Cours et exercices / Français
Lire un essai et justifier ses réponses
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À revoir avant : Comprendre une consigne, Citer et référencer un document, Repérer la thèse, les arguments et la structure.
Ressources par notion
Fiche de révision
- Action : Travail demandé par le verbe.
- Objet : Élément sur lequel porte la réponse.
- Limite : Nombre, source, période ou forme imposés.
- Indice : Passage précis utilisé pour étayer la réponse.
- Justification : Lien expliqué entre l’indice et l’affirmation.
- Note de lecture : Reformulation courte avec une référence retrouvable.
- Exemple : Cas utilisé par l’auteur pour soutenir une idée.
- Vérification : Retour au texte pour corriger ou compléter les notes.
- Procédure : Suite d’opérations permettant d’accomplir une tâche.
- Critère : Règle qui justifie un choix ou un contrôle.
Comprendre une consigne sur l’essai
Une consigne combine une action, un objet et des limites. Expliquez demande un raisonnement ; relevez demande une information du texte ; comparez demande de mettre deux éléments en relation. Les limites peuvent imposer deux exemples, une période, un chapitre ou un point de vue.
Une question longue contient parfois plusieurs demandes. Sépare-les avant d’écrire : nommer la position de l’auteur, l’expliquer, puis fournir un exemple. Répondre à la première partie avec précision ne compense pas l’oubli des autres. Si la source est l’essai, ne remplace pas le raisonnement de l’auteur par une opinion personnelle.
Les mots justifiez, à partir de et en vous appuyant sur signalent la preuve attendue. Une citation doit être pertinente et expliquée ; une référence doit permettre de retrouver le passage. Le nombre de lignes ou de mots, lorsqu’il est imposé, concerne aussi la construction de la réponse.
À retenir
- Action
Travail demandé par le verbe.
- Objet
Élément sur lequel porte la réponse.
- Limite
Nombre, source, période ou forme imposés.
Méthode
- Souligne les verbes de consigne.
- Transforme les demandes en une liste de productions.
- Repère les passages utiles de l’essai.
- Contrôle chaque demande dans la réponse finale.
Exemple expliqué
Consigne originale : Expliquez pourquoi l’autrice propose un essai limité à six mois et justifiez sa prudence par deux éléments du passage. Passage fictif : Les coûts restent inconnus ; l’usage peut varier avec les saisons. Décomposez la tâche.
Il faut expliquer la raison d’une durée limitée.
La justification demande deux éléments, tous deux présents dans le passage.
Les coûts inconnus et la variation saisonnière doivent être reliés à l’intérêt d’observer avant de décider.
L’essai de six mois permet de recueillir des informations avant une décision durable, car les coûts restent inconnus et l’usage peut varier selon la saison.
Points à surveiller
- Donner un seul élément quand deux sont demandés.
- Citer les coûts sans expliquer leur lien avec l’essai.
Justifier une réponse par le texte
Une justification relie une réponse à une preuve. Elle comporte l’affirmation, un indice du texte et l’explication du lien entre les deux. La citation n’est pas une preuve autonome : le lecteur doit comprendre pourquoi ces mots soutiennent la réponse à cette question.
Une citation courte reprend exactement les mots de la source et indique la référence demandée. Une reformulation attribuée évite une longue copie : selon l’autrice, le projet reste provisoire. Elle doit rester fidèle. Si une page n’est pas fournie, ne l’invente pas ; utilise la référence effectivement disponible.
Choisis un indice assez précis pour répondre au problème. Une phrase sur le coût ne justifie pas directement une réponse sur la qualité esthétique. Plusieurs preuves doivent apporter des raisons distinctes, pas reproduire la même idée. Une réserve dans la source doit apparaître dans la conclusion.
À retenir
- Indice
Passage précis utilisé pour étayer la réponse.
- Justification
Lien expliqué entre l’indice et l’affirmation.
Méthode
- Écris la réponse en une phrase.
- Choisis un passage qui la soutient effectivement.
- Cite ou reformule avec une référence.
- Explique le lien et conserve la nuance de la source.
Exemple expliqué
Extrait fictif original, Claire Denis, Partager la ville, chapitre 2, p. 18 : Le test ne sera prolongé que si les trajets restent accessibles aux riverains. L’autrice soutient-elle une prolongation sans condition ?
La réponse est non : la prolongation est conditionnelle.
Ne sera prolongé que si marque une restriction.
La condition concerne l’accès des riverains. La référence fournie permet de retrouver le passage.
Non. Dans Partager la ville, chapitre 2, p. 18, Claire Denis subordonne la prolongation au maintien de l’accès des riverains : ce critère doit être satisfait avant de poursuivre.
Points à surveiller
- Recopier l’extrait sans répondre à la question.
- Ajouter un numéro de page inventé.
Préparer un essai avec des notes utiles
Une première lecture donne une vue d’ensemble : sujet, question, position et organisation. Ne transforme pas immédiatement chaque phrase en fiche. La table des matières aide à comprendre le rôle des chapitres et à repérer les retours d’un même thème.
La lecture de travail produit des notes structurées : pour chaque chapitre, note l’idée principale, les arguments, les exemples et les pages. Distingue les mots de l’auteur, signalés comme citation, de tes reformulations. Un tableau peut rapprocher les chapitres qui traitent un même problème sans confondre leurs rôles.
Une dernière lecture sert à vérifier les notes : les références sont-elles exactes, une objection a-t-elle été prise pour la thèse, un exemple important manque-t-il ? Préparer l’essai ne signifie pas apprendre un résumé trouvé ailleurs. Le livre de ton cycle, son édition et les consignes déterminent les passages et les documents à utiliser.
À retenir
- Note de lecture
Reformulation courte avec une référence retrouvable.
- Exemple
Cas utilisé par l’auteur pour soutenir une idée.
- Vérification
Retour au texte pour corriger ou compléter les notes.
Méthode
- Lis le livre pour identifier sa structure.
- Crée une ligne par chapitre avec idées, arguments, exemples et pages.
- Marque séparément les citations exactes.
- Reviens au livre pour contrôler chaque note importante.
Exemple expliqué
Essai fictif : chapitre 1, p. 5 à 12, problème des déplacements ; chapitre 2, p. 13 à 20, proposition de test ; chapitre 3, p. 21 à 28, limites du financement. Quelle note permettrait de retrouver une objection financière ?
L’objection doit être reliée au chapitre 3 plutôt qu’à une fiche générale sans page.
La note distingue le problème du financement de la proposition de test.
