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Les impacts de l'Homme sur les écosystèmes
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À revoir avant : Écosystèmes : réseaux trophiques et transferts, Les causes du déclin de la biodiversité.
Ressources par notion
Fiche de révision
- Repère 1 : cinq causes : surexploitation des ressources, fragmentation des habitats, pollution, invasions biologiques, changements climatiques
- Repère 2 : eutrophisation : un excès de nitrates et de phosphates, par exemple du lisier, fait proliférer les algues ; leur décomposition consomme le dioxygène de l'eau
- Repère 3 : variation d'un effectif, en % :
- Repère 1 : catégories de l'UICN, de la plus grave à la moins grave : éteinte, éteinte à l'état sauvage, en danger critique, en danger, vulnérable, quasi menacée, préoccupation mineure
- Repère 2 : espèce invasive : introduite hors de son aire d'origine, sans régulation naturelle, elle se répand vite et concurrence ou mange les espèces indigènes
- Repère 3 : exemples : balsamine de l'Himalaya, berce du Caucase, coccinelle asiatique, algue Caulerpa taxifolia
- Repère 1 : quatre familles de services : approvisionnement, régulation, culturels et soutien
- Repère 2 : exemples : une zone humide stocke l'eau et limite les inondations ; une forêt produit du bois et stocke du carbone ; les abeilles pollinisent les cultures
- Repère 1 : six types de surfaces : cultures, pâturages, forêts, zones de pêche, surfaces bâties et forêts nécessaires pour absorber le dioxyde de carbone des énergies fossiles
- Repère 2 : nombre de planètes nécessaires :
- Fragmentation : Séparation d’un habitat en parties dont les échanges deviennent difficiles.
- Corridor écologique : Connexion favorisant le déplacement d’espèces entre habitats.
- Restauration : Actions visant à retrouver des conditions écologiques et des fonctions dégradées.
Les causes du déclin de la biodiversité
La biodiversité a toujours varié, avec des extinctions massives au cours des temps géologiques. Aujourd'hui, cinq causes principales la font reculer : la surexploitation des ressources, la fragmentation des habitats, la pollution, les invasions biologiques et les changements climatiques. Elles viennent surtout de l'agriculture intensive, de l'industrie, de l'urbanisation et de la surpêche.
À retenir
- Repère 1
cinq causes : surexploitation des ressources, fragmentation des habitats, pollution, invasions biologiques, changements climatiques
- Repère 2
eutrophisation : un excès de nitrates et de phosphates, par exemple du lisier, fait proliférer les algues ; leur décomposition consomme le dioxygène de l'eau
- Repère 3
variation d'un effectif, en % :
Méthode
- Surexploitation, fragmentation, pollution, invasions biologiques et changements climatiques.
- Agriculture intensive, urbanisation, industrie et surpêche modifient le fonctionnement des écosystèmes.
- Effectif final moins effectif initial, divisé par l'effectif initial, fois 100.
Exemple expliqué
Cocher la proposition qui n'est pas l'une des cinq causes principales de la diminution de la biodiversité d'un écosystème.
Les cinq causes principales. Le programme retient cinq causes de la diminution de la biodiversité : la surexploitation des ressources, la fragmentation des habitats, la pollution, les invasions biologiques et les changements climatiques.
Chaque proposition. La surexploitation des ressources, la fragmentation des habitats et les invasions biologiques sont trois des cinq causes. La sélection naturelle est un mécanisme de l'évolution, qui n'est pas une cause de déclin due à l'Homme.
La sélection naturelle.
Espèces menacées et espèces invasives
La Liste rouge de l'UICN classe les espèces selon leur risque d'extinction, de préoccupation mineure à éteinte, selon la taille des populations et le nombre d'individus reproducteurs. Une espèce peut être peu menacée dans le monde et menacée en Belgique, comme le tétras-lyre. Une espèce invasive, déplacée par l'Homme, se multiplie sans prédateurs ni parasites et concurrence les espèces locales.
