Cours et exercices / Physique
La Terre et le cosmos
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À revoir avant : Forces et lois de Newton, Gravitation universelle, Radioactivité et énergie nucléaire.
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Fiche de révision
- Repère 1 : , avec
- Repère 2 : champ de pesanteur au sol :
- Repère 3 : à l'altitude :
- Repère 1 : vitesse orbitale : , avec la masse de l'astre central et le rayon de l'orbite
- Repère 2 : écho laser :
- Repère 3 : année-lumière :
- Repère 1 : constante solaire : ; en moyenne au sommet de l'atmosphère : , dont environ réfléchis
- Repère 2 : équilibre radiatif : puissance absorbée égale à la puissance rayonnée, environ
- Repère 1 : bilan simplifié de la fusion dans le Soleil : , avec libération d'énergie
- Repère 2 : fusion possible au-delà d'environ
Gravitation universelle
Deux masses s'attirent avec une force proportionnelle au produit des masses et inversement proportionnelle au carré de la distance entre leurs centres. Le poids d'un objet est la force de gravitation exercée par la Terre ; le champ de pesanteur diminue avec l'altitude.
À retenir
- Repère 1
, avec
- Repère 2
champ de pesanteur au sol :
- Repère 3
à l'altitude :
Méthode
- Distance entre les centres, en mètres ; la force est divisée par quatre si la distance double.
- Le poids est la force de gravitation exercée par l'astre ; g dépend de sa masse et de son rayon.
- g diminue comme l'inverse du carré de la distance au centre de la Terre.
Exemple expliqué
Un module d'atterrissage a une masse de 1 200 kg. Sur la Terre, g = 9,81 N/kg ; à la surface de la Lune, g = 1,62 N/kg.
a) Poids sur la Terre. Grandeur recherchée : le poids . Formule : . Calcul : .
b) Poids sur la Lune. , soit environ six fois moins que sur la Terre.
c) Masse. La masse mesure la quantité de matière du module et son inertie : elle ne dépend pas de l'astre. Elle vaut toujours ; seul le poids (une force) change avec .
a) P = 11 772 N ; b) P = 1 944 N ; c) non, m = 1 200 kg
Système solaire et distances astronomiques
Le modèle héliocentrique de Copernic a remplacé le modèle géocentrique de Ptolémée. Les planètes décrivent des ellipses autour du Soleil ; plus une planète est loin, plus sa vitesse orbitale est faible. Les distances se mesurent par triangulation, parallaxe ou écho laser.
À retenir
- Repère 1
vitesse orbitale : , avec la masse de l'astre central et le rayon de l'orbite
- Repère 2
écho laser :
- Repère 3
année-lumière :
Méthode
- De Ptolémée à Tycho Brahé, Copernic et Kepler, chaque modèle explique plus d'observations.
- La gravitation joue le rôle de force centripète ; la vitesse diminue quand le rayon de l'orbite augmente.
- Méthode d'Ératosthène, parallaxe, écho laser : on relie une mesure d'angle ou de durée à une distance.
Exemple expliqué
La lumière et les ondes radio se propagent dans le vide à la vitesse c = 3·10⁸ m/s.
a) Distance Terre-Lune. Le faisceau fait un aller-retour : il parcourt pendant . Formule : , donc . Calcul : , soit .
b) Distance Terre-sonde. Le signal fait un aller simple pendant : , soit environ .
a) d = 3,9·10⁸ m ; b) d = 2,16·10¹¹ m
La Terre, planète habitable
Au sommet de l'atmosphère, la Terre reçoit du Soleil en moyenne 342 W/m² et en renvoie autant : sa température moyenne reste proche de 15 °C. Certains gaz de l'atmosphère, surtout la vapeur d'eau et le dioxyde de carbone, absorbent une partie de l'infrarouge émis par le sol : c'est l'effet de serre.
À retenir
- Repère 1
constante solaire : ; en moyenne au sommet de l'atmosphère : , dont environ réfléchis
- Repère 2
équilibre radiatif : puissance absorbée égale à la puissance rayonnée, environ
Méthode
- Énergie reçue du Soleil égale énergie renvoyée : la température moyenne reste stable.
- Des gaz absorbent l'infrarouge émis par le sol et réchauffent l'atmosphère ; plus de ces gaz, plus d'effet.
- L'inclinaison de l'axe change la hauteur du Soleil et la durée du jour, donc l'énergie reçue par mètre carré.