Une citation exacte, si elle est choisie, doit porter sa propre page.
Chapitre 3, p. 21 à 28 : le financement limite la durée ou l’étendue du test. Ajouter la page exacte de l’argument lors de la relecture.
Points à surveiller
- Produire des notes sans références.
- Utiliser la pagination d’une autre édition sans la vérifier.
Expliciter une procédure de travail
Expliciter une procédure consiste à rendre visibles les opérations suivies. Le résultat seul ne montre pas comment une réponse a été construite. Le destinataire doit pouvoir comprendre l’ordre des étapes, les choix effectués et les critères utilisés.
Une procédure complète ne se réduit pas à j’ai lu puis j’ai écrit. Elle précise ce qui a été recherché dans le texte, comment les passages ont été sélectionnés, comment le plan a été établi et ce qui a été vérifié. Le vocabulaire doit nommer les actions utiles : repérer une thèse, confronter deux passages, reformuler un argument.
Distingue une opération et sa raison. Retenir une citation est une opération ; la choisir parce qu’elle exprime directement la condition demandée explique ce choix. Présente les étapes dans leur ordre réel et indique un contrôle final. Il n’est pas nécessaire de raconter des hésitations qui n’éclairent pas la méthode.
À retenir
- Procédure
Suite d’opérations permettant d’accomplir une tâche.
- Critère
Règle qui justifie un choix ou un contrôle.
Méthode
- Identifie la tâche et le résultat attendu.
- Nomme les opérations concrètes effectuées.
- Explique les choix qui ont une importance pour la réponse.
- Termine par le contrôle de fidélité et de complétude.
Exemple expliqué
Vous devez expliquer à un autre candidat comment vous avez choisi deux preuves pour une réponse sur les limites d’un projet. Les passages retenus évoquent le budget et l’accès des riverains. Proposez une procédure.
La question est d’abord décomposée : trouver deux limites distinctes.
Les passages sont choisis parce qu’ils répondent chacun à cette catégorie.
Le contrôle vérifie qu’aucune des preuves n’est une simple répétition et que leurs références sont exactes.
Repérer les passages qui énoncent une limite, retenir le budget et l’accès comme deux raisons distinctes, reformuler chacun avec sa référence, puis vérifier leur lien avec la réponse.
Points à surveiller
- Décrire seulement le temps passé à travailler.
- Justifier un choix par c’était facile sans lien avec la tâche.
Exercice 1
Lisez l'extrait de l'essai Le silence est une ressource, puis répondez à la question.
Questions sur l'essai
Chaque réponse s'appuie sur ce que dit l'extrait de l'essai, et sur rien d'autre.
1. Expliquez pourquoi, selon l'autrice, le bruit urbain est « une dépense ».
Amina Bensaid, *Le silence est une ressource*, chapitre 1 « Le bruit qui ne dit rien »
[p. 22] Le bruit urbain n'est pas seulement une gêne : c'est une dépense. Chaque klaxon, chaque marteau-piqueur oblige notre attention à se déplacer, ne serait-ce qu'une seconde, pour évaluer un danger possible. Multipliées par des milliers, ces secondes forment une fatigue que l'on ne sait plus nommer. On rentre chez soi épuisé sans avoir rien fait d'autre que de traverser la ville.
Dans une commune du Hainaut, les livraisons ont été interdites avant sept heures du matin. Les habitants de la rue concernée disent dormir mieux, mais surtout se sentir moins nerveux en journée.
Texte original écrit pour Capcess : il remplace l'essai du cycle, qui n'est jamais reproduit ici.
Correction
- Lire la consigne
Le verbe est « Expliquez » : il faut dire en vos mots pourquoi le bruit est une dépense, sans recopier le paragraphe. Une dépense, c'est ce qui coute quelque chose. Ici, le bruit coute de l'attention, puis de la fatigue.
- Copie modèle
Selon l'autrice, le bruit urbain est une dépense parce que chaque bruit soudain (un klaxon, un marteau-piqueur) oblige l'attention à se déplacer pour évaluer un danger possible. Répétées des milliers de fois, ces petites interruptions s'additionnent en une fatigue : on rentre chez soi épuisé sans avoir rien fait d'autre que de traverser la ville.
- Ce que la correction attend (2 points)
- L'attention est déplacée à chaque bruit soudain, pour évaluer un danger possible : 1 point.
- La répétition (des milliers de fois) s'additionne en une fatigue : 1 point.
Le bruit coute de l'attention à chaque interruption ; répétées des milliers de fois, ces interruptions produisent une fatigue.
Barème de cet exercice
- Chaque bruit oblige l'attention à se déplacer, pour évaluer un danger possible (1 point)
- La répétition de ces interruptions s'additionne en une fatigue (1 point)
Exercice 2
Lisez l'extrait de l'essai Les gares oubliées, puis répondez à la question.
Questions sur l'essai
Chaque réponse s'appuie sur ce que dit l'extrait de l'essai, et sur rien d'autre.
1. Expliquez ce que devient, selon l'auteur, une gare de village quand elle n'a plus de train.
Julien Collard, *Les gares oubliées*, chapitre 1 « Un quai sans train »
[p. 19] Dans beaucoup de villages, la gare a perdu son train. Les rails sont restés, le bâtiment aussi, et l'on a d'abord cru qu'il allait tomber en ruine. Ce n'est pas ce qui s'est passé. Ici, la salle des guichets est devenue une bibliothèque ; là, le quai sert de marché le samedi ; ailleurs, un café a ouvert dans l'ancienne salle d'attente. Le lieu n'a pas disparu : il a changé de fonction. Il reste ce qu'il a toujours été, un endroit où l'on vient se retrouver, même si l'on n'y prend plus le train.
Texte original écrit pour Capcess : il remplace l'essai du cycle, qui n'est jamais reproduit ici.
Correction
- Lire la consigne
Le verbe est « Expliquez » : dites en vos mots ce que devient la gare, sans recopier l'extrait. La réponse tient en deux idées : ce qui change, et ce qui reste.
- Copie modèle
Selon l'auteur, une gare de village qui n'a plus de train ne tombe pas en ruine : elle change de fonction. La salle des guichets devient une bibliothèque, le quai un marché et la salle d'attente un café, et le lieu reste un endroit où l'on se retrouve.
- Ce que la correction attend (2 points)
- La gare ne tombe pas en ruine : elle change de fonction : 1 point.
- Les exemples du texte (bibliothèque, marché, café) et ce qui reste, un lieu de rencontre : 1 point.