À retenir
- Repère 1
catégories de l'UICN, de la plus grave à la moins grave : éteinte, éteinte à l'état sauvage, en danger critique, en danger, vulnérable, quasi menacée, préoccupation mineure
- Repère 2
espèce invasive : introduite hors de son aire d'origine, sans régulation naturelle, elle se répand vite et concurrence ou mange les espèces indigènes
- Repère 3
exemples : balsamine de l'Himalaya, berce du Caucase, coccinelle asiatique, algue Caulerpa taxifolia
Méthode
- Les catégories vont de préoccupation mineure à éteinte, selon la taille et l'évolution des populations.
- Habitat réduit ou morcelé, faible reproduction, prédateurs, maladies ou concurrence.
- Introduite par l'Homme, sans ennemis naturels, elle se répand vite et évince les espèces locales.
Exemple expliqué
Analyser le document, puis répondre aux questions.
Document : la coccinelle asiatique
La coccinelle asiatique a été introduite en Europe pour lutter contre les pucerons dans les cultures. Elle s'est répandue dans toute la Belgique depuis le début des années 2000. Elle mange beaucoup de pucerons, mais aussi les œufs et les larves d'autres coccinelles. Elle n'a presque aucun prédateur ni parasite en Europe et se reproduit vite.
Inventaire dans un parc (données inventées) : la coccinelle à deux points, une espèce locale, représentait 45 % des coccinelles récoltées en 2002 et 8 % en 2012.
Question 1. Une espèce invasive est introduite par l'Homme hors de son aire d'origine, se répand vite et nuit aux espèces locales.
Réponse. Une espèce invasive.
Question 2. Sans régulation naturelle par des prédateurs ou des parasites, et avec une reproduction rapide, sa population croît vite.
Réponse. Elle n'a presque pas de prédateurs ni de parasites et se reproduit vite.
Question 3. Deux effets directs, la concurrence et la prédation, s'ajoutent à l'absence de régulation.
Réponse rédigée. La coccinelle asiatique se nourrit des mêmes proies que les coccinelles locales, les pucerons, et elle est en concurrence avec elles pour cette nourriture. Elle mange aussi les œufs et les larves des coccinelles locales. Comme elle n'a presque pas de prédateurs ni de parasites, sa population augmente vite pendant que celle des coccinelles locales diminue, comme le montre l'inventaire.
Question 4. Une espèce invasive concurrence, mange ou parasite les espèces locales : elle est l'une des cinq causes du déclin de la biodiversité.
Réponse. Faux.
1) Une espèce invasive ; 2) Elle n'a presque pas de prédateurs ni de parasites et se reproduit vite ; 3) voir la réponse rédigée ; 4) Faux
Les services rendus par les écosystèmes
Les écosystèmes rendent des services. Approvisionnement : nourriture, eau douce, bois, fibres, médicaments, ressources génétiques. Régulation : qualité de l'air et de l'eau, climat, érosion, inondations, pollinisation. Services culturels : loisirs et paysages. Soutien : production primaire et cycle de l'eau. Les préserver protège aussi notre santé et notre bien-être.
À retenir
- Repère 1
quatre familles de services : approvisionnement, régulation, culturels et soutien
- Repère 2
exemples : une zone humide stocke l'eau et limite les inondations ; une forêt produit du bois et stocke du carbone ; les abeilles pollinisent les cultures
Méthode
- Approvisionnement, régulation, services culturels et soutien.
- Un écosystème dégradé ne rend plus ses services, souvent coûteux ou impossibles à remplacer.
Exemple expliqué
Une zone humide stocke l'eau lors des fortes pluies et limite ainsi les inondations en aval. Cocher la catégorie de services rendus par les écosystèmes à laquelle appartient ce service.
Trois catégories de services. Les services rendus par les écosystèmes se rangent en trois catégories : production (nourriture, eau douce, bois, fibres, médicaments), régulation (qualité de l'air et de l'eau, climat, érosion, inondations, pollinisation) et bien-être (loisirs, paysages).
Le cas. Stocker l'eau et limiter les inondations modère un phénomène naturel : c'est un service de régulation.
Un service de régulation.
L'empreinte écologique
L'empreinte écologique mesure la surface de terre et de mer nécessaire pour produire ce qu'une personne consomme et pour absorber ses déchets, dont le dioxyde de carbone. Elle s'exprime en hectares par personne. On la compare à la surface disponible par habitant : quand l'empreinte la dépasse, l'humanité consomme plus que ce que la planète renouvelle.
