Cours et exercices / Français
La réponse synthétique à une question
4 cours · 11 exercices corrigés disponibles
À revoir avant : Naviguer dans un corpus et garder des traces, Sélectionner l'essentiel, Sélectionner les informations de tous les documents, Mettre les informations en relation, Reformuler et condenser.
Ressources par notion
Fiche de révision
- Corpus : Ensemble des documents à exploiter.
- Filtre : Question qui détermine les informations pertinentes.
- Absence : Information non fournie, distincte d’un désaccord.
- Convergence : Informations allant dans le même sens.
- Complémentarité : Apports distincts qui éclairent ensemble une idée.
- Opposition : Désaccord sur un point identifiable.
- Réponse d’ensemble : Conclusion qui rassemble les résultats du corpus.
- Attribution : Indication de la source d’une information.
- Concision : Réduction des répétitions sans perte d’éléments nécessaires.
- Support : Document visuel qui apporte une information utile au discours.
- Aide-mémoire : Notes permettant de suivre le plan sans lire un texte complet.
Sélectionner dans plusieurs documents
La synthèse répond à une question à partir d’un corpus. La question sert de filtre commun à tous les documents. Une information intéressante mais sans lien avec elle ne doit pas prendre la place d’un élément nécessaire à la réponse.
Un tableau de travail place les idées en lignes et les documents en colonnes. Il fait apparaître les convergences, les différences et les absences. Une case vide signifie que ce document ne traite pas cette idée ; elle n’autorise pas à lui attribuer la position inverse.
Relève les informations avec leur référence et leur nuance. Des données ne se comparent que si elles portent sur des populations, périodes ou définitions compatibles. Il faut consulter tous les documents utiles, même si le premier semble fournir une réponse convaincante.
À retenir
- Corpus
Ensemble des documents à exploiter.
- Filtre
Question qui détermine les informations pertinentes.
- Absence
Information non fournie, distincte d’un désaccord.
Méthode
- Transforme la question en deux ou trois aspects.
- Relève chaque information avec son document d’origine.
- Place les informations dans un tableau par idée.
- Contrôle les comparaisons et les éléments manquants.
Exemple expliqué
Corpus fictif : A affirme que le bus du soir facilite les retours tardifs ; B précise que la demande est forte le jeudi ; C décrit les travaux de toiture de la gare. La question porte sur l’intérêt d’un bus du soir. Que retenir ?
A apporte une information sur la fonction du service.
B précise le moment où la demande est forte.
Les travaux de toiture de C ne répondent pas à la question telle qu’elle est formulée.
Retenir l’accès aux retours tardifs et la demande du jeudi, avec les références A et B ; écarter la toiture sans lien établi avec le service.
Points à surveiller
- Transformer une case vide en avis défavorable.
- Conserver un chiffre parce qu’il est précis, même hors sujet.
Mettre les informations en relation
Un texte qui résume A, puis B, puis C suit les documents ; une synthèse suit les idées nécessaires à la réponse. Chaque paragraphe peut utiliser plusieurs sources. Il montre ce qu’elles apportent ensemble, au lieu de laisser au lecteur le travail de comparaison.
Les relations principales sont la convergence, la complémentarité et l’opposition. Deux documents convergent s’ils appuient la même idée ; ils se complètent si l’un précise une condition ou une conséquence absente de l’autre. Ils s’opposent sur un point déterminé, pas nécessairement sur toute la question.
Nommer les auteurs rend l’attribution claire : A constate…, tandis que B nuance… Il faut éviter une fusion qui fait croire à un accord général. Le plan doit couvrir la question et permettre une progression : intérêt du service, limites, conditions de mise en œuvre, par exemple.
À retenir
- Convergence
Informations allant dans le même sens.
- Complémentarité
Apports distincts qui éclairent ensemble une idée.
- Opposition
Désaccord sur un point identifiable.
Méthode
- Regroupe les informations par idée.
- Nomme la relation entre les sources.
- Précise les auteurs et les conditions de leurs constats.
- Rédige un paragraphe qui confronte au lieu de juxtaposer.
Exemple expliqué
Sources fictives : A observe une forte demande de bus le jeudi ; B constate une faible demande les autres soirs ; C estime qu’un essai hebdomadaire limite les coûts. Reliez ces informations.
A et B ne se contredisent pas : ils concernent des soirs différents.
C apporte une condition de faisabilité.
Les trois sources soutiennent l’idée d’un service ciblé plutôt que quotidien.
La demande varie selon les soirs : forte le jeudi selon A, elle est faible les autres jours selon B. Un essai hebdomadaire pourrait donc concentrer l’offre tout en limitant les coûts relevés par C.
Points à surveiller
- Appeler contradiction une différence de population ou de date.
- Fusionner des avis divergents sous les documents disent que.
Rédiger une réponse synthétique
L’introduction reformule la question et identifie le corpus utile. Le développement présente des idées organisées, chacune reliée aux sources qui la soutiennent ou la nuancent. La conclusion donne une réponse d’ensemble, sans introduire une nouvelle opinion personnelle.
La distance énonciative n’interdit pas d’expliquer : elle empêche d’ajouter un jugement non demandé. Les relations causales doivent être présentes dans les documents ou construites avec prudence. Utilise tes propres mots et attribue les informations ; une succession de longues citations ne constitue pas une reformulation.
La concision garde les informations pertinentes et leurs nuances. Une longueur imposée se gère au plan : répartis l’espace entre les aspects de la question. À la relecture, vérifie question, fidélité, mise en relation, sources et langue. Le nombre de mots doit correspondre au texte remis selon la règle de la consigne.
À retenir
- Réponse d’ensemble
Conclusion qui rassemble les résultats du corpus.
- Attribution
Indication de la source d’une information.
- Concision
Réduction des répétitions sans perte d’éléments nécessaires.
Méthode
- Prépare un plan par idées et non par documents.
- Rédige une introduction courte avec la question.
- Relie les sources dans chaque paragraphe.
- Conclue, puis contrôle fidélité, longueur et références.
Exemple expliqué
Exercice réduit, corpus fictif : A observe une forte demande le jeudi ; B relève des coûts fixes élevés ; C propose un essai hebdomadaire. Rédigez trois phrases répondant à l’intérêt d’un bus du soir.
Présenter l’intérêt tout en nommant A.
Opposer ou nuancer avec le coût décrit par B.
Relier la proposition de C aux deux constats.
Le bus du soir répondrait notamment à la demande du jeudi observée par A. Les coûts fixes élevés signalés par B limitent toutefois l’intérêt d’un service quotidien. L’essai hebdomadaire proposé par C permettrait de tester un service ciblé.
Points à surveiller
- Donner un avis personnel à la place de la réponse du corpus.
- Rédiger trois résumés sans relation entre eux.
Préparer un exposé synthétique
Un exposé synthétique répond à une question à partir de plusieurs sources, comme une synthèse écrite, mais l’auditeur ne peut pas relire la phrase précédente. Annonce la question, les grandes étapes et les transitions. Une préparation orale peut soutenir la compréhension, sans constituer une évaluation de l’oral dans l’application.
Le support sert le discours : titre précis, quelques mots-clés, document lisible et référence. Il ne doit pas reproduire tout le texte à prononcer. Une donnée ou un graphique demande une explication : ce qu’il mesure, ce qu’il montre et son lien avec la question.
L’aide-mémoire contient les idées, les preuves et les transitions, plutôt qu’un texte à lire mot à mot. Répète en chronométrant les parties ; retire un détail si nécessaire, pas la conclusion. Les documents doivent être reliés par les idées, et les propos des auteurs distingués de tes commentaires.
À retenir
- Support
Document visuel qui apporte une information utile au discours.
- Aide-mémoire
Notes permettant de suivre le plan sans lire un texte complet.
Méthode
- Choisis les axes qui répondent à la question.
- Répartis le temps entre introduction, axes et conclusion.