La gare change de fonction (bibliothèque, marché, café) et reste un lieu de rencontre.
Barème de cet exercice
- La gare change de fonction au lieu de disparaitre (1 point)
- Les exemples du texte et le lieu de rencontre qui subsiste (1 point)
Exercice 3
Lisez l'extrait de l'essai L'art de ne rien faire, puis répondez aux questions.
Chaque réponse s'appuie sur ce que dit l'extrait de l'essai, et sur rien d'autre.
Hélène Vandenberghe, *L'art de ne rien faire*, chapitre 1 « La tyrannie de l'agenda »
[p. 14] Nous avons pris l'habitude de mesurer nos journées en tâches accomplies. Un rendez-vous, un courriel, une course, et l'on se félicite d'avoir « bien rempli » son temps.
[p. 15] Le repos, lui, n'a pas de place dans ce décompte : il ne produit rien de visible. Voilà pourquoi tant de personnes le vivent avec un sentiment de faute, comme si s'arrêter revenait à voler quelque chose à quelqu'un.
Or le repos n'est pas le contraire du travail. Il en est la condition. Un cerveau qui ne s'interrompt jamais ne devient pas plus efficace : il devient plus lent, plus distrait, plus irritable. Prenons l'exemple de Sofia, infirmière à Liège, qui enchaine des gardes de douze heures. Ses collègues l'ont vue, un mardi, ranger trois fois le même dossier au mauvais endroit. Ce jour-là, elle n'était pas paresseuse : elle n'avait plus de ressources.
[p. 16] Certes, il existe des périodes où il faut tenir, et personne ne conteste que certaines exigent un effort intense. Mais faire de cette exception la règle de toute une vie, c'est confondre l'urgence et l'habitude.
Texte original écrit pour Capcess : il remplace l'essai du cycle, qui n'est jamais reproduit ici.
Questions sur l'essai
1. Expliquez ce que l'autrice appelle « la tyrannie de l'agenda ».
- 2.
L'autrice pense-t-elle que le repos est une perte de temps ? Répondez, expliquez, puis appuyez votre réponse sur une citation exacte accompagnée de sa référence.
Correction
- Question 1
Copie modèle
La tyrannie de l'agenda, c'est l'habitude de mesurer ses journées au nombre de tâches accomplies : un rendez-vous, un courriel, une course. Dans ce décompte, le repos ne compte pour rien puisqu'il ne produit rien de visible, si bien que beaucoup de personnes se sentent fautives de s'arrêter.
Ce que la correction attend (2 points)
- Mesurer ses journées au nombre de tâches accomplies : 1 point.
- Le repos n'a pas de place dans ce décompte, d'où un sentiment de faute : 1 point.
- Question 2
Copie modèle
Non. Selon l'autrice, le repos n'est pas une perte de temps : c'est la condition du travail, car un cerveau qui ne s'interrompt jamais devient plus lent, plus distrait et plus irritable. Elle l'écrit ainsi : « Or le repos n'est pas le contraire du travail. Il en est la condition. » (H. Vandenberghe, L'art de ne rien faire, chapitre 1 « La tyrannie de l'agenda », p. 15).
Ce que la correction attend (4 points)
- Réponse claire : non, le repos n'est pas une perte de temps : 1 point.
- Explication : il est la condition du travail (un cerveau qui ne s'arrête jamais s'use) : 1 point.
- Citation exacte, entre guillemets : 1 point.
- Référence complète : auteur, titre de l'essai, titre du chapitre, page : 1 point.
1) Mesurer ses journées en tâches accomplies, sans place pour le repos. 2) Non : le repos est la condition du travail, citation référencée (chapitre 1, p. 15).
Barème de cet exercice
- 1 : Question 1 : la journée mesurée en tâches accomplies (1 point)
- 1 : Question 1 : le repos exclu du décompte, d'où la culpabilité (1 point)
- 2 : Question 2 : réponse claire (non) (1 point)
- 2 : Question 2 : explication (le repos est la condition du travail) (1 point)
- 2 : Question 2 : citation exacte, entre guillemets (1 point)
- 2 : Question 2 : référence complète (auteur, titre, chapitre, page) (1 point)
Exercice 4
Lisez l'extrait de l'essai Ce que disent nos objets, puis répondez à la question.
Questions sur l'essai
Chaque réponse s'appuie sur ce que dit l'extrait de l'essai, et sur rien d'autre.
1. Expliquez pourquoi, selon l'auteur, remplacer un objet au lieu de le réparer est un calcul « rationnel pour le portefeuille » mais discutable. Appuyez votre réponse sur un exemple précis du texte.
Marc Lefèvre, *Ce que disent nos objets*, chapitre 2 « Réparer, c'est résister »
[p. 58] Longtemps, une chaise cassée se réparait. Aujourd'hui, elle se remplace. Le prix d'un objet neuf est souvent inférieur au cout d'une réparation, et l'on n'ose plus demander à quelqu'un de recoller ce qui a lâché. Ce calcul est rationnel pour le portefeuille ; il l'est beaucoup moins pour la planète, et moins encore pour nous.
[p. 59] Car réparer apprend quelque chose. Quand Lucie, seize ans, a ouvert le grille-pain de sa grand-mère, à Tournai, elle n'y cherchait qu'un fusible. Elle y a découvert une résistance, une minuterie, une logique. Depuis, elle ne regarde plus un appareil comme une boite noire, mais comme un assemblage dont on peut comprendre les parties. Cette confiance-là ne s'achète pas.
On objectera que tout le monde n'a ni le temps ni l'atelier. C'est exact. Mais il existe des repair cafés, où des bénévoles prêtent leurs outils et leur patience : le temps qu'on y passe est moins une perte qu'un apprentissage partagé.
[p. 60] Réparer, ce n'est donc pas refuser le progrès. C'est refuser que le progrès nous rende ignorants de ce qui nous entoure.
Texte original écrit pour Capcess : il remplace l'essai du cycle, qui n'est jamais reproduit ici.
Correction
- Lire la consigne
Deux demandes : « Expliquez » (dire pourquoi le calcul est rationnel mais discutable) et l'appui sur un exemple précis (un cas concret de l'essai, pas une idée générale).
- Copie modèle
Selon l'auteur, remplacer un objet coute souvent moins cher que le réparer : le calcul est donc rationnel pour le portefeuille. Mais il l'est beaucoup moins pour la planète et pour nous, car réparer apprend à comprendre les objets. Par exemple, Lucie, seize ans, a ouvert le grille-pain de sa grand-mère à Tournai : elle y a découvert une résistance, une minuterie, une logique, et elle ne regarde plus un appareil comme une boite noire.