À retenir
- Repère 1
six types de surfaces : cultures, pâturages, forêts, zones de pêche, surfaces bâties et forêts nécessaires pour absorber le dioxyde de carbone des énergies fossiles
- Repère 2
nombre de planètes nécessaires :
Méthode
- Surface nécessaire pour produire nos ressources et absorber nos déchets, en hectares par personne.
- On divise l'empreinte par personne par la surface disponible par personne.
- Moins de viande, moins de voiture et d'avion, moins d'énergie et de déchets.
Exemple expliqué
Un document indique que l'empreinte écologique moyenne d'un habitant d'un pays est de 5,4 hectares par personne. La surface productive disponible sur Terre est de 1,6 hectare par personne.
Toute réponse numérique est justifiée par un calcul détaillé : la grandeur recherchée, la formule utilisée, le calcul effectué, la réponse numérique et l'unité.
Question 1. Grandeur cherchée : le nombre de planètes nécessaires. Formule : nombre de planètes = empreinte par personne / surface disponible par personne. Calcul : 5,4 / 1,6 = 3,375. Réponse : il faudrait environ 3,4 planètes.
Environ 3,4 planètes.
Protéger et restaurer la biodiversité
La biodiversité comprend la diversité des espèces, des milieux et des variations génétiques au sein des espèces. Protéger un milieu limite les pressions qui le dégradent ; restaurer cherche à rétablir ses conditions de fonctionnement. Un espace vert très fréquenté n’est pas nécessairement un habitat favorable à toutes les espèces : nourriture, abris, reproduction et tranquillité comptent aussi.
La fragmentation coupe un habitat en parties isolées. Des connexions adaptées, comme des haies, des bandes végétalisées ou des passages pour la faune, peuvent permettre déplacement, reproduction et recolonisation. Le maillage vert concerne les milieux terrestres ; le maillage bleu les cours d’eau, plans d’eau et zones humides. Une connexion utile à une espèce peut être insuffisante pour une autre.
Une mesure doit répondre à une pression identifiée : réduire des rejets pour un cours d’eau pollué, préserver des zones humides, gérer une pelouse pour éviter son embroussaillement. Le suivi compare l’état avant et après : qualité du milieu, espèces indicatrices ou réussite de la reproduction. Planter des arbres partout ne convient pas, par exemple, à une pelouse abritant des espèces de milieu ouvert.
À retenir
- Fragmentation
Séparation d’un habitat en parties dont les échanges deviennent difficiles.
- Corridor écologique
Connexion favorisant le déplacement d’espèces entre habitats.
- Restauration
Actions visant à retrouver des conditions écologiques et des fonctions dégradées.
Méthode
- Décris la pression et les besoins de l’espèce ou du milieu.
- Choisis une mesure qui agit sur cette pression.
- Explique le mécanisme attendu, sans promettre un effet automatique.
- Propose un indicateur et un suivi dans la durée.
Exemple expliqué
Situation fictive : deux mares accueillent des amphibiens, mais une route coupe leurs déplacements. Propose une mesure et un indicateur pour l’évaluer.
Le problème est la coupure des trajets et la mortalité lors de traversées.
Un passage adapté, accompagné de dispositifs guidant les animaux, peut relier les habitats.
On compare la mortalité sur la route et l’usage du passage avant et après l’aménagement, sur plusieurs saisons.
Un passage pour amphibiens répond à la fragmentation ; mortalité et traversées permettent d’en suivre l’effet.
Points à surveiller
- Choisir une mesure sans relier celle-ci à une pression.
- Confondre plantation décorative et restauration d’un habitat.
Exercice 1
Cocher la proposition qui n'est pas l'une des cinq causes principales de la diminution de la biodiversité d'un écosystème.
- La surexploitation des ressources
- La fragmentation des habitats
- Les invasions biologiques
- La sélection naturelle
Voir la correction
- Les cinq causes principales
Le programme retient cinq causes de la diminution de la biodiversité : la surexploitation des ressources, la fragmentation des habitats, la pollution, les invasions biologiques et les changements climatiques.
