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Réagir à une opinion : l'avis argumenté
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À revoir avant : Citer et référencer un document, Repérer la thèse, les arguments et la structure, Présenter et reformuler l'opinion à laquelle on réagit, Formuler une thèse et développer des arguments, Cohésion : paragraphes, connecteurs et reprises.
Ressources par notion
Fiche de révision
- Opinion de départ : Position à présenter fidèlement avant d’y répondre.
- Thèse personnelle : Position que ton texte défendra.
- Attribution : Indication de la personne ou de la source qui porte un propos.
- Repère 1 : thèse pertinente : elle se rapporte à l'opinion, sans erreur de compréhension ; elle peut être nuancée
- Repère 2 : un paragraphe par argument : l'idée, l'explication, l'exemple, le lien avec la thèse
- Repère 3 : développer par l'illustration, la comparaison ou la relation de cause à conséquence
- Repère 4 : la qualité d'un argument : clarté, raisonnement et lien à la thèse explicites, exemples développés, contre-argumentation, cohérence interne (jury)
- Concession : Reconnaître une part d’un argument avant de la limiter.
- Réfutation : Montrer pourquoi un argument ne permet pas la conclusion annoncée.
- Contre-argument : Raison soutenant une autre position.
- Cohérence : Idées compatibles et progression compréhensible.
- Cohésion : Liens linguistiques qui relient les phrases et les paragraphes.
Présenter l’opinion à laquelle on réagit
Avant de défendre une position, le texte doit rendre compréhensible celle à laquelle il répond. Présente le sujet, l’auteur et la source, puis reformule l’opinion retenue. Le destinataire connaît peut-être ses propres propos ; le lecteur de ta lettre ouverte ou de ton article ne les connaît pas forcément.
La reformulation doit être fidèle. Une proposition limitée à certains lieux ne devient pas une interdiction générale. Une hypothèse n’est pas un fait établi. Si tu cites, reproduis une courte expression exactement et attribue-la ; si tu reformules, indique clairement qui soutient la position.
Distingue ensuite l’opinion de départ et ta thèse. Une introduction peut accepter le diagnostic de l’auteur tout en contestant sa solution. Le lecteur doit voir le point d’accord et le point de désaccord, au lieu de deviner à quelle phrase tu réagis.
À retenir
- Opinion de départ
Position à présenter fidèlement avant d’y répondre.
- Thèse personnelle
Position que ton texte défendra.
- Attribution
Indication de la personne ou de la source qui porte un propos.
Méthode
- Relève la proposition exacte et ses limites.
- Note auteur, titre, média et date fournis.
- Reformule cette proposition sans la durcir.
- Annonce ta position sur le même problème.
Exemple expliqué
Source originale fictive : dans le journal du quartier du 3 avril, Lina Morel propose de fermer une rue à la circulation le dimanche matin pour laisser place à un marché. Rédigez deux phrases d’introduction en exprimant un accord conditionnel.
Le sujet est l’usage de cette rue le dimanche matin, pas la suppression de toutes les voitures.
Le contexte et l’auteur doivent être présentés.
L’accord peut être lié à une condition concrète.
Dans le journal du quartier du 3 avril, Lina Morel propose de réserver une rue au marché le dimanche matin. Cette mesure serait utile, à condition de maintenir un accès adapté aux riverains.
Points à surveiller
- Réagir à une interdiction de toutes les voitures que la source ne propose pas.
- Oublier de distinguer citation et reformulation.
Formuler une thèse et développer des arguments
La thèse répond à l'opinion : accord, désaccord ou avis nuancé. Chaque argument est formulé clairement, relié explicitement à la thèse et développé par un raisonnement et un exemple précis. Les grilles notent chaque argument selon son développement : très bien, suffisamment, faiblement ou non développé.
À retenir
- Repère 1
thèse pertinente : elle se rapporte à l'opinion, sans erreur de compréhension ; elle peut être nuancée
- Repère 2
un paragraphe par argument : l'idée, l'explication, l'exemple, le lien avec la thèse
- Repère 3
développer par l'illustration, la comparaison ou la relation de cause à conséquence
- Repère 4
la qualité d'un argument : clarté, raisonnement et lien à la thèse explicites, exemples développés, contre-argumentation, cohérence interne (jury)
Méthode
- La thèse peut s'opposer, partager ou nuancer l'opinion.
- Une idée, une explication, un exemple et le lien avec la thèse.
- Un fait situé ou un cas concret, pas une généralité.
- Du moins fort au plus fort, ou du général au particulier.
Exemple expliqué
• Tâche à réaliser
Rédigez, en 110 à 140 mots, le paragraphe qui développe cet argument. Il comporte : l'idée annoncée, son explication (raisonnement et lien avec la thèse), un exemple précis et développé, et une contre-argumentation (une objection reconnue, puis réfutée). Utilisez des connecteurs adaptés.
Indiquez le nombre de mots de votre texte.
Mise en contexte
Dans une lettre ouverte adressée à un directeur d'école qui a interdit les jeux vidéo dans son établissement, vous défendez la thèse suivante : « Les jeux vidéo peuvent trouver leur place à l'école. »
Vous avez retenu l'argument suivant : les jeux vidéo développent des compétences utiles, comme la coopération et la stratégie.
Situation fictive écrite pour Capcess.
Ce qui fait la qualité d'un argument. Pour le jury, un bon argument est clair, se démontre pas à pas (raisonnement, lien avec la thèse), s'appuie sur des exemples précis et développés, répond aux objections possibles et ne se contredit jamais.
Construire le paragraphe. 1. Annoncer l'argument. 2. L'expliquer par un raisonnement (« en effet »). 3. L'illustrer par un exemple précis (« ainsi »). 4. Concéder puis réfuter une objection (« certes… mais »). 5. Relier à la thèse.
Copie modèle (113 mots). Le premier argument en faveur de cette thèse est que les jeux vidéo développent des compétences précieuses, comme la coopération et la stratégie. En effet, dans un jeu d'équipe, chaque joueur doit se coordonner avec les autres, répartir les rôles et adapter son plan quand la situation change. Ainsi, au lieu de travailler chacun de son côté, des élèves qui préparent ensemble une partie de construction apprennent à négocier, à écouter et à décider vite. Certes, certains craignent que le jeu ne serve qu'à s'évader. Mais encadré par un enseignant, avec un objectif précis, il devient un support d'apprentissage, et cette compétence-là est utile bien au-delà de l'école.
Ce que la correction attend (12 points). - Argument clairement formulé et pertinent : 3 points.
- Raisonnement explicite et lien avec la thèse : 3 points.
- Exemple adéquat et développé : 3 points.
- Contre-argumentation et cohérence interne : 3 points.
Argument développé en cinq temps : annonce, explication, exemple précis, concession et réfutation, lien avec la thèse.
Concéder et répondre à une objection
Une concession reconnaît la part valable d’un argument adverse, puis précise sa limite. Elle permet de répondre à une objection sans nier un fait gênant. Certes le projet coûte cher, mais… ne fonctionne que si la suite explique pourquoi ce coût ne suffit pas à rejeter le projet.
Réfuter consiste à montrer une faiblesse : fait inexact, généralisation excessive ou lien causal non démontré. La contre-argumentation avance une raison favorable à la thèse opposée. Les procédés peuvent se combiner, mais ils ne doivent pas remplacer l’examen de ce que l’autre personne a réellement dit.