- Ce que la correction attend (4 points)
- Remplacer coute souvent moins cher que réparer : rationnel pour le portefeuille : 1 point.
- Mais moins bon pour la planète et pour nous : 1 point.
- Réparer apprend à comprendre : 1 point.
- Exemple précis de Lucie et du grille-pain, avec ce qu'elle découvre : 1 point.
Moins cher à court terme, mais moins bon pour la planète et pour nous, car réparer apprend ; exemple de Lucie et du grille-pain.
Barème de cet exercice
- Remplacer coute moins cher que réparer : rationnel pour le portefeuille (1 point)
- Ce calcul est moins bon pour la planète et pour nous (1 point)
- Réparer apprend à comprendre les objets (1 point)
- Exemple précis : Lucie, le grille-pain, ce qu'elle y découvre (1 point)
Exercice 5
Lisez l'extrait de l'essai Apprendre à se tromper, puis répondez aux questions.
Chaque réponse s'appuie sur ce que dit l'extrait de l'essai, et sur rien d'autre.
Sophie Delvaux, *Apprendre à se tromper*
Chapitre 1. L'école de la bonne réponse
[p. 17] À l'école, l'erreur est d'abord une faute : on la souligne en rouge, on la compte, on la retranche des points. L'élève en tire une leçon involontaire : se tromper, c'est perdre. Il apprend donc à se taire quand il hésite, à recopier quand il doute, à préférer l'immobilité à l'essai.
[p. 18] Or aucune compétence ne s'acquiert sans essais ratés. Un enfant qui apprend à faire du vélo tombe, se relève, corrige son équilibre : personne n'y voit un échec, seulement un passage. Pourquoi l'orthographe ou les mathématiques seraient-elles traitées autrement ?
Chapitre 2. Rendre l'erreur utile
[p. 33] Certains enseignants ont pris le parti inverse. Dans une classe de Namur, chaque brouillon corrigé donne lieu à une question : « Qu'est-ce que cette erreur t'a appris ? » Les élèves y répondent parfois en une phrase, parfois en dix lignes. Peu importe : ils cessent de cacher leurs fautes pour les examiner.
[p. 34] Cela ne signifie pas qu'il faille renoncer à noter. Une évaluation reste nécessaire pour situer chacun. Mais elle devrait venir après l'apprentissage, non pendant. Sinon, on punit ce que l'on prétend encourager.
Texte original écrit pour Capcess : il remplace l'essai du cycle, qui n'est jamais reproduit ici.
Questions sur l'essai
1. Expliquez en quoi consiste, selon l'autrice, la « leçon involontaire » que l'école transmet à propos de l'erreur.
- 2.
L'autrice demande-t-elle de supprimer les évaluations ? Répondez, expliquez, puis appuyez votre réponse sur une citation exacte accompagnée de sa référence complète.
- 3.
Expliquez en quoi l'exemple de l'enfant qui apprend à faire du vélo sert l'argument de l'autrice.
Correction
- Question 1
Copie modèle
La leçon involontaire est que se tromper, c'est perdre. Comme l'erreur est soulignée, comptée et retranchée des points, l'élève apprend à se taire quand il hésite, à recopier quand il doute et à préférer ne pas essayer.
Ce que la correction attend (2 points)
- Se tromper, c'est perdre (leçon involontaire) : 1 point.
- Conséquences : se taire, recopier, préférer ne pas essayer : 1 point.
- Question 2
Copie modèle
Non. L'autrice précise qu'il ne faut pas renoncer à noter : une évaluation reste nécessaire pour situer chacun, mais elle devrait venir après l'apprentissage et non pendant, sinon on punit ce que l'on veut encourager. Elle l'écrit ainsi : « Cela ne signifie pas qu'il faille renoncer à noter. » (S. Delvaux, Apprendre à se tromper, chapitre 2 « Rendre l'erreur utile », p. 34).
Ce que la correction attend (4 points)
- Réponse claire : non : 1 point.
- Explication : évaluer reste nécessaire, mais après l'apprentissage : 1 point.
- Citation exacte, entre guillemets : 1 point.
- Référence complète (auteur, titre, chapitre, page 34) : 1 point.
- Question 3
Copie modèle
L'exemple de l'enfant qui apprend à faire du vélo montre qu'on progresse en tombant puis en corrigeant, sans y voir un échec mais un passage. L'autrice en déduit que l'orthographe ou les mathématiques devraient être traitées de la même façon : l'erreur est une étape normale de l'apprentissage et non une faute.
Ce que la correction attend (4 points)
- On apprend en tombant puis en corrigeant : 1 point.
- Ce n'est pas un échec mais un passage : 1 point.
- Comparaison avec l'orthographe ou les mathématiques : 1 point.
- Lien avec la thèse : l'erreur est une étape de l'apprentissage : 1 point.
1) Se tromper, c'est perdre. 2) Non, il faut évaluer après l'apprentissage (chapitre 2, p. 34). 3) Le vélo montre que l'erreur est une étape normale.
Barème de cet exercice
- 1 : Question 1 : se tromper, c'est perdre (1 point)
- 1 : Question 1 : conséquences (se taire, recopier, ne pas essayer) (1 point)
- 2 : Question 2 : réponse claire (non) (1 point)
- 2 : Question 2 : explication (évaluer après l'apprentissage) (1 point)
- 2 : Question 2 : citation exacte, entre guillemets (1 point)
- 2 : Question 2 : référence complète (1 point)
- 3 : Question 3 : on apprend en tombant puis en corrigeant (1 point)
- 3 : Question 3 : ce n'est pas un échec mais un passage (1 point)
- 3 : Question 3 : comparaison avec l'orthographe ou les mathématiques (1 point)
- 3 : Question 3 : lien avec la thèse de l'autrice (1 point)
Exercice 6
Pour préparer l'essai, on note le contenu de chaque chapitre dans un tableau (thèse de l'autrice, arguments, exemples). Lisez l'extrait de l'essai Les langues de Bruxelles, puis complétez le tableau ci-dessous pour ce chapitre, en indiquant pour chaque case la page où se trouve l'information.
Questions sur l'essai
Chaque réponse s'appuie sur ce que dit l'extrait de l'essai, et sur rien d'autre.