- Chaque proposition
La surexploitation des ressources, la fragmentation des habitats et les invasions biologiques sont trois des cinq causes. La sélection naturelle est un mécanisme de l'évolution, qui n'est pas une cause de déclin due à l'Homme.
La sélection naturelle.
Exercice 2
Un document indique que l'empreinte écologique moyenne d'un habitant d'un pays est de 5,4 hectares par personne. La surface productive disponible sur Terre est de 1,6 hectare par personne.
Toute réponse numérique est justifiée par un calcul détaillé : la grandeur recherchée, la formule utilisée, le calcul effectué, la réponse numérique et l'unité.
- 1.
Calculer le nombre de planètes Terre nécessaires si tous les humains vivaient comme cet habitant. Arrondir à une décimale.
Voir la correction
- Question 1
Grandeur cherchée : le nombre de planètes nécessaires. Formule : nombre de planètes = empreinte par personne / surface disponible par personne. Calcul : 5,4 / 1,6 = 3,375. Réponse : il faudrait environ 3,4 planètes.
Environ 3,4 planètes.
Barème de cet exercice
- 1 : Grandeur cherchée et formule : nombre de planètes = empreinte par personne / surface disponible par personne (1 point)
- 1 : Calcul effectué : 5,4 / 1,6 = 3,375 (1 point)
- 1 : Réponse numérique arrondie avec son unité : 3,4 planètes (1 point)
Exercice 3
Un inventaire compte 850 individus d'une espèce de papillons dans une réserve en 2005 et 612 individus en 2025.
Toute réponse numérique est justifiée par un calcul détaillé : la grandeur recherchée, la formule utilisée, le calcul effectué, la réponse numérique et l'unité.
- 1.
Calculer la variation, en pourcentage, de l'effectif de la population entre 2005 et 2025.
Voir la correction
- Question 1
Grandeur cherchée : la variation de l'effectif en pourcentage. Formule : variation = (final − initial) / initial × 100. Calcul : (612 − 850) / 850 × 100 = −238 / 850 × 100 = −28. Réponse : l'effectif a diminué de 28 %.
−28 % : l'effectif a diminué de 28 %.
Barème de cet exercice
- 1 : Formule : variation (%) = (effectif final − effectif initial) / effectif initial × 100 (1 point)
- 1 : Calcul effectué : (612 − 850) / 850 × 100 (1 point)
- 1 : Réponse avec son signe et son unité : −28 %, l'effectif a diminué de 28 % (1 point)
Exercice 4
L'empreinte écologique de Sacha, en hectares par personne, se répartit ainsi.
La surface productive disponible est de 1,6 hectare par personne.
Toute réponse numérique est justifiée par un calcul détaillé : la grandeur recherchée, la formule utilisée, le calcul effectué, la réponse numérique et l'unité.
- 1.
Calculer l'empreinte écologique totale de Sacha.
- 2.
Calculer le nombre de planètes nécessaires si tous les humains vivaient comme Sacha. Arrondir à une décimale.
- 3.
Sacha adopte une alimentation végétarienne : l'empreinte de son alimentation diminue de 0,7 ha. Calculer de combien de pour cent son empreinte totale diminue. Arrondir à l'unité.
- 4.
Proposer deux autres changements qui réduiraient l'empreinte de Sacha : un pour les déplacements et un pour la consommation de biens. Justifier.
Voir la correction
- Question 1
Calcul : 1,9 + 1,4 + 1,1 + 0,9 + 0,5 = 5,8. Réponse : 5,8 ha par personne.
- Question 2
Formule : nombre de planètes = empreinte / surface disponible. Calcul : 5,8 / 1,6 = 3,625. Réponse : environ 3,6 planètes.
- Question 3
Nouvelle empreinte : 5,8 − 0,7 = 5,1 ha. Formule : variation (%) = (ancienne − nouvelle) / ancienne × 100. Calcul : (5,8 − 5,1) / 5,8 × 100 = 12,07. Réponse : l'empreinte diminue d'environ 12 %.
- Question 4
Déplacements : remplacer la voiture par le vélo ou les transports en commun réduit les émissions de dioxyde de carbone, donc la surface de forêt nécessaire pour l'absorber. Consommation : acheter d'occasion ou réparer réduit les ressources consommées et les surfaces nécessaires pour les produire.