Un argument développé comprend une idée, son explication et un appui. Une formule comme ce n’est pas vrai ne réfute rien sans justification. Évite l’attaque personnelle : les qualités de l’auteur ne décident pas à elles seules de la validité de sa proposition.
À retenir
- Concession
Reconnaître une part d’un argument avant de la limiter.
- Réfutation
Montrer pourquoi un argument ne permet pas la conclusion annoncée.
- Contre-argument
Raison soutenant une autre position.
Méthode
- Reformule l’objection avec exactitude.
- Décide ce qui est admis et ce qui est contesté.
- Explique la limite avec un fait, un raisonnement ou un exemple pertinent.
- Relie la réponse à la thèse défendue.
Exemple expliqué
Objection fictive : Une ouverture de la bibliothèque le dimanche augmente les frais, donc elle doit être refusée. Répondez en proposant un essai mensuel.
Le coût supplémentaire peut être reconnu.
L’objection passe du coût au refus sans envisager des modalités moins coûteuses.
Un essai mensuel permet de mesurer fréquentation et coût avant une décision durable.
L’ouverture entraîne certes des frais, mais cela ne justifie pas de rejeter toute formule. Un dimanche par mois permettrait de mesurer l’usage et le coût avant d’étendre le service.
Points à surveiller
- Présenter une concession sans expliquer ce qui la limite.
- Attaquer la personne plutôt que son raisonnement.
Organiser un avis argumenté
L’introduction situe le problème, présente l’opinion discutée et annonce la thèse. Elle doit apporter assez de contexte à un lecteur extérieur, sans recopier tout le document déclencheur. Le développement soutient cette thèse par des arguments distincts ; la conclusion montre ce que leur examen permet de retenir.
Un paragraphe argumentatif porte une idée principale. Il explique cette idée, puis l’appuie par un fait, un exemple ou une référence demandée. Une liste de trois slogans n’est pas une argumentation. Les transitions indiquent la relation entre paragraphes : ajout, opposition, concession ou conséquence.
La cohérence concerne la compatibilité des idées et leur progression. La cohésion concerne les liens de langue : pronoms, reprises lexicales, connecteurs et ponctuation. Un texte peut posséder beaucoup de connecteurs tout en se contredisant. La conclusion ne doit pas introduire un nouvel argument que le développement n’a pas examiné.
À retenir
- Cohérence
Idées compatibles et progression compréhensible.
- Cohésion
Liens linguistiques qui relient les phrases et les paragraphes.
Méthode
- Note la thèse en une phrase.
- Choisis des arguments différents et leurs appuis.
- Classe les arguments dans un ordre explicable.
- Rédige un paragraphe par argument et une conclusion sans nouvelle preuve.
Exemple expliqué
Projet fictif : défendre un abri à vélos près d’une gare. Construisez un plan à partir de protection contre la pluie, correspondance train-vélo et coût d’entretien.
Introduction : présenter l’absence d’abri et soutenir son installation.
Premier axe : protéger les vélos facilite un usage régulier ; deuxième axe : l’abri encourage la correspondance avec le train.
Concession : l’entretien a un coût, à prévoir dans le projet. Conclusion : installation justifiée sous cette condition.
Plan : contexte et thèse ; protection ; correspondance ; coût maîtrisé ; conclusion favorable.
Points à surveiller
- Répéter le même argument avec d’autres mots.
- Introduire un chiffre inédit dans la conclusion.
Exercice 1
• Tâche à réaliser
Vous allez écrire une lettre ouverte adressée à Patrick Hubert, en réponse à son opinion. Ses futurs lecteurs ne connaissent pas la situation : commencez par la leur présenter.
Rédigez, en 60 à 80 mots, le début de l'introduction : d'abord le contexte, puis l'opinion à laquelle vous répondez, avec ses références. Ne donnez pas encore votre avis. Notez le nombre de mots.
Mise en contexte
En janvier 2026, le gouvernement a annoncé la création d'un groupe de travail sur les devoirs à domicile dans l'enseignement primaire. À propos de ce sujet, Patrick Hubert, directeur d'école, a publié l'opinion suivante dans La Gazette de l'enseignement, dans l'article intitulé « Les devoirs à la maison : supprimons-les », publié le 12 janvier 2026 :
Chaque soir, des milliers d'enfants rentrent chez eux avec du travail. Ces devoirs prolongent la journée d'école, et ils pèsent surtout sur les familles où personne ne peut aider. Ils n'apprennent pas à travailler seul : ils apprennent à se dépêcher. Je ne vois pas ce que l'on gagne à sacrifier les soirées des enfants. Je propose donc de supprimer les devoirs dans le primaire, purement et simplement. Les enfants ont besoin de jouer, de lire pour le plaisir, de dormir. L'école a huit heures pour enseigner : qu'elle s'en contente.
P. HUBERT, « Les devoirs à la maison : supprimons-les », La Gazette de l'enseignement, publié le 12/01/2026.
Texte fictif écrit pour Capcess (le nom de l'auteur ou de l'autrice, le média et la date sont inventés).
Voir la correction
- Ce que l'introduction doit contenir
La grille du jury attend d'abord que l'opinion soit présentée, puis que son contexte soit expliqué assez complètement pour être compris de quelqu'un qui ne connait pas la situation, et enfin que les références soient données. Le contexte est reformulé : le copier-coller est sanctionné.
- Copie modèle (73 mots)
En janvier 2026, le gouvernement a annoncé un groupe de travail sur les devoirs à domicile dans le primaire. À cette occasion, Patrick Hubert, directeur d'école, a publié dans La Gazette de l'enseignement, le 12 janvier 2026, un article intitulé « Les devoirs à la maison : supprimons-les ». Il y soutient que les devoirs pèsent sur les familles et sur les soirées des enfants, et il propose de les supprimer dans le primaire.
- Ce que la correction attend (11 points)
- Opinion présentée avec fidélité (ce que l'auteur soutient et propose) : 3 points.
- Contexte reformulé, suffisant pour quelqu'un qui ne connait pas la situation : 5 points.
- Références (auteur, titre de l'article, média, date) : 3 points.
Contexte (groupe de travail sur les devoirs), opinion de Patrick Hubert (supprimer les devoirs dans le primaire) et références (La Gazette de l'enseignement, 12 janvier 2026).
Barème de cet exercice
- L'opinion à laquelle on réagit, présentée fidèlement (3 points)
- Le contexte dans lequel elle a été émise, reformulé et suffisant pour le lecteur (5 points)
- Les références de l'opinion (auteur, article, média, date) (3 points)
Exercice 2
• Tâche à réaliser
Vous allez écrire une lettre ouverte adressée à Muriel Jacobs, en réponse à son opinion.
Avant de rédiger, notez sur votre brouillon :
a) votre thèse, en une ou deux phrases (20 à 40 mots) : elle répond directement à l'opinion (vous pouvez approuver, contredire ou nuancer) ;
b) en trois lignes, les trois arguments distincts que vous développeriez pour la défendre.
Mise en contexte
Une commune wallonne réfléchit à interdire la circulation automobile devant ses écoles aux heures d'entrée et de sortie. Dans le bulletin communal de mars 2026, l'échevine de la mobilité, Muriel Jacobs, a écrit :
Interdire la voiture devant les écoles est une fausse bonne idée. Beaucoup de familles habitent loin, les bus sont rares et tout le monde ne peut pas faire du vélo avec trois enfants. Plutôt que de punir les parents, la commune doit améliorer les accès, agrandir les parkings et ouvrir les écoles plus tôt.