Nadia El Amrani, *Les langues de Bruxelles*, chapitre 1 « Une ville, plusieurs oreilles »
[p. 9] On présente souvent le plurilinguisme comme un problème à gérer : des panneaux à traduire, des administrations à doubler, des enfants qui « mélangent ». Ce chapitre défend l'idée inverse : vivre avec plusieurs langues n'est pas un handicap mais une compétence, et Bruxelles en offre chaque jour la preuve.
[p. 10] Premier argument : passer d'une langue à l'autre exerce l'attention. Une boulangère de Molenbeek sert un client en français, répond à une cliente en arabe, puis commente le prix du pain en néerlandais avec un voisin, le tout en moins d'une minute. Elle ne perd pas de temps : elle choisit à chaque instant le mot qui convient à la personne qui lui fait face.
Second argument : connaitre plusieurs langues aide à comprendre les autres. Qui a déjà cherché ses mots dans une langue étrangère sait ce que l'on ressent quand on n'est pas compris. Cette expérience rend plus patient avec l'accent, les hésitations, les erreurs d'autrui.
[p. 11] On dira que ce plurilinguisme complique la vie commune. Parfois, oui. Mais une ville qui s'habitue à parler plusieurs langues apprend aussi à s'écouter, et c'est là sa vraie richesse.
Texte original écrit pour Capcess : il remplace l'essai du cycle, qui n'est jamais reproduit ici.
Correction
- Repérer la thèse
La thèse est annoncée dans le premier paragraphe : « Ce chapitre défend l'idée inverse : vivre avec plusieurs langues n'est pas un handicap mais une compétence » (p. 9). Reformulez-la avec vos mots.
- Repérer les arguments
Deux arguments sont annoncés par des mots-repères : « Premier argument » et « Second argument » (p. 10). Notez chacun en une phrase.
- Copie modèle
- Ce que la correction attend (6 points)
- Thèse reformulée, page 9 : 2 points.
- Argument 1 (l'attention) et sa page : 1,5 point.
- Argument 2 (comprendre les autres) et sa page : 1,5 point.
- Exemple cité (la boulangère de Molenbeek) et sa page : 1 point.
Thèse (p. 9) : le plurilinguisme est une compétence. Arguments (p. 10) : il exerce l'attention ; il aide à comprendre les autres. Exemple (p. 10) : la boulangère de Molenbeek.
Barème de cet exercice
- Thèse de l'autrice reformulée (page 9) (2 points)
- Argument 1 : l'attention, avec sa page (1.5 points)
- Argument 2 : comprendre les autres, avec sa page (1.5 points)
- Exemple cité : la boulangère de Molenbeek, avec sa page (1 point)
Exercice 7
Lisez l'extrait de l'essai Mémoires du jardin ouvrier, puis répondez aux trois questions.
Chaque réponse s'appuie sur ce que dit l'extrait de l'essai, et sur rien d'autre.
Théo Wéry, *Mémoires du jardin ouvrier*
Chapitre 1. Une parcelle pour nourrir
[p. 12] Au XIXe siècle, dans les bassins industriels du Hainaut, on prêtait une parcelle de terre aux familles d'ouvriers. L'idée n'était pas de leur offrir un loisir : il s'agissait de compléter la table, de tenir un potager qui évitait d'acheter légumes et pommes de terre. On y allait après l'usine, en sabots, et l'on y travaillait autant qu'à l'atelier.
Chapitre 3. Le retour des jeunes
[p. 71] Après les années 1960, la parcelle a changé de fonction. Le supermarché a remplacé le potager et le jardin est devenu, pour beaucoup, un passe-temps de retraités. On l'a cru en voie de disparition.
[p. 72] Or, depuis une quinzaine d'années, les listes d'attente s'allongent et l'âge des jardiniers baisse. À Liège, Inès et Karim, vingt-huit ans, cultivent leur carré de courgettes avant de partir au bureau : ils disent y retrouver le contact avec la terre et une fatigue qui n'est pas celle de l'écran. Dans une école du Hainaut, une classe de première secondaire a planté des haricots entre deux blocs de béton ; les élèves les surveillent à chaque récréation.
[p. 73] Le jardin ne nourrit plus à lui seul ceux qui le cultivent. Mais il répond à un autre besoin : celui de faire quelque chose de ses mains, dehors, à son rythme.
Texte original écrit pour Capcess : il remplace l'essai du cycle, qui n'est jamais reproduit ici.
Questions sur l'essai
1. Expliquez à quoi servait, à l'origine, la parcelle de terre prêtée aux familles d'ouvriers.
- 2.
Le texte confirme-t-il que le jardinage est aujourd'hui un loisir de retraités ? Répondez, puis soutenez votre réponse par deux exemples précis tirés de l'extrait.
- 3.
Décrivez comment la fonction du jardin a évolué depuis l'origine jusqu'à aujourd'hui. Situez dans le temps le début de ce changement, puis dites si l'ancienne fonction subsiste.
Correction
- Question 1
Copie modèle
À l'origine, la parcelle prêtée aux familles d'ouvriers servait à compléter la table : on y cultivait des légumes et des pommes de terre pour éviter de les acheter. Ce n'était pas un loisir mais un travail de plus, que l'on faisait après l'usine.
Ce que la correction attend (2 points)
- Compléter la table, cultiver légumes et pommes de terre : 1 point.
- Pas un loisir : un travail de plus, après l'usine : 1 point.
- Question 2
Copie modèle
L'essai contredit en grande partie cette idée. Il reconnait qu'après les années 1960 le jardin est devenu, pour beaucoup, un passe-temps de retraités, mais il montre qu'aujourd'hui l'âge des jardiniers baisse. Premier exemple : à Liège, Inès et Karim, vingt-huit ans, cultivent leur carré de courgettes avant de partir au bureau. Second exemple : dans une école du Hainaut, une classe de première secondaire a planté des haricots et les surveille à chaque récréation (T. Wéry, Mémoires du jardin ouvrier, chapitre 3 « Le retour des jeunes », p. 72).
Ce que la correction attend (6 points)
- Réponse nuancée : l'essai contredit en grande partie l'idée : 1 point.
- L'origine de l'idée (après les années 1960, un passe-temps de retraités) : 1 point.
- Premier exemple précis (Inès et Karim) : 2 points.
- Second exemple précis (la classe de première secondaire) : 2 points.
