prison de Stanford, où le rôle de gardien ou de prisonnier modifie le comportement

Méthode

  1. Conformisme, soumission, rôle.
  2. Buts, moyens, déviance.
  3. Comment un rôle guide un comportement.

Exemple expliqué

Associe chaque expérience ou théorie de la psychologie sociale à son thème. Écris les paires sous la forme 1-a, 2-b…

Expériences et théories. 1 Asch ; 2 Milgram ; 3 Zimbardo ; 4 Merton.

Thèmes.
a) La soumission à l'autorité : des personnes envoient des chocs électriques sur ordre.
b) Le conformisme : des personnes donnent une réponse fausse pour suivre le groupe.
c) L'influence d'un rôle : des gardiens et des prisonniers dans une prison simulée.
d) La déviance comme écart entre les buts valorisés par la société et les moyens légitimes pour les atteindre.

  1. Les paires. Asch : le conformisme (b). Milgram : la soumission à l'autorité (a). Zimbardo : l'influence d'un rôle, dans l'expérience de la prison de Stanford (c). Merton : la déviance comme écart entre buts et moyens (d).

1-b ; 2-a ; 3-c ; 4-d

Représentations sociales, préjugés et rumeurs

Les représentations sociales sont des images partagées de la réalité. Elles peuvent devenir dangereuses : préjugés, stéréotypes, jugements, exclusion. Le jury demande aussi la construction des rumeurs, les facteurs qui les favorisent et leurs dangers, et invite à être conscient de ses propres préjugés.

À retenir

Repère 1

stéréotype : image simplifiée et partagée d'un groupe ; préjugé : jugement porté d'avance ; discrimination : traitement différent fondé sur ces idées

Repère 2

danger : jugements hâtifs, exclusion, violence, harcèlement

Repère 3

rumeur : information non confirmée qui circule ; elle naît d'un sujet important et flou et se déforme en passant de personne en personne

Repère 4

facteurs favorables : incertitude, peur, émotion, réseaux sociaux ; danger : atteinte à la réputation, panique

Repère 5

le jury demande d'être conscient de ses représentations négatives et de ses préjugés

Méthode

  1. Idée, jugement, acte.
  2. Naissance, déformation, dangers.
  3. Sources, date, croisement.

Exemple expliqué

Pour chaque situation du document, réponds à la question : S'agit-il d'un stéréotype, d'un préjugé ou d'une discrimination ? Justifie en une phrase.

Quatre situations.
1. « Les ados sont tous collés à leur téléphone. »
2. « Je n'aime pas cet élève : il est nouveau et il a un accent, il doit être arrogant. »
3. Un propriétaire refuse de louer son appartement à une famille à cause de son origine.
4. Un employeur écarte sans les lire les candidatures de personnes de plus de 55 ans.

  1. Situation 1. Stéréotype : une image simplifiée et partagée d'un groupe (les ados), appliquée à tous ses membres.

  2. Situation 2. Préjugé : un jugement porté d'avance sur une personne, sans la connaître, à partir de sa situation (nouveau, accent).

  3. Situation 3. Discrimination : un traitement défavorable (refus de location) fondé sur l'origine, c'est-à-dire un acte.

  4. Situation 4. Discrimination : un traitement défavorable fondé sur l'âge, un acte qui écarte des personnes sans les avoir évaluées.

1 stéréotype ; 2 préjugé ; 3 discrimination ; 4 discrimination.

Troubles sociaux du comportement et personnes exclues

Le jury demande les troubles sociaux du comportement et les personnes que la société laisse de côté : exclus, marginaux, personnes sans domicile, sans-papiers, déviants, personnes isolées, pauvreté, précarité étudiante.

À retenir

Repère 1

exclusion : mise à l'écart d'une partie de la population ; pauvreté et précarité en sont des causes ou des effets

Repère 2

déviant : personne qui s'écarte des normes du groupe ; marginal : personne vivant en marge des normes

Repère 3

sociopathes et psychopathes : troubles du comportement social, à ne pas confondre avec la déviance

Repère 4

problématique du programme : insertion et exclusion, marchand et non marchand

Méthode

  1. Exclu, marginal, déviant, isolé.
  2. Économiques, sociales, personnelles.

Exemple expliqué

Lis les situations du document.