M. JACOBS, « Pas d'interdiction devant les écoles », Bulletin communal, mars 2026.
Texte fictif écrit pour Capcess (le nom de l'auteur ou de l'autrice, le média et la date sont inventés).
Voir la correction
- Une thèse pertinente
La thèse est la position que l'on défend par rapport à l'opinion de la personne. Elle peut être un accord, un désaccord ou une position nuancée, mais elle doit répondre à cette opinion précise : ici, l'interdiction devant les écoles. « Je ne partage que partiellement votre opinion » ouvre une position nuancée, précisée par la condition.
- Trois arguments différents
Trois arguments qui ne se répètent pas et qui défendent la même thèse : la sécurité, la santé, les solutions pour les familles éloignées. Le troisième répond à l'objection de l'échevine (contre-argumentation).
- Copie modèle
Thèse. Je ne partage que partiellement votre opinion : interdire les voitures devant les écoles est une bonne mesure, à condition de proposer des solutions aux familles qui habitent loin.
Plan des arguments.
1. La sécurité : moins de voitures, c'est moins de risques pour les enfants qui traversent.
2. La santé : moins de moteurs à l'arrêt, c'est un air plus sain à la porte de l'école.
3. Les solutions : un parking éloigné de quelques centaines de mètres et un rang à pied accompagné répondent à votre objection.
- Ce que la correction attend (10 points)
- Thèse claire et pertinente par rapport à l'opinion : 2 points.
- Position exprimée sans ambigüité (accord, désaccord ou nuance) : 2 points.
- Trois arguments différents et pertinents : 1 point chacun (3 points).
- Cohérence : les arguments défendent bien la thèse, sans contradiction : 3 points.
Thèse nuancée (oui à l'interdiction, si des solutions existent) et trois arguments : sécurité, santé, solutions.
Barème de cet exercice
- Thèse claire et pertinente par rapport à l'opinion (2 points)
- Position exprimée sans ambigüité (2 points)
- Trois arguments différents et pertinents (3 points)
- Cohérence entre la thèse et les arguments (3 points)
Exercice 3
• Tâche à réaliser
Réécrivez l'argument de la lectrice en y intégrant la contre-argumentation : reprenez son argument, puis reconnaissez ce qu'il y a de juste dans l'objection (concession) et montrez en quoi elle ne remet pas en cause la thèse (réfutation). Utilisez des connecteurs adaptés.
Votre texte comptera 80 à 110 mots (l'argument de départ compte dans les mots). Indiquez le nombre de mots.
Mise en contexte
Dans une lettre ouverte, une lectrice défend le télétravail contre l'opinion d'un chef d'entreprise. Voici l'argument tel qu'elle l'a rédigé dans son brouillon :
Le télétravail devrait être encouragé, parce qu'il fait gagner du temps : plus de trajets, moins de fatigue inutile, plus de temps pour la famille. Un salarié qui économise deux heures de transport par jour arrive à ses tâches avec plus d'énergie.
Un lecteur de la lettre lui a répondu : « Mais le télétravail isole et affaiblit l'esprit d'équipe. »
Texte fictif écrit pour Capcess.
Voir la correction
- La contre-argumentation en trois temps
Les ressources du programme : l'objection (ce que l'autre pourrait répondre), la concession (« certes », « il est vrai que ») et la réfutation (« cependant », « mais », « toutefois »), qui montre pourquoi l'objection ne ruine pas la thèse.
- Garder la cohérence
La concession ne doit pas contredire la thèse : la lectrice reconnait un risque réel (l'isolement), puis propose une solution qui le règle, sans abandonner le télétravail.
- Copie modèle (86 mots)
Le télétravail devrait être encouragé, parce qu'il fait gagner du temps : plus de trajets, moins de fatigue inutile, plus de temps pour la famille. Un salarié qui économise deux heures de transport par jour arrive à ses tâches avec plus d'énergie. Certes, on peut craindre que le télétravail isole et affaiblisse l'esprit d'équipe. Cependant, cet inconvénient se corrige : il suffit de prévoir deux jours de présence par semaine et des réunions régulières, ce qui garde le lien sans rétablir les trajets quotidiens.
- Ce que la correction attend (9 points)
- L'argument de départ est repris sans copier-coller inutile : 2 points.
- La concession est exprimée avec un connecteur adapté : 2 points.
- La réfutation est argumentée (une solution ou un raisonnement) : 3 points.
- Aucune contradiction avec la thèse : 2 points.
Concession (« Certes… ») puis réfutation (« Cependant… ») avec une solution : deux jours de présence et des réunions régulières.
Barème de cet exercice
- Argument de départ repris avec ses mots (2 points)
- Concession exprimée avec un connecteur adapté (2 points)
- Réfutation argumentée (solution ou raisonnement) (3 points)
- Aucune contradiction avec la thèse (2 points)
Exercice 4
• Tâche à réaliser
Vous écrivez une lettre ouverte à Hélène Delcourt, en réponse à son opinion. Rédigez l'introduction de cette lettre, en 75 à 100 mots. Elle comporte :
- la thématique et le contexte, reformulés pour quelqu'un qui ne connait pas la situation ;
- l'opinion à laquelle vous répondez, avec ses références ;
- votre thèse, qui répond directement à cette opinion.
Notez le nombre de mots.
Mise en contexte
Plusieurs écoles secondaires belges testent une semaine de quatre jours, avec des journées plus longues, pour laisser le mercredi libre. Dans une interview publiée le 5 mars 2026 dans le magazine Élèves et parents, intitulée « Le mercredi libre, une révolution scolaire », Hélène Delcourt, directrice d'une école secondaire, a déclaré :
Les élèves apprennent mieux le matin, et notre semaine actuelle les fatigue avant d'avoir appris. Avec une semaine de quatre jours, nous gagnons un jour de repos et nous perdons peu de contenu. Je suis convaincue que tous les établissements gagneraient à l'adopter.
H. DELCOURT, « Le mercredi libre, une révolution scolaire », propos recueillis par J. Maes, Élèves et parents, publié le 05/03/2026.
Texte fictif écrit pour Capcess (le nom de l'auteur ou de l'autrice, le média et la date sont inventés).
Voir la correction
- Les trois éléments de l'introduction
Le modèle de grille du jury demande, pour l'introduction : la présentation de la thématique, la présentation de l'opinion et de ses références, la présence d'une thèse pertinente par rapport à cette opinion.
- Reformuler
Le contexte et l'opinion sont dits avec vos mots : le copier-coller est sanctionné. Les références donnent l'auteur ou l'autrice, le titre, le média et la date.
- Copie modèle (96 mots)
Depuis quelques mois, plusieurs écoles secondaires belges testent une semaine de quatre jours, avec des journées plus longues et le mercredi libre. Dans une interview publiée le 5 mars 2026 dans le magazine Élèves et parents, sous le titre « Le mercredi libre, une révolution scolaire », Hélène Delcourt, directrice d'école, affirme que les élèves apprennent mieux le matin et que ce nouveau rythme les fatiguerait moins. Selon elle, tous les établissements gagneraient à l'adopter. Je ne partage pas entièrement cet enthousiasme : cette réforme peut être utile, mais à condition de ne pas alourdir les journées.
- Ce que la correction attend (13 points)
- Thématique et contexte reformulés, suffisants pour quelqu'un qui ne connait pas la situation : 5 points.
- Opinion présentée fidèlement, avec ses références : 3 + 3 points.
- Thèse claire et pertinente par rapport à l'opinion : 2 points.