Exemple expliqué
Au sommet de l'atmosphère, la Terre reçoit du Soleil en moyenne 342 W/m², dont environ 100 W/m² sont réfléchis vers l'espace. La Terre renvoie vers l'espace environ 240 W/m² et sa température moyenne reste proche de 15 °C.
1. Équilibre thermique. L'énergie absorbée par la Terre vaut , à peu près égale à l'énergie rayonnée vers l'espace (). Comme l'énergie reçue est égale à l'énergie renvoyée, la Terre est en équilibre thermique et sa température moyenne reste constante (15 °C).
2. Effet de serre. Le sol, chauffé par le rayonnement solaire, émet un rayonnement infrarouge. Certains gaz de l'atmosphère (essentiellement la vapeur d'eau, mais aussi le dioxyde de carbone, le méthane...) absorbent une partie de cet infrarouge et en renvoient une partie vers le sol : la surface est plus chaude que sans ces gaz. Cet effet naturel rend la Terre habitable.
3. Plus de dioxyde de carbone. Une concentration plus élevée en dioxyde de carbone augmente l'absorption de l'infrarouge et le rayonnement renvoyé vers le sol : l'effet de serre est renforcé et la température moyenne de la Terre augmente, jusqu'à ce qu'un nouvel équilibre entre énergie reçue et énergie rayonnée soit atteint.
1. 342 - 100 = 242 ≈ 240 W/m². 2. Absorption de l'infrarouge par certains gaz. 3. Plus de CO₂, effet de serre renforcé, température en hausse.
Étoiles et histoire de l'univers
Selon le modèle du Big Bang, l'univers est en expansion depuis un état très chaud et très dense. Une étoile naît de l'effondrement d'une nébuleuse ; en son cœur, au-delà de dix millions de kelvins, la fusion de l'hydrogène en hélium libère l'énergie qui équilibre la gravitation. Les étoiles se regroupent en galaxies, comme la Voie lactée.
À retenir
- Repère 1
bilan simplifié de la fusion dans le Soleil : , avec libération d'énergie
- Repère 2
fusion possible au-delà d'environ
Méthode
- Un univers en expansion, parti d'un état très chaud et très dense.
- Effondrement d'une nébuleuse, allumage de la fusion, équilibre, puis une fin qui dépend de la masse.
- Fusion : noyaux légers réunis ; fission : noyau lourd cassé ; les deux libèrent de l'énergie.
Exemple expliqué
Choisir la bonne réponse à chacune des questions suivantes.
1. Voie lactée. La galaxie à laquelle appartient le Soleil s'appelle la Voie lactée.
2. Année-lumière. Une année-lumière est la distance parcourue par la lumière dans le vide en une année : c'est une unité de distance.
3. Énergie du Soleil. Au cœur du Soleil, la température dépasse 10 millions de kelvins : des noyaux d'hydrogène fusionnent en noyaux d'hélium et libèrent de l'énergie.
4. Phases de la Lune. La moitié de la Lune tournée vers le Soleil est toujours éclairée ; ce qu'on en voit depuis la Terre dépend de la position de la Lune par rapport à la Terre et au Soleil.
1) notre galaxie ; 2) distance ; 3) fusion d'hydrogène ; 4) position de la Lune par rapport à la Terre et au Soleil
Exercice 1
Un module d'atterrissage a une masse de 1 200 kg. Sur la Terre, g = 9,81 N/kg ; à la surface de la Lune, g = 1,62 N/kg.
- a.
Calculer le poids du module sur la Terre.
- b.
Calculer le poids du module à la surface de la Lune.
- c.
La masse du module change-t-elle quand il se pose sur la Lune ? Justifier.
Correction
- a) Poids sur la Terre
Grandeur recherchée : le poids . Formule : . Calcul : .
- b) Poids sur la Lune
, soit environ six fois moins que sur la Terre.