- Question 3
Copie modèle
À l'origine, au XIXe siècle, le jardin servait à nourrir les familles d'ouvriers ; aujourd'hui, il répond surtout au besoin de faire quelque chose de ses mains, dehors, à son rythme. Le changement s'amorce après les années 1960, quand le supermarché remplace le potager. Selon l'essai, le jardin ne nourrit plus à lui seul ceux qui le cultivent : l'ancienne fonction n'a donc pas tout à fait disparu, mais elle n'est plus l'essentiel.
Ce que la correction attend (7 points)
- Fonction d'origine : nourrir les familles d'ouvriers : 2 points.
- Fonction actuelle : faire quelque chose de ses mains, dehors, à son rythme : 2 points.
- Période du changement : après les années 1960 : 1 point.
- L'ancienne fonction existe-t-elle encore ? Elle n'est plus l'essentiel : 2 points.
1) Nourrir les familles, pas un loisir. 2) L'essai contredit l'idée, avec deux exemples. 3) Du potager nourricier au besoin de faire de ses mains ; changement après les années 1960.
Barème de cet exercice
- 1 : Question 1 : compléter la table, légumes et pommes de terre (1 point)
- 1 : Question 1 : pas un loisir, un travail de plus (1 point)
- 2 : Question 2 : réponse nuancée (l'essai contredit en grande partie l'idée) (1 point)
- 2 : Question 2 : origine de l'idée (passe-temps de retraités après les années 1960) (1 point)
- 2 : Question 2 : premier exemple précis (Inès et Karim) (2 points)
- 2 : Question 2 : second exemple précis (la classe de première secondaire) (2 points)
- 3 : Question 3 : fonction d'origine (nourrir) (2 points)
- 3 : Question 3 : fonction actuelle (faire quelque chose de ses mains) (2 points)
- 3 : Question 3 : période du changement (après les années 1960) (1 point)
- 3 : Question 3 : l'ancienne fonction n'est plus l'essentiel (2 points)
Exercice 8
Lisez l'extrait de l'essai Le prix du gratuit, puis répondez aux trois questions.
Chaque réponse s'appuie sur ce que dit l'extrait de l'essai, et sur rien d'autre.
Clara Dumont, *Le prix du gratuit*
Chapitre 1. Une attention à vendre
[p. 15] Quand un service ne coute rien, on croit ne rien payer. C'est une illusion. Le journal en ligne, le jeu, l'application de messagerie vivent de publicités : ce qu'ils vendent, ce n'est pas leur contenu, c'est votre temps de regard. Chaque minute passée devant l'écran est une marchandise que d'autres achètent.
[p. 16] Les concepteurs le savent et travaillent à la prolonger : notification au moment où l'on s'éloigne, vidéo suivante qui démarre seule, page qui n'en finit pas. Personne n'est forcé, mais tout est fait pour que s'arrêter demande un effort.
Chapitre 3. Quand tout devient service
[p. 69] Depuis une dizaine d'années, ce modèle s'étend bien au-delà des écrans. On ne possède plus sa musique mais on s'abonne ; on ne conduit plus sa voiture mais on la loue à la minute ; on ne classe plus ses photos mais on les confie à un serveur.
[p. 70] Chaque abonnement semble léger. Ensemble, ils forment une dépendance : le jour où l'on cesse de payer, on perd l'accès à ce que l'on croyait avoir. Le gratuit et l'abonnement sont ainsi deux visages d'un même principe : rester dans la vie de l'utilisateur le plus longtemps possible.
Texte original écrit pour Capcess : il remplace l'essai du cycle, qui n'est jamais reproduit ici.
Questions sur l'essai
1. Expliquez ce que l'autrice veut dire quand elle affirme que les services gratuits vendent « votre temps de regard ».
- 2.
Expliquez comment les concepteurs s'y prennent pour prolonger ce temps de regard. Justifiez votre réponse à l'aide de deux exemples précis.
- 3.
Établissez le lien entre le chapitre 1 et le chapitre 3 : en quoi l'abonnement prolonge-t-il l'idée du gratuit ? Précisez la période à partir de laquelle ce modèle s'étend, selon l'autrice.
Correction
- Question 1
Copie modèle
Les services gratuits ne vendent pas leur contenu aux utilisateurs : ils vendent à des annonceurs le temps que ces personnes passent à regarder l'écran. Chaque minute de regard est une marchandise, et c'est la publicité qui les finance.
Ce que la correction attend (2 points)
- Le contenu n'est pas ce qui est vendu : 1 point.
- Ce qui est vendu, c'est le temps passé à regarder l'écran, acheté par d'autres (publicité) : 1 point.
- Question 2
Copie modèle
Les concepteurs font en sorte que s'arrêter demande un effort. Ils envoient une notification au moment où l'on s'éloigne de l'écran, et la vidéo suivante démarre toute seule. Personne n'est forcé, mais tout est organisé pour que l'on reste.
Ce que la correction attend (5 points)
- Principe : faire en sorte que s'arrêter demande un effort : 1 point.
- Premier exemple précis (la notification quand on s'éloigne) : 2 points.
- Second exemple précis (la vidéo suivante qui démarre seule) : 2 points.
- Question 3
Copie modèle
Dans le chapitre 1, le gratuit vit de l'attention : il garde l'utilisateur devant l'écran. Dans le chapitre 3, l'autrice montre que ce modèle s'étend depuis une dizaine d'années à la musique, à la voiture ou aux photos, qui deviennent des abonnements. Les deux cas reposent sur le même principe : rester dans la vie de l'utilisateur le plus longtemps possible, par l'effort d'arrêter pour le gratuit, par la dépendance pour l'abonnement, puisque l'on perd l'accès si l'on cesse de payer.
Ce que la correction attend (6 points)
- Le chapitre 1 : le gratuit vit de l'attention : 1 point.
- Le chapitre 3 : le modèle s'étend à d'autres domaines (musique, voiture, photos) : 1 point.
- Période : depuis une dizaine d'années : 1 point.
- Le lien : le même principe, garder l'utilisateur le plus longtemps possible : 2 points.
- La forme du lien pour l'abonnement : la dépendance, on perd l'accès si l'on cesse de payer : 1 point.
1) Le temps de regard vendu aux annonceurs. 2) L'arrêt demande un effort : notification, vidéo suivante. 3) L'abonnement prolonge le gratuit : même principe, depuis une dizaine d'années.
