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Géopolitique en Europe de 1945 à aujourd'hui

4 cours · 7 exercices corrigés disponibles

À revoir avant : Seconde Guerre mondiale : occupation, génocide, collaboration et résistance, La guerre froide en Europe, La révolution belge et la Constitution de 1831.

Ressources par notion

Fiche de révision

  • Bipolarisation : Organisation des relations autour de deux pôles dominants.
  • Bloc : Ensemble de pays liés à une puissance et à des institutions communes.
  • Dissuasion : Recherche d’un effet préventif par la menace de représailles.
  • Perestroïka : Politique de restructuration engagée sous Gorbatchev.
  • Glasnost : Politique d’ouverture de l’information et du débat.
  • Transition : Passage d’une organisation politique ou économique à une autre.
  • Repère 1 : 9 mai 1950 : déclaration Schuman ; 1951 : CECA ; 25 mars 1957 : traités de Rome (CEE, Euratom) ; 1992 : traité de Maastricht
  • Repère 2 : 1979 : première élection du Parlement européen au suffrage universel direct ; 2002 : pièces et billets en euros
  • Repère 3 : élargissements : 1973, 1981, 1986, 1995, 2004, 2007, 2013 ; 31 janvier 2020 : sortie du Royaume-Uni
  • Repère 4 : Commission européenne : propose les lois ; Parlement européen et Conseil de l'Union européenne : les adoptent ; Conseil européen : fixe les grandes orientations
  • Fédéralisme : Répartition de pouvoirs entre plusieurs niveaux dotés de compétences propres.
  • Région : Entité dont les compétences suivent une logique territoriale.
  • Communauté : Entité dont les compétences suivent notamment une logique culturelle et linguistique.

La guerre froide en Europe

Après 1945, les États-Unis et l’URSS deviennent les pôles de deux ensembles rivaux. Les désaccords concernent la sécurité, les alliances et l’organisation politique et économique. La guerre froide est une confrontation durable sans guerre directe générale entre les deux superpuissances, mais elle comprend des crises et des conflits dans d’autres espaces.

En Europe, aides économiques, alliances militaires et régimes politiques contribuent à la division. Le plan Marshall et l’OTAN s’inscrivent du côté occidental ; l’URSS renforce son contrôle sur les régimes d’Europe orientale, liés ensuite par le pacte de Varsovie. Les pays et leurs populations ne constituent toutefois pas des blocs sans différences ni tensions internes.

Berlin montre cette division à petite échelle. Le blocus de 1948-1949 et le mur construit en 1961 correspondent à deux crises distinctes. Une carte doit être lue avec sa date : frontières, zones d’occupation et alliances changent. Distingue une alliance militaire, un système politique et une organisation économique.

À retenir

Bipolarisation

Organisation des relations autour de deux pôles dominants.

Bloc

Ensemble de pays liés à une puissance et à des institutions communes.

Dissuasion

Recherche d’un effet préventif par la menace de représailles.

Méthode

  1. Date la carte ou le document.
  2. Identifie puissances, alliés et espaces de tension.
  3. Relie institutions et objectifs de sécurité.
  4. Explique une crise avec ses décisions et ses conséquences.

Exemple expliqué

Deux documents montrent Berlin : le premier décrit un accès terrestre bloqué en 1948 ; le second une frontière matérialisée par un mur en 1961. Pourquoi les distinguer ?

  1. Le blocus vise l’approvisionnement des secteurs occidentaux.

  2. Le mur limite notamment les passages entre les parties de la ville.

  3. Ils appartiennent à la même rivalité mais ont des dates et des mécanismes différents.

Berlin est un lieu de confrontation durable ; blocus et mur sont deux épisodes qu’il faut expliquer séparément.

Points à surveiller

  • Employer guerre froide comme synonyme de paix partout.
  • Confondre mur de Berlin et ensemble du rideau de fer.

L’effondrement du bloc communiste

L’effondrement du bloc communiste résulte d’une combinaison de difficultés économiques, de contestations, de transformations politiques et de choix des dirigeants. À partir de 1985, Mikhaïl Gorbatchev engage en URSS des réformes associées à la perestroïka et à la glasnost. Leur objectif initial n’est pas simplement de dissoudre l’Union soviétique.

En 1989, les régimes d’Europe orientale connaissent des changements majeurs, selon des trajectoires différentes. La chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 est un symbole de ces transformations. Elle ne constitue ni la réunification allemande, réalisée en 1990, ni la dissolution de l’URSS, en 1991.

Pour expliquer cette période, distingue les échelles : changements dans un État, affaiblissement du bloc et disparition de l’URSS. Les mouvements sociaux, les négociations, les dirigeants et le contexte international comptent. Une chronologie révèle des enchaînements, mais leur proximité ne prouve pas à elle seule une cause unique.

À retenir

Perestroïka

Politique de restructuration engagée sous Gorbatchev.

Glasnost

Politique d’ouverture de l’information et du débat.

Transition

Passage d’une organisation politique ou économique à une autre.

Méthode

  1. Sépare les événements par pays et par échelle.
  2. Repère réformes, contestations et décisions.
  3. Construis une chronologie de 1985 à 1991.
  4. Explique les relations sans présenter l’issue comme inévitable.

Exemple expliqué

Classe ces événements : dissolution de l’URSS ; chute du mur ; réunification allemande.

  1. Le mur tombe en novembre 1989.

  2. L’Allemagne se réunifie en 1990.

  3. L’URSS disparaît en 1991.

Ordre : chute du mur, réunification allemande, dissolution de l’URSS. Il s’agit de trois transformations liées mais distinctes.

Points à surveiller

  • Dire que l’URSS disparaît le soir de la chute du mur.
  • Attribuer tous les changements à un seul dirigeant.

La construction européenne

Après deux guerres, Jean Monnet, Robert Schuman, Paul-Henri Spaak ou Konrad Adenauer veulent la paix par l'union économique, la reconstruction et le poids de l'Europe face aux deux grands. La CECA (1951) puis la CEE (1957) réunissent six pays, dont la Belgique. L'Union européenne naît à Maastricht (1992), adopte l'euro et compte 27 membres depuis la sortie du Royaume-Uni (2020).