- Prépare un support bref et référencé pour chaque idée utile.
- Répète et contrôle la durée ainsi que les transitions.
Exemple expliqué
Corpus fictif sur un bus du soir : demande forte le jeudi, coût d’un service quotidien, proposition d’un essai hebdomadaire. Préparez un exposé de deux minutes.
Introduction : annoncer la question et le corpus, environ 15 secondes.
Développement : demande puis coût, avec une minute environ pour les constats et leurs références.
Dernière partie : essai hebdomadaire et conclusion ; conserver du temps pour la réponse d’ensemble.
Plan oral : demande ciblée, limite financière, essai hebdomadaire. Support : trois mots-clés et les références, pas le discours entier.
Points à surveiller
- Afficher un paragraphe entier puis le lire.
- Finir au milieu du développement parce que le temps est dépassé.
Exercice 1
Voici deux documents. Lisez-les avec la question suivante en tête :
Quels risques pour la santé des adolescents les documents attribuent-ils aux boissons énergisantes ?
Complétez le tableau : pour chaque document, relevez les informations qui répondent à la question, reformulées avec vos mots. N'oubliez pas de citer l'auteur ou l'autrice de chaque document. Une information qui ne répond pas à la question n'est pas retenue : vous la signalerez en une phrase sous le tableau.
Document 1
Boissons énergisantes : un danger pour les jeunes ?
Extrait d'une interview du docteur Julien Lambert, médecin du sport, Vivre en forme, mars 2026.
« Ces boissons contiennent beaucoup de caféine, et un adolescent ne la tolère pas comme un adulte. J'observe surtout des troubles du sommeil : le jeune s'endort tard, dort mal et compense le lendemain avec une nouvelle canette. Certains se plaignent aussi de palpitations, c'est-à-dire d'un cœur qui bat trop vite. Enfin, ces boissons sont très sucrées, ce qui n'aide pas à garder un poids sain. »
Document 2
Attention aux boissons énergisantes
Brochure de prévention de l'association de parents Familles vigilantes, 2025.
Beaucoup de jeunes pensent que ces boissons améliorent les résultats scolaires. En réalité, l'effet est bref et suivi d'une baisse d'attention. À force, on prend l'habitude d'en boire pour tenir le coup, ce qui crée une dépendance à la caféine : sans elle, on est irritable et fatigué. Le prix compte aussi : une canette coute souvent plus cher qu'un repas à la cantine.
Documents fictifs écrits pour Capcess : les personnes, les organismes, les médias et les chiffres sont inventés.
Voir la correction
- Lire avec la question en tête
On ne résume pas les documents : on ne retient que ce qui répond à la question posée, ici les risques pour la santé. Les informations utiles du document 1 : caféine mal tolérée, sommeil, palpitations, sucre. Du document 2 : effet bref puis baisse d'attention, dépendance.
- Écarter ce qui est hors sujet
Le prix d'une canette (document 2) est une information exacte, mais elle ne répond pas à la question : elle n'est pas retenue.
- Copie modèle
Le prix d'une canette, cité dans le document 2, ne concerne pas la santé : il n'est pas retenu.
- Ce que la correction attend (12 points)
- Document 1 : au moins trois informations pertinentes : 3 points.
- Document 2 : les deux informations pertinentes : 2 points.
- Information non pertinente (le prix) écartée et signalée : 2 points.
- Attribution à chaque document ou à son auteur : 2 points.
- Reformulation personnelle, sans copier-coller : 3 points.
Document 1 : sommeil, palpitations, sucre, caféine mal tolérée. Document 2 : effet bref puis baisse d'attention, dépendance. Le prix est écarté.
Barème de cet exercice
- Document 1 : trois informations pertinentes au moins (3 points)
- Document 2 : deux informations pertinentes (2 points)
- Information non pertinente (le prix) écartée et signalée (2 points)
- Attribution à chaque document ou à son auteur (2 points)
- Reformulation personnelle, sans copier-coller (3 points)
Exercice 2
Question à laquelle répond la synthèse : Pourquoi les jeunes travaillent-ils pendant les vacances, et quels effets cela a-t-il sur eux ?
Rédigez, en 80 à 100 mots, un paragraphe qui met en relation les informations des deux documents : ce qui se rejoint et ce qui diffère. Citez les auteurs. Vous n'exprimez aucune opinion personnelle.
Indiquez le nombre de mots de votre texte.
Document 1
Un job d'été, pour quoi faire ?
Sophie Maes, étudiante, témoignage sur son blog, septembre 2025.
Chaque été, je travaille six semaines dans un magasin. J'y gagne de quoi payer mon abonnement de train et mes sorties. Ce que j'apprécie, c'est le contact avec les clients : j'ai appris à garder mon calme et à parler avec des gens très différents. Mais l'été passe vite et je repars sans avoir vraiment vu mes amis.
Document 2
Les jeunes et l'emploi pendant les vacances
Extrait d'un rapport de l'organisation de jeunesse Jeunesse et emploi, 2025.
D'après notre enquête auprès de jeunes de 16 à 20 ans, la plupart travaillent pendant les vacances pour gagner de l'argent de poche, mais un tiers déclare aussi vouloir découvrir le monde du travail. Les jeunes qui ont travaillé disent avoir gagné en confiance. En revanche, un sur quatre juge que ces emplois ne laissent pas assez de temps pour se reposer.
Documents fictifs écrits pour Capcess : les personnes, les organismes, les médias et les chiffres sont inventés.
Voir la correction
- Relier plutôt que résumer
Une synthèse ne juxtapose pas des résumés : on regroupe les informations qui se rejoignent (le motif de l'argent, les bénéfices, l'inconvénient) et l'on signale ce qui n'apparait que dans un document (découvrir le monde du travail).
- Marqueurs de relation
Accord : « comme », « les deux documents s'accordent ». Ajout ou différence : « toutefois », « en revanche ». Chaque groupe d'informations cite ses deux auteurs.
- Copie modèle (100 mots)
Selon Sophie Maes et le rapport de Jeunesse et emploi, les jeunes travaillent d'abord pour gagner de l'argent : l'étudiante finance son abonnement de train et ses sorties, l'enquête parle d'argent de poche. Les deux documents s'accordent aussi sur les bénéfices : Sophie Maes dit avoir appris à garder son calme avec des personnes très différentes, et l'enquête indique que les jeunes gagnent en confiance. Enfin, tous deux notent un inconvénient : le manque de temps pour se reposer ou voir ses amis. Le rapport ajoute un motif absent du témoignage : découvrir le monde du travail.
- Ce que la correction attend (15 points)
- Informations pertinentes des deux documents (argent, bénéfices, manque de temps, découverte du travail) : 5 points.
- Mise en relation : ce qui se rejoint et ce qui diffère : 5 points.
- Auteurs cités : 2 points.
- Énonciation distanciée et reformulation personnelle : 3 points.
Un paragraphe qui relie : même motif (l'argent), mêmes bénéfices (calme, confiance), même inconvénient (le repos) ; un motif propre au rapport.
Barème de cet exercice
- Informations pertinentes tirées des deux documents (5 points)
- Mise en relation : ce qui se rejoint et ce qui diffère (5 points)
- Auteurs cités (2 points)
- Énonciation distanciée et reformulation personnelle (3 points)
Exercice 3
Question à laquelle répond la synthèse : Que peut apporter l'enseignement en plein air, et à quelles conditions ?
Vous devez rédiger la synthèse de ces trois documents. Rédigez, en 60 à 80 mots, l'introduction de cette synthèse : reformulez la question, présentez le sujet et les documents (avec leurs auteurs ou autrices), puis annoncez l'organisation de votre texte. Vous n'exprimez aucune opinion personnelle.
Indiquez le nombre de mots de votre texte.
Document 1
L'école dehors, c'est sérieux
Isabelle Jacobs, directrice d'une école primaire, interview dans Le Petit Journal de l'école, 2025.