1) 5,8 ha ; 2) 3,6 planètes ; 3) diminution d'environ 12 % ; 4) vélo ou transports en commun ; achat d'occasion ou réparation.
Barème de cet exercice
- 1 : Calcul effectué : 1,9 + 1,4 + 1,1 + 0,9 + 0,5 (1 point)
- 1 : Réponse avec son unité : 5,8 ha par personne (1 point)
- 2 : Formule : nombre de planètes = empreinte / surface disponible par personne (1 point)
- 2 : Calcul effectué : 5,8 / 1,6 = 3,625 (1 point)
- 2 : Réponse arrondie avec son unité : 3,6 planètes (1 point)
- 3 : Nouvelle empreinte : 5,8 − 0,7 = 5,1 ha (1 point)
- 3 : Calcul de la variation : (5,8 − 5,1) / 5,8 × 100 ≈ 12,07 (1 point)
- 3 : Réponse arrondie avec son unité : 12 % (1 point)
- 4 : Un changement pour les déplacements, relié à l'empreinte (par exemple le vélo, les transports en commun ou le covoiturage remplacent la voiture : moins de dioxyde de carbone à absorber) (1 point)
- 4 : Un changement pour la consommation de biens, relié à l'empreinte (par exemple acheter d'occasion ou réparer : moins de ressources et de surfaces utilisées) (1 point)
Exercice 5
Une zone humide stocke l'eau lors des fortes pluies et limite ainsi les inondations en aval. Cocher la catégorie de services rendus par les écosystèmes à laquelle appartient ce service.
- Un service de production
- Un service de régulation
- Un service de bien-être
Voir la correction
- Trois catégories de services
Les services rendus par les écosystèmes se rangent en trois catégories : production (nourriture, eau douce, bois, fibres, médicaments), régulation (qualité de l'air et de l'eau, climat, érosion, inondations, pollinisation) et bien-être (loisirs, paysages).
- Le cas
Stocker l'eau et limiter les inondations modère un phénomène naturel : c'est un service de régulation.
Un service de régulation.
Exercice 6
Un étang belge est entouré de prairies sur lesquelles un agriculteur a épandu du lisier. Après de fortes pluies en juin, des mesures sont faites chaque semaine.
Analyser le tableau, puis répondre aux questions.
Document : suivi d'un étang après un épandage de lisier (données inventées)
- 1.
Nommer le phénomène d'enrichissement excessif d'une eau en nitrates et en phosphates.
- 2.
Calculer le pourcentage de poissons vivants perdu entre la semaine 0 et la semaine 4.
- 3.
En utilisant les données du tableau, expliquer pourquoi les poissons de l'étang sont morts.
- 4.
Cocher la cause de la diminution de la biodiversité illustrée par cette situation.
- La surexploitation des ressources
- La fragmentation des habitats
- La pollution
- Les invasions biologiques
Voir la correction
- Question 1
L'apport excessif de nitrates et de phosphates, par exemple avec du lisier, fait proliférer les algues : c'est l'eutrophisation.
Réponse. L'eutrophisation.
- Question 2
Le nombre de poissons passe de 120 à 15 : (120 − 15) / 120 × 100 = 87,5 %.
Réponse. 87,5 %.
- Question 3
La réponse suit la chaîne : nitrates, algues, décomposition, dioxygène, poissons, avec des valeurs du tableau.
Réponse rédigée. Le lisier lessivé par la pluie a apporté des nitrates : leur taux passe de 5 à 30 mg/L et les algues prolifèrent (de 10 à 100). Les algues meurent ensuite, et des bactéries les décomposent en consommant du dioxygène : il tombe de 11 à 2 mg/L. Sans assez de dioxygène, les poissons meurent asphyxiés : de 120 à 15.
- Question 4
L'excès de nitrates venant du lisier est une pollution d'origine agricole.
Réponse. La pollution.