Une introduction en trois temps : contexte (les écoles à quatre jours), opinion référencée (Hélène Delcourt), thèse nuancée.
Barème de cet exercice
- Thématique et contexte reformulés, suffisants pour le lecteur (5 points)
- L'opinion à laquelle on réagit, présentée fidèlement (3 points)
- Les références de l'opinion (3 points)
- Thèse en rapport direct avec l'opinion (2 points)
Exercice 5
• Tâche à réaliser
Rédigez, en 110 à 140 mots, le paragraphe qui développe cet argument. Il comporte : l'idée annoncée, son explication (raisonnement et lien avec la thèse), un exemple précis et développé, et une contre-argumentation (une objection reconnue, puis réfutée). Utilisez des connecteurs adaptés.
Indiquez le nombre de mots de votre texte.
Mise en contexte
Dans une lettre ouverte adressée à un directeur d'école qui a interdit les jeux vidéo dans son établissement, vous défendez la thèse suivante : « Les jeux vidéo peuvent trouver leur place à l'école. »
Vous avez retenu l'argument suivant : les jeux vidéo développent des compétences utiles, comme la coopération et la stratégie.
Situation fictive écrite pour Capcess.
Voir la correction
- Ce qui fait la qualité d'un argument
Pour le jury, un bon argument est clair, se démontre pas à pas (raisonnement, lien avec la thèse), s'appuie sur des exemples précis et développés, répond aux objections possibles et ne se contredit jamais.
- Construire le paragraphe
1. Annoncer l'argument. 2. L'expliquer par un raisonnement (« en effet »). 3. L'illustrer par un exemple précis (« ainsi »). 4. Concéder puis réfuter une objection (« certes… mais »). 5. Relier à la thèse.
- Copie modèle (113 mots)
Le premier argument en faveur de cette thèse est que les jeux vidéo développent des compétences précieuses, comme la coopération et la stratégie. En effet, dans un jeu d'équipe, chaque joueur doit se coordonner avec les autres, répartir les rôles et adapter son plan quand la situation change. Ainsi, au lieu de travailler chacun de son côté, des élèves qui préparent ensemble une partie de construction apprennent à négocier, à écouter et à décider vite. Certes, certains craignent que le jeu ne serve qu'à s'évader. Mais encadré par un enseignant, avec un objectif précis, il devient un support d'apprentissage, et cette compétence-là est utile bien au-delà de l'école.
- Ce que la correction attend (12 points)
- Argument clairement formulé et pertinent : 3 points.
- Raisonnement explicite et lien avec la thèse : 3 points.
- Exemple adéquat et développé : 3 points.
- Contre-argumentation et cohérence interne : 3 points.
Argument développé en cinq temps : annonce, explication, exemple précis, concession et réfutation, lien avec la thèse.
Barème de cet exercice
- Argument clairement formulé et pertinent par rapport à la thèse (3 points)
- Raisonnement explicite et lien avec la thèse (3 points)
- Exemple adéquat et développé (3 points)
- Contre-argumentation (objection, concession, réfutation) et cohérence interne (3 points)
Exercice 6
• Tâche à réaliser
Relisez l'extrait de brouillon ci-dessous, puis répondez aux deux questions.
1. Relevez la contradiction de ce brouillon et expliquez en quoi elle affaiblit l'argumentation.
2. Réécrivez la conclusion en 45 à 65 mots : elle doit rappeler la thèse et l'argumentation tenue, sans introduire d'idée nouvelle.
Brouillon d'une lettre ouverte (extrait)
Je pense que l'uniforme scolaire devrait être obligatoire. Premièrement, il supprime les différences de richesse : personne ne peut se moquer d'une paire de baskets. Deuxièmement, il fait gagner du temps le matin, puisqu'on n'a plus à choisir ses vêtements. Certains disent que l'uniforme empêche de s'exprimer. C'est vrai, et c'est même l'un de ses principaux avantages : les élèves apprennent que l'on peut se distinguer autrement que par ses vêtements. Enfin, je trouve que l'on devrait laisser chacun libre de s'habiller comme il le souhaite, car la liberté est la base de l'école. En conclusion, l'uniforme, c'est bien.
Texte fictif écrit pour Capcess.
- 1.
Relevez la contradiction de ce brouillon et expliquez en quoi elle affaiblit l'argumentation.
- 2.
Réécrivez la conclusion en 45 à 65 mots : elle doit rappeler la thèse et l'argumentation tenue, sans introduire d'idée nouvelle.
Voir la correction
- Question 1
La cohérence est un critère de la grille du jury : l'argumentation forme un tout cohérent, sans aucune contradiction. Ici, la phrase « laisser chacun libre de s'habiller comme il le souhaite » contredit la thèse (uniforme obligatoire).
- Question 2
Selon le jury, la conclusion rappelle au minimum la thèse et l'argumentation tenue. On reprend donc la thèse, puis les trois idées développées (richesse, temps, distinction), dans une phrase claire. On n'ajoute rien de nouveau.
- Copie modèle
1) La thèse et les deux premiers arguments défendent l'uniforme obligatoire, mais l'avant-dernière phrase demande de laisser chacun libre de s'habiller comme il le souhaite : c'est l'inverse de la thèse. Cette contradiction affaiblit l'argumentation, car on ne sait plus quelle position est défendue. La conclusion est en outre trop courte : « l'uniforme, c'est bien » ne rappelle ni la thèse ni les arguments.
2) En conclusion, l'uniforme scolaire devrait être obligatoire : il efface les différences de richesse, fait gagner du temps chaque matin et apprend aux élèves à se distinguer autrement que par leurs vêtements. Cette règle simple ne les prive pas de liberté : elle la déplace vers des domaines plus importants que l'apparence.
- Ce que la correction attend (9 points)
- Question 1 : la contradiction est repérée (liberté de s'habiller contre uniforme obligatoire) : 2 points.
- Question 1 : l'explication montre l'effet sur l'argumentation (on ne sait plus quelle position est défendue) : 2 points.
- Question 2 : la thèse est rappelée : 2 points.
- Question 2 : l'argumentation tenue est rappelée (richesse, temps, distinction) : 3 points.
Contradiction : liberté de s'habiller contre uniforme obligatoire ; conclusion qui rappelle la thèse et les trois arguments.
Barème de cet exercice
- 1 : Question 1 : la contradiction est repérée (2 points)
- 1 : Question 1 : l'effet sur l'argumentation est expliqué (2 points)
- 2 : Question 2 : la thèse est rappelée (2 points)
- 2 : Question 2 : l'argumentation tenue est rappelée (3 points)
Exercice 7
Cette production compte pour 101 points.
• Tâche à réaliser
Écrivez un courrier de lecteur pour La Meuse du matin, en réponse à l'opinion de Étienne Wauters. Votre texte sera publié : ses lecteurs ne connaissent ni la situation ni le texte de départ. Dans votre introduction, reformulez donc le contexte et l'opinion avec vos propres mots, avec les références utiles. Défendez ensuite votre position par trois arguments, chacun expliqué et illustré.
• Écrit attendu
Un courrier de lecteur est un texte argumentatif envoyé à un journal pour y être publié. Il réagit à une opinion déjà parue, par un accord, un désaccord ou une position nuancée, et il s'organise en introduction, développement et conclusion.
Longueur : entre 300 et 350 mots. Aucune injure et aucun propos discriminatoire ne sont admis. Notez, dans la case prévue, le nombre exact de mots de votre texte. Lisez la grille d'évaluation avant de rédiger votre brouillon.