Une fois par semaine, nos classes travaillent dans le parc voisin. Les enfants y comptent les feuilles pour apprendre les fractions, y observent les insectes, et ils reviennent plus calmes. Nous n'organisons cependant ces sorties que par temps sec : sous la pluie, l'école redevient une salle de classe.
Document 2
Ce que j'ai vu en classe dehors
Théo Verstraete, instituteur, blog Craie et cailloux, 2025.
Dehors, les élèves timides parlent plus. Ils bougent, ils touchent, ils comparent. Mais la préparation demande du temps : il faut repérer le lieu, apporter le matériel et prévenir les familles. Certains parents craignent en outre que les enfants prennent froid.
Document 3
Enseigner à l'air libre : ce que veulent les familles
Extrait d'une enquête de l'association de parents École et famille, 2025.
La grande majorité des parents interrogés sont favorables aux cours en plein air, à condition que les enfants soient bien équipés et que le programme soit respecté. Plusieurs réclament que l'école prête des vêtements de pluie aux familles qui n'en ont pas.
Documents fictifs écrits pour Capcess : les personnes, les organismes, les médias et les chiffres sont inventés.
Voir la correction
- Ce que doit contenir l'introduction
Le modèle de grille du jury attend, pour la synthèse, une introduction qui expose le sujet et nomme les intervenants. Elle reprend ou reformule la question, présente les documents avec leurs auteurs, annonce l'organisation du texte.
- Copie modèle (69 mots)
Les cours en plein air peuvent-ils apporter quelque chose aux élèves, et à quelles conditions ? Trois documents traitent de cette question : une interview de la directrice Isabelle Jacobs (document 1), le blog de l'instituteur Théo Verstraete (document 2) et une enquête de l'association de parents École et famille (document 3). Nous verrons d'abord ce que ces classes apportent, puis les conditions que ces auteurs jugent nécessaires.
- Ce que la correction attend (15 points)
- Question reprise ou reformulée : 3 points.
- Sujet et contexte présentés pour quelqu'un qui découvre les documents : 3 points.
- Trois documents présentés avec leurs auteurs : 5 points.
- Organisation du texte annoncée : 2 points.
- Énonciation distanciée et reformulation personnelle : 2 points.
Introduction : la question reformulée, les trois documents avec leurs auteurs, l'annonce du plan.
Barème de cet exercice
- Question reprise ou reformulée (3 points)
- Sujet présenté pour quelqu'un qui découvre les documents (3 points)
- Les trois documents présentés avec leurs auteurs (5 points)
- Organisation du texte annoncée (2 points)
- Énonciation distanciée et reformulation personnelle (2 points)
Exercice 4
Cette production compte pour 100 points.
Consigne. Les documents ci-dessous portent sur les jardins partagés. À partir d'eux, vous rédigez une synthèse en réponse à la question ci-dessous.
Question : Qu'apportent les jardins partagés aux habitants d'une ville, et quelles difficultés rencontrent-ils ?
Votre synthèse s'adresse à quelqu'un qui ne dispose pas des documents. Longueur : entre 150 et 200 mots. Notez, dans la case prévue, le nombre exact de mots.
Rappel. Une synthèse répond à une question en réunissant les informations utiles de tous les documents, au lieu de les résumer l'un après l'autre. Elle relie ces informations entre elles, les reformule fidèlement et brièvement, cite ses sources et n'exprime aucun avis personnel. Elle s'adresse à quelqu'un qui ne dispose pas des documents et respecte la longueur demandée.
Document 1
« Le samedi, on se retrouve »
Inès Dubois, coordinatrice d'un jardin partagé à Liège, La Voix du quartier, 2025.
Notre jardin réunit une quarantaine de familles autour de trente parcelles. Chacun y cultive des légumes, mais le plus important se passe autour : les voisins qui ne se croisaient jamais se retrouvent le samedi, les enfants découvrent d'où viennent les tomates, et les personnes âgées du quartier viennent s'asseoir. Certaines familles ont même commencé à partager leurs repas. Bien sûr, tout n'est pas simple : il faut s'entendre sur l'arrosage, les outils, les règles. Mais ces discussions font aussi partie de l'apprentissage.
Document 2
Les jardins partagés, atout ou fragilité ?
Extrait d'un rapport du service Environnement d'une ville, 2025.
Les jardins partagés contribuent à la biodiversité : les parcelles attirent abeilles et oiseaux et rafraîchissent les quartiers trop chauds. Leur avenir dépend toutefois de l'accès au terrain. Beaucoup de projets occupent des terrains prêtés pour quelques années seulement, ce qui décourage les investissements des habitants. L'entretien pose aussi problème en été, quand les bénévoles partent en vacances. La ville envisage de signer des conventions de dix ans avec les associations et de fournir de l'eau.
Documents fictifs écrits pour Capcess : les personnes, les organismes, les médias et les chiffres sont inventés.
Voir la correction
- Sélectionner
Bénéfices : le lien social (voisins, enfants, personnes âgées, repas partagés) et la biodiversité, la fraicheur. Difficultés : l'entente sur les règles (pour la coordinatrice), le terrain prêté pour peu d'années, l'entretien en été. Réponses envisagées : conventions de dix ans, eau fournie.
- Organiser
Deux paragraphes, comme la question : ce que les jardins apportent, puis les difficultés. Dans chaque paragraphe, les deux documents se rejoignent ou se complètent.
- Copie modèle (157 mots)
Les jardins partagés apportent beaucoup à la ville, mais leur avenir reste fragile. D'après Inès Dubois, coordinatrice d'un jardin liégeois (document 1), ils créent d'abord du lien : des voisins qui ne se croisaient pas se retrouvent, les enfants découvrent l'origine des légumes et des personnes âgées viennent s'y asseoir. Le service Environnement de la ville (document 2) ajoute un bénéfice pour le milieu : les parcelles attirent abeilles et oiseaux et rafraîchissent les quartiers trop chauds.
Les deux textes signalent aussi des difficultés. Pour Inès Dubois, il faut s'entendre sur l'arrosage, les outils et les règles, ce qu'elle considère pourtant comme un apprentissage. Le rapport, lui, insiste sur des problèmes matériels : des terrains prêtés pour quelques années seulement, qui découragent les investissements, et un entretien difficile en été, quand les bénévoles partent en vacances. Pour y répondre, la ville envisage des conventions de dix ans et la fourniture d'eau.
- Ce que la correction attend (100 points, grille de l'épreuve externe)
- Informations pertinentes, assez nombreuses, tirées de tous les documents : 20 points.
- Fidélité aux documents : 5 points. Mise en réseau des informations : 8 points.
- Question reprise ou reformulée : 3 points. Sources citées : 5 points.
- Reformulation personnelle (8), énonciation distanciée (3), concision (8).
- Progression thématique (3), organisation du texte (6), clarté pour une personne étrangère aux documents (6).
- Recevabilité : orthographe (10), syntaxe et ponctuation (10), lexique (5).
Deux paragraphes : les apports (lien social, biodiversité), puis les difficultés (règles, terrains provisoires, entretien) ; sources citées.
Barème de cet exercice
- Informations pertinentes pour la question, assez nombreuses, tirées de tous les documents (20 points)
- Fidélité aux documents (ni contresens, ni extrapolation, ni amalgame, ni généralisation abusive) (5 points)
- Mise en relation des informations : regroupements, croisements, oppositions, nuances (pas une suite de résumés) (8 points)
- Question reprise ou reformulée (3 points)
- Sources citées (au moins les auteurs) (5 points)
- Reformulation personnelle, sans copier-coller injustifié (8 points)
- Distance : aucune marque de subjectivité (3 points)
- Concision : termes généraux, formules brèves, mots précis, ni redite ni détour (8 points)
- Progression thématique sans rupture (3 points)
- Organisation du texte : paragraphes, connecteurs, reprises (6 points)
- Clarté des informations pour une personne étrangère aux documents (6 points)
- Orthographe, d'usage et grammaticale (10 points)
- Syntaxe et ponctuation (10 points)
- Lexique (5 points)
Exercice 5
Cette production compte pour 100 points.