À retenir

Repère 1

9 mai 1950 : déclaration Schuman ; 1951 : CECA ; 25 mars 1957 : traités de Rome (CEE, Euratom) ; 1992 : traité de Maastricht

Repère 2

1979 : première élection du Parlement européen au suffrage universel direct ; 2002 : pièces et billets en euros

Repère 3

élargissements : 1973, 1981, 1986, 1995, 2004, 2007, 2013 ; 31 janvier 2020 : sortie du Royaume-Uni

Repère 4

Commission européenne : propose les lois ; Parlement européen et Conseil de l'Union européenne : les adoptent ; Conseil européen : fixe les grandes orientations

Méthode

  1. Paix, réconciliation franco-allemande, reconstruction, prospérité, poids face aux blocs.
  2. CECA, CEE, marché unique, Union européenne, euro, élargissements.
  3. Qui propose, qui adopte, qui oriente, qui juge.

Exemple expliqué

Ligne du temps : les étapes de la construction européenne.

Consigne : répondez aux questions à l'aide de vos connaissances. Cinq étapes de la construction européenne sont données dans le désordre.

Événements

A. Signature du traité de Maastricht, qui crée l'Union européenne.

B. Mise en circulation des billets et pièces en euros.

C. Traité de Paris, qui crée la Communauté européenne du charbon et de l'acier.

D. Première élection du Parlement européen au suffrage universel direct.

E. Traités de Rome, qui créent la Communauté économique européenne.

  1. Question 1. Ordre chronologique : C (traité de Paris, CECA, 1951), E (traités de Rome, 1957), D (première élection directe du Parlement européen, 1979), A (traité de Maastricht, 1992), B (billets et pièces en euros, 2002). Réponse : C, E, D, A, B.

  2. Question 2. De 1957 à 1992 : 1992 - 1957 = 35 ans.

  3. Question 3. De 1979 à 2002 : 2002 - 1979 = 23 ans.

  4. Question 4. De 1951 à 2002, il y a 51 ans : à 1 cm pour 5 ans, la ligne du temps mesure 51 / 5 = 10,2 cm. 1951 est à 0 cm, 1957 à 6 / 5 = 1,2 cm, 1979 à 28 / 5 = 5,6 cm, 1992 à 41 / 5 = 8,2 cm et 2002 à 10,2 cm. Le titre complet dit le thème, l'espace et l'époque : La construction européenne, Europe occidentale, de 1951 à 2002. L'axe est orienté et gradué tous les 5 ans ; chaque événement porte sa date.

1. C, E, D, A, B. 2. 35 ans. 3. 23 ans. 4. Ligne du temps de 10,2 cm, échelle 1 cm pour 5 ans.

Comprendre la Belgique fédérale

La Belgique passe progressivement d’un État unitaire à un État fédéral. Les réformes de l’État commencent en 1970 ; la Constitution affirme en 1993 le caractère fédéral du pays. Cette transformation répond notamment à des tensions linguistiques et à des demandes d’autonomie, selon des compromis successifs.

Les communautés et les régions ne désignent pas la même logique. Les communautés exercent des compétences liées notamment à la langue, à la culture et à l’enseignement. Les régions exercent des compétences territoriales, notamment dans l’économie et l’environnement. L’autorité fédérale conserve ses propres compétences. Les pouvoirs ne forment pas une simple pyramide où une région serait un service subordonné.

Le territoire bruxellois oblige à distinguer carte régionale et appartenance communautaire. Les institutions et certaines compétences comportent des particularités : pour une situation réelle, le domaine précis doit être vérifié. Une carte des trois régions ne suffit pas à expliquer les trois communautés.

À retenir

Fédéralisme

Répartition de pouvoirs entre plusieurs niveaux dotés de compétences propres.

Région

Entité dont les compétences suivent une logique territoriale.

Communauté

Entité dont les compétences suivent notamment une logique culturelle et linguistique.

Méthode

  1. Identifie le domaine concerné par la décision.
  2. Distingue logique territoriale et communautaire.
  3. Situe les étapes de la fédéralisation.
  4. Vérifie l’autorité compétente sans supposer une hiérarchie générale.

Exemple expliqué

Classe ces domaines généraux : enseignement, aménagement du territoire, défense.

  1. L’enseignement relève de la logique communautaire.

  2. L’aménagement du territoire relève de la logique régionale.

  3. La défense relève de l’autorité fédérale.

Communautés : enseignement ; régions : aménagement du territoire ; fédéral : défense. Ce classement général n’efface pas les règles et exceptions propres aux dispositifs.

Points à surveiller

  • Confondre Région wallonne et Communauté française.
  • Présenter 1993 comme l’unique réforme de l’État.

Exercice 1

Ressources : questions de connaissances.

Consigne : répondez aux questions ci-dessous en vous aidant des documents et de vos connaissances.

1 - L'Europe coupée en deux blocs.

Document 1 – Traité de l'Atlantique Nord (1949), article 5

« Article 5. Les parties conviennent qu'une attaque armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d'elles, dans l'exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l'article 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d'accord avec les autres parties, telle action qu'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l'Atlantique Nord. »

Source : Traité de l'Atlantique Nord, signé à Washington le 4 avril 1949, article 5, texte français publié sur nato.int, consulté le 29 septembre 2026.

Le traité de l'Atlantique Nord fonde l'OTAN. Il est signé par douze États d'Europe occidentale et d'Amérique du Nord, dont la Belgique, les États-Unis, le Canada, la France et le Royaume-Uni.


Document 2 – Traité de Varsovie (1955), article 4

« Article 4. Au cas où un ou plusieurs des États parties au Traité feraient l'objet, en Europe, d'une attaque armée de la part d'un État quelconque ou d'un groupe d'États, chaque État partie au Traité, dans l'exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l'Article 51 de la Charte des Nations Unies, accordera, individuellement et d'accord avec les autres États parties au Traité une assistance immédiate à l'État ou aux États victimes de l'agression, par tous les moyens qu'il jugera nécessaires, y compris l'emploi de la force armée. »

Source : Traité d'amitié, de coopération et d'assistance mutuelle, signé à Varsovie le 14 mai 1955, article 4, traduction française publiée dans le Recueil des Traités des Nations Unies, vol. 219, n° 2962, p. 29, consulté le 29 septembre 2026.

Le traité de Varsovie fonde l'alliance militaire dite pacte de Varsovie. Il est signé par huit États d'Europe de l'Est : l'Albanie, la Bulgarie, la Hongrie, la République démocratique allemande, la Pologne, la Roumanie, l'URSS et la Tchécoslovaquie.

  1. 1.

    Comment appelle-t-on l'alliance militaire dont le document 1 est le traité fondateur ?

  2. 2.

    En quelle année le traité du document 1 est-il signé ?

  3. 3.

    Comment appelle-t-on l'alliance militaire du bloc de l'Est dont le traité est le document 2 ?