- c) Masse
La masse mesure la quantité de matière du module et son inertie : elle ne dépend pas de l'astre. Elle vaut toujours ; seul le poids (une force) change avec .
a) P = 11 772 N ; b) P = 1 944 N ; c) non, m = 1 200 kg
Barème de cet exercice
- a : Grandeur cherchée nommée et formule écrite : P = m g (1 point)
- a : Application numérique avec les valeurs de l'énoncé : 1 200 × 9,81 (1 point)
- a : Résultat chiffré, unité comprise : 11 772 N (soit 1,18·10⁴ N) (1 point)
- b : Grandeur cherchée nommée et formule écrite : P = m g (1 point)
- b : Application numérique avec les valeurs de l'énoncé : 1 200 × 1,62 (1 point)
- b : Résultat chiffré, unité comprise : 1 944 N (soit 1,94·10³ N) (1 point)
- c : Réponse : la masse ne change pas (1 200 kg) (1 point)
- c : Justification : la masse est une quantité de matière, le poids est une force qui dépend de g (1 point)
Exercice 2
La lumière et les ondes radio se propagent dans le vide à la vitesse c = 3·10⁸ m/s.
- a.
Un faisceau laser envoyé de la Terre vers un réflecteur posé sur la Lune revient à son point de départ 2,60 s après son émission. Calculer la distance Terre-Lune.
- b.
Un signal radio envoyé de la Terre met 12 minutes pour atteindre une sonde en orbite autour de Mars. Calculer la distance entre la Terre et la sonde à ce moment.
Correction
- a) Distance Terre-Lune
Le faisceau fait un aller-retour : il parcourt pendant . Formule : , donc . Calcul : , soit .
- b) Distance Terre-sonde
Le signal fait un aller simple pendant : , soit environ .
a) d = 3,9·10⁸ m ; b) d = 2,16·10¹¹ m
Barème de cet exercice
- a : Aller-retour : distance parcourue = 2d (1 point)
- a : Formule d = c Δt / 2 et calcul (1 point)
- a : Réponse 3,9·10⁸ m avec l'unité (1 point)
- b : Conversion 12 min = 720 s (1 point)
- b : Formule d = c Δt (aller simple) et calcul (1 point)
- b : Réponse 2,2·10¹¹ m avec l'unité (1 point)
Exercice 3
Choisir la bonne réponse à chacune des questions suivantes.
- 1.
La Voie lactée est :
- le nom de notre système solaire
- notre galaxie
- une nébuleuse du système solaire
- 2.
Une année-lumière est une unité de :
- 3.
L'énergie rayonnée par le Soleil provient :
- de la combustion de gaz
- de la fission de noyaux d'uranium
- de la fusion de noyaux d'hydrogène
- 4.
Les phases de la Lune vues depuis la Terre dépendent :
- de l'ombre de la Terre sur la Lune
- de la position de la Lune par rapport à la Terre et au Soleil
- de la distance entre la Terre et la Lune
Correction
- 1. Voie lactée
La galaxie à laquelle appartient le Soleil s'appelle la Voie lactée.
- 2. Année-lumière
Une année-lumière est la distance parcourue par la lumière dans le vide en une année : c'est une unité de distance.
- 3. Énergie du Soleil
Au cœur du Soleil, la température dépasse 10 millions de kelvins : des noyaux d'hydrogène fusionnent en noyaux d'hélium et libèrent de l'énergie.
- 4. Phases de la Lune
La moitié de la Lune tournée vers le Soleil est toujours éclairée ; ce qu'on en voit depuis la Terre dépend de la position de la Lune par rapport à la Terre et au Soleil.
1) notre galaxie ; 2) distance ; 3) fusion d'hydrogène ; 4) position de la Lune par rapport à la Terre et au Soleil
Barème de cet exercice
- 1 : Notre galaxie (1 point)
- 2 : Distance (1 point)
- 3 : Fusion de noyaux d'hydrogène (1 point)
- 4 : Position de la Lune par rapport à la Terre et au Soleil (1 point)
Exercice 4
Le Soleil (masse 2,0·10³⁰ kg) et la Terre (masse 6·10²⁴ kg) sont distants de 1,5·10¹¹ m en moyenne. La constante de gravitation vaut G = 6,67·10⁻¹¹ N·m²/kg².
- a.
Calculer la valeur de la force d'attraction gravitationnelle exercée par le Soleil sur la Terre.
- b.
Que deviendrait cette force si la distance entre le Soleil et la Terre était doublée ? La calculer.
- c.
Quelle est la valeur de la force exercée par la Terre sur le Soleil ? Justifier.
Correction
- a) Force Soleil-Terre
Formule de la loi de la gravitation universelle : . Calcul : .
- b) Distance doublée
Avec , la force est divisée par : .