Quatre situations.
1. Une famille vit dans une caravane, choisit de ne pas envoyer ses enfants à l'école et refuse le travail salarié : elle vit en communauté alternative.
2. Un groupe de jeunes vole régulièrement dans des magasins.
3. Un demandeur d'asile sans papiers n'a ni permis de travail ni logement stable.
4. Une étudiante d'une famille modeste saute des repas faute d'argent pour se nourrir.

  1. Situation 1. Marginale : la famille vit en marge des normes dominantes (école, travail salarié), par choix.

  2. Situation 2. Déviante : les jeunes enfreignent une norme, ici la loi, en volant.

  3. Situation 3. Exclue : la personne est tenue à l'écart de la société (travail, logement, droits) sans l'avoir choisi.

  4. Situation 4. Exclue, ou en situation de précarité : le manque de ressources la met à l'écart de ce que les autres étudiants peuvent faire. Toute réponse justifiée est acceptée.

  5. b) Causes de la précarité étudiante. Des ressources familiales insuffisantes, le coût du logement et des études, un emploi étudiant mal rémunéré ou incompatible avec les cours, l'isolement loin de la famille.

1 marginale ; 2 déviante ; 3 exclue ; 4 exclue, précarité ; b) ressources insuffisantes, coût du logement et des études.

La communication

La communication est l'échange d'un message entre un émetteur et un récepteur. Le jury demande la définition et le processus (Shannon et Weaver), l'école de Palo Alto et ses principes, le rôle et les types de communication, le non verbal et les obstacles.

À retenir

Repère 1

schéma de Shannon et Weaver : émetteur, message codé, canal, récepteur qui décode, avec un bruit qui peut perturber

Repère 2

école de Palo Alto : on ne peut pas ne pas communiquer ; toute communication a un contenu et une relation

Repère 3

communication verbale (les mots) et non verbale (gestes, regard, ton, posture) ; le non verbal est important

Repère 4

obstacles : bruit, préjugés, malentendus, écart de vocabulaire, émotions

Méthode

  1. Émetteur, canal, récepteur, bruit.
  2. Contenu et relation.
  3. Gestes, regard, ton.

Exemple expliqué

Réponds aux questions suivantes.

Une conversation téléphonique. Elsa dit à Tom : « Je passe te chercher à 18 h. » Le téléphone d'Elsa transforme sa voix en signal électrique, qui voyage par le réseau téléphonique. Un grésillement couvre l'heure. Tom entend les mots, les interprète et comprend « 8 h ».

Éléments à situer. 1 Elsa ; 2 le signal électrique qui contient la phrase ; 3 le réseau téléphonique ; 4 Tom ; 5 le grésillement.
Termes du schéma. a) émetteur ; b) message codé ; c) canal ; d) récepteur ; e) bruit.

  1. a) Le schéma. Elsa est l'émetteur (a). Le signal qui contient la phrase est le message codé (b). Le réseau téléphonique est le canal (c). Tom est le récepteur qui décode le message (d). Le grésillement est le bruit (e).

  2. b) L'erreur de Tom. Le bruit a perturbé le canal et couvert une partie du message : Tom a décodé un message incomplet et l'a complété par lui-même. La communication est déformée quand le bruit s'ajoute au message.

a) 1-a ; 2-b ; 3-c ; 4-d ; 5-e ; b) le bruit couvre le message dans le canal, donc le récepteur le décode mal.

Exercice 1

Associe chaque expérience ou théorie de la psychologie sociale à son thème. Écris les paires sous la forme 1-a, 2-b…

Expériences et théories. 1 Asch ; 2 Milgram ; 3 Zimbardo ; 4 Merton.