Consigne. Les documents ci-dessous portent sur l'alimentation locale. À partir d'eux, vous rédigez une synthèse en réponse à la question ci-dessous.
Question : Pourquoi manger local séduit-il, et quelles limites cette pratique présente-t-elle ?
Votre synthèse s'adresse à quelqu'un qui ne dispose pas des documents. Longueur : entre 170 et 220 mots. Notez, dans la case prévue, le nombre exact de mots.
Rappel. Une synthèse répond à une question en réunissant les informations utiles de tous les documents, au lieu de les résumer l'un après l'autre. Elle relie ces informations entre elles, les reformule fidèlement et brièvement, cite ses sources et n'exprime aucun avis personnel. Elle s'adresse à quelqu'un qui ne dispose pas des documents et respecte la longueur demandée.
Document 1
Manger local : que disent les études ?
Karim Claes, chercheur en agronomie, tribune dans la revue Terre et table, 2025.
Acheter local séduit parce qu'on imagine que la distance parcourue est le principal problème. C'est en partie faux : pour beaucoup de produits, le mode de production pèse davantage dans l'impact sur l'environnement que le transport. Une tomate cultivée en serre chauffée à côté de chez soi peut ainsi polluer plus qu'une tomate de plein champ venue de loin. Manger de saison reste une règle simple et efficace.
Document 2
« Je vends ce que je cultive »
Marie Lambert, maraîchère, entretien dans Le Journal des campagnes, 2025.
Depuis que je vends mes légumes à la ferme, je fixe moi-même mes prix, et j'en tire un revenu plus juste. Je connais mes clients, qui me disent ce qu'ils aiment. Mais je passe des heures à préparer les paniers et à répondre aux commandes, du temps que je n'ai plus pour cultiver. Et beaucoup de clients viennent une fois, puis oublient.
Document 3
Les consommateurs et le local
Extrait d'une enquête de l'association Consommer malin, 2025.
Les personnes interrogées apprécient dans les produits locaux la fraicheur et le gout. Elles y voient aussi un moyen de soutenir les producteurs de leur région. Les freins cités sont le prix, souvent plus élevé, et la commodité : les points de vente sont ouverts moins longtemps que les supermarchés.
Documents fictifs écrits pour Capcess : les personnes, les organismes, les médias et les chiffres sont inventés.
Voir la correction
- Sélectionner dans les trois documents
Attraits : fraicheur et gout, soutien aux producteurs (document 3) ; revenu plus juste, contact avec les clients (document 2) ; manger de saison (document 1). Limites : impact écologique relatif (document 1) ; temps et fidélité des clients (document 2) ; prix et horaires (document 3).
- Mise en réseau
Les documents 2 et 3 se rejoignent sur le soutien aux producteurs ; le document 1 nuance l'argument écologique que l'on associe au local. Le plan suit la question : les attraits, puis les limites.
- Copie modèle (188 mots)
Manger local séduit pour plusieurs raisons, mais il présente des limites que les trois documents permettent de préciser.
Les avantages sont d'abord d'ordre gustatif et économique. L'enquête de Consommer malin (document 3) montre que les consommateurs apprécient la fraicheur et le gout des produits et souhaitent soutenir les producteurs de leur région. Cet aspect rejoint le témoignage de la maraîchère Marie Lambert (document 2), qui gagne un revenu plus juste en fixant elle-même ses prix et apprécie le contact direct avec ses clients. Karim Claes (document 1) conseille, lui, de manger de saison, règle qu'il juge simple et efficace.
Les limites apparaissent dans les trois textes. Karim Claes relativise l'intérêt écologique : selon lui, le mode de production pèse souvent davantage que la distance parcourue, et une tomate de serre chauffée locale peut polluer plus qu'une tomate de plein champ venue de loin. Pour les producteurs, la vente directe demande beaucoup de temps, et la fidélité des clients n'est pas assurée, dit Marie Lambert. Enfin, les consommateurs de l'enquête citent le prix, souvent plus élevé, et les horaires d'ouverture réduits.
- Ce que la correction attend (100 points, grille de l'épreuve externe)
- Informations pertinentes, assez nombreuses, tirées de tous les documents : 20 points.
- Fidélité aux documents : 5 points. Mise en réseau des informations : 8 points.
- Question reprise ou reformulée : 3 points. Sources citées : 5 points.
- Reformulation personnelle (8), énonciation distanciée (3), concision (8).
- Progression thématique (3), organisation du texte (6), clarté pour une personne étrangère aux documents (6).
- Recevabilité : orthographe (10), syntaxe et ponctuation (10), lexique (5).
Deux parties : les attraits (gout, revenu, saison), puis les limites (écologie relative, temps du producteur, prix et horaires).
Barème de cet exercice
- Informations pertinentes pour la question, assez nombreuses, tirées de tous les documents (20 points)
- Fidélité aux documents (ni contresens, ni extrapolation, ni amalgame, ni généralisation abusive) (5 points)
- Mise en relation des informations : regroupements, croisements, oppositions, nuances (pas une suite de résumés) (8 points)
- Question reprise ou reformulée (3 points)
- Sources citées (au moins les auteurs) (5 points)
- Reformulation personnelle, sans copier-coller injustifié (8 points)
- Distance : aucune marque de subjectivité (3 points)
- Concision : termes généraux, formules brèves, mots précis, ni redite ni détour (8 points)
- Progression thématique sans rupture (3 points)
- Organisation du texte : paragraphes, connecteurs, reprises (6 points)
- Clarté des informations pour une personne étrangère aux documents (6 points)
- Orthographe, d'usage et grammaticale (10 points)
- Syntaxe et ponctuation (10 points)
- Lexique (5 points)
Exercice 6
Voici deux documents, puis le brouillon d'un paragraphe de synthèse écrit à partir d'eux, en réponse à la question : « Quels sont les avantages et les freins du covoiturage ? »
1. Relevez quatre défauts de ce brouillon au regard des caractéristiques d'une synthèse, et expliquez chacun en une phrase.
2. Réécrivez le paragraphe en 70 à 90 mots, de façon à corriger ces défauts. Indiquez le nombre de mots.
Document 1
Le covoiturage, ça marche ?
Marc Peeters, conducteur au quotidien, blog personnel, 2025.
Un trajet partagé, c'est un trajet qui coute moins cher et qui fatigue moins : on se relaie au volant, on discute. Il faut seulement s'accorder sur les horaires, et cela demande parfois de renoncer à partir quand on veut.
Document 2
Covoiturer pour désengorger les routes
Extrait du site de l'association Mobilité durable, 2025.
Chaque voiture partagée retire des véhicules de la route et allège le trafic aux heures de pointe. Beaucoup de personnes n'osent pourtant pas proposer une place à des inconnus : le manque de confiance est le premier frein au covoiturage.
Brouillon d'un paragraphe de synthèse
Le document 1 dit que le covoiturage réduit les frais et la fatigue mais qu'il dépend des horaires des autres. Le document 2 dit que le covoiturage allège le trafic mais que beaucoup n'osent pas partager leur voiture avec des inconnus. À mon avis, le covoiturage est évidemment la meilleure solution pour tout le monde. Comme le dit le document 1 : « Un trajet partagé, c'est un trajet qui coute moins cher et qui fatigue moins ».
Documents fictifs écrits pour Capcess : les personnes, les organismes, les médias et les chiffres sont inventés.
- 1.
Relevez quatre défauts de ce brouillon au regard des caractéristiques d'une synthèse, et expliquez chacun en une phrase.
- 2.
Réécrivez le paragraphe en 70 à 90 mots, de façon à corriger ces défauts. Indiquez le nombre de mots.