1) L'eutrophisation ; 2) 87,5 % ; 3) voir la réponse rédigée ; 4) La pollution
Barème de cet exercice
- 1 : Réponse attendue : L'eutrophisation (1 point)
- 2 : Calcul effectué : (120 − 15) / 120 × 100 (1 point)
- 2 : Réponse avec son unité : 87,5 % des poissons ont disparu (1 point)
- 3 : Le lisier apporte des nitrates : leur taux augmente et les algues prolifèrent. (1 point)
- 3 : Les algues meurent et sont décomposées par des bactéries qui consomment du dioxygène. (1 point)
- 3 : Le taux de dioxygène de l'eau s'effondre. (1 point)
- 3 : Sans assez de dioxygène, les poissons meurent asphyxiés. (1 point)
- 4 : Réponse attendue : La pollution (1 point)
Exercice 7
Analyser le document, puis répondre aux questions.
Document : la coccinelle asiatique
La coccinelle asiatique a été introduite en Europe pour lutter contre les pucerons dans les cultures. Elle s'est répandue dans toute la Belgique depuis le début des années 2000. Elle mange beaucoup de pucerons, mais aussi les œufs et les larves d'autres coccinelles. Elle n'a presque aucun prédateur ni parasite en Europe et se reproduit vite.
Inventaire dans un parc (données inventées) : la coccinelle à deux points, une espèce locale, représentait 45 % des coccinelles récoltées en 2002 et 8 % en 2012.
- 1.
Nommer le type d'espèce que représente la coccinelle asiatique en Belgique : une espèce introduite par l'Homme, qui se répand et nuit aux espèces locales.
- 2.
Cocher la caractéristique qui explique le mieux le succès de la coccinelle asiatique.
- Elle est plus colorée que les coccinelles locales
- Elle n'a presque pas de prédateurs ni de parasites et se reproduit vite
- Elle est protégée par la loi
- Elle vit uniquement en montagne
- 3.
Expliquer pourquoi l'arrivée de la coccinelle asiatique fait diminuer les coccinelles locales.
- 4.
Vrai ou faux ? Une espèce invasive n'a aucun effet sur les espèces locales.
Voir la correction
- Question 1
Une espèce invasive est introduite par l'Homme hors de son aire d'origine, se répand vite et nuit aux espèces locales.
Réponse. Une espèce invasive.
- Question 2
Sans régulation naturelle par des prédateurs ou des parasites, et avec une reproduction rapide, sa population croît vite.
Réponse. Elle n'a presque pas de prédateurs ni de parasites et se reproduit vite.
- Question 3
Deux effets directs, la concurrence et la prédation, s'ajoutent à l'absence de régulation.
Réponse rédigée. La coccinelle asiatique se nourrit des mêmes proies que les coccinelles locales, les pucerons, et elle est en concurrence avec elles pour cette nourriture. Elle mange aussi les œufs et les larves des coccinelles locales. Comme elle n'a presque pas de prédateurs ni de parasites, sa population augmente vite pendant que celle des coccinelles locales diminue, comme le montre l'inventaire.
- Question 4
Une espèce invasive concurrence, mange ou parasite les espèces locales : elle est l'une des cinq causes du déclin de la biodiversité.
Réponse. Faux.
1) Une espèce invasive ; 2) Elle n'a presque pas de prédateurs ni de parasites et se reproduit vite ; 3) voir la réponse rédigée ; 4) Faux
Barème de cet exercice
- 1 : Réponse attendue : Une espèce invasive (1 point)
- 2 : Réponse attendue : Elle n'a presque pas de prédateurs ni de parasites et se reproduit vite (1 point)
- 3 : Elle est en concurrence avec les coccinelles locales pour la même nourriture, les pucerons. (1 point)
- 3 : Elle mange aussi les œufs et les larves des coccinelles locales. (1 point)
- 3 : Sans prédateurs ni parasites, sa population augmente vite pendant que celle des coccinelles locales diminue. (1 point)
- 4 : Réponse attendue : Faux (1 point)
Exercice 8
La commune de Valmeuse, une commune fictive, veut assécher une prairie humide de 12 hectares pour y construire un lotissement. À l'aide du document et de vos connaissances, rédiger trois arguments scientifiques pour préserver cette prairie. Pour chaque argument, nommer le service rendu par l'écosystème et sa catégorie (production, régulation ou bien-être).