  4. 4.

    Que promettent, dans chacun des deux documents, les États membres à celui d'entre eux qui serait attaqué ?

  5. 5.

    Que montrent ces deux textes sur l'organisation de l'Europe après 1945 ?

Voir la correction
  1. Question 1

    Le document 1 est le traité fondateur de l'OTAN, l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord, l'alliance militaire du bloc de l'Ouest.

  2. Question 2

    Le traité de l'Atlantique Nord est signé à Washington le 4 avril 1949 : 1949.

  3. Question 3

    Le document 2 est le traité de Varsovie, du 14 mai 1955, qui crée le pacte de Varsovie, l'alliance militaire du bloc de l'Est.

  4. Question 4

    Dans le document 1, une attaque armée contre un membre est considérée comme une attaque contre tous, et chacun l'assiste en prenant les mesures qu'il juge nécessaires, y compris l'emploi de la force armée. Dans le document 2, chaque État partie accorde une assistance immédiate à l'État attaqué, par tous les moyens qu'il juge nécessaires, y compris l'emploi de la force armée.

  5. Question 5

    Les deux traités contiennent une promesse d'assistance presque identique : chaque camp organise sa propre défense collective. Ils montrent que l'Europe est divisée en deux blocs militaires opposés, l'un à l'Ouest et l'autre à l'Est : c'est la guerre froide, une opposition sans affrontement direct.

1. l'OTAN ; 2. 1949 ; 3. le pacte de Varsovie ; 4. assistance à l'État attaqué, force armée comprise ; 5. deux blocs militaires opposés.

Exercice 2

Ressources : questions de connaissances.

Consigne : répondez aux questions ci-dessous en vous aidant du document et de vos connaissances.

2 - Les motivations des fondateurs de l'Union européenne.

Document 1 – Déclaration de Robert Schuman (extraits)

« L’Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre. L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble: elle se fera par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait. […] Le Gouvernement français propose de placer l'ensemble de la production franco-allemande du charbon et d'acier sous une Haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d'Europe. […] La mise en commun des productions de charbon et d'acier assurera immédiatement l'établissement de bases communes de développement économique, première étape de la Fédération européenne, et changera le destin des régions longtemps vouées à la fabrication des armes de guerre dont elles ont été les plus constantes victimes. »

Source : Déclaration prononcée par Robert Schuman, ministre français des Affaires étrangères, au Quai d'Orsay, Paris, le 9 mai 1950, texte publié sur european-union.europa.eu, consulté le 29 septembre 2026.

Robert Schuman (1886-1963) : homme politique français, ministre des Affaires étrangères de 1948 à 1952. Le texte est inspiré par Jean Monnet, alors chargé du Plan en France. Haute Autorité : organe indépendant chargé de gérer la production commune de charbon et d'acier.

  1. 1.

    À quelle date la déclaration est-elle prononcée ?

  2. 2.

    Quelles productions le Gouvernement français propose-t-il de placer sous une Haute Autorité commune ?

  3. 3.

    Quels sont les deux pays d'abord concernés par cette proposition ?

  4. 4.

    Comment s'appelle l'organisation créée en 1951 pour réaliser cette proposition ?

  5. 5.

    Relevez dans le document deux raisons pour lesquelles Schuman veut mettre en commun ces productions.

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  1. Question 1

    La déclaration est prononcée le 9 mai 1950, au Quai d'Orsay, à Paris (ligne de source du document).

  2. Question 2

    Le Gouvernement français propose de placer sous une Haute Autorité commune la production de charbon et d'acier.

  3. Question 3

    La proposition concerne d'abord la France et l'Allemagne : « la production franco-allemande ».

  4. Question 4

    La proposition devient la CECA, la Communauté européenne du charbon et de l'acier, créée par le traité de Paris de 1951.

  5. Question 5

    Deux motifs parmi : construire l'Europe par des réalisations concrètes qui créent une solidarité de fait, alors que « nous avons eu la guerre » ; créer des bases communes de développement économique, première étape d'une Fédération européenne ; changer le destin de régions longtemps vouées à fabriquer des armes de guerre, dont elles ont été les principales victimes : la mise en commun est un moyen d'éviter une nouvelle guerre.

1. 9 mai 1950 ; 2. le charbon et l'acier ; 3. la France et l'Allemagne ; 4. la CECA ; 5. solidarité de fait, bases communes de développement, éviter la guerre.

Exercice 3

Ligne du temps : les étapes de la construction européenne.

Consigne : répondez aux questions à l'aide de vos connaissances. Cinq étapes de la construction européenne sont données dans le désordre.

Événements

A. Signature du traité de Maastricht, qui crée l'Union européenne.

B. Mise en circulation des billets et pièces en euros.

C. Traité de Paris, qui crée la Communauté européenne du charbon et de l'acier.

D. Première élection du Parlement européen au suffrage universel direct.

E. Traités de Rome, qui créent la Communauté économique européenne.

  1. 1.

    Classez les cinq événements du plus ancien au plus récent.

  2. 2.

    Combien d'années séparent l'année des traités de Rome de celle du traité de Maastricht ?

  3. 3.

    Combien d'années séparent la première élection directe du Parlement européen de la mise en circulation des euros ?

  4. 4.

    Réalisez sur votre copie une ligne du temps de 1951 à 2002, à l'échelle de 1 cm pour 5 ans, avec les cinq événements et leur date. Ajoutez un titre complet (thème, espace, époque). (6 points)

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  1. Question 1

    Ordre chronologique : C (traité de Paris, CECA, 1951), E (traités de Rome, 1957), D (première élection directe du Parlement européen, 1979), A (traité de Maastricht, 1992), B (billets et pièces en euros, 2002). Réponse : C, E, D, A, B.

  2. Question 2

    De 1957 à 1992 : 1992 - 1957 = 35 ans.

  3. Question 3

    De 1979 à 2002 : 2002 - 1979 = 23 ans.

  4. Question 4

    De 1951 à 2002, il y a 51 ans : à 1 cm pour 5 ans, la ligne du temps mesure 51 / 5 = 10,2 cm. 1951 est à 0 cm, 1957 à 6 / 5 = 1,2 cm, 1979 à 28 / 5 = 5,6 cm, 1992 à 41 / 5 = 8,2 cm et 2002 à 10,2 cm. Le titre complet dit le thème, l'espace et l'époque : La construction européenne, Europe occidentale, de 1951 à 2002. L'axe est orienté et gradué tous les 5 ans ; chaque événement porte sa date.