Thèmes.
a) La soumission à l'autorité : des personnes envoient des chocs électriques sur ordre.
b) Le conformisme : des personnes donnent une réponse fausse pour suivre le groupe.
c) L'influence d'un rôle : des gardiens et des prisonniers dans une prison simulée.
d) La déviance comme écart entre les buts valorisés par la société et les moyens légitimes pour les atteindre.

  1. a.

    Associe chaque expérience ou théorie (1 à 4) à son thème (a à d).

Correction

  1. Les paires

    Asch : le conformisme (b). Milgram : la soumission à l'autorité (a). Zimbardo : l'influence d'un rôle, dans l'expérience de la prison de Stanford (c). Merton : la déviance comme écart entre buts et moyens (d).

1-b ; 2-a ; 3-c ; 4-d

Exercice 2

Pour chaque situation du document, réponds à la question : S'agit-il d'un stéréotype, d'un préjugé ou d'une discrimination ? Justifie en une phrase.

Quatre situations.
1. « Les ados sont tous collés à leur téléphone. »
2. « Je n'aime pas cet élève : il est nouveau et il a un accent, il doit être arrogant. »
3. Un propriétaire refuse de louer son appartement à une famille à cause de son origine.
4. Un employeur écarte sans les lire les candidatures de personnes de plus de 55 ans.

  1. 1.

    Situation 1 : S'agit-il d'un stéréotype, d'un préjugé ou d'une discrimination ? Justifie en une phrase.

  2. 2.

    Situation 2 : S'agit-il d'un stéréotype, d'un préjugé ou d'une discrimination ? Justifie en une phrase.

  3. 3.

    Situation 3 : S'agit-il d'un stéréotype, d'un préjugé ou d'une discrimination ? Justifie en une phrase.

  4. 4.

    Situation 4 : S'agit-il d'un stéréotype, d'un préjugé ou d'une discrimination ? Justifie en une phrase.

Correction

  1. Situation 1

    Stéréotype : une image simplifiée et partagée d'un groupe (les ados), appliquée à tous ses membres.

  2. Situation 2

    Préjugé : un jugement porté d'avance sur une personne, sans la connaître, à partir de sa situation (nouveau, accent).

  3. Situation 3

    Discrimination : un traitement défavorable (refus de location) fondé sur l'origine, c'est-à-dire un acte.

  4. Situation 4

    Discrimination : un traitement défavorable fondé sur l'âge, un acte qui écarte des personnes sans les avoir évaluées.

1 stéréotype ; 2 préjugé ; 3 discrimination ; 4 discrimination.

Barème de cet exercice

  • 1 : Situation 1 : stéréotype justifié (2 points)
  • 2 : Situation 2 : préjugé justifié (2 points)
  • 3 : Situation 3 : discrimination justifiée (2 points)
  • 4 : Situation 4 : discrimination justifiée (2 points)

Exercice 3

Réponds aux questions suivantes.

Une conversation téléphonique. Elsa dit à Tom : « Je passe te chercher à 18 h. » Le téléphone d'Elsa transforme sa voix en signal électrique, qui voyage par le réseau téléphonique. Un grésillement couvre l'heure. Tom entend les mots, les interprète et comprend « 8 h ».

Éléments à situer. 1 Elsa ; 2 le signal électrique qui contient la phrase ; 3 le réseau téléphonique ; 4 Tom ; 5 le grésillement.
Termes du schéma. a) émetteur ; b) message codé ; c) canal ; d) récepteur ; e) bruit.

  1. a.

    Associe chaque élément (1 à 5) au terme du schéma (a à e).

  2. b.

    Explique pourquoi Tom comprend 8 h au lieu de 18 h.

Correction

  1. a) Le schéma

    Elsa est l'émetteur (a). Le signal qui contient la phrase est le message codé (b). Le réseau téléphonique est le canal (c). Tom est le récepteur qui décode le message (d). Le grésillement est le bruit (e).

  2. b) L'erreur de Tom

    Le bruit a perturbé le canal et couvert une partie du message : Tom a décodé un message incomplet et l'a complété par lui-même. La communication est déformée quand le bruit s'ajoute au message.

a) 1-a ; 2-b ; 3-c ; 4-d ; 5-e ; b) le bruit couvre le message dans le canal, donc le récepteur le décode mal.