Document : la prairie humide de Valmeuse (commune fictive, données inventées)
Le sol de la prairie, gorgé d'eau, contient beaucoup de matière organique qui stocke du carbone.
Voir la correction
- Méthode
Un argument scientifique s'appuie sur un fait du document, nomme le service rendu par l'écosystème et sa catégorie, puis dit ce qui se perdrait.
- Rédaction
Régulation de l'eau : la prairie stocke 24 000 m³ lors d'une crue et limite les inondations. Régulation du climat : son sol stocke du carbone. Biodiversité : 340 espèces dont 12 protégées y vivent. Production : le fourrage de l'élevage. Bien-être : la promenade.
Chaque argument nomme un service rendu par l'écosystème et sa catégorie. Premier argument : la prairie rend un service de régulation, car elle stocke l'eau lors des crues et limite les inondations en aval. Deuxième argument : son sol stocke du carbone, un autre service de régulation qui limite le dioxyde de carbone dans l'atmosphère et contribue à réguler le climat. Troisième argument : elle abrite de nombreuses espèces, dont des espèces protégées, qui disparaîtraient avec leur habitat. Enfin, elle fournit du fourrage pour l'élevage, un service de production, et un lieu de promenade pour les habitants, un service de bien-être.
Exercice 9
Utiliser le document et vos connaissances pour définir la surexploitation d'une ressource, expliquer les conséquences de la surpêche sur la population de morue, puis sur les autres maillons du réseau trophique, et proposer une solution.
Grille de correction : respect de l'intention, 1 point ; compréhension globale, 8 points ; qualité de la réponse (analyse du document, raisonnement logique et structuré), 3 points ; organisation cohérente du texte (introduction, développement, conclusion), 1 point ; qualité de la présentation (soin, écriture), 1 point. Total : 14 points.
Document : la morue et son réseau trophique (données inventées)
Dans cette zone de pêche, la morue se nourrit surtout de sprats, de petits poissons, et les sprats mangent du zooplancton. Depuis 1990, les sprats sont plus nombreux et le zooplancton est plus rare.
Voir la correction
- Grille de correction (14 points)
Respect de l'intention : 1. Compréhension globale : la surexploitation expliquée (2), le lien avec la population de morue (2), le lien avec les autres maillons du réseau (2), une solution argumentée (2). Qualité de la réponse : analyse du tableau (1), raisonnement logique et structuré (2). Organisation du texte : introduction, développement, conclusion (1). Présentation : soin et écriture (1).
- Copie modèle
La surexploitation est un prélèvement d'une ressource plus rapide que son renouvellement : ici, la surpêche de la morue. Le tableau montre que la biomasse des morues adultes est passée de 600 à 60 milliers de tonnes entre 1970 et 2010, alors que les captures ont d'abord dépassé le renouvellement. Moins d'adultes reproducteurs donnent moins de jeunes : la population ne se renouvelle plus. La morue mange des sprats ; quand elle diminue, les sprats sont plus nombreux. Ils mangent du zooplancton, qui devient plus rare : la perturbation touche plusieurs maillons du réseau trophique. Pour y remédier, on peut fixer des quotas de pêche ou fermer des zones pour laisser la population se reconstituer.
La surexploitation est un prélèvement d'une ressource plus rapide que son renouvellement : ici, la surpêche de la morue. Le tableau montre que la biomasse des morues adultes est passée de 600 à 60 milliers de tonnes entre 1970 et 2010, alors que les captures ont d'abord dépassé le renouvellement. Moins d'adultes reproducteurs donnent moins de jeunes : la population ne se renouvelle plus. La morue mange des sprats ; quand elle diminue, les sprats sont plus nombreux. Ils mangent du zooplancton, qui devient plus rare : la perturbation touche plusieurs maillons du réseau trophique. Pour y remédier, on peut fixer des quotas de pêche ou fermer des zones pour laisser la population se reconstituer.