Mise en contexte
Depuis deux ans, des trottinettes électriques en libre-service sont proposées dans plusieurs villes belges. Dans le quotidien La Meuse du matin, le chroniqueur Étienne Wauters a publié l'opinion suivante, dans l'article intitulé « Trottinettes : le grand n'importe quoi » et publié le 20 avril 2026 :
Les trottinettes en libre-service ont envahi nos trottoirs. On les trouve renversées devant les portes, abandonnées au milieu des passages et conduites à deux, sans casque, par des jeunes qui se croient seuls au monde. Qui en profite ? Les entreprises qui les louent, pas les habitants. Le bon sens commande de les interdire dans les centres-villes : la ville appartient d'abord à ceux qui y marchent.
É. WAUTERS, « Trottinettes : le grand n'importe quoi », La Meuse du matin, publié le 20/04/2026.
Texte fictif écrit pour Capcess (le nom de l'auteur ou de l'autrice, le média et la date sont inventés).
Voir la correction
- Analyser la consigne
Le genre (courrier de lecteur, adressé à un journal), l'opinion à laquelle on réagit, les trois arguments à développer, la longueur (300 à 350 mots), le contexte à reformuler dans l'introduction. La grille du jury donne 101 points : l'orthographe, la syntaxe et le lexique en pèsent 25.
- Plan de brouillon
Introduction : contexte, opinion référencée, thèse (encadrer plutôt qu'interdire). Argument 1 : le besoin de mobilité. Argument 2 : les désordres viennent d'un manque de règles (avec concession). Argument 3 : la vitesse est le vrai danger, non l'existence des trottinettes. Conclusion : rappel de la thèse et des arguments. Formules d'appel et de politesse.
- Copie modèle (324 mots)
Madame, Monsieur,
Depuis deux ans, des trottinettes électriques en libre-service circulent dans plusieurs villes belges. Dans La Meuse du matin du 20 avril 2026, le chroniqueur Étienne Wauters, dans un article intitulé « Trottinettes : le grand n'importe quoi », estime que ces engins ont envahi les trottoirs et qu'il faut les interdire dans les centres-villes. Je pense au contraire qu'il faut les encadrer plutôt que les supprimer.
Tout d'abord, ces trottinettes répondent à un vrai besoin de mobilité. Pour un trajet de deux ou trois kilomètres, elles évitent de sortir la voiture et complètent les transports en commun, surtout le soir, quand les bus sont rares. Ainsi, une étudiante qui termine un cours à vingt-deux heures peut rentrer chez elle sans attendre une heure à l'arrêt. Les interdire reviendrait à pousser ces personnes vers la voiture.
Ensuite, les désordres que dénonce M. Wauters viennent d'un manque de règles, non de l'existence des trottinettes. Des engins renversés devant une porte, c'est un problème de stationnement : on le règle en imposant des zones de dépose marquées au sol, comme pour les vélos partagés, et en sanctionnant les sociétés qui n'y veillent pas. Certes, certains usagers roulent à deux ou sans casque, mais on ne supprime pas les voitures parce que certains conducteurs dépassent la vitesse : on contrôle et l'on sanctionne.
Enfin, l'interdiction ne protégerait pas mieux ceux qui marchent. Leur vrai danger est la vitesse : limiter celle des trottinettes dans les zones piétonnes assure un partage plus sûr de l'espace, alors qu'une interdiction laisserait les autres véhicules seuls sur la chaussée et sur les trottoirs.
En conclusion, les trottinettes en libre-service ne devraient pas être interdites, mais encadrées par des zones de dépose, des sanctions et une limitation de vitesse, parce qu'elles répondent à un besoin réel et que leurs défauts viennent d'un manque de règles.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.
- Ce que la correction attend (101 points)
- Énonciation adaptée (appel, politesse, registre soutenu) : 5 points.
- Introduction : opinion présentée (3 points) et contexte reformulé (5 points).
- Thèse liée à l'opinion : 2 points.
- Trois arguments pertinents, distincts, expliqués et illustrés : 12 points chacun.
- Références complètes : 3 points.
- Conclusion qui reprend la thèse et l'argumentation : 5 points.
- Cohérence (4), progression (5) et cohésion interne (8).
- Recevabilité : orthographe (10), syntaxe et ponctuation (10), lexique (5).
Thèse : encadrer les trottinettes plutôt que les interdire ; trois arguments développés ; conclusion qui les rappelle ; formules d'appel et de politesse.
Barème de cet exercice
- Énonciation adaptée à la situation (formules d'appel et de politesse, registre) (5 points)
- Introduction : l'opinion à laquelle on répond est présentée (3 points)
- Introduction : le contexte de cette opinion est reformulé, assez complet pour être compris (5 points)
- Thèse en rapport direct avec l'opinion (2 points)
- Argument 1 : pertinent, expliqué et illustré (12 points)
- Argument 2 : pertinent, distinct du premier, expliqué et illustré (12 points)
- Argument 3 : pertinent, distinct des deux autres, expliqué et illustré (12 points)
- Références données et complètes (de l'opinion, ou de l'essai quand on l'utilise) (3 points)
- Conclusion : elle reprend la thèse et l'argumentation (5 points)
- Cohérence : aucune contradiction dans l'argumentation (4 points)
- Progression du texte efficace (5 points)
- Cohésion interne : reprises, connecteurs, transitions, paragraphes (8 points)
- Recevabilité : orthographe (10 points)
- Recevabilité : syntaxe et ponctuation (10 points)
- Recevabilité : lexique (5 points)
Exercice 8
Cette production compte pour 101 points.
• Tâche à réaliser
Écrivez une lettre ouverte adressée à Bernard Claes, en réponse à son opinion. Votre texte sera publié : ses lecteurs ne connaissent ni la situation ni le texte de départ. Dans votre introduction, reformulez donc le contexte et l'opinion avec vos propres mots, avec les références utiles. Défendez ensuite votre position par au moins trois arguments, chacun expliqué et illustré.
• Écrit attendu
Une lettre ouverte a un destinataire nommé, mais elle est faite pour être publiée : d'autres personnes la liront, sans connaitre le texte auquel elle répond. Elle prend position, pour approuver l'opinion, la contredire ou la nuancer, et s'organise en introduction, développement et conclusion.
Longueur : environ 500 mots. Aucune injure et aucun propos discriminatoire ne sont admis. Notez, dans la case prévue, le nombre exact de mots de votre texte. Lisez la grille d'évaluation avant de rédiger votre brouillon.
Mise en contexte
Chaque année, une grande quantité de nourriture encore consommable est jetée. Après la publication d'une enquête sur le sujet, Bernard Claes, directeur régional d'une chaine de supermarchés, a publié l'opinion suivante dans le magazine Entreprendre en Wallonie, dans l'article intitulé « Gaspillage : cessons de désigner les supermarchés » et publié en avril 2026 :
On accuse les supermarchés de jeter trop. C'est injuste. Nos rayons sont remplis parce que les clients l'exigent : personne n'accepte de trouver un rayon de pain vide à dix-huit heures. Nous distribuons déjà des invendus à des associations, dans la mesure du possible. Le vrai gaspillage commence dans les frigos des ménages, où l'on jette des aliments encore bons. Avant d'imposer des règles aux commerçants, chacun devrait regarder sa propre poubelle.
B. CLAES, « Gaspillage : cessons de désigner les supermarchés », Entreprendre en Wallonie, publié le 08/04/2026.
Texte fictif écrit pour Capcess (le nom de l'auteur ou de l'autrice, le média et la date sont inventés).