Barème de cet exercice

  • a : Émetteur, message codé, canal, récepteur et bruit associés (3 points)
  • b : Explication par le bruit et le décodage incomplet (2 points)

Exercice 4

Lis le document, puis réponds.

Document : l'expérience de base de Stanley Milgram.

Dans les années 1960, à l'université de Yale, le psychologue Stanley Milgram recrute 40 hommes volontaires. Chaque volontaire joue le rôle d'« enseignant » : il doit envoyer à un « élève » un choc électrique chaque fois que celui-ci se trompe, avec une intensité qui augmente de 15 volts à chaque erreur, jusqu'à 450 volts. L'élève est un complice de l'expérimentateur et ne reçoit aucun véritable choc, mais les volontaires l'ignorent. Quand l'enseignant hésite, l'expérimentateur, en blouse grise, lui ordonne de continuer. Résultat : 26 volontaires sur 40 sont allés jusqu'au choc maximal de 450 volts.

Source : Stanley Milgram, Behavioral Study of Obedience, Journal of Abnormal and Social Psychology, vol. 67, 1963, p. 371-378.

  1. a.

    Décris le rôle de chaque personne présente dans l'expérience.

  2. b.

    Calcule le pourcentage de volontaires qui sont allés jusqu'à 450 volts.

  3. c.

    Que montre cette expérience sur la soumission à l'autorité ?

  4. d.

    Donne une raison qui explique que les volontaires aient continué, et une limite éthique de l'expérience.

Correction

  1. a) Les rôles

    L'enseignant est le volontaire, qui croit envoyer des chocs. L'élève est un complice qui simule la douleur et ne reçoit pas de choc. L'expérimentateur est l'autorité : il ordonne de continuer.

  2. b) Le pourcentage

    26 / 40 × 100 = 65 % des volontaires sont allés jusqu'au choc maximal.

  3. c) La soumission à l'autorité

    Une majorité de personnes ordinaires obéit à un ordre d'une autorité, même quand cet ordre les conduit à faire souffrir quelqu'un et que leur conscience proteste. La soumission dépend de la situation (une autorité perçue comme légitime) plus que de la personnalité.

  4. d) Une raison et une limite éthique

    Raisons possibles : l'autorité est perçue comme légitime (l'université, la science), l'intensité augmente par petites étapes, et la responsabilité est reportée sur l'expérimentateur. Limite éthique : les volontaires ont été trompés et ont subi un stress important.

a) enseignant (volontaire), élève (complice), expérimentateur (autorité) ; b) 65 % ; c) une majorité de personnes ordinaires obéit à une autorité ; d) autorité légitime, étapes progressives, responsabilité reportée ; limite : tromperie et stress.

Barème de cet exercice

  • a : Trois rôles décrits (2 points)
  • b : Calcul du pourcentage (65 %) (2 points)
  • c : Concept de soumission à l'autorité expliqué avec le résultat (3 points)
  • d : Une raison de l'obéissance (2 points)
  • d : Une limite éthique (1 point)

Exercice 5

Lis les situations du document.

Quatre situations.
1. Une famille vit dans une caravane, choisit de ne pas envoyer ses enfants à l'école et refuse le travail salarié : elle vit en communauté alternative.
2. Un groupe de jeunes vole régulièrement dans des magasins.
3. Un demandeur d'asile sans papiers n'a ni permis de travail ni logement stable.
4. Une étudiante d'une famille modeste saute des repas faute d'argent pour se nourrir.

  1. a.

    Pour chacune, dis si les personnes sont plutôt marginales, déviantes ou exclues, et justifie.

  2. b.

    Cite deux causes possibles de la précarité étudiante.

Correction

  1. Situation 1

    Marginale : la famille vit en marge des normes dominantes (école, travail salarié), par choix.

  2. Situation 2

    Déviante : les jeunes enfreignent une norme, ici la loi, en volant.