1. C, E, D, A, B. 2. 35 ans. 3. 23 ans. 4. Ligne du temps de 10,2 cm, échelle 1 cm pour 5 ans.

Barème de cet exercice

  • 1 : Ordre chronologique exact : C, E, D, A, B (2 points)
  • 2 : Durée exacte : 35 ans (1 point)
  • 3 : Durée exacte : 23 ans (1 point)
  • 4 : Titre complet : thème, espace, époque (1 point)
  • 4 : Axe orienté et échelle exacte (1 cm pour 5 ans, 10,2 cm en tout) (2 points)
  • 4 : Les cinq événements placés au bon endroit (0 ; 1,2 ; 5,6 ; 8,2 ; 10,2 cm) avec leur date (3 points)

Exercice 4

Ressources : questions de connaissances.

Consigne : répondez aux questions ci-dessous en vous aidant des documents et de vos connaissances.

3 - Un exemple de démocratie : la Belgique fédéralisée.

Document 1 – Constitution belge, articles 1er à 4

« Art. 1er. La Belgique est un État fédéral qui se compose des communautés et des régions. Art. 2. La Belgique comprend trois communautés : la Communauté française, la Communauté flamande et la Communauté germanophone. Art. 3. La Belgique comprend trois régions : la Région wallonne, la Région flamande et la Région bruxelloise. Art. 4. La Belgique comprend quatre régions linguistiques : la région de langue française, la région de langue néerlandaise, la région bilingue de Bruxelles-Capitale et la région de langue allemande. »

Source : Constitution belge coordonnée du 17 février 1994, articles 1er à 4, texte publié sur senate.be, consulté le 29 septembre 2026.

Constitution : loi fondamentale d'un État. Le texte coordonné de 1994 reprend la Constitution de 1831 modifiée par les réformes de l'État. Une communauté regroupe des personnes qui parlent la même langue ; une région est un territoire.


Document 2 – Les étapes de la fédéralisation de la Belgique

Réforme de l'ÉtatAnnéesCe qu'elle change (résumé)
Avant la 1re8 novembre 1962La frontière linguistique est tracée ; quatre régions linguistiques sont créées.
1re1968-1973Trois communautés culturelles, trois régions et quatre régions linguistiques sont inscrites dans la Constitution.
2e1980-1983Les communautés et les régions flamande et wallonne entrent en fonction.
3e1988-1990La Région de Bruxelles-Capitale entre en fonction ; de nouvelles compétences passent aux régions et aux communautés.
4e1992-1994La Constitution proclame que la Belgique est un État fédéral.
5e2000-2002De nouvelles compétences sont transférées aux régions et aux communautés (agriculture, commerce extérieur, pouvoirs locaux).
6e2012-2014La mobilité routière et d'autres compétences passent aux régions.

Source : Tableau réalisé par Capcess d'après Wikipédia, « Réformes de l'État belge » et « Fédéralisme belge », consulté le 29 septembre 2026.

Une réforme de l'État est une modification de la Constitution et des lois qui répartit autrement les pouvoirs entre l'État, les communautés et les régions.

  1. 1.

    Depuis quelle réforme de l'État la Constitution proclame-t-elle que la Belgique est un État fédéral ?

  2. 2.

    Relevez dans le document 1 les noms des trois communautés de la Belgique.

  3. 3.

    À quel niveau de pouvoir chaque matière appartient-elle ? Associez chaque matière A à F à un niveau : 1. l'État fédéral ; 2. les communautés ; 3. les régions. Matières : A. la justice ; B. l'enseignement ; C. l'emploi ; D. la défense nationale ; E. la culture ; F. l'aménagement du territoire.

    • 1. l'État fédéral
    • 2. les communautés
    • 3. les régions
  4. 4.

    Quelle région linguistique de Belgique est bilingue ?

  5. 5.

    Expliquez pourquoi la Belgique passe d'un État unitaire à un État fédéral. Appuyez-vous sur le document 2 et sur vos connaissances.

Voir la correction
  1. Question 1

    La Constitution proclame que la Belgique est un État fédéral à la suite de la quatrième réforme de l'État (1992-1994) ; l'article 1er date de cette révision (1993, texte coordonné du 17 février 1994).

  2. Question 2

    Les trois communautés citées à l'article 2 sont la Communauté française, la Communauté flamande et la Communauté germanophone.

  3. Question 3

    A. justice : État fédéral (1). B. enseignement : communautés (2), l'article 127 de la Constitution confie aux communautés « les matières culturelles » et « l'enseignement ». C. emploi : régions (3). D. défense nationale : État fédéral (1). E. culture : communautés (2). F. aménagement du territoire : régions (3). Réponse : A-1 ; B-2 ; C-3 ; D-1 ; E-2 ; F-3.

  4. Question 4

    La région linguistique bilingue est la région de Bruxelles-Capitale (français et néerlandais).

  5. Question 5

    Après 1945, les tensions entre groupes linguistiques grandissent : la Flandre, devenue plus prospère, réclame plus d'autonomie, surtout culturelle, et la reconnaissance du néerlandais ; les Wallons, dont l'industrie vieillit, jugent que la politique économique nationale ne répond pas aux besoins de leur région. Pour répondre aux deux demandes, six réformes de l'État, de 1970 à 2014, donnent des compétences aux communautés et aux régions, et la Constitution proclame en 1993 que la Belgique est un État fédéral.

1. quatrième réforme (1993) ; 2. française, flamande, germanophone ; 3. A-1 ; B-2 ; C-3 ; D-1 ; E-2 ; F-3 ; 4. Bruxelles-Capitale ; 5. revendications flamandes et wallonnes, réformes successives.

Exercice 5

Ressources : questions de connaissances.

Consigne : répondez aux questions ci-dessous en vous aidant des documents et de vos connaissances.

4 - L'effondrement du bloc communiste en Europe.

Document 1 – Décision du Conseil des ministres de la RDA sur les voyages, 9 novembre 1989 (extraits)

« À partir de maintenant, les régimes transitoires provisoires suivants pour les voyages et les départs définitifs de la RDA vers l'étranger entrent en vigueur : Les voyages privés à l'étranger peuvent être demandés sans que des conditions préalables (motifs de voyage et liens de parenté) soient remplies. Les autorisations sont délivrées à bref délai. […] Les départs définitifs peuvent se faire par tous les points de passage de la frontière de la RDA avec la RFA ou avec Berlin-Ouest. »

Source : Projet de décision « Zeitweilige Übergangsregelung für Reisen und ständige Ausreise aus der DDR » du Conseil des ministres de la République démocratique allemande, Berlin, 9 novembre 1989 (Archives fédérales de la Stasi, BStU, MfS, Arbeitsbereich Neiber Nr. 553, Bl. 15-19), texte allemand publié sur chronik-der-mauer.de, traduit par Capcess, consulté le 29 septembre 2026.