Voir la correction
- Question 1
Une synthèse relie les informations (elle ne juxtapose pas des résumés), reste distanciée (aucune marque de subjectivité), reformule (pas de copier-coller injustifié) et cite ses sources (au moins les auteurs).
- Question 2
On regroupe par idée : les avantages (les deux documents), puis les freins. On cite les auteurs, on reformule, on n'exprime aucun avis.
- Copie modèle
1) Le brouillon présente quatre défauts. Premièrement, il juxtapose deux résumés (« Le document 1 dit que », « Le document 2 dit que ») sans mettre les informations en relation : ce n'est pas une synthèse. Deuxièmement, il contient une opinion personnelle (« À mon avis, le covoiturage est évidemment la meilleure solution pour tout le monde »), alors que l'énonciation doit être distanciée. Troisièmement, il recopie une phrase du document 1 sans la reformuler. Quatrièmement, il ne cite pas les auteurs : « document 1 » et « document 2 » ne disent pas qui parle.
2) Selon Marc Peeters (document 1), le covoiturage allège le budget et la fatigue des conducteurs, mais oblige à s'accorder sur des horaires. L'association Mobilité durable (document 2) y voit aussi un moyen de réduire le trafic, tout en reconnaissant un frein : la méfiance à partager sa voiture avec des inconnus. Les deux textes s'accordent donc sur l'intérêt de ce mode de déplacement, mais soulignent que son succès dépend de l'organisation et de la confiance entre les personnes.
- Ce que la correction attend (16 points)
- Question 1 : chacun des quatre défauts repéré et expliqué : 1 point chacun (4 points).
- Question 2 : relations entre les informations : 4 points.
- Question 2 : énonciation distanciée : 2 points. Reformulation personnelle : 2 points.
- Question 2 : sources mentionnées : 2 points. Longueur respectée et nombre de mots correct : 2 points.
Défauts : succession de résumés, opinion personnelle, copier-coller, sources absentes ; paragraphe réécrit avec relations et sources.
Barème de cet exercice
- 1 : Question 1 : les quatre défauts repérés et expliqués (4 points)
- 2 : Question 2 : relations entre les informations (4 points)
- 2 : Question 2 : énonciation distanciée (2 points)
- 2 : Question 2 : reformulation personnelle (2 points)
- 2 : Question 2 : sources mentionnées (2 points)
- 2 : Question 2 : longueur respectée et nombre de mots correct (2 points)
Exercice 7
Cette production compte pour 100 points.
Consigne. Les documents ci-dessous portent sur l'apprentissage des langues. À partir d'eux, vous rédigez une synthèse en réponse à la question ci-dessous.
Question : Quels sont les avantages et les limites d'un apprentissage des langues en classe et en ligne, et quelle solution les documents suggèrent-ils ?
Votre synthèse s'adresse à quelqu'un qui ne dispose pas des documents. Longueur : entre 210 et 260 mots. Notez, dans la case prévue, le nombre exact de mots.
Rappel. Une synthèse répond à une question en réunissant les informations utiles de tous les documents, au lieu de les résumer l'un après l'autre. Elle relie ces informations entre elles, les reformule fidèlement et brièvement, cite ses sources et n'exprime aucun avis personnel. Elle s'adresse à quelqu'un qui ne dispose pas des documents et respecte la longueur demandée.
Document 1
Pourquoi je préfère la classe
Nathalie Claes, professeure de langues, blog Parler vraiment, 2025.
Dans une classe, on parle, on se trompe devant les autres, et quelqu'un nous corrige tout de suite. Le groupe motive : personne n'a envie d'être le seul à ne pas avoir préparé sa leçon. La limite, c'est le rythme, le même pour tous : ceux qui avancent vite s'ennuient, ceux qui ont besoin de temps décrochent. Et il faut se déplacer à heure fixe, parfois loin de chez soi.
Document 2
Apprenez à votre rythme
Brochure de la plateforme Lingua+, 2025.
Avec nos cours en ligne, vous apprenez quand vous voulez, aussi longtemps que vous voulez, pour un prix inférieur à celui d'un cours du soir. Des exercices interactifs vous permettent de répéter autant de fois que nécessaire. Nous reconnaissons que la conversation avec une vraie personne manque parfois, c'est pourquoi nous proposons un rendez-vous par mois avec un tuteur.
Document 3
Apprendre une langue : classe, écran ou les deux ?
Karim Lemaire, chercheur en sciences de l'éducation, revue Éduquer aujourd'hui, 2025.
Les cours entièrement en ligne se distinguent par un taux d'abandon élevé : sans contact humain régulier, la motivation s'érode. Mais les cours en classe seuls laissent peu de place à la répétition individuelle. Les apprenants qui progressent le mieux combinent les deux formules : l'écran pour s'exercer à son rythme, la classe pour parler et être corrigé.
Documents fictifs écrits pour Capcess : les personnes, les organismes, les médias et les chiffres sont inventés.
Voir la correction
- Sélectionner et classer
Classe : parler et être corrigé, groupe motivant / rythme identique, déplacement, peu de répétition. En ligne : liberté, prix, répétition / peu de conversation, abandon. Solution : combiner (document 3).
- Organiser en quatre paragraphes
1. Introduction : question, documents, plan. 2. La classe. 3. La ligne, avec la réponse de Lingua+ (tuteur) et le constat de Karim Lemaire. 4. La solution combinée, en conclusion : elle répond à la dernière partie de la question.
- Copie modèle (231 mots)
Apprendre une langue en classe ou en ligne présente des avantages et des limites que les trois documents permettent de comparer, et que l'un d'eux propose de dépasser.
En classe, expliquent Nathalie Claes (document 1) et Karim Lemaire (document 3), on parle avec d'autres et l'on est corrigé sans attendre. Selon la professeure, le groupe motive, puisque personne ne veut être le seul à ne pas avoir préparé son travail. La contrepartie est double : le rythme est le même pour tous, ce qui ennuie les uns et fait décrocher les autres, et il faut se déplacer à heure fixe. Karim Lemaire ajoute que la classe seule laisse peu de place à la répétition individuelle.
Les cours en ligne offrent, d'après la plateforme Lingua+ (document 2), la liberté de choisir son moment, la durée, le prix plus bas qu'un cours du soir et des exercices que l'on répète à volonté. Toutefois, la brochure reconnait que la conversation manque, d'où un rendez-vous mensuel avec un tuteur. Karim Lemaire confirme cette faiblesse : sans contact humain régulier, la motivation s'érode et le taux d'abandon est élevé.
À la lumière de ces textes, la solution qui se dégage est celle de Karim Lemaire : les apprenants qui progressent le mieux combinent l'écran, pour s'exercer à son rythme, et la classe, pour parler et être corrigé.
- Ce que la correction attend (100 points, grille de l'épreuve externe)
- Informations pertinentes, assez nombreuses, tirées de tous les documents : 20 points.
- Fidélité aux documents : 5 points. Mise en réseau des informations : 8 points.
- Question reprise ou reformulée : 3 points. Sources citées : 5 points.
- Reformulation personnelle (8), énonciation distanciée (3), concision (8).
- Progression thématique (3), organisation du texte (6), clarté pour une personne étrangère aux documents (6).
- Recevabilité : orthographe (10), syntaxe et ponctuation (10), lexique (5).
Quatre paragraphes : introduction, la classe, la ligne, la solution combinée ; chaque idée est reliée aux deux ou trois documents concernés.