Barème de cet exercice
- Respect de l'intention : le candidat respecte le sujet (1 point)
- Le candidat explique ce qu'est la surexploitation d'une ressource, ici la surpêche (2 points)
- Le candidat relie la surpêche à la diminution de la population de morue (2 points)
- Le candidat relie la morue aux autres maillons du réseau trophique (sprats, zooplancton) (2 points)
- Le candidat propose une solution argumentée (quotas, fermeture de zones) (2 points)
- Qualité de la réponse : analyse du tableau, avec des valeurs citées (1 point)
- Qualité de la réponse : raisonnement logique et structuré, avec des termes scientifiques appropriés (sans copier le document) (2 points)
- Organisation cohérente du texte : introduction, développement, conclusion (1 point)
- Qualité de la présentation : soin et écriture (1 point)
Exercice 10
Une commune veut relier deux bois par des haies et des mares. Un agriculteur s'y oppose. À l'aide du document et de vos connaissances, développer un argumentaire scientifique en faveur du projet : expliquer comment il protège la biodiversité, indiquer s'il est préventif ou curatif, et répondre à l'objection de l'agriculteur.
Grille de correction : respect de l'intention, 1 point ; compréhension globale, 8 points ; qualité de la réponse (analyse du document, raisonnement logique et structuré), 3 points ; organisation cohérente du texte (introduction, développement, conclusion), 1 point ; qualité de la présentation (soin, écriture), 1 point. Total : 14 points.
Document : un projet de maillage entre deux bois (situation inventée)
Deux bois de la commune sont séparés par 3 km de champs et par une route. Dans chaque bois vit une petite population de tritons et de chevreuils. La commune propose de planter des haies et de creuser des mares entre les deux bois. Un agriculteur s'y oppose : le projet lui ferait perdre 2 hectares de cultures.
Voir la correction
- Grille de correction (14 points)
Respect de l'intention : 1. Compréhension globale : la menace de la fragmentation expliquée (2), le rôle du maillage vert et bleu (2), la distinction préventif et curatif (2), la réponse argumentée à l'objection sur la perte de cultures (2). Qualité de la réponse : analyse du document (1), raisonnement logique et structuré (2). Organisation du texte (1). Présentation : soin et écriture (1).
- Copie modèle
Les champs et la route fragmentent l'habitat : chaque bois abrite une petite population isolée. De petites populations isolées risquent de disparaître, car il n'y a plus d'échange de gènes ni de recolonisation possible. Des haies, maillage vert, et des mares, maillage bleu, relient les bois : les animaux circulent et les populations échangent des gènes. Le projet est préventif, car il évite la disparition d'espèces, et curatif, car il restaure des habitats dégradés. Les haies profitent aussi à l'agriculture : elles abritent des prédateurs naturels des ravageurs et des pollinisateurs, et limitent l'érosion. Pour répondre à l'objection sur la perte de cultures, on peut compenser la surface perdue.
Les champs et la route fragmentent l'habitat : chaque bois abrite une petite population isolée. De petites populations isolées risquent de disparaître, car il n'y a plus d'échange de gènes ni de recolonisation possible. Des haies, maillage vert, et des mares, maillage bleu, relient les bois : les animaux circulent et les populations échangent des gènes. Le projet est préventif, car il évite la disparition d'espèces, et curatif, car il restaure des habitats dégradés. Les haies profitent aussi à l'agriculture : elles abritent des prédateurs naturels des ravageurs et des pollinisateurs, et limitent l'érosion. Pour répondre à l'objection sur la perte de cultures, on peut compenser la surface perdue.
Barème de cet exercice
- Respect de l'intention : le candidat respecte le sujet (1 point)
- Le candidat explique comment la fragmentation menace les petites populations isolées (2 points)
- Le candidat explique le rôle des haies et des mares (maillages vert et bleu) dans la circulation des espèces (2 points)
- Le candidat distingue une solution préventive d'une solution curative et classe le projet (2 points)
- Le candidat répond à l'objection sur la perte de cultures avec un argument scientifique (2 points)
- Qualité de la réponse : analyse du document, avec des éléments cités (1 point)
- Qualité de la réponse : raisonnement logique et structuré, avec des termes scientifiques appropriés (sans copier le document) (2 points)
- Organisation cohérente du texte : introduction, développement, conclusion (1 point)
- Qualité de la présentation : soin et écriture (1 point)
Programme et consignes
Les consignes dépendent du cycle. Vérifie celles de ton inscription ; les exemples officiels ne couvrent pas tout le programme.