- c) Force de la Terre sur le Soleil
D'après le principe des actions réciproques (3e loi de Newton), la Terre exerce sur le Soleil une force de même direction, de même valeur et de sens opposé : . Ces deux forces s'appliquent à deux objets différents : elles ne s'annulent pas.
a) F ≈ 3,56·10²² N ; b) F' ≈ 8,89·10²¹ N ; c) même valeur, sens opposé
Barème de cet exercice
- a : Grandeur cherchée nommée et formule écrite : F = G m M / d² (1 point)
- a : Application numérique avec les valeurs de l'énoncé : 6,67·10⁻¹¹ × 2,0·10³⁰ × 6·10²⁴ / (1,5·10¹¹)² (1 point)
- a : Résultat chiffré, unité comprise : 3,6·10²² N (1 point)
- b : Distance doublée : force divisée par 4 (loi en 1/d²) (1 point)
- b : Réponse 8,9·10²¹ N avec l'unité (1 point)
- c : Même valeur de force, 3,6·10²² N (1 point)
- c : Justification par le principe des actions réciproques (1 point)
Exercice 5
La planète Mercure a une masse de 3,30·10²³ kg et un rayon de 2 440 km. La constante de gravitation vaut G = 6,67·10⁻¹¹ N·m²/kg².
- a.
En égalant le poids d'un objet de masse m et la force d'attraction exercée par l'astre, établir l'expression du champ de pesanteur g au niveau du sol d'un astre de masse M et de rayon R.
- b.
Calculer la valeur de g à la surface de Mercure.
- c.
Calculer le poids d'une sonde de 480 kg posée à la surface de Mercure.
Correction
- a) Expression de g
Le poids d'un objet de masse est la force de gravitation exercée par la planète : . La masse se simplifie : , où est la distance jusqu'au centre de la planète.
- b) Valeur de g sur Mercure
Le rayon vaut . Calcul : .
- c) Poids de la sonde
, soit environ .
a) g = G M / R² ; b) g ≈ 3,70 N/kg ; c) P ≈ 1 775 N
Barème de cet exercice
- a : Poids identifié à la force de gravitation : m g = G m M / R² (1 point)
- a : Simplification de m et expression g = G M / R² (1 point)
- b : Grandeur cherchée nommée et formule écrite : g = G M / R² (1 point)
- b : Application numérique avec les valeurs de l'énoncé : 6,67·10⁻¹¹ × 3,30·10²³ / (2,44·10⁶)² (rayon converti en m) (1 point)
- b : Résultat chiffré, unité comprise : 3,70 N/kg (1 point)
- c : Grandeur cherchée nommée et formule écrite : P = m g (1 point)
- c : Application numérique avec les valeurs de l'énoncé : 480 × 3,70 (1 point)
- c : Résultat chiffré, unité comprise : 1,77·10³ N (1 point)
Exercice 6
Pendant des siècles, plusieurs modèles ont décrit les mouvements des astres. Le modèle géocentrique de Ptolémée a été remplacé par le modèle héliocentrique de Copernic.
- 1.
Décrire brièvement chacun de ces deux modèles.
- 2.
Citer deux observations ou arguments qui ont fait préférer le modèle héliocentrique.
- 3.
Expliquer pourquoi un modèle scientifique peut être remplacé par un autre.
Correction
- 1. Les deux modèles
Dans le modèle géocentrique (Ptolémée), la Terre est immobile au centre de l'Univers et les astres, dont le Soleil, tournent autour d'elle. Dans le modèle héliocentrique (Copernic), le Soleil est au centre et les planètes, dont la Terre, tournent autour de lui.
- 2. Arguments en faveur de l'héliocentrisme
Par exemple : les phases de Vénus, observées par Galilée, qui s'expliquent bien si Vénus tourne autour du Soleil ; le mouvement de rétrogradation apparent de certaines planètes, très simple à expliquer si la Terre et les planètes tournent autour du Soleil ; le pendule de Foucault, qui montre la rotation de la Terre.
- 3. Limites d'un modèle
Un modèle est une représentation qui explique les observations connues. Quand de nouvelles observations ne s'accordent pas avec lui, on le modifie ou on le remplace par un modèle qui explique plus de faits : c'est ce qui s'est passé entre Ptolémée, Tycho Brahé, Copernic et Kepler.
1. Terre au centre / Soleil au centre. 2. Phases de Vénus, rétrogradation. 3. Un modèle change quand de nouvelles observations le contredisent.