Barème de cet exercice
- Informations pertinentes pour la question, assez nombreuses, tirées de tous les documents (20 points)
- Fidélité aux documents (ni contresens, ni extrapolation, ni amalgame, ni généralisation abusive) (5 points)
- Mise en relation des informations : regroupements, croisements, oppositions, nuances (pas une suite de résumés) (8 points)
- Question reprise ou reformulée (3 points)
- Sources citées (au moins les auteurs) (5 points)
- Reformulation personnelle, sans copier-coller injustifié (8 points)
- Distance : aucune marque de subjectivité (3 points)
- Concision : termes généraux, formules brèves, mots précis, ni redite ni détour (8 points)
- Progression thématique sans rupture (3 points)
- Organisation du texte : paragraphes, connecteurs, reprises (6 points)
- Clarté des informations pour une personne étrangère aux documents (6 points)
- Orthographe, d'usage et grammaticale (10 points)
- Syntaxe et ponctuation (10 points)
- Lexique (5 points)
Exercice 8
Cette production compte pour 100 points.
Consigne. Les documents ci-dessous portent sur l'eau du robinet et l'eau en bouteille. À partir d'eux, vous rédigez une synthèse en réponse à la question ci-dessous.
Question : Que disent les documents des avantages et des inconvénients de l'eau du robinet et de l'eau en bouteille ?
Votre synthèse s'adresse à quelqu'un qui ne dispose pas des documents. Longueur : entre 350 et 400 mots. Notez, dans la case prévue, le nombre exact de mots.
Durée : 200 minutes. Dictionnaire et grammaire en livre autorisés, brouillon autorisé. Lisez la grille d'évaluation avant de rédiger.
Rappel. Une synthèse répond à une question en réunissant les informations utiles de tous les documents, au lieu de les résumer l'un après l'autre. Elle relie ces informations entre elles, les reformule fidèlement et brièvement, cite ses sources et n'exprime aucun avis personnel. Elle s'adresse à quelqu'un qui ne dispose pas des documents et respecte la longueur demandée.
Document 1
L'eau du robinet : la mieux surveillée de nos boissons
Extrait d'une brochure de la Régie des eaux du Centre (organisme fictif), 2025.
L'eau du robinet est l'un des produits alimentaires les plus contrôlés. De la ressource jusqu'au robinet, elle est analysée à chaque étape, et les résultats sont communiqués aux habitants. Cette surveillance porte sur de nombreux paramètres, de la présence de bactéries à celle de certains métaux, et elle est plus fréquente que pour bien des aliments vendus en magasin.
Sur le plan du budget, l'écart est considérable : l'eau du robinet coute des centaines de fois moins cher que l'eau en bouteille. Elle n'exige aucun emballage, aucun camion et aucune place dans le coffre de la voiture, puisqu'elle arrive directement chez l'habitant.
Ce qui peut déranger, c'est le gout. Dans certaines communes, l'eau est légèrement chlorée pour rester saine jusqu'au dernier robinet, et cette odeur, inoffensive, peut déplaire. Il suffit de laisser reposer l'eau quelques minutes dans une carafe, ou de la mettre au réfrigérateur, pour que le gout de chlore disparaisse. Les habitants dont l'eau est très calcaire peuvent utiliser un filtre, à condition de le changer régulièrement : un filtre mal entretenu devient moins hygiénique que l'eau qu'il traite.
L'eau du robinet convient enfin à tous, y compris aux nourrissons, sauf avis contraire de la commune en cas de travaux sur le réseau.
Document 2
Une eau, une composition : pourquoi choisir l'eau minérale
Communiqué d'un producteur d'eau minérale (entreprise fictive), 2025.
Chaque eau minérale possède une composition qui lui est propre, fixée par le terrain qu'elle traverse avant d'être captée. Certaines sont riches en calcium, utile pour les os, d'autres sont légères et conviennent à une consommation quotidienne. Choisir une eau adaptée à ses besoins est un geste simple de santé.
Cette eau est puisée à sa source, dans une zone protégée, et embouteillée sur place, ce qui garantit une eau constante et sans le gout de chlore que peut prendre l'eau des canalisations. Elle se transporte aussi facilement : elle accompagne les randonnées, les déplacements en voiture, les journées de travail. Elle reste utilisable en cas de travaux sur le réseau public, quand une commune demande de ne pas boire l'eau du robinet.
Nous savons que la bouteille a un cout pour l'environnement. C'est pourquoi nos bouteilles sont recyclables, que nous en réduisons le poids d'année en année et que nous encourageons nos clients à les trier. Une eau de qualité a néanmoins un prix, que nos consommateurs acceptent volontiers pour ce qu'elle apporte : la constance, le gout, la garantie d'origine.
Document 3
Trois ans de packs d'eau, puis la carafe
Élise Renard, habitante d'une commune du Brabant, article de blog, 2025.
Pendant des années, j'ai acheté de l'eau en bouteille, parce que celle de notre robinet sentait un peu le chlore. Chaque semaine, je rapportais deux ou trois packs du supermarché, que je montais à bout de bras jusqu'au deuxième étage. Je pensais faire un geste pour ma santé.
Un jour, une voisine m'a montré sa carafe filtrante. J'ai testé : le gout a changé, la facture aussi. Je ne monte plus de packs, je n'ai plus de bouteilles vides à ranger, et je n'ai pas eu l'impression de perdre en confort. La carafe doit être nettoyée et le filtre remplacé de temps à autre, mais cela ne me prend pas plus de temps que de faire les courses.
Je n'ai pas renoncé aux bouteilles dans tous les cas : en voyage, ou lors d'une randonnée, j'emporte une bouteille d'eau, que je remplis ensuite au robinet plutôt que d'en acheter une autre. Ma leçon est simple : ce n'est pas l'eau du robinet qui m'a fait changer d'avis, mais le fait de résoudre le problème du gout.
Document 4
Le poids des bouteilles
Extrait d'un rapport d'une association de protection de l'environnement (fictive), 2025.
Une bouteille en plastique met très longtemps à disparaitre dans la nature, et une partie seulement de celles que nous utilisons est recyclée. Les autres finissent incinérées, enfouies ou abandonnées. La fabrication d'une bouteille et le transport de l'eau, souvent sur des centaines de kilomètres, consomment en outre de l'énergie, alors que l'eau du robinet arrive directement chez l'habitant.
Les bouteilles ne sont pas toutes égales : celles qui sont réutilisées, comme les bouteilles consignées, réduisent nettement la quantité de déchets. Mais elles restent minoritaires dans les rayons. Notre association recommande donc de privilégier l'eau du réseau chaque fois que c'est possible, de réserver la bouteille aux situations où elle n'est pas disponible (déplacements, travaux sur le réseau) et de choisir alors une bouteille réutilisable.
Nous reconnaissons que le gout de l'eau du robinet est un frein pour certaines personnes. Les carafes filtrantes et le repos de l'eau en carafe apportent une réponse simple. Enfin, nous invitons les communes à installer des fontaines publiques, qui permettent de remplir sa gourde gratuitement en ville.
Documents fictifs écrits pour Capcess : les personnes, les organismes, les médias et les chiffres sont inventés.
Voir la correction
- Sélectionner dans les quatre documents
Robinet : analysée à chaque étape, bon marché, sans emballage ni transport, gout de chlore corrigé par le repos ou la carafe (documents 1 et 3, 4), convient à tous. Bouteille : composition, gout, commodité, utilisable en cas de travaux (document 2), cout écologique (document 4), usage raisonnable (documents 3 et 4).
- Mise en réseau
Les documents 1 et 3 se rejoignent sur le chlore et la carafe. Les documents 2 et 3 sur la commodité en déplacement. Le document 4 nuance le recyclage annoncé par le document 2. Les documents 3 et 4 se rejoignent sur les usages raisonnables.
- Copie modèle (352 mots)
L'eau du robinet et l'eau en bouteille ont chacune des atouts et des inconvénients que les quatre documents permettent de confronter.
L'eau du robinet est d'abord très contrôlée et très bon marché. La Régie des eaux du Centre (document 1) explique qu'elle est analysée à chaque étape, de la ressource au robinet, et qu'elle coute des centaines de fois moins cher que l'eau en bouteille. Elle évite aussi l'emballage et le transport, comme le rappelle l'association de protection de l'environnement (document 4). Son principal défaut est un possible gout de chlore. Les documents 1 et 3 le présentent comme facile à corriger : il suffit de laisser reposer l'eau ou de la mettre au frais, ou d'utiliser une carafe filtrante à entretenir, comme l'a fait Élise Renard, qui a ainsi amélioré le gout, réduit sa facture et cessé de porter des packs.