Barème de cet exercice
- 1 : Question 1 : ce n'est pas le contenu qui est vendu (1 point)
- 1 : Question 1 : le temps passé devant l'écran, acheté par d'autres (1 point)
- 2 : Question 2 : principe (s'arrêter demande un effort) (1 point)
- 2 : Question 2 : premier exemple précis (la notification) (2 points)
- 2 : Question 2 : second exemple précis (la vidéo suivante) (2 points)
- 3 : Question 3 : le gratuit vit de l'attention (chapitre 1) (1 point)
- 3 : Question 3 : le modèle s'étend à d'autres domaines (chapitre 3) (1 point)
- 3 : Question 3 : période (depuis une dizaine d'années) (1 point)
- 3 : Question 3 : le même principe dans les deux cas (2 points)
- 3 : Question 3 : la dépendance de l'abonnement (1 point)
Exercice 9
Lisez l'extrait de l'essai Le sport à hauteur d'enfant, puis répondez aux deux questions. Pour chaque citation, respectez les règles du référencement d'un document imprimé : mots exacts entre guillemets, puis référence complète (auteur, titre de l'essai, titre du chapitre, page).
Chaque réponse s'appuie sur ce que dit l'extrait de l'essai, et sur rien d'autre.
Pierre Collard, *Le sport à hauteur d'enfant*, chapitre 2 « Gagner ne suffit pas »
[p. 44] Dans beaucoup de clubs, on demande aux enfants de huit ans d'obéir à une logique d'adultes : résultats, classements, sélection. Un jeune footballeur d'Arlon m'a confié qu'il jouait « pour ne pas décevoir son père » plutôt que pour le plaisir de courir après un ballon.
[p. 45] Or la recherche du résultat immédiat abime ce qu'elle prétend construire. Un enfant qui n'a jamais le droit de perdre n'apprend ni à progresser ni à aimer le jeu : il apprend à avoir peur. Les entraineurs qui ont changé de méthode, en laissant les équipes s'organiser seules pendant un quart d'heure de chaque séance, constatent que les enfants demandent à rester plus longtemps.
Texte original écrit pour Capcess : il remplace l'essai du cycle, qui n'est jamais reproduit ici.
Questions sur l'essai
1. Relevez la phrase dans laquelle l'auteur explique pourquoi la recherche du résultat immédiat est dangereuse pour l'enfant. Citez-la exactement et donnez sa référence complète.
- 2.
Que constatent les entraineurs qui ont changé de méthode ? Répondez par une phrase de votre composition qui reformule l'idée et intègre, entre guillemets, une citation courte, suivie de sa référence complète.
Correction
- Question 1
Copie modèle
« Un enfant qui n'a jamais le droit de perdre n'apprend ni à progresser ni à aimer le jeu : il apprend à avoir peur. » (P. Collard, Le sport à hauteur d'enfant, chapitre 2 « Gagner ne suffit pas », p. 45).
Ce que la correction attend (3 points)
- La bonne phrase, recopiée sans erreur : 1 point.
- Guillemets autour des mots cités : 1 point.
- Référence complète : 1 point.
- Question 2
Copie modèle
Selon l'auteur, les entraineurs qui laissent les équipes s'organiser seules pendant un quart d'heure de chaque séance constatent que les enfants « demandent à rester plus longtemps » : donner de l'autonomie redonne l'envie de jouer (P. Collard, Le sport à hauteur d'enfant, chapitre 2 « Gagner ne suffit pas », p. 45).
Ce que la correction attend (4 points)
- Reformulation fidèle de l'idée (autonomie, envie de jouer) : 1 point.
- Citation courte exacte, entre guillemets : 1 point.
- Citation intégrée dans une phrase correcte : 1 point.
- Référence complète : 1 point.
1) La phrase de la page 45 entre guillemets, avec sa référence. 2) Une reformulation qui intègre la citation courte « demandent à rester plus longtemps », avec sa référence.
Barème de cet exercice
- 1 : Question 1 : la bonne phrase, recopiée sans erreur (1 point)
- 1 : Question 1 : guillemets autour de la citation (1 point)
- 1 : Question 1 : référence complète (auteur, titre, chapitre, page) (1 point)
- 2 : Question 2 : reformulation fidèle de l'idée (1 point)
- 2 : Question 2 : citation courte exacte, entre guillemets (1 point)
- 2 : Question 2 : citation intégrée dans une phrase correcte (1 point)
- 2 : Question 2 : référence complète (1 point)
Exercice 10
Lisez l'extrait de l'essai Vivre au rythme du vélo, puis répondez aux trois questions.
Chaque réponse s'appuie sur ce que dit l'extrait de l'essai, et sur rien d'autre.
Julien Massart, *Vivre au rythme du vélo*
Chapitre 2. La ville à hauteur de pédale
[p. 31] On répète que la voiture fait gagner du temps. C'est vrai sur l'autoroute, un dimanche matin. C'est faux dans la plupart des villes, où l'on passe des minutes à chercher une place, puis à marcher jusqu'à sa destination. Le cycliste, lui, se gare devant la porte.
[p. 32] Il y a plus. Une place de stationnement occupe la surface de cinq vélos, et un vélo ne réclame qu'une bande étroite de chaussée. Chaque mètre carré donné à la voiture immobile est un mètre carré retiré aux trottoirs, aux terrasses, aux arbres.
Chapitre 4. Les commerçants et le client pressé
[p. 88] Les commerçants craignent souvent que supprimer des places de parking fasse fuir la clientèle. L'expérience de plusieurs rues piétonnes le dément : le client à vélo ou à pied passe moins de temps sur la route, mais plus de temps devant les vitrines, et il revient plus souvent.
[p. 89] Ce n'est pas une règle sans exception. Dans les quartiers mal desservis par les transports en commun, l'automobiliste reste indispensable, et il faut le reconnaitre. Mais faire de ce cas particulier un argument contre tout aménagement, c'est renoncer avant d'avoir essayé.
Texte original écrit pour Capcess : il remplace l'essai du cycle, qui n'est jamais reproduit ici.
Questions sur l'essai
1. Expliquez pourquoi, selon l'auteur, la voiture ne fait pas toujours gagner du temps.
- 2.
Quelle objection les commerçants font-ils souvent aux aménagements pour les vélos ? Expliquez comment l'auteur y répond, en vous appuyant sur l'extrait, et donnez la référence complète.
- 3.
Une commune envisage de supprimer quarante places de stationnement pour créer une piste cyclable devant un marché couvert. En vous appuyant uniquement sur les propos de l'essai, expliquez deux arguments que l'auteur pourrait avancer en faveur de ce projet et une réserve qu'il reconnaitrait. Justifiez chaque élément par un renvoi précis à l'essai.