Barème de cet exercice
- 1 : Modèle géocentrique décrit correctement (1 point)
- 1 : Modèle héliocentrique décrit correctement (1 point)
- 2 : Un premier argument correct (1 point)
- 2 : Un second argument correct (1 point)
- 3 : Un modèle est valable tant qu'il explique les observations (1 point)
- 3 : De nouvelles observations peuvent le remettre en cause (1 point)
Exercice 7
Un satellite de navigation de 1 600 kg évolue à une altitude de 20 200 km au-dessus du sol. Au niveau du sol, g₀ = 9,81 N/kg et le rayon de la Terre vaut R = 6,4·10⁶ m. Le champ de pesanteur à l'altitude z vaut g_z = g₀ · R² / (R + z)².
- a.
Calculer la valeur du champ de pesanteur à l'altitude du satellite.
- b.
Calculer le poids du satellite à cette altitude.
- c.
Par quel facteur le poids du satellite est-il divisé par rapport à son poids au sol ?
Correction
- a) Champ de pesanteur
, donc . Formule : . Calcul : .
- b) Poids à cette altitude
. Au sol, le poids serait .
- c) Facteur de diminution
: le poids est environ 17 fois plus faible qu'au sol.
a) g_z ≈ 0,57 N/kg ; b) P ≈ 909 N ; c) facteur ≈ 17
Barème de cet exercice
- a : Distance au centre de la Terre : R + z avec z converti en mètres (1 point)
- a : Formule g_z = g0 R² / (R + z)² (1 point)
- a : Réponse 0,568 N/kg avec l'unité (1 point)
- b : Grandeur cherchée nommée et formule écrite : P = m g_z (1 point)
- b : Application numérique avec les valeurs de l'énoncé : 1 600 × 0,568 (1 point)
- b : Résultat chiffré, unité comprise : 9,1·10² N (1 point)
- c : Rapport g0 / g_z = (R + z)² / R² (1 point)
- c : Réponse environ 17 (1 point)
Exercice 8
Comme Ératosthène, on veut mesurer le rayon de la Terre. Deux villes A et B sont situées sur un même méridien, à 555 km l'une de l'autre. Le même jour, à midi solaire, un bâton vertical plante son ombre : les rayons du Soleil, parallèles entre eux, font un angle de 41,0° avec le bâton en A et de 46,0° avec le bâton en B.
- a.
Calculer l'angle au centre de la Terre entre les directions des deux villes. Justifier.
- b.
En déduire la circonférence de la Terre.
- c.
Calculer le rayon de la Terre.
Correction
- a) Angle au centre
Les rayons du Soleil sont parallèles. Chaque bâton vertical est dans la direction d'un rayon de la Terre ; l'angle que fait le bâton avec les rayons du Soleil mesure donc la position de la ville par rapport à la direction du Soleil. L'angle entre les deux rayons de la Terre, à partir du centre, est la différence : .
- b) Circonférence
L'arc AB de correspond à ; le tour complet correspond à . Règle de trois : , soit environ .
- c) Rayon
, donc , soit environ .
a) θ = 5,0° ; b) C ≈ 39 960 km ; c) R ≈ 6 360 km
Barème de cet exercice
- a : Rayons du Soleil parallèles, bâtons dans la direction des rayons de la Terre (1 point)
- a : Différence des angles : 5,0° (1 point)
- b : Règle de trois : 555 km correspondent à 5,0°, le tour à 360° (1 point)
- b : Calcul 555 × 360 / 5,0 (1 point)
- b : Réponse environ 4,0·10⁴ km avec l'unité (1 point)
- c : Grandeur cherchée nommée et formule écrite : C = 2πR donc R = C / 2π (1 point)
- c : Application numérique avec les valeurs de l'énoncé : 39 960 divisés par 2π (1 point)
- c : Résultat chiffré, unité comprise : 6,36·10³ km (1 point)
Exercice 9
La vitesse orbitale d'une planète sur une orbite circulaire de rayon r autour du Soleil vaut v = √(G · M / r), où M est la masse du Soleil (2,0·10³⁰ kg) et G = 6,67·10⁻¹¹ N·m²/kg². Le rayon de l'orbite de la Terre est 1,50·10¹¹ m et celui de l'orbite de Mars est 2,28·10¹¹ m.
- a.
Calculer la vitesse orbitale de la Terre, en km/s.
- b.
Calculer la vitesse orbitale de Mars, en km/s.
- c.