L'eau en bouteille séduit, selon le producteur d'eau minérale (document 2), par une composition constante, adaptée à des besoins précis comme l'apport de calcium, par l'absence de gout de chlore et par sa commodité en déplacement. Il ajoute qu'elle reste utilisable quand une commune déconseille l'eau du robinet, situation que la Régie (document 1) évoque pour les travaux sur le réseau. Élise Renard reconnait d'ailleurs en emporter en voyage et en randonnée.
Ce confort a toutefois un cout financier et écologique. Le producteur admet qu'une eau de qualité a un prix et que la bouteille pèse sur l'environnement, mais il met en avant le recyclage et des bouteilles plus légères. L'association (document 4) rappelle pourtant qu'une bouteille en plastique met très longtemps à disparaitre, qu'une partie seulement est recyclée et que la fabrication et le transport consomment de l'énergie.
Les documents 3 et 4 se rejoignent enfin sur des usages raisonnables : réserver la bouteille aux situations où l'eau du réseau manque et, dans ce cas, la remplir ou choisir une bouteille réutilisable, tandis que des fontaines publiques permettraient de remplir sa gourde en ville.
- Ce que la correction attend (100 points, grille de l'épreuve externe)
- Informations pertinentes, assez nombreuses, tirées de tous les documents : 20 points.
- Fidélité aux documents : 5 points. Mise en réseau des informations : 8 points.
- Question reprise ou reformulée : 3 points. Sources citées : 5 points.
- Reformulation personnelle (8), énonciation distanciée (3), concision (8).
- Progression thématique (3), organisation du texte (6), clarté pour une personne étrangère aux documents (6).
- Recevabilité : orthographe (10), syntaxe et ponctuation (10), lexique (5).
Robinet : contrôlée, bon marché, gout de chlore réglé par la carafe ; bouteille : minéraux, gout, commodité, mais cout écologique.
Barème de cet exercice
- Informations pertinentes pour la question, assez nombreuses, tirées de tous les documents (20 points)
- Fidélité aux documents (ni contresens, ni extrapolation, ni amalgame, ni généralisation abusive) (5 points)
- Mise en relation des informations : regroupements, croisements, oppositions, nuances (pas une suite de résumés) (8 points)
- Question reprise ou reformulée (3 points)
- Sources citées (au moins les auteurs) (5 points)
- Reformulation personnelle, sans copier-coller injustifié (8 points)
- Distance : aucune marque de subjectivité (3 points)
- Concision : termes généraux, formules brèves, mots précis, ni redite ni détour (8 points)
- Progression thématique sans rupture (3 points)
- Organisation du texte : paragraphes, connecteurs, reprises (6 points)
- Clarté des informations pour une personne étrangère aux documents (6 points)
- Orthographe, d'usage et grammaticale (10 points)
- Syntaxe et ponctuation (10 points)
- Lexique (5 points)
Exercice 9
Cette production compte pour 100 points.
Consigne. Les documents ci-dessous portent sur le bruit en ville ; le document 1 est un extrait de l'essai Le silence est une ressource, d'Amina Bensaid. À partir d'eux, vous rédigez une synthèse en réponse à la question ci-dessous.
Question : Comment le bruit affecte-t-il les habitants d'une ville, et que peut-on faire pour s'en protéger ?
Votre synthèse s'adresse à quelqu'un qui ne dispose pas des documents. Longueur : entre 400 et 450 mots. Notez, dans la case prévue, le nombre exact de mots.
Rappel. Une synthèse répond à une question en réunissant les informations utiles de tous les documents, au lieu de les résumer l'un après l'autre. Elle relie ces informations entre elles, les reformule fidèlement et brièvement, cite ses sources et n'exprime aucun avis personnel. Elle s'adresse à quelqu'un qui ne dispose pas des documents et respecte la longueur demandée.
Document 1 (extrait de l'essai du cycle : au vrai examen, il n'est pas reproduit dans le portefeuille ; il l'est ici)
Amina Bensaid, *Le silence est une ressource*, chapitre 1 « Le bruit qui ne dit rien »
[p. 22] Le bruit urbain n'est pas seulement une gêne : c'est une dépense. Chaque klaxon, chaque marteau-piqueur oblige notre attention à se déplacer, ne serait-ce qu'une seconde, pour évaluer un danger possible. Multipliées par des milliers, ces secondes forment une fatigue que l'on ne sait plus nommer. On rentre chez soi épuisé sans avoir rien fait d'autre que de traverser la ville.
[p. 23] On objectera que l'on s'habitue. C'est ce que disent presque tous les habitants d'une rue passante, et ils ne mentent pas : ils ne remarquent plus le bruit. Mais ne plus le remarquer ne veut pas dire ne plus le subir. Le sommeil en donne la preuve : on peut être réveillé plusieurs fois par une camionnette sans en garder le moindre souvenir au matin, et se lever pourtant plus fatigué que la veille.
[p. 24] Le silence, dans ces conditions, n'est pas un luxe de vacances. C'est une condition de la santé et de la pensée : il faut pouvoir, chaque jour, se retrouver seul avec ses idées pendant quelques minutes pour les mettre en ordre. Une ville qui l'oublie fabrique des habitants qui ont perdu l'habitude de s'entendre penser.
Document 2
Le calme, ça se dessine
Entretien avec Julie Wauters, architecte, magazine Habiter demain, 2025.
Le bruit est-il un problème d'urbanisme ou de bâtiment ? Les deux. Un immeuble peut se protéger du bruit sans devenir une forteresse : un double vitrage, des chambres orientées vers la cour plutôt que vers la rue, un mur végétal ou un talus qui absorbent une partie du son. Ces choix coutent peu quand ils sont prévus dès la conception, et beaucoup quand on doit les ajouter après coup.
Cela suffit-il ? Non, parce qu'on ne peut pas isoler la rue elle-même. Les gens y marchent, y attendent le bus, y font leurs courses : une partie de la journée se passe dehors. Il faut donc aussi agir sur la source du bruit, c'est-à-dire sur le trafic : des vitesses plus basses, des revêtements de chaussée plus silencieux, des rues où la voiture passe moins.
Qui doit agir ? Tout le monde. Les promoteurs doivent respecter des normes d'isolation. Les communes doivent penser la circulation autour des écoles et des logements. Et les habitants peuvent, à leur échelle, choisir des appareils plus silencieux ou éviter le bruit inutile en soirée. Ce sont de petits gestes, mais additionnés, ils comptent.
Document 3
Des zones calmes : bilan de deux ans d'expérience
Rapport de l'association de riverains Rue tranquille (fictive), 2025.
Il y a deux ans, trois quartiers ont limité la vitesse à trente kilomètres par heure et fermé certaines rues aux voitures le week-end. Nous avons interrogé les habitants avant et après. Ils disent mieux dormir, se sentir moins stressés et entendre davantage les oiseaux. Les parents apprécient que les enfants puissent jouer dehors sans surveillance constante.
Les commerçants étaient inquiets. Deux ans plus tard, la plupart constatent que leur chiffre d'affaires n'a pas baissé et que les clients restent plus longtemps. Quelques-uns regrettent que les livraisons soient plus compliquées et demandent des horaires adaptés.
Nous demandons que ces mesures soient étendues à toute la ville, en commençant par les abords des écoles et des hôpitaux, où le calme est le plus nécessaire. Nous demandons aussi un financement pour l'isolation des logements les plus exposés, car tous les habitants n'ont pas les moyens de payer un double vitrage.
Document 4
Mon casque, mon refuge
Hassan Maes, lycéen, blog personnel, 2025.