Correction
- Question 1
Copie modèle
Selon l'auteur, la voiture ne fait pas toujours gagner du temps : en ville, on passe des minutes à chercher une place, puis on marche jusqu'à sa destination, alors que le cycliste se gare devant la porte.
Ce que la correction attend (2 points)
- Ce que l'auteur dit : la voiture ne fait pas toujours gagner du temps : 1 point.
- La raison : la place à chercher, la marche, alors que le cycliste se gare devant la porte : 1 point.
- Question 2
Copie modèle
Les commerçants craignent que supprimer des places de parking fasse fuir la clientèle. L'auteur répond que l'expérience de plusieurs rues piétonnes le dément : le client à vélo ou à pied passe moins de temps sur la route mais plus de temps devant les vitrines, et il revient plus souvent (J. Massart, Vivre au rythme du vélo, chapitre 4 « Les commerçants et le client pressé », p. 88).
Ce que la correction attend (5 points)
- L'objection des commerçants (perdre la clientèle) : 1 point.
- La réponse de l'auteur (les clients à pied ou à vélo dépensent plus de temps devant les vitrines, reviennent) : 2 points.
- Citation ou renvoi précis à l'essai : 1 point.
- Référence complète (chapitre 4, page 88) : 1 point.
- Question 3
Copie modèle
L'auteur pourrait d'abord avancer que l'espace public est limité : une place de stationnement occupe la surface de cinq vélos, et chaque mètre carré donné à la voiture immobile est retiré aux trottoirs, aux terrasses ou aux arbres (chapitre 2, p. 32). Il pourrait ajouter que les commerces n'ont pas à craindre : le client à vélo ou à pied passe plus de temps devant les vitrines et revient plus souvent (chapitre 4, p. 88). Il reconnaitrait toutefois une réserve : dans les quartiers mal desservis par les transports en commun, l'automobiliste reste indispensable (chapitre 4, p. 89).
Ce que la correction attend (6 points)
- Premier argument tiré de l'essai (l'espace public) : 2 points.
- Second argument tiré de l'essai (les commerces) : 2 points.
- Une réserve reconnue par l'auteur (quartiers mal desservis) : 1 point.
- Chaque élément renvoyé à un chapitre et à une page : 1 point.
1) En ville, la voiture ne fait pas toujours gagner du temps. 2) Les commerçants craignent de perdre leur clientèle ; l'auteur répond par l'expérience des rues piétonnes (chapitre 4, p. 88). 3) Deux arguments (espace, commerces) et une réserve (quartiers mal desservis), avec renvois.
Barème de cet exercice
- 1 : Question 1 : la voiture ne fait pas toujours gagner du temps (1 point)
- 1 : Question 1 : la raison (place à chercher, marche, cycliste devant la porte) (1 point)
- 2 : Question 2 : l'objection des commerçants (1 point)
- 2 : Question 2 : la réponse de l'auteur, appuyée sur les rues piétonnes (2 points)
- 2 : Question 2 : renvoi précis à l'essai (1 point)
- 2 : Question 2 : référence complète (chapitre 4, page 88) (1 point)
- 3 : Question 3 : premier argument tiré de l'essai (2 points)
- 3 : Question 3 : second argument tiré de l'essai (2 points)
- 3 : Question 3 : une réserve reconnue par l'auteur (1 point)
- 3 : Question 3 : renvoi à un chapitre et à une page pour chaque élément (1 point)
Exercice 11
Un camarade doit comprendre comment tu as reconnu la thèse, les arguments et la concession du texte. Rédige une explication de procédure de 100 à 150 mots : présente les opérations dans l’ordre, nomme les notions utilisées et justifie tes choix avec des indices du document. Il ne s’agit pas de donner ton avis sur la bibliothèque.
Texte fictif rédigé pour cet exercice.
La bibliothèque devrait ouvrir une soirée supplémentaire chaque semaine. Les personnes qui terminent leur travail tard pourraient ainsi emprunter des livres sans devoir se libérer en journée. Cette ouverture offrirait aussi un lieu calme aux élèves dont le logement ne permet pas d’étudier. Certes, elle demanderait du personnel disponible et un budget adapté. On pourrait commencer par un essai de trois mois pour mesurer la fréquentation avant de décider d’un horaire durable.
Correction
- Opérations
Chercher la proposition défendue, distinguer ses justifications, puis examiner la réserve et la réponse apportée.
- Connaissances mobilisées
La thèse est la position défendue ; les arguments la soutiennent ; la concession admet une limite sans renoncer à la position.
- Justification
La première proposition commande les suivantes. Les deux besoins constituent des justifications distinctes. Certes signale l’acceptation d’une objection.
Une procédure explique les opérations et leur raison : elle ne se contente pas d’énumérer les trois étiquettes ni de résumer le sujet.
Exercice 12
Ce compte rendu de travail est trop vague pour qu’un pair reproduise la démarche. Réécris-le en 90 à 130 mots pour expliquer une procédure de résumé : opérations ordonnées, critères de sélection et contrôle final. Tu peux ajouter les précisions nécessaires, sans inventer le contenu du texte résumé.
Compte rendu fictif : « J’ai lu le texte. J’ai gardé les choses importantes. Puis j’ai écrit mon résumé et je l’ai corrigé. »
Correction
- Rendre les choix explicites
Nommer ce qui est conservé et supprimé selon sa fonction dans la progression, plutôt que selon une impression personnelle.
- Rendre les opérations reproductibles
Décrire le repérage, la sélection, la reformulation et les vérifications dans l’ordre.
- Préserver la fidélité
Contrôler les idées, les liens et les nuances ; ne pas ajouter d’opinion ni inventer une information du texte source.
La version améliorée permet de reproduire une démarche de résumé et d’en contrôler le résultat.
Programme et consignes
Les consignes dépendent du cycle. Vérifie celles de ton inscription ; les exemples officiels ne couvrent pas tout le programme.
- Programme d'études du cours de français, humanités générales et technologiques, 2e et 3e degrés (WBE et CPEONS)
Référence vérifiée le 27 septembre 2026 - Jurys de la FWB, matières du CESS G (programme, consignes, exemple de questionnaire)
Référence vérifiée le 27 septembre 2026 - Jurys de la FWB, consignes d'examen de français, CESS G et TTR, cycle 2026-2027/1
Référence vérifiée le 27 septembre 2026 - Jurys de la FWB, exemple de questionnaire de français, CESS G et TTR
Référence vérifiée le 27 septembre 2026 - Jurys de la FWB, critères de réussite
Référence vérifiée le 27 septembre 2026