RDA : République démocratique allemande, l'Allemagne de l'Est, État communiste depuis 1949. RFA : République fédérale d'Allemagne, l'Allemagne de l'Ouest. Le Conseil des ministres est le gouvernement de la RDA. Cette décision remplace un règlement de 1988 qui rendait les voyages presque impossibles.


Document 2 – Accord de Minsk (accords de Belovej), 8 décembre 1991, préambule (extrait)

« L'Union des républiques socialistes soviétiques, en tant que sujet du droit international et réalité géopolitique, cesse d'exister. »

Source : Accord portant création de la Communauté des États indépendants, signé le 8 décembre 1991 à Viskouli (Belovej, Biélorussie) par les dirigeants de la Biélorussie, de la Russie et de l'Ukraine, extrait du préambule cité en anglais sur en.wikipedia.org (Belovezha Accords), traduit en français par Capcess, consulté le 29 septembre 2026.

Biélorussie, Russie et Ukraine sont, avec la Transcaucasie, les États qui avaient signé en 1922 le traité de création de l'URSS. La Communauté des États indépendants (CEI) est une organisation qui réunit des anciennes républiques soviétiques.

  1. 1.

    À quelle date le document 1 est-il daté ?

  2. 2.

    Qu'est-ce que le document 1 change pour les voyages des habitants de la RDA ? Justifiez avec le texte.

  3. 3.

    Quel événement symbolique se produit dans la nuit qui suit cette décision ?

  4. 4.

    À quelle date l'Allemagne est-elle réunifiée ?

  5. 5.

    En quelle année l'URSS cesse-t-elle d'exister ?

  6. 6.

    Citez deux causes de l'effondrement du bloc communiste en Europe.

Voir la correction
  1. Question 1

    La décision est datée du 9 novembre 1989.

  2. Question 2

    Le document 1 supprime les conditions (motifs de voyage, liens de parenté) qui empêchaient les habitants de la RDA de voyager à l'étranger : les voyages privés peuvent être demandés sans elles et les autorisations sont délivrées rapidement ; les départs définitifs peuvent se faire par tous les points de passage vers la RFA et Berlin-Ouest.

  3. Question 3

    Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, des milliers de Berlinois se présentent aux postes-frontières, qui s'ouvrent : c'est la chute du mur de Berlin.

  4. Question 4

    L'Allemagne est réunifiée le 3 octobre 1990.

  5. Question 5

    Le document 2 date de 1991 : l'URSS cesse d'exister en décembre 1991.

  6. Question 6

    Deux causes parmi : la crise économique de l'URSS et des démocraties populaires, la course aux armements, les réformes de Gorbatchev (perestroïka et glasnost) qui libèrent la parole, la contestation dans les pays de l'Est (Solidarność en Pologne, manifestations en RDA), le refus de Moscou d'intervenir par la force, les nationalismes des républiques soviétiques.

1. 9 novembre 1989 ; 2. voyages sans conditions, départs par tous les postes ; 3. la chute du mur de Berlin ; 4. 3 octobre 1990 ; 5. 1991 ; 6. crise économique, réformes de Gorbatchev, contestation.

Exercice 6

Critique des documents. La fin du bloc communiste.

Problématique : Comment le bloc communiste s'effondre-t-il en Europe entre 1989 et 1991 ?

Question 1. Pour chacun des documents 1, 2, 3 et 4, dites s'il est pertinent pour répondre à la problématique (oui ou non) et justifiez ; s'il ne l'est pas, expliquez pourquoi. (10 points)
Question 2. Pour chacun des documents 5 et 6, donnez deux raisons de lui faire confiance et deux raisons de vous en méfier. (8 points)

Ce que le correcteur regarde.
- Pertinence : un verdict clair pour chaque document, puis une justification qui confronte le contenu du document au thème, au lieu et à l'époque de la problématique. Un titre d'ouvrage ne tient pas lieu de thème, et la date où un document est produit n'est pas toujours celle des faits dont il parle.
- Fiabilité : pour chaque document demandé, des raisons correctes et justifiées avec des éléments du dossier.

Document 1 – Décision du Conseil des ministres de la RDA sur les voyages, 9 novembre 1989 (extraits)

« À partir de maintenant, les régimes transitoires provisoires suivants pour les voyages et les départs définitifs de la RDA vers l'étranger entrent en vigueur : Les voyages privés à l'étranger peuvent être demandés sans que des conditions préalables (motifs de voyage et liens de parenté) soient remplies. Les autorisations sont délivrées à bref délai. […] Les départs définitifs peuvent se faire par tous les points de passage de la frontière de la RDA avec la RFA ou avec Berlin-Ouest. »

Source : Projet de décision « Zeitweilige Übergangsregelung für Reisen und ständige Ausreise aus der DDR » du Conseil des ministres de la République démocratique allemande, Berlin, 9 novembre 1989 (Archives fédérales de la Stasi, BStU, MfS, Arbeitsbereich Neiber Nr. 553, Bl. 15-19), texte allemand publié sur chronik-der-mauer.de, traduit par Capcess, consulté le 29 septembre 2026.

RDA : République démocratique allemande, l'Allemagne de l'Est, État communiste depuis 1949. RFA : République fédérale d'Allemagne, l'Allemagne de l'Ouest. Le Conseil des ministres est le gouvernement de la RDA. Cette décision remplace un règlement de 1988 qui rendait les voyages presque impossibles.


Document 2 – Accord de Minsk (accords de Belovej), 8 décembre 1991, préambule (extrait)

« L'Union des républiques socialistes soviétiques, en tant que sujet du droit international et réalité géopolitique, cesse d'exister. »

Source : Accord portant création de la Communauté des États indépendants, signé le 8 décembre 1991 à Viskouli (Belovej, Biélorussie) par les dirigeants de la Biélorussie, de la Russie et de l'Ukraine, extrait du préambule cité en anglais sur en.wikipedia.org (Belovezha Accords), traduit en français par Capcess, consulté le 29 septembre 2026.

Biélorussie, Russie et Ukraine sont, avec la Transcaucasie, les États qui avaient signé en 1922 le traité de création de l'URSS. La Communauté des États indépendants (CEI) est une organisation qui réunit des anciennes républiques soviétiques.