Quel lien observe-t-on entre le rayon de l'orbite et la vitesse orbitale d'une planète ? Justifier avec les résultats.
Correction
- a) Vitesse orbitale de la Terre
Formule : . Calcul : , soit .
- b) Vitesse orbitale de Mars
, soit .
- c) Conclusion
Mars, dont l'orbite est plus grande que celle de la Terre, a une vitesse orbitale plus faible ( contre ). La vitesse orbitale d'une planète diminue quand le rayon de son orbite augmente : plus une planète est loin du Soleil, moins l'attraction est forte et plus elle va lentement.
a) v ≈ 29,8 km/s ; b) v ≈ 24,2 km/s ; c) la vitesse diminue quand le rayon augmente
Barème de cet exercice
- a : Grandeur cherchée nommée et formule écrite : v = √(G M / r) (1 point)
- a : Application numérique avec les valeurs de l'énoncé : √(6,67·10⁻¹¹ × 2,0·10³⁰ / 1,50·10¹¹) (1 point)
- a : Résultat chiffré, unité comprise : 29,8 km/s (conversion m/s en km/s) (1 point)
- b : Grandeur cherchée nommée et formule écrite : v = √(G M / r) (1 point)
- b : Application numérique avec les valeurs de l'énoncé : √(6,67·10⁻¹¹ × 2,0·10³⁰ / 2,28·10¹¹) (1 point)
- b : Résultat chiffré, unité comprise : 24,2 km/s (1 point)
- c : Comparaison des deux résultats (1 point)
- c : Conclusion : plus le rayon de l'orbite est grand, plus la vitesse orbitale est faible (1 point)
Exercice 10
Proxima du Centaure, l'étoile la plus proche du Soleil, est située à 4,2 années-lumière de la Terre. On donne : c = 3·10⁸ m/s et 1 an = 3,154·10⁷ s.
- a.
Calculer la valeur d'une année-lumière en mètres.
- b.
Calculer la distance entre la Terre et Proxima du Centaure, en mètres.
- c.
Une sonde voyageant à la vitesse de 60 km/s parcourt cette distance. Calculer la durée du voyage, en années.
- d.
Que signifie, pour la lumière que nous recevons de Proxima du Centaure, le fait que cette étoile soit à 4,2 années-lumière ?
Correction
- a) Une année-lumière
Grandeur recherchée : la distance parcourue par la lumière en 1 an. Formule : . Calcul : .
- b) Distance de Proxima
.
- c) Durée du voyage de la sonde
. Durée : . En années : , soit environ 21 000 ans.
- d) Signification
La lumière met 4,2 ans pour venir de Proxima du Centaure jusqu'à nous : elle a été émise il y a 4,2 ans. Nous voyons donc l'étoile telle qu'elle était il y a 4,2 ans, pas telle qu'elle est aujourd'hui.
a) ≈ 9,46·10¹⁵ m ; b) ≈ 4,0·10¹⁶ m ; c) ≈ 21 000 ans ; d) on voit l'étoile telle qu'elle était il y a 4,2 ans
Barème de cet exercice
- a : Grandeur cherchée nommée et formule écrite : d = c × Δt avec Δt = 1 an (1 point)
- a : Application numérique avec les valeurs de l'énoncé : 3·10⁸ × 3,154·10⁷ (1 point)
- a : Résultat chiffré, unité comprise : 9,46·10¹⁵ m (1 point)
- b : Multiplication par 4,2 années-lumière (1 point)
- b : Réponse 4,0·10¹⁶ m avec l'unité (1 point)
- c : Vitesse convertie : 60 km/s = 6,0·10⁴ m/s (1 point)
- c : Formule Δt = d / v et calcul (1 point)
- c : Conversion en années et réponse 2,1·10⁴ ans (1 point)
- d : La lumière a été émise il y a 4,2 ans (1 point)
- d : On voit l'étoile telle qu'elle était dans le passé (1 point)
Exercice 11
Au sommet de l'atmosphère, la Terre reçoit du Soleil en moyenne 342 W/m², dont environ 100 W/m² sont réfléchis vers l'espace. La Terre renvoie vers l'espace environ 240 W/m² et sa température moyenne reste proche de 15 °C.
- 1.
Justifier, à l'aide des données, que la Terre est en équilibre thermique.
- 2.
Expliquer le mécanisme de l'effet de serre.
- 3.