Voir la correction
- Analyser la consigne
Genre : lettre ouverte adressée à Bernard Claes (donc formules d'appel et de politesse adaptées à un directeur). À reformuler dans l'introduction : le contexte et l'opinion, avec ses références. Au moins trois arguments développés. Environ 500 mots.
- Plan de brouillon
Thèse nuancée : les consommateurs ont leur part, mais les supermarchés ne peuvent s'en dégager. Argument 1 : l'abondance des rayons est un choix commercial (pain de fin de journée, promotions). Argument 2 : les dons « dans la mesure du possible » sont insuffisants : les rendre obligatoires. Argument 3 : les supermarchés peuvent expliquer la date de durabilité minimale et solder les produits proches de cette date. Conclusion : responsabilité partagée.
- Copie modèle (479 mots)
Monsieur le Directeur,
Depuis qu'une enquête a rappelé qu'une grande quantité de nourriture encore consommable est jetée chaque année, le débat sur le gaspillage alimentaire est ouvert. Dans le magazine Entreprendre en Wallonie, en avril 2026, vous affirmez, dans un article intitulé « Gaspillage : cessons de désigner les supermarchés », que les rayons sont pleins parce que les clients l'exigent et que le vrai gaspillage a lieu dans les ménages. Je reconnais que les consommateurs ont leur part de responsabilité, mais je ne peux pas accepter que les supermarchés s'en dégagent. Je vous réponds donc point par point.
Ma première objection est que l'abondance des rayons est aussi un choix commercial. Vous écrivez que personne n'accepte de trouver un rayon de pain vide à dix-huit heures ; pourtant, ce sont les magasins qui décident de la quantité de pain cuite en fin de journée, ce qui revient à prévoir une part de gaspillage dès l'ouverture. De même, les promotions qui font payer trois articles au prix de deux poussent à acheter plus que nécessaire : une famille qui rentre avec six yaourts pour en manger quatre en jettera deux. Certes, le client reste libre de refuser, mais un rayon conçu pour donner envie d'acheter davantage ne peut pas se présenter comme un simple miroir de la demande.
Ensuite, vous dites que vous distribuez déjà des invendus à des associations, « dans la mesure du possible ». C'est précisément là que le bât blesse : cette formule laisse à chaque magasin la liberté de donner ou de jeter. Si les dons étaient une obligation, comme cela existe dans certains pays voisins, tous les produits encore bons trouveraient preneur, et les associations d'aide alimentaire pourraient compter sur un approvisionnement régulier. Les magasins qui le font déjà montrent que c'est possible ; il suffit de généraliser cette pratique.
Enfin, les supermarchés peuvent aider les ménages à moins gaspiller. La date de durabilité minimale d'un produit n'est pas une date limite de consommation, mais beaucoup de clients la lisent comme telle et jettent des aliments encore bons. Vos magasins pourraient l'expliquer en rayon et vendre à prix réduit les produits proches de cette date, ce qui profiterait aux clients modestes. Un tel affichage ne couterait presque rien et permettrait aux ménages de mieux juger si un aliment est encore bon. Vous invitez chacun à regarder sa poubelle ; regardez d'abord vos rayons, et donnez aux clients les moyens de mieux faire.
En conclusion, Monsieur le Directeur, le gaspillage alimentaire est une responsabilité partagée : les supermarchés y contribuent par leurs promotions et leurs stocks, par le caractère facultatif des dons et par le manque d'explications sur les dates. Je vous invite à agir sur ces trois points plutôt qu'à renvoyer la faute aux seuls consommateurs.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l'expression de mes salutations distinguées.
- Ce que la correction attend (101 points)
- Énonciation adaptée (appel, politesse, registre soutenu) : 5 points.
- Introduction : opinion présentée (3 points) et contexte reformulé (5 points).
- Thèse liée à l'opinion : 2 points.
- Trois arguments pertinents, distincts, expliqués et illustrés : 12 points chacun.
- Références complètes : 3 points.
- Conclusion qui reprend la thèse et l'argumentation : 5 points.
- Cohérence (4), progression (5) et cohésion interne (8).
- Recevabilité : orthographe (10), syntaxe et ponctuation (10), lexique (5).
Thèse nuancée : responsabilité partagée ; trois arguments (choix commerciaux, dons obligatoires, explication des dates) ; conclusion et formules de politesse.
Barème de cet exercice
- Énonciation adaptée à la situation (formules d'appel et de politesse, registre) (5 points)
- Introduction : l'opinion à laquelle on répond est présentée (3 points)
- Introduction : le contexte de cette opinion est reformulé, assez complet pour être compris (5 points)
- Thèse en rapport direct avec l'opinion (2 points)
- Argument 1 : pertinent, expliqué et illustré (12 points)
- Argument 2 : pertinent, distinct du premier, expliqué et illustré (12 points)
- Argument 3 : pertinent, distinct des deux autres, expliqué et illustré (12 points)
- Références données et complètes (de l'opinion, ou de l'essai quand on l'utilise) (3 points)
- Conclusion : elle reprend la thèse et l'argumentation (5 points)
- Cohérence : aucune contradiction dans l'argumentation (4 points)
- Progression du texte efficace (5 points)
- Cohésion interne : reprises, connecteurs, transitions, paragraphes (8 points)
- Recevabilité : orthographe (10 points)
- Recevabilité : syntaxe et ponctuation (10 points)
- Recevabilité : lexique (5 points)
Exercice 9
Cette production compte pour 101 points.
• Tâche à réaliser
Écrivez une carte blanche pour Le Courrier du Brabant, en réponse à l'opinion de Michel Dubois. Votre texte sera publié : ses lecteurs ne connaissent ni la situation ni le texte de départ. Dans votre introduction, reformulez donc le contexte et l'opinion avec vos propres mots, avec les références utiles. Défendez ensuite votre position par au moins trois arguments, chacun expliqué et illustré, dont un au moins répond à une objection possible.
• Écrit attendu
Une carte blanche est un texte argumentatif publié dans un média, signé par une personne qui ne fait pas partie de la rédaction et qui y défend son point de vue sur un sujet d'actualité. Elle s'adresse aux lecteurs du média, non à la personne dont elle discute l'opinion : on parle de celle-ci à la troisième personne. Elle s'organise en introduction, développement et conclusion.
Longueur : entre 450 et 550 mots. Aucune injure et aucun propos discriminatoire ne sont admis. Notez, dans la case prévue, le nombre exact de mots de votre texte. Lisez la grille d'évaluation avant de rédiger votre brouillon.
Mise en contexte
Une commune wallonne envisage de fermer sa bibliothèque de quartier le dimanche, jour où elle est ouverte depuis dix ans. Dans le journal Le Courrier du Brabant, l'échevin des finances, Michel Dubois, a publié l'opinion suivante, dans l'article intitulé « La bibliothèque du dimanche : un luxe ? » et publié le 14 mai 2026 :
Ouvrir la bibliothèque le dimanche coute cher : du personnel à rémunérer un jour où les tarifs sont plus élevés, des salles à chauffer, pour une fréquentation qui reste faible. Un budget communal n'est pas extensible. Chaque euro dépensé le dimanche est un euro qui manque pour l'entretien des routes ou pour les écoles. Fermons le dimanche : ceux qui aiment les livres viendront un autre jour.
M. DUBOIS, « La bibliothèque du dimanche : un luxe ? », Le Courrier du Brabant, publié le 14/05/2026.
Texte fictif écrit pour Capcess (le nom de l'auteur ou de l'autrice, le média et la date sont inventés).