Document 3 – Traité de l'Atlantique Nord (1949), article 5

« Article 5. Les parties conviennent qu'une attaque armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d'elles, dans l'exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l'article 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d'accord avec les autres parties, telle action qu'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l'Atlantique Nord. »

Source : Traité de l'Atlantique Nord, signé à Washington le 4 avril 1949, article 5, texte français publié sur nato.int, consulté le 29 septembre 2026.

Le traité de l'Atlantique Nord fonde l'OTAN. Il est signé par douze États d'Europe occidentale et d'Amérique du Nord, dont la Belgique, les États-Unis, le Canada, la France et le Royaume-Uni.


Document 4 – Constitution belge (extraits)

« Art. 1er. La Belgique est un État fédéral qui se compose des communautés et des régions. Art. 2. La Belgique comprend trois communautés : la Communauté française, la Communauté flamande et la Communauté germanophone. »

Source : Constitution belge coordonnée du 17 février 1994, articles 1er à 4, texte publié sur senate.be, consulté le 29 septembre 2026.

Constitution : loi fondamentale d'un État. Le texte coordonné de 1994 reprend la Constitution de 1831 modifiée par les réformes de l'État. Une communauté regroupe des personnes qui parlent la même langue ; une région est un territoire.


Document 5 – Ronald Reagan, discours devant la porte de Brandebourg, Berlin-Ouest, 12 juin 1987 (extrait)

« Nous accueillons le changement et l'ouverture, car nous croyons que liberté et sécurité vont de pair, que le progrès de la liberté humaine ne peut que renforcer la cause de la paix dans le monde. Il y a un signe que les Soviétiques peuvent donner, qui serait sans équivoque, et qui ferait progresser de façon spectaculaire la cause de la liberté et de la paix. Secrétaire général Gorbatchev, si vous recherchez la paix, si vous recherchez la prospérité pour l'Union soviétique et l'Europe de l'Est, si vous recherchez la libéralisation : venez ici, à cette porte ! Monsieur Gorbatchev, ouvrez cette porte ! Monsieur Gorbatchev, abattez ce mur ! »

Source : Discours du président des États-Unis Ronald Reagan à Berlin-Ouest, vendredi 12 juin 1987, extrait cité en anglais sur en.wikipedia.org (Tear down this wall!), traduit en français par Capcess, consulté le 29 septembre 2026.

Ronald Reagan (1911-2004) : président des États-Unis de 1981 à 1989. La porte de Brandebourg est un monument de Berlin, alors situé à la frontière entre Berlin-Ouest et Berlin-Est, à côté du mur. Mikhaïl Gorbatchev est le chef du parti communiste soviétique depuis 1985. Le discours est peu couvert par la presse à l'époque.


Document 6 – Déclaration des chefs d'État de Biélorussie, de Russie et d'Ukraine, 8 décembre 1991 (extraits)

« Les négociations sur la préparation d'un nouveau traité de l'Union ont abouti à une impasse : le processus objectif de retrait des républiques de l'URSS et de formation d'États indépendants est devenu une réalité. […] La politique à courte vue du centre a conduit à une crise économique et politique profonde, à l'effondrement de la production et à une chute catastrophique du niveau de vie de la quasi-totalité des couches de la société. »

Source : Déclaration adoptée le 8 décembre 1991 en même temps que l'accord de Belovej, extraits cités en anglais sur en.wikipedia.org (Belovezha Accords), traduits en français par Capcess, consulté le 29 septembre 2026.

Le centre : le gouvernement de l'URSS à Moscou, dirigé alors par Mikhaïl Gorbatchev. République : chacune des quinze républiques qui composent l'URSS.

  1. Question 1. Pertinence des documents 1, 2, 3 et 4. (10 points)

    1.a.

    Le document 1 est-il pertinent ? Si non, pourquoi ?

  2. 1.b.

    Le document 2 est-il pertinent ? Si non, pourquoi ?

  3. 1.c.

    Le document 3 est-il pertinent ? Si non, pourquoi ?

  4. 1.d.

    Le document 4 est-il pertinent ? Si non, pourquoi ?

  5. Question 2. Fiabilité des documents 5 et 6. (8 points)

    2.a.

    Document 5 : deux raisons de lui faire confiance.

  6. 2.b.

    Document 5 : deux raisons de vous en méfier.

  7. 2.c.

    Document 6 : deux raisons de lui faire confiance.

  8. 2.d.

    Document 6 : deux raisons de vous en méfier.

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  1. Objet de la recherche

    Thème : la fin du bloc communiste. Lieu : l'Europe de l'Est et l'URSS. Date : de 1989 à 1991.

  2. 1.a Document 1 : pertinent

    Oui. La décision du 9 novembre 1989 ouvre les frontières de la RDA : elle mène à la chute du mur de Berlin et à la fin de la division de l'Europe. Elle porte sur le thème, le lieu et l'époque.

  3. 1.b Document 2 : pertinent

    Oui. L'accord de Belovej du 8 décembre 1991 déclare que l'URSS cesse d'exister : c'est l'aboutissement de l'effondrement du bloc communiste. Le texte date de la période étudiée.

  4. 1.c Document 3 : non pertinent

    Non. Le traité de l'Atlantique Nord date de 1949 et fonde l'alliance de l'Ouest : il ne dit rien de l'effondrement du bloc communiste, quarante ans plus tard.

  5. 1.d Document 4 : non pertinent

    Non. La Constitution belge traite de l'organisation de la Belgique fédérale : le lieu et le thème ne correspondent pas.

  6. 2. Document 5 (Reagan, 1987)

    Raisons de se fier : 1) c'est un discours du président des États-Unis, acteur majeur de la guerre froide, dont la date (12 juin 1987) et le lieu (porte de Brandebourg) sont connus ; 2) il exprime la position américaine deux ans avant la chute du mur : c'est une trace de la pression exercée sur Gorbatchev. Raisons de se méfier : 1) c'est un discours politique, qui cherche à faire pression sur l'URSS et à rassurer Berlin-Ouest : il exagère la portée d'un geste ; 2) il demande la fin du mur mais ne décrit pas comment il tombera, et rien ne prouve qu'il en soit la cause (la notice précise que la presse en parle peu).