Quel serait l'effet d'une forte augmentation de la concentration de l'atmosphère en dioxyde de carbone sur la température moyenne de la Terre ? Justifier.
Correction
- 1. Équilibre thermique
L'énergie absorbée par la Terre vaut , à peu près égale à l'énergie rayonnée vers l'espace (). Comme l'énergie reçue est égale à l'énergie renvoyée, la Terre est en équilibre thermique et sa température moyenne reste constante (15 °C).
- 2. Effet de serre
Le sol, chauffé par le rayonnement solaire, émet un rayonnement infrarouge. Certains gaz de l'atmosphère (essentiellement la vapeur d'eau, mais aussi le dioxyde de carbone, le méthane...) absorbent une partie de cet infrarouge et en renvoient une partie vers le sol : la surface est plus chaude que sans ces gaz. Cet effet naturel rend la Terre habitable.
- 3. Plus de dioxyde de carbone
Une concentration plus élevée en dioxyde de carbone augmente l'absorption de l'infrarouge et le rayonnement renvoyé vers le sol : l'effet de serre est renforcé et la température moyenne de la Terre augmente, jusqu'à ce qu'un nouvel équilibre entre énergie reçue et énergie rayonnée soit atteint.
1. 342 - 100 = 242 ≈ 240 W/m². 2. Absorption de l'infrarouge par certains gaz. 3. Plus de CO₂, effet de serre renforcé, température en hausse.
Barème de cet exercice
- 1 : Énergie absorbée 342 - 100 = 242 W/m² (1 point)
- 1 : Comparaison avec 240 W/m² : équilibre, température moyenne constante (1 point)
- 2 : Le sol émet de l'infrarouge (1 point)
- 2 : Certains gaz absorbent une partie de l'infrarouge et le renvoient vers le sol (2 points)
- 3 : Effet de serre renforcé par plus de dioxyde de carbone (1 point)
- 3 : Conclusion : la température moyenne augmente (1 point)
Exercice 12
Le Soleil est une étoile née de l'effondrement d'une nébuleuse. Au cœur du Soleil, des noyaux d'hydrogène fusionnent en noyaux d'hélium à une température supérieure à 10⁷ K.
- 1.
Décrire les étapes de la naissance d'une étoile comme le Soleil, à partir d'une nébuleuse.
- 2.
Expliquer pourquoi le Soleil ne s'effondre pas sur lui-même et n'explose pas non plus.
- 3.
Différencier la fusion et la fission nucléaires : noyaux concernés, condition, exemple.
Correction
- 1. Naissance d'une étoile
Une nébuleuse (nuage de gaz et de poussières) s'effondre sous l'effet de la gravitation. Cet effondrement fait monter la température et la pression au centre. Quand la température dépasse , la fusion de l'hydrogène en hélium s'allume : l'étoile brille.
- 2. Équilibre du Soleil
La gravitation tend à faire s'effondrer le Soleil sur lui-même, alors que les forces dues aux réactions thermonucléaires tendent à le faire exploser. Ces deux effets s'équilibrent : le Soleil est stable pendant des milliards d'années.
- 3. Fusion et fission
Dans une fusion, deux noyaux légers s'associent pour former un noyau plus lourd, à très haute température (hydrogène en hélium dans les étoiles). Dans une fission, un noyau lourd (uranium 235, frappé par un neutron) se casse en noyaux plus légers. Dans les deux cas, la masse des produits est inférieure à celle de départ et de l'énergie est libérée.
1. Effondrement d'une nébuleuse puis allumage de la fusion. 2. Équilibre gravitation et forces thermonucléaires. 3. Fusion : noyaux légers ; fission : noyau lourd.
Barème de cet exercice
- 1 : Effondrement de la nébuleuse par gravitation (1 point)
- 1 : Échauffement puis allumage de la fusion au-delà de 10⁷ K (2 points)
- 2 : Gravitation qui tend à effondrer, forces thermonucléaires qui tendent à faire exploser (1 point)
- 2 : Équilibre entre les deux : étoile stable (1 point)
- 3 : Fusion : deux noyaux légers forment un noyau plus lourd, avec un exemple (1 point)
- 3 : Fission : un noyau lourd se casse en noyaux plus légers, avec un exemple (1 point)
Exercice 13
Le tableau compare trois planètes telluriques du système solaire.
- 1.
En comparant la Terre à Vénus et à Mars, identifier deux propriétés physiques de la Terre qui la rendent habitable.