Voir la correction
- Analyser la consigne
Genre : carte blanche, publiée dans un média, adressée à ses lecteurs (et non à l'échevin : on parle de lui à la troisième personne). Contexte et opinion à reformuler. Trois arguments développés, dont un avec contre-argumentation. 450 à 550 mots.
- Plan de brouillon
Thèse : garder la bibliothèque ouverte le dimanche. Argument 1 : c'est le seul jour possible pour beaucoup de familles. Argument 2 : la bibliothèque est un lieu de travail et de lien, pas seulement de prêt (concession sur les chiffres de prêt). Argument 3 : l'économie est faible et le risque de baisse de fréquentation, avec des pistes moins radicales. Conclusion.
- Copie modèle (470 mots)
Chers concitoyens,
La commune envisage de fermer la bibliothèque de quartier le dimanche, alors qu'elle y est ouverte depuis dix ans. Dans Le Courrier du Brabant du 14 mai 2026, l'échevin des finances, Michel Dubois, écrit dans un article intitulé « La bibliothèque du dimanche : un luxe ? » que cette ouverture coute cher pour une fréquentation faible, et que « ceux qui aiment les livres viendront un autre jour ». Cette économie est pourtant un mauvais calcul : la bibliothèque du dimanche mérite d'être préservée.
Le dimanche est d'abord le seul jour où beaucoup de familles peuvent venir. Pendant la semaine, les parents travaillent jusqu'au soir et les enfants sortent de l'école quand la bibliothèque ferme. Un père qui travaille en pause tournante ne peut pas emmener ses enfants un mardi après-midi ; le dimanche, en revanche, il choisit avec eux quelques albums pour la semaine. Ces moments de lecture partagée, qui donnent aux enfants l'habitude des livres, se prennent difficilement ailleurs qu'un jour de repos. En affirmant que les amateurs de livres viendront un autre jour, M. Dubois oublie que pour ces familles, il n'y en a pas.
Ensuite, une bibliothèque n'est pas seulement un endroit où l'on emprunte des livres. Elle offre une salle chauffée, silencieuse et gratuite à ceux qui n'ont pas de place chez eux pour travailler : des étudiants en session dans un logement partagé, des personnes seules pour qui la conversation avec un bibliothécaire est la seule du week-end. Le dimanche, quand la plupart des commerces sont fermés, la bibliothèque reste l'un des rares lieux où l'on peut rester sans rien dépenser. Certes, les chiffres de prêt du dimanche sont modestes, mais on ne mesure pas l'utilité d'un lieu au nombre de livres qui en sortent.
Enfin, l'économie promise est très inférieure au dommage. Le cout de quelques heures d'ouverture pèse peu dans un budget communal, alors que la fermeture du dimanche risque de faire baisser la fréquentation de toute la semaine : une habitude perdue se retrouve rarement. La commune dépenserait moins un jour, mais elle en perdrait davantage en pratique de lecture et de rencontre. Si le cout inquiète, on peut réfléchir à un dimanche sur deux, à des bénévoles ou à des heures adaptées, plutôt qu'à une fermeture pure et simple. Fermer le dimanche enverrait aussi un message : celui d'une culture réservée à ceux qui ont du temps libre en semaine.
En conclusion, fermer la bibliothèque le dimanche reviendrait à priver les familles, les étudiants et les personnes isolées d'un service qu'aucun autre jour ne remplace, pour une économie modeste. J'invite les élus à la conserver, à chercher d'autres pistes de financement et à ne pas confondre économie et appauvrissement.
Un habitant de la commune
- Ce que la correction attend (101 points)
- Énonciation adaptée (appel, politesse, registre soutenu) : 5 points.
- Introduction : opinion présentée (3 points) et contexte reformulé (5 points).
- Thèse liée à l'opinion : 2 points.
- Trois arguments pertinents, distincts, expliqués et illustrés : 12 points chacun.
- Références complètes : 3 points.
- Conclusion qui reprend la thèse et l'argumentation : 5 points.
- Cohérence (4), progression (5) et cohésion interne (8).
- Recevabilité : orthographe (10), syntaxe et ponctuation (10), lexique (5).
Carte blanche : garder l'ouverture du dimanche ; trois arguments (familles, lieu de lien, économie trop faible) ; adressée aux lecteurs.
Barème de cet exercice
- Énonciation adaptée à la situation (formules d'appel et de politesse, registre) (5 points)
- Introduction : l'opinion à laquelle on répond est présentée (3 points)
- Introduction : le contexte de cette opinion est reformulé, assez complet pour être compris (5 points)
- Thèse en rapport direct avec l'opinion (2 points)
- Argument 1 : pertinent, expliqué et illustré (12 points)
- Argument 2 : pertinent, distinct du premier, expliqué et illustré (12 points)
- Argument 3 : pertinent, distinct des deux autres, expliqué et illustré (12 points)
- Références données et complètes (de l'opinion, ou de l'essai quand on l'utilise) (3 points)
- Conclusion : elle reprend la thèse et l'argumentation (5 points)
- Cohérence : aucune contradiction dans l'argumentation (4 points)
- Progression du texte efficace (5 points)
- Cohésion interne : reprises, connecteurs, transitions, paragraphes (8 points)
- Recevabilité : orthographe (10 points)
- Recevabilité : syntaxe et ponctuation (10 points)
- Recevabilité : lexique (5 points)
Exercice 10
Cette production compte pour 101 points.
• Tâche à réaliser
Écrivez une lettre ouverte adressée à Laurent Vermeulen, en réponse à son opinion. Votre texte sera publié : ses lecteurs ne connaissent ni la situation ni le texte de départ. Dans votre introduction, reformulez donc le contexte et l'opinion avec vos propres mots, avec les références utiles. Défendez ensuite votre position par au moins trois arguments, chacun expliqué et illustré. Deux au moins de ces arguments s'appuient sur l'essai Le devoir de voter, de Sabine Verstraete.
• Écrit attendu
Une lettre ouverte a un destinataire nommé, mais elle est faite pour être publiée : d'autres personnes la liront, sans connaitre le texte auquel elle répond. Elle prend position, pour approuver l'opinion, la contredire ou la nuancer, et s'organise en introduction, développement et conclusion. Chaque emprunt à l'essai est reformulé avec vos mots (pas de copier-coller) et suivi de sa référence exacte, chapitre compris.
Longueur : environ 500 mots. Aucune injure et aucun propos discriminatoire ne sont admis. Notez, dans la case prévue, le nombre exact de mots de votre texte. Lisez la grille d'évaluation avant de rédiger votre brouillon.
Mise en contexte
En Belgique, le vote est obligatoire. Dans une tribune publiée le 2 mai 2026 dans L'Écho des idées, intitulée « Voter par contrainte, ce n'est pas voter », l'éditorialiste Laurent Vermeulen a écrit :
Obliger les citoyens à voter, c'est les obliger à choisir n'importe comment. Quelqu'un qui ne s'intéresse pas à la politique dépose un bulletin au hasard, et cela fausse le résultat. Un vote doit être un acte libre et réfléchi. Supprimons l'obligation et gardons ceux qui ont envie de participer.