  3. Situation 3

    Exclue : la personne est tenue à l'écart de la société (travail, logement, droits) sans l'avoir choisi.

  4. Situation 4

    Exclue, ou en situation de précarité : le manque de ressources la met à l'écart de ce que les autres étudiants peuvent faire. Toute réponse justifiée est acceptée.

  5. b) Causes de la précarité étudiante

    Des ressources familiales insuffisantes, le coût du logement et des études, un emploi étudiant mal rémunéré ou incompatible avec les cours, l'isolement loin de la famille.

1 marginale ; 2 déviante ; 3 exclue ; 4 exclue, précarité ; b) ressources insuffisantes, coût du logement et des études.

Barème de cet exercice

  • a : Situation 1 : marginale justifiée (2 points)
  • a : Situation 2 : déviante justifiée (2 points)
  • a : Situation 3 : exclue justifiée (2 points)
  • a : Situation 4 : exclue ou précarité, justifiée (2 points)
  • b : Deux causes de la précarité étudiante (2 points)

Exercice 6

Lis le document.

1 à 5) Selon la théorie de Merton, quel type d'adaptation illustre chaque personne (conformisme, innovation, ritualisme, évasion ou rébellion) ?
6) Explique, avec cette théorie, comment la délinquance peut apparaître.

Cinq personnes.
1. Amina étudie sérieusement, respecte les règles et vise un bon diplôme.
2. Léo veut à tout prix réussir financièrement. Sans diplôme, il se lance dans le trafic d'objets volés.
3. Marc, employé, applique chaque règle mais ne croit plus à une promotion.
4. Sam ne croit plus ni à la réussite sociale ni aux moyens de l'obtenir et se retire de la vie sociale.
5. Un collectif rejette la réussite fondée sur l'argent et propose d'autres règles de vie.

  1. 1.

    Personne 1 : quel type d'adaptation ?

  2. 2.

    Personne 2 : quel type d'adaptation ?

  3. 3.

    Personne 3 : quel type d'adaptation ?

  4. 4.

    Personne 4 : quel type d'adaptation ?

  5. 5.

    Personne 5 : quel type d'adaptation ?

  6. 6.

    Explique, avec la théorie de Merton, comment la délinquance peut apparaître.

Correction

  1. 1 à 5

    1 : conformisme (buts et moyens légitimes acceptés). 2 : innovation (le but de la réussite est accepté, les moyens légitimes sont rejetés). 3 : ritualisme (les moyens sont respectés, le but est abandonné). 4 : évasion ou retrait (le but et les moyens sont abandonnés). 5 : rébellion (buts et moyens sont rejetés et remplacés par d'autres).

  2. 6

    Pour Merton, la société valorise des buts (réussir, gagner de l'argent) et offre des moyens légitimes (études, emploi) qui ne sont pas accessibles à tous. Quand l'écart entre les buts valorisés et les moyens légitimes disponibles est trop grand, des personnes cherchent d'autres moyens, illégitimes : c'est l'innovation, qui peut conduire à la délinquance.

1 conformisme ; 2 innovation ; 3 ritualisme ; 4 évasion ; 5 rébellion ; 6 écart entre buts valorisés et moyens légitimes, d'où l'innovation.

Barème de cet exercice

  • 1 : Personne 1 : conformisme (1 point)
  • 2 : Personne 2 : innovation (1 point)
  • 3 : Personne 3 : ritualisme (1 point)
  • 4 : Personne 4 : évasion (1 point)
  • 5 : Personne 5 : rébellion (1 point)
  • 6 : Buts valorisés et moyens légitimes inégalement accessibles (2 points)
  • 6 : Écart qui pousse vers l'innovation et la délinquance (3 points)

Exercice 7

Lis la scène du document, puis réponds.

Une scène de classe. Le professeur dit : « Vous me rendrez ce travail dans la quinzaine. » Certains élèves comprennent « dans quinze jours », d'autres « au prochain cours ». Au fond de la classe, Malik, les bras croisés, ne dit rien. Le professeur pense qu'il refuse de travailler et lance, d'un ton sec : « Bon, très bien. »

  1. a.