Dans le bus, j'enfile mon casque antibruit et la ville s'éteint. Au début, c'était un soulagement : après une journée de cours, je n'avais plus l'énergie de supporter les klaxons, les annonces, les conversations. Je rentrais plus calme, et je dormais mieux.
Mais je me suis rendu compte que je ne saluais plus personne. Mon voisin de palier m'a dit qu'il ne me reconnaissait plus dans le bus. J'étais mieux protégé du bruit, mais aussi des autres. Depuis, je garde le casque pour les trajets les plus longs et je l'enlève quand je croise quelqu'un que je connais.
Je ne pense pas que la solution soit d'abandonner le casque : beaucoup de jeunes autour de moi en ont un, et c'est une manière individuelle de tenir. Mais un casque ne remplace pas une rue plus calme. Il déplace le problème sans le résoudre, et il ne protège que celui qui le porte.
Documents fictifs écrits pour Capcess : les personnes, les organismes, les médias et les chiffres sont inventés.
Voir la correction
- Sélectionner dans les quatre documents
Effets : attention déplacée puis fatigue, on ne s'habitue pas, sommeil, silence nécessaire (document 1) ; sommeil, stress (document 3). Protections : casque, avec sa limite (document 4) ; construction (document 2) ; action sur le trafic (documents 2 et 3), extension des mesures et aide à l'isolation (document 3).
- Mise en réseau
Les documents 1 et 3 se rejoignent sur les effets. Le document 4 illustre une protection individuelle et sa limite. Le document 2 passe de l'immeuble à la rue et rejoint le document 3 sur le trafic. Un plan par échelle : la personne, le bâtiment, la ville.
- Copie modèle (401 mots)
Le bruit urbain fatigue les habitants, mais des solutions existent à l'échelle de la personne, de l'immeuble et de la ville.
Selon Amina Bensaid (document 1), le bruit est une dépense : chaque bruit soudain déplace l'attention pour évaluer un danger possible, et ces interruptions, multipliées par des milliers, forment une fatigue difficile à nommer. L'autrice écarte l'idée qu'on s'y habitue : on ne remarque plus le bruit sans cesser de le subir, comme le montre le sommeil, perturbé sans que l'on s'en souvienne. Elle ajoute que le silence n'est pas un luxe de vacances mais une condition de la santé et de la pensée : il permet de se retrouver seul avec ses idées, quelques minutes par jour, pour les mettre en ordre. L'association Rue tranquille (document 3) constate des effets analogues dans les quartiers où le bruit a diminué : les habitants disent mieux dormir et se sentir moins stressés.
Pour se protéger, les solutions sont d'abord individuelles. Hassan Maes (document 4) se réfugie derrière un casque antibruit et en tire du calme et un meilleur sommeil, mais il reconnait qu'il ne salue plus personne et que son casque ne protège que lui. À l'échelle du bâtiment, l'architecte Julie Wauters (document 2) propose un double vitrage, des chambres orientées vers la cour et un mur végétal, des choix peu couteux s'ils sont prévus dès la conception, alors que les ajouter après coup coute beaucoup. Selon elle, chacun peut agir : les promoteurs en respectant des normes d'isolation, les communes en pensant la circulation autour des écoles et des logements, les habitants en choisissant des appareils plus silencieux ou en évitant le bruit inutile le soir.
Ces mesures ne suffisent toutefois pas, car on ne peut pas isoler la rue. Julie Wauters recommande donc d'agir sur le trafic, avec des vitesses plus basses, des revêtements de chaussée plus silencieux et des rues moins fréquentées, et Rue tranquille en montre les résultats : une vitesse limitée à trente kilomètres par heure et des rues fermées aux voitures le week-end, sans baisse du chiffre d'affaires des commerçants, même si certains regrettent des livraisons plus compliquées. L'association demande d'étendre ces mesures, en commençant par les écoles et les hôpitaux, et de financer l'isolation des logements exposés, car tous les habitants ne peuvent pas payer un double vitrage.
- Ce que la correction attend (100 points, grille de l'épreuve externe)
- Informations pertinentes, assez nombreuses, tirées de tous les documents : 20 points.
- Fidélité aux documents : 5 points. Mise en réseau des informations : 8 points.
- Question reprise ou reformulée : 3 points. Sources citées : 5 points.
- Reformulation personnelle (8), énonciation distanciée (3), concision (8).
- Progression thématique (3), organisation du texte (6), clarté pour une personne étrangère aux documents (6).
- Recevabilité : orthographe (10), syntaxe et ponctuation (10), lexique (5).
Effets (fatigue, sommeil, stress) puis protections à trois échelles : la personne, l'immeuble, la ville ; sources citées.
Barème de cet exercice
- Informations pertinentes pour la question, assez nombreuses, tirées de tous les documents (20 points)
- Fidélité aux documents (ni contresens, ni extrapolation, ni amalgame, ni généralisation abusive) (5 points)
- Mise en relation des informations : regroupements, croisements, oppositions, nuances (pas une suite de résumés) (8 points)
- Question reprise ou reformulée (3 points)
- Sources citées (au moins les auteurs) (5 points)
- Reformulation personnelle, sans copier-coller injustifié (8 points)
- Distance : aucune marque de subjectivité (3 points)
- Concision : termes généraux, formules brèves, mots précis, ni redite ni détour (8 points)
- Progression thématique sans rupture (3 points)
- Organisation du texte : paragraphes, connecteurs, reprises (6 points)
- Clarté des informations pour une personne étrangère aux documents (6 points)
- Orthographe, d'usage et grammaticale (10 points)
- Syntaxe et ponctuation (10 points)
- Lexique (5 points)
Exercice 10
Cette production compte pour 100 points.
Consigne. Les documents ci-dessous portent sur la lecture sur papier et sur écran ; l'un des documents est un tableau de résultats. À partir d'eux, vous rédigez une synthèse en réponse à la question ci-dessous.
Question : Que montrent les documents des avantages de la lecture sur papier et sur écran, et en quoi nuancent-ils l'opposition entre les deux supports ?
Votre synthèse s'adresse à quelqu'un qui ne dispose pas des documents. Longueur : entre 400 et 500 mots. Notez, dans la case prévue, le nombre exact de mots.
Durée : 200 minutes. Dictionnaire et grammaire en livre autorisés, brouillon autorisé. Lisez la grille d'évaluation avant de rédiger.
Rappel. Une synthèse répond à une question en réunissant les informations utiles de tous les documents, au lieu de les résumer l'un après l'autre. Elle relie ces informations entre elles, les reformule fidèlement et brièvement, cite ses sources et n'exprime aucun avis personnel. Elle s'adresse à quelqu'un qui ne dispose pas des documents et respecte la longueur demandée.
Document 1
Papier ou écran : que retient-on vraiment ?
Interview de Claire Dupont, chercheuse en psychologie de la lecture, revue Cerveau et lecture, 2025.
Lit-on mieux sur papier ? Pour un texte long et exigeant, les lecteurs retiennent en moyenne un peu mieux ce qu'ils ont lu sur papier. Ils repèrent plus facilement où se trouve une information, en se souvenant de la place qu'elle occupait dans la page. Sur un écran, on lit plus vite et l'on survole davantage.
Faut-il en conclure que l'écran est à éviter ? Certainement pas. Les différences observées sont modestes et dépendent beaucoup de l'habitude : une personne entrainée à lire sur écran obtient de bons résultats. Elles dépendent aussi du type de texte. Pour un article court ou une information pratique, on ne constate presque aucun écart.
Que conseillez-vous ? De choisir le support en fonction de ce que l'on veut faire. Pour étudier un chapitre, un support qui invite à se concentrer et à revenir en arrière ; pour consulter une information, l'écran est très bien. Et, quel que soit le support, de couper les notifications : c'est la première cause de distraction, bien avant le choix entre papier et écran.
Document 2
Ce que l'écran change pour mes élèves
Bernard Jacobs, professeur