L. VERMEULEN, « Voter par contrainte, ce n'est pas voter », L'Écho des idées, publié le 02/05/2026.
Extraits de l'essai *Le devoir de voter*, de Sabine Verstraete
Chapitre 2. Un droit qui ne suffit pas
[p. 41] On dit souvent que voter est un droit et que l'on ne doit pas contraindre une personne à l'exercer. L'argument est séduisant, mais il oublie une chose : un droit que seuls certains utilisent finit par appartenir à ceux-là seuls. Dans les pays où le vote est facultatif, ce sont les plus âgés, les plus diplômés et les plus aisés qui se déplacent le plus souvent. Les autres se taisent, et les décisions se prennent sans eux.
[p. 42] L'obligation de voter joue donc un rôle d'égalisateur : elle rappelle à chacun que la voix de son voisin n'est pas plus importante que la sienne.
Chapitre 4. Ce que l'obligation change
[p. 87] Voter par obligation ne signifie pas voter sans réfléchir. Les électeurs qui se rendent aux urnes parce qu'ils y sont tenus s'informent davantage : on cherche à comprendre pour quoi ou pour qui l'on dépose un bulletin. L'obligation crée ainsi une habitude civique qui commence à dix-huit ans et se prolonge toute la vie.
[p. 88] Elle a un cout, il faut le dire : des personnes votent blanc ou nul par protestation. Mais un vote blanc est encore un message, alors que l'abstention n'en est pas un.
Texte fictif écrit pour Capcess (le nom de l'auteur ou de l'autrice, le média et la date sont inventés).
Voir la correction
- Analyser la consigne
Genre : lettre ouverte adressée à Laurent Vermeulen. Trois arguments développés, dont deux au moins utilisent l'essai avec sa référence (titre du chapitre et page) et reformulés, jamais copiés. Environ 500 mots.
- Utiliser l'essai
Chaque emploi de l'essai est reformulé, expliqué en quoi il répond à l'opinion, et suivi de sa référence complète : (auteur, titre de l'essai, chapitre entre guillemets, page). Ici : l'obligation comme égalisateur (chapitre 2, p. 41-42) ; l'obligation qui pousse à s'informer (chapitre 4, p. 87) ; le vote blanc comme message (chapitre 4, p. 88).
- Copie modèle (481 mots)
Monsieur,
Le vote est obligatoire en Belgique, et vous en demandez la suppression. Dans L'Écho des idées du 2 mai 2026, dans un article intitulé « Voter par contrainte, ce n'est pas voter », vous écrivez qu'obliger les citoyens à voter, c'est les obliger à choisir n'importe comment, et vous proposez de ne garder que ceux qui ont envie de participer. Je pense au contraire que l'obligation de voter reste précieuse, même si elle n'est pas parfaite.
Mon premier argument est que l'obligation rend le vote égal pour tous. Selon Sabine Verstraete, un droit que seuls certains utilisent finit par appartenir à ceux-là seuls : là où le vote est facultatif, ce sont surtout les plus âgés, les plus diplômés et les plus aisés qui se déplacent, et les autres se taisent (S. Verstraete, Le devoir de voter, chapitre 2 « Un droit qui ne suffit pas », p. 41). Si nous ne gardions que ceux qui ont envie de participer, comme vous le proposez, nous laisserions les décisions à des groupes toujours identiques. L'obligation rappelle à chacun que sa voix pèse autant que celle de son voisin.
Mon deuxième argument est que l'obligation pousse à s'informer, contrairement à ce que vous supposez. Vous craignez que l'électeur mal intéressé dépose un bulletin au hasard. L'essai de Sabine Verstraete montre l'inverse : ceux qui vont aux urnes parce qu'ils y sont tenus cherchent à comprendre pour quoi ou pour qui ils votent, si bien que l'obligation devient une habitude civique qui dure toute la vie (S. Verstraete, Le devoir de voter, chapitre 4 « Ce que l'obligation change », p. 87). Ma propre expérience va dans le même sens : la veille du scrutin, dans ma famille, on lit les programmes et l'on en discute, ce que l'on ne ferait pas si la présence n'était qu'une option.
Mon troisième argument est que la contrainte du vote est légère. Il s'agit de se déplacer quelques minutes, à l'occasion des élections, pour une décision qui engage la vie de tous. Nous acceptons bien d'autres obligations pour le bien commun, comme l'école jusqu'à dix-huit ans ou le respect du code de la route. Certes, l'obligation a un cout : des personnes votent blanc ou nul par protestation. Mais, comme le note Sabine Verstraete, un vote blanc est encore un message, alors que l'abstention n'en est pas un (chapitre 4, p. 88). Cette protestation se lit, donc elle informe les élus.
En conclusion, Monsieur, l'obligation de voter garantit l'égalité entre les citoyens, encourage l'information et ne demande qu'un effort léger : elle mérite d'être conservée. Je vous invite à chercher plutôt comment rendre le choix des électeurs plus éclairé que comment les en dispenser.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
- Ce que la correction attend (101 points)
- Énonciation adaptée (appel, politesse, registre soutenu) : 5 points.
- Introduction : opinion présentée (3 points) et contexte reformulé (5 points).
- Thèse liée à l'opinion : 2 points.
- Trois arguments pertinents, distincts, expliqués et illustrés : 12 points chacun.
- Références complètes : 3 points.
- Conclusion qui reprend la thèse et l'argumentation : 5 points.
- Cohérence (4), progression (5) et cohésion interne (8).
- Recevabilité : orthographe (10), syntaxe et ponctuation (10), lexique (5).
- Références de l'essai complètes (auteur, titre, chapitre, page) : incluses dans les 3 points des références.
Thèse : l'obligation de voter reste précieuse ; trois arguments dont deux appuyés sur l'essai (chapitre 2, p. 41 ; chapitre 4, p. 87) avec références complètes.
Barème de cet exercice
- Énonciation adaptée à la situation (formules d'appel et de politesse, registre) (5 points)
- Introduction : l'opinion à laquelle on répond est présentée (3 points)
- Introduction : le contexte de cette opinion est reformulé, assez complet pour être compris (5 points)
- Thèse en rapport direct avec l'opinion (2 points)
- Argument 1 : pertinent, expliqué et illustré (12 points)
- Argument 2 : pertinent, distinct du premier, expliqué et illustré (12 points)
- Argument 3 : pertinent, distinct des deux autres, expliqué et illustré (12 points)
- Références données et complètes (de l'opinion, ou de l'essai quand on l'utilise) (3 points)
- Conclusion : elle reprend la thèse et l'argumentation (5 points)
- Cohérence : aucune contradiction dans l'argumentation (4 points)
- Progression du texte efficace (5 points)
- Cohésion interne : reprises, connecteurs, transitions, paragraphes (8 points)
- Recevabilité : orthographe (10 points)
- Recevabilité : syntaxe et ponctuation (10 points)
- Recevabilité : lexique (5 points)
Programme et consignes
Les consignes dépendent du cycle. Vérifie celles de ton inscription ; les exemples officiels ne couvrent pas tout le programme.
- Programme d'études du cours de français, humanités générales et technologiques, 2e et 3e degrés (WBE et CPEONS)
Référence vérifiée le 27 septembre 2026 - Jurys de la FWB, matières du CESS G (programme, consignes, exemple de questionnaire)
Référence vérifiée le 27 septembre 2026 - Jurys de la FWB, consignes d'examen de français, CESS G et TTR, cycle 2026-2027/1
Référence vérifiée le 27 septembre 2026 - Jurys de la FWB, exemple de questionnaire de français, CESS G et TTR
Référence vérifiée le 27 septembre 2026 - Jurys de la FWB, critères de réussite
Référence vérifiée le 27 septembre 2026