    Dessine le schéma de la communication de Shannon et Weaver pour la consigne du professeur, en plaçant chaque élément de la scène.

  2. b.

    Cite deux obstacles à la communication dans cette scène.

  3. c.

    Applique un principe de l'école de Palo Alto au silence de Malik.

  4. d.

    Dans le « Bon, très bien » dit d'un ton sec, distingue le contenu et la relation.

  5. e.

    Reformule la consigne du professeur pour éviter le malentendu.

Correction

  1. a) Le schéma

    Émetteur : le professeur. Message codé : la phrase « dans la quinzaine ». Canal : la voix, dans la salle de classe. Récepteur : les élèves, qui décodent le message. Bruit : le mot quinzaine compris de deux façons, les échanges dans la classe. Les flèches vont de l'émetteur au récepteur en passant par le canal, le bruit agissant sur le canal.

  2. b) Deux obstacles

    Un mot ambigu (quinzaine) que les élèves interprètent différemment, un écart de vocabulaire ; la mauvaise interprétation du silence de Malik ; l'irritation du professeur qui bloque le dialogue. Deux obstacles cohérents sont acceptés.

  3. c) Palo Alto

    On ne peut pas ne pas communiquer : le silence et les bras croisés de Malik sont un message, que le professeur interprète comme un refus. Ce n'est peut-être pas ce que Malik voulait dire.

  4. d) Contenu et relation

    Contenu : Bon, très bien exprime l'accord apparent ou la résignation. Relation : le ton sec montre l'agacement et l'autorité du professeur, et met de la distance entre lui et les élèves. Toute communication a un contenu et une relation, et ici les deux ne concordent pas.

  5. e) Reformulation

    Par exemple : Vous me rendrez ce travail le vendredi 13 mars, au début du cours. La consigne précise une date, sans terme ambigu.

a) émetteur : professeur ; message codé : phrase ; canal : voix en classe ; récepteur : élèves ; bruit : mot ambigu ; b) mot ambigu, silence mal interprété ; c) on ne peut pas ne pas communiquer ; d) contenu : accord apparent, relation : agacement ; e) donner une date précise.

Barème de cet exercice

  • a : Schéma : émetteur, message, canal et récepteur situés (2 points)
  • a : Schéma : bruit situé et flèches (1 point)
  • b : Deux obstacles cités (2 points)
  • c : Principe de Palo Alto appliqué au silence de Malik (2 points)
  • d : Contenu et relation distingués (3 points)
  • e : Reformulation précise (2 points)

Exercice 8

Lis l'article du document, puis réponds.

Document : un article de presse (fictif).

Le Petit Valmontois, 21 novembre 2026 : « Seuls au milieu de la ville »

M. Delvaux a 82 ans. Depuis le décès de son épouse, il vit seul dans un appartement au quatrième étage, sans ascenseur. Il sort de moins en moins et ne sait pas utiliser les services en ligne de sa commune. Sa pension est modeste. « Personne ne m'appelle, dit-il. Les jeunes pensent que les vieux sont toujours de mauvaise humeur, alors je n'ose plus parler aux voisins. » Une assistante sociale du CPAS lui rend visite depuis peu et lui a proposé des repas à domicile et une activité au centre de jour.

Source : article fictif de Capcess.

  1. a.

    Cette personne est-elle marginale, déviante ou exclue ? Justifie.

  2. b.

    Relève trois causes de son isolement.

  3. c.

    Cite deux conséquences possibles de cet isolement.

  4. d.

    Relève un stéréotype dans le texte et explique son danger.

  5. e.

    Propose trois réponses sociales, en nommant une institution.

Correction

  1. a) Exclu

    Exclu, ou isolé : M. Delvaux est mis à l'écart de la vie sociale sans l'avoir choisi, par manque de relations, de mobilité et de moyens. Il ne vit pas en marge des normes par choix (marginalité) et n'a pas enfreint de norme (déviance).