  7. 2. Document 6 (déclaration du 8 décembre 1991)

    Raisons de se fier : 1) c'est un texte officiel signé par les dirigeants des trois républiques principales de l'URSS, acteurs directs de sa dissolution, daté du 8 décembre 1991 ; 2) il décrit des faits que l'on retrouve ailleurs : crise économique, effondrement de la production, retrait des républiques. Raisons de se méfier : 1) ses auteurs ont intérêt à justifier la dissolution : ils rejettent la faute sur la politique à courte vue du centre, c'est-à-dire sur Moscou ; 2) c'est un extrait, traduit de l'anglais : le texte est partiel et la traduction peut déformer des nuances.

1) pertinents : 1 et 2 ; non pertinents : 3 et 4. 2) documents 5 et 6 : deux raisons de se fier et deux de se méfier chacun.

Barème de cet exercice

  • 1.a : Document 1 : identifié comme pertinent ou non pertinent, sans erreur (1 point)
  • 1.a : Document 1 : justification correcte et complète par le thème, le lieu et la date, en citant le contenu (1.5 points)
  • 1.b : Document 2 : identifié comme pertinent ou non pertinent, sans erreur (1 point)
  • 1.b : Document 2 : justification correcte et complète par le thème, le lieu et la date, en citant le contenu (1.5 points)
  • 1.c : Document 3 : identifié comme pertinent ou non pertinent, sans erreur (1 point)
  • 1.c : Document 3 : justification correcte et complète par le thème, le lieu et la date, en citant le contenu (1.5 points)
  • 1.d : Document 4 : identifié comme pertinent ou non pertinent, sans erreur (1 point)
  • 1.d : Document 4 : justification correcte et complète par le thème, le lieu et la date, en citant le contenu (1.5 points)
  • 2.a : Document 5 : deux raisons de se fier correctes, chacune justifiée par un élément du dossier (2 points)
  • 2.b : Document 5 : deux raisons de se méfier correctes, chacune justifiée par un élément du dossier (2 points)
  • 2.c : Document 6 : deux raisons de se fier correctes, chacune justifiée par un élément du dossier (2 points)
  • 2.d : Document 6 : deux raisons de se méfier correctes, chacune justifiée par un élément du dossier (2 points)

Exercice 7

Synthèse. La construction européenne.

Problématique : Comment et pourquoi la construction européenne progresse-t-elle de 1950 à 1992 ?

Consigne : rédigez la synthèse qui répond à cette problématique à partir des documents 1 à 6 et de vos connaissances. Votre copie comprend trois parties.
- Une introduction (10 lignes au plus) : elle reprend la problématique et la replace dans son contexte historique grâce à vos connaissances.
- Un développement (15 lignes au plus) d'au moins deux paragraphes : il présente de façon organisée les éléments de réponse que fournissent les documents, chacun situé dans le temps et suivi, entre parenthèses, du numéro du ou des documents dont il provient.
- Une conclusion (10 lignes au plus) : elle répond à la problématique.

Ce que le correcteur regarde.
- Introduction : la problématique est reprise et au moins trois savoirs (événements, notions) l'éclairent.
- Développement : au moins cinq informations exactes venant des documents, chacune rattachée à son document et à un repère de temps, dans un texte bien construit.
- Conclusion : elle répond à la problématique et reste cohérente avec le développement.
- Langue : écriture soignée, lisible, phrases correctes.

Total : 30 points.

Document 1 – Déclaration de Robert Schuman (extraits)

« L’Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre. L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble: elle se fera par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait. […] Le Gouvernement français propose de placer l'ensemble de la production franco-allemande du charbon et d'acier sous une Haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d'Europe. »

Source : Déclaration prononcée par Robert Schuman, ministre français des Affaires étrangères, au Quai d'Orsay, Paris, le 9 mai 1950, texte publié sur european-union.europa.eu, consulté le 29 septembre 2026.

Robert Schuman (1886-1963) : homme politique français, ministre des Affaires étrangères de 1948 à 1952. Le texte est inspiré par Jean Monnet, alors chargé du Plan en France. Haute Autorité : organe indépendant chargé de gérer la production commune de charbon et d'acier.


Document 2 – Traité instituant la Communauté économique européenne (traité de Rome, 1957), préambule et article 2 (extraits)

« Déterminés à établir les fondements d’une union sans cesse plus étroite entre les peuples européens […] Décidés à assurer par une action commune le progrès économique et social de leurs pays en éliminant les barrières qui divisent l’Europe […] Résolus à affermir, par la constitution de cet ensemble de ressources, les sauvegardes de la paix et de la liberté, et appelant les autres peuples de l’Europe qui partagent leur idéal à s’associer à leur effort […] Article 2. La Communauté a pour mission, par l’établissement d’un marché commun et par le rapprochement progressif des politiques économiques des États membres, de promouvoir un développement harmonieux des activités économiques dans l’ensemble de la Communauté, une expansion continue et équilibrée, une stabilité accrue, un relèvement accéléré du niveau de vie, et des relations plus étroites entre les États qu’elle réunit. »

Source : Traité instituant la Communauté économique européenne, signé à Rome le 25 mars 1957 par la Belgique, l'Allemagne fédérale, la France, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas, Journal officiel des Communautés européennes, texte publié sur eur-lex.europa.eu et transcrit sur fr.wikisource.org, consulté le 29 septembre 2026.

Communauté économique européenne (CEE) : organisation créée en 1957 par six États pour établir un marché commun, c'est-à-dire un espace où marchandises, personnes, services et capitaux circulent librement.


Document 3 – Traité de Varsovie (1955), article 4

« Article 4. Au cas où un ou plusieurs des États parties au Traité feraient l'objet, en Europe, d'une attaque armée de la part d'un État quelconque ou d'un groupe d'États, chaque État partie au Traité, dans l'exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l'Article 51 de la Charte des Nations Unies, accordera, individuellement et d'accord avec les autres États parties au Traité une assistance immédiate à l'État ou aux États victimes de l'agression, par tous les moyens qu'il jugera nécessaires, y compris l'emploi de la force armée. »

Source : Traité d'amitié, de coopération et d'assistance mutuelle, signé à Varsovie le 14 mai 1955, article 4, traduction française publiée dans le Recueil des Traités des Nations Unies, vol. 219, n° 2962, p. 29, consulté le 29 septembre 2026.

Le traité de Varsovie fonde l'alliance militaire dite pacte de Varsovie. Il est signé par huit États d'Europe de l'Est : l'Albanie, la Bulgarie, la Hongrie, la République démocratique allemande, la Pologne, la Roumanie, l'URSS et la Tchécoslovaquie.