- 2.
Vénus est plus proche du Soleil que la Terre, mais sa température est bien plus élevée que ce que sa seule distance explique. Expliquer cette observation avec l'effet de serre.
- 3.
L'atmosphère de la Terre contient peu de dioxyde de carbone, mais elle produit tout de même un effet de serre naturel. Pourquoi cet effet est-il indispensable à la vie sur Terre ?
Correction
- 1. Propriétés qui rendent la Terre habitable
La Terre est à une distance du Soleil qui donne une température moyenne modérée (15 °C), entre les de Vénus et les de Mars. Son atmosphère a une pression modérée (1, contre 92 pour Vénus et 0,006 pour Mars), ce qui permet à l'eau de rester liquide à la surface.
- 2. Vénus
L'atmosphère de Vénus est très dense (pression 92 fois celle de la Terre) et composée à 96 % de dioxyde de carbone. Ce gaz absorbe le rayonnement infrarouge émis par le sol et en renvoie une grande partie vers la surface : l'effet de serre est très intense et la surface atteint 464 °C, alors que Vénus n'est qu'un peu plus proche du Soleil que la Terre.
- 3. Effet de serre naturel sur Terre
Sans effet de serre, la Terre ne garderait pas assez de l'énergie qu'elle reçoit et serait beaucoup plus froide (bien en dessous de 0 °C). L'effet de serre naturel, dû surtout à la vapeur d'eau et au dioxyde de carbone, maintient une température moyenne de 15 °C compatible avec l'eau liquide et la vie.
1. Distance et température modérées, pression modérée, eau liquide. 2. Atmosphère dense de CO₂, effet de serre intense. 3. Sans effet de serre, la Terre serait trop froide.
Barème de cet exercice
- 1 : Une première propriété correcte, justifiée par une comparaison avec le tableau (1 point)
- 1 : Une seconde propriété correcte, justifiée par une comparaison avec le tableau (1 point)
- 2 : Atmosphère dense et très riche en dioxyde de carbone (1 point)
- 2 : Le dioxyde de carbone absorbe l'infrarouge et le renvoie vers la surface : effet de serre intense (2 points)
- 3 : Sans effet de serre, la Terre serait beaucoup plus froide (1 point)
- 3 : L'effet de serre naturel maintient environ 15 °C, compatible avec l'eau liquide (1 point)
Exercice 14
La Station spatiale internationale (ISS) décrit une orbite circulaire à l'altitude de 400 km au-dessus du sol. On admet que la vitesse orbitale d'un objet sur une orbite circulaire de rayon r autour d'un astre de masse M vaut v = √(G · M / r), où r est mesuré depuis le centre de l'astre. Données : G = 6,67·10⁻¹¹ N·m²/kg², masse de la Terre 6·10²⁴ kg, rayon de la Terre 6,4·10⁶ m.
- a.
Calculer le rayon de l'orbite de l'ISS.
- b.
Calculer la vitesse de l'ISS, en m/s puis en km/h.
- c.
Calculer la durée d'un tour complet de l'ISS autour de la Terre, en minutes.
Correction
- a) Rayon de l'orbite
.
- b) Vitesse
Formule : . Calcul : , soit (on multiplie par 3,6).
- c) Durée d'un tour
Un tour est un cercle de longueur , parcouru à la vitesse constante : , soit .
a) r = 6,8·10⁶ m ; b) v ≈ 7 672 m/s ≈ 27 618 km/h ; c) T ≈ 93 min
Barème de cet exercice
- a : Rayon mesuré depuis le centre : r = R + z, z converti en mètres (1 point)
- a : Réponse 6,8·10⁶ m avec l'unité (1 point)
- b : Grandeur cherchée nommée et formule écrite : v = √(G M / r) (1 point)
- b : Application numérique avec les valeurs de l'énoncé : √(6,67·10⁻¹¹ × 6·10²⁴ / 6,8·10⁶) (1 point)
- b : Résultat chiffré, unité comprise : 7,7·10³ m/s, soit environ 27 600 km/h (1 point)
- c : Distance d'un tour : 2π r (1 point)
- c : Formule T = 2π r / v et calcul (1 point)
- c : Réponse 93 min avec l'unité (1 point)
Programme et consignes
Les consignes dépendent du cycle. Vérifie celles de ton inscription ; les exemples officiels ne couvrent pas tout le programme.