  2. b) Trois causes

    Le décès de son épouse, la difficulté de sortir (quatrième étage sans ascenseur), une pension modeste, l'absence de maîtrise des services en ligne, la peur d'être mal jugé par les jeunes. Trois causes du texte sont acceptées.

  3. c) Deux conséquences

    Un risque de dépression et de tristesse, une santé qui se dégrade, la perte de l'autonomie, le repli sur soi et un isolement plus grand. Deux conséquences cohérentes sont acceptées.

  4. d) Un stéréotype

    Les jeunes pensent que les vieux sont toujours de mauvaise humeur : c'est un stéréotype, une image simplifiée appliquée à toute une catégorie de personnes. Son danger : il décourage les contacts et renforce l'isolement des personnes âgées, qui n'osent plus parler.

  5. e) Trois réponses sociales

    Le CPAS : visites d'une assistante sociale, repas à domicile, centre de jour. Des associations et des voisins : visites de bénévoles, aide pour les courses. Une aide pour apprendre les services en ligne, un transport adapté, des rencontres entre générations. Trois réponses cohérentes, dont une institution, sont acceptées.

a) exclu (isolé) : mise à l'écart subie ; b) décès de l'épouse, mobilité réduite, faibles revenus, services en ligne ; c) dépression, santé, repli sur soi ; d) stéréotype sur les vieux, il renforce l'isolement ; e) CPAS (visites, repas, centre de jour), bénévoles, rencontres entre générations.

Barème de cet exercice

  • a : Exclu : justification par le texte (2 points)
  • b : Trois causes relevées (3 points)
  • c : Deux conséquences (2 points)
  • d : Stéréotype relevé, danger expliqué (2 points)
  • e : Trois réponses sociales dont une institution (3 points)

Exercice 9

Lis le document, puis réponds.

Document : une rumeur (fictive).

Lundi soir, un message vocal circule dans les groupes de parents de l'école du Tilleul : « Ne laissez pas vos enfants manger à la cantine demain : une amie qui travaille à l'hôpital m'a dit que plusieurs enfants sont malades à cause de la viande. Partagez ! » Mardi matin, un autre message parle de « dix enfants à l'hôpital ». La directrice explique que trois élèves ont eu mal au ventre, sans lien établi avec la cantine, et qu'un contrôle sanitaire n'a rien révélé d'anormal. Entre-temps, une vingtaine de familles ont retiré leurs enfants de la cantine et le cuisinier a reçu des menaces sur les réseaux sociaux.

Source : texte fictif écrit par Capcess.

  1. a.

    Définis la rumeur.

  2. b.

    Montre comment la rumeur se construit et se déforme dans cet exemple.

  3. c.

    Relève deux facteurs qui l'ont favorisée.

  4. d.

    Quels dangers la rumeur a-t-elle causés ?

  5. e.

    Donne trois moyens de vérifier une information avant de la partager.

Correction

  1. a) Définition

    Une rumeur est une information non confirmée qui circule de personne en personne, souvent sur un sujet important et flou.

  2. b) Construction et déformation

    Elle naît d'une source lointaine (une amie qui travaille à l'hôpital) et d'un sujet important pour les parents : la santé des enfants. En passant d'une personne à l'autre, elle se déforme : « plusieurs enfants malades » devient « dix enfants à l'hôpital », alors que trois élèves ont eu mal au ventre. Elle s'exagère et se simplifie, et l'appel à partager la fait circuler plus vite.

  3. c) Facteurs favorables

    L'incertitude (personne ne sait vraiment ce qui s'est passé), la peur pour les enfants, l'émotion et la rapidité des messages vocaux et des groupes en ligne. Deux facteurs sont acceptés.

  4. d) Dangers

    Retrait de familles de la cantine, atteinte à la réputation de l'école et du cuisinier, menaces contre le cuisinier, peur inutile, harcèlement. Deux dangers cohérents sont acceptés.