Document 4 – Les États membres des Communautés européennes, 1951-1986

Date d'entréeÉtats qui entrentNombre de membres après l'entrée
1951 (CECA), puis 1957 (CEE)Allemagne fédérale, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas6
1er janvier 1973Danemark, Irlande, Royaume-Uni9
1er janvier 1981Grèce10
1er janvier 1986Espagne, Portugal12

Source : Tableau réalisé par Capcess d'après european-union.europa.eu, « Histoire de l'Union européenne » (pages 1945-59, 1970-79 et 1980-89), consulté le 29 septembre 2026.

CECA : Communauté européenne du charbon et de l'acier. CEE : Communauté économique européenne. Les Communautés européennes regroupent la CECA, la CEE et Euratom.


Document 5 – Le Parlement européen élu directement (1979)

Juin 1979 – Premières élections directes du Parlement européen.

Pour la première fois, les citoyens européens élisent directement les membres du Parlement européen. Auparavant, ces membres étaient délégués par les parlements nationaux. Les députés siègent dans des groupes politiques paneuropéens et non dans des délégations nationales.

Source : Extrait de la page « Histoire de l'Union européenne 1970-79 », european-union.europa.eu, traduit de l'anglais par Capcess, consulté le 29 septembre 2026.

Le Parlement européen est l'assemblée des représentants des citoyens des États membres. Avant 1979, chaque parlement national envoyait certains de ses membres y siéger.


Document 6 – Traité sur l'Union européenne (traité de Maastricht, 1992), préambule (extraits)

« RÉSOLUS à franchir une nouvelle étape dans le processus d’intégration européenne engagé par la création des Communautés européennes […] RAPPELANT l’importance historique de la fin de la division du continent européen […] RÉSOLUS à renforcer leurs économies ainsi qu’à en assurer la convergence, et à établir une union économique et monétaire, comportant, conformément aux dispositions du présent traité et du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, une monnaie unique et stable […] RÉSOLUS à établir une citoyenneté commune aux ressortissants de leurs pays […] »

Source : Traité sur l'Union européenne, signé à Maastricht le 7 février 1992, préambule dans sa version consolidée publiée au Journal officiel de l'Union européenne du 9 mai 2008, texte publié sur eur-lex.europa.eu et transcrit sur fr.wikisource.org, consulté le 29 septembre 2026.

Le traité de Maastricht crée l'Union européenne ; il entre en vigueur le 1er novembre 1993. Il prévoit une monnaie unique, l'euro, dont les billets et les pièces circulent à partir du 1er janvier 2002.

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  1. Trier les documents

    Le document 3 (traité de Varsovie, 1955) n'est pas pertinent : c'est l'alliance militaire du bloc de l'Est, pas une étape de la construction européenne occidentale. Les documents 1, 2, 4, 5 et 6 fournissent les étapes.

  2. Plan

    1) la création des Communautés (documents 1 et 2) ; 2) l'élargissement et la démocratisation (documents 4 et 5) ; 3) l'Union européenne (document 6).

  3. Copie modèle

    La construction européenne, Europe occidentale, de 1950 à 1992.

    Introduction. En 1945, l'Europe sort de deux guerres mondiales, elle est ruinée, et la guerre froide la coupe bientôt en deux blocs ; à l'Ouest, le plan Marshall aide à la reconstruction. Pour garantir la paix entre les anciens ennemis, notamment la France et l'Allemagne, des dirigeants veulent unir les États d'Europe occidentale. Comment et pourquoi la construction européenne progresse-t-elle de 1950 à 1992 ? Nous verrons la création des Communautés, puis leur approfondissement et leur élargissement.

    Développement. Le 9 mai 1950, Robert Schuman propose de mettre en commun la production franco-allemande de charbon et d'acier sous une Haute Autorité, pour créer une solidarité de fait et éviter une nouvelle guerre (document 1). La CECA naît en 1951 et, le 25 mars 1957, les six États signent à Rome le traité de la CEE : un marché commun, la fin des barrières qui divisent l'Europe et un niveau de vie plus élevé (document 2). La Communauté s'élargit ensuite : de six États en 1951-1957 à neuf en 1973, dix en 1981 et douze en 1986 (document 4). Elle se démocratise : en juin 1979, les citoyens élisent pour la première fois directement les députés du Parlement européen (document 5). En 1992, le traité de Maastricht franchit une nouvelle étape : il prévoit une monnaie unique et une citoyenneté commune (document 6).

    Conclusion. La construction européenne progresse par étapes : la paix par l'économie en 1950 et 1957, l'élargissement de 6 à 12 États, puis la démocratie et l'union économique et monétaire en 1979 et 1992. Elle répond à la volonté d'éviter la guerre et de reconstruire l'Europe, dans un contexte de guerre froide. Le traité de Maastricht ouvre l'étape de l'Union européenne.

  4. Barème

    Introduction : au moins trois savoirs (deux guerres mondiales, guerre froide et deux blocs, plan Marshall, réconciliation franco-allemande), question rappelée. Développement : au moins cinq éléments des documents, avec leur numéro et leur date. Conclusion : réponse à la question. Barème : le jury central publie les critères de sa synthèse (introduction, développement, conclusion, langue) mais pas leur répartition ; les points ci-dessous sont ceux de Capcess, calqués sur la grille de l'épreuve externe du CESS d'histoire 2022 (20, 60, 15 et 5 points sur 100) ramenée à 30.

Des Communautés de six États (1951-1957) à l'Union européenne (1992), par élargissement, démocratisation et union économique et monétaire.

Barème de cet exercice

  • Introduction : la problématique est rappelée (2 points)
  • Introduction : au moins trois éléments de savoirs contextuels ou conceptuels exacts et pertinents (3 points)
  • Introduction : phrase d'amorce et annonce du plan (1 point)
  • Développement : au moins cinq éléments de réponse exacts tirés des documents (2 points chacun) (10 points)
  • Développement : le ou les documents d'où vient chaque élément sont cités entre parenthèses (3 points)
  • Développement : les éléments sont situés dans le temps (repères de temps exacts) (2 points)
  • Développement : au moins deux paragraphes, une idée principale par paragraphe, sans résumé des documents ni passage recopié (3 points)
  • Conclusion : elle répond à la problématique avec les éléments essentiels du développement (3 points)
  • Conclusion : elle est cohérente avec le développement (rien de nouveau) et peut ouvrir sur un prolongement (1.5 points)
  • Langue : soin, lisibilité, syntaxe (1.5 points)

Programme et consignes

Les consignes dépendent du cycle. Vérifie celles de ton inscription ; les exemples officiels ne couvrent pas tout le programme.