  5. e) Vérifier avant de partager

    Chercher la source d'origine (qui a vu quoi), croiser avec d'autres sources fiables comme la direction de l'école ou les autorités sanitaires, contrôler la date et le contexte, ne pas partager sous le coup de l'émotion.

a) information non confirmée qui circule ; b) source lointaine, déformation de plusieurs enfants malades en dix enfants à l'hôpital ; c) peur, incertitude, réseaux rapides ; d) retraits, menaces, atteinte à la réputation ; e) source, recoupement, date, ne pas partager sous le coup de l'émotion.

Barème de cet exercice

  • a : Définition de la rumeur (1 point)
  • b : Source lointaine et sujet important relevés (2 points)
  • b : Déformation illustrée par deux versions du message (2 points)
  • c : Deux facteurs favorables justifiés (2 points)
  • d : Deux dangers relevés dans le document (2 points)
  • e : Trois moyens de vérification pertinents (3 points)

Exercice 10

Lis la situation du document, puis réponds.

Situation. Dans une classe, trois élèves participent à l'exclusion d'Adam du groupe de messagerie de la classe.
1. Léa ne veut pas, mais elle suit le groupe : « Tout le monde le fait. »
2. Tom obéit à Lucas, le chef de la bande, qui lui dit : « Fais-le, ou tu sors du groupe. » Tom pense que la responsabilité est celle de Lucas.
3. Nour, nommée responsable de la discipline pendant un voyage de classe, devient de plus en plus autoritaire et se moque de ceux qui ne suivent pas ses règles.

  1. a.

    Pour chacun des trois élèves, dis quelle expérience de la psychologie sociale (Asch, Milgram ou Zimbardo) éclaire le mieux son comportement et justifie avec le phénomène étudié.

  2. b.

    Explique le lien entre norme, valeur et rôle dans le comportement de Nour.

  3. c.

    Donne un moyen de résister à l'influence pour chacun des trois cas.

  4. d.

    Aucune expérience n'explique à elle seule l'exclusion d'Adam : explique pourquoi il est utile de croiser plusieurs théories.

Correction

  1. a) Les trois expériences

    Léa : l'expérience d'Asch, le conformisme : elle suit le groupe contre son opinion. Tom : l'expérience de Milgram, la soumission à l'autorité : il obéit à un chef et reporte la responsabilité sur lui. Nour : l'expérience de Zimbardo, l'influence d'un rôle : le statut de responsable de la discipline change son comportement.

  2. b) Norme, valeur et rôle chez Nour

    Le rôle de responsable de la discipline attend d'elle qu'elle fasse respecter les règles (norme) et la valeur de l'ordre est mise en avant. Nour interprète son rôle de façon de plus en plus dure : la norme du groupe et le rôle l'autorisent à se moquer des autres.

  3. c) Résister

    Léa : trouver un allié qui pense comme elle, car un seul allié réduit le conformisme. Tom : refuser un ordre injuste et rappeler que chacun est responsable de ses actes. Nour : rappeler les limites du rôle, avec un adulte qui encadre et des règles qui protègent chacun.

  4. d) Croiser les théories

    Une même situation combine plusieurs influences : le groupe (Asch), l'autorité (Milgram), le rôle (Zimbardo). Croiser les théories permet de comprendre plusieurs causes, de repérer des leviers différents et d'éviter les explications simplistes.

a) Léa : Asch, conformisme ; Tom : Milgram, soumission à l'autorité ; Nour : Zimbardo, influence du rôle ; b) rôle qui impose des normes et une valeur d'ordre ; c) un allié, refuser un ordre injuste, encadrer le rôle ; d) plusieurs causes agissent ensemble.

Barème de cet exercice

  • a : Léa : Asch et conformisme justifiés (2 points)
  • a : Tom : Milgram et soumission justifiés (2 points)
  • a : Nour : Zimbardo et influence du rôle justifiés (2 points)
  • b : Norme, valeur et rôle articulés (2 points)
  • c : Un moyen de résister pour chacun des trois cas (2 points)
  • d : Intérêt de croiser plusieurs théories (2 points)

Programme et consignes

Les consignes dépendent du cycle. Vérifie celles de ton inscription ; les exemples officiels ne couvrent pas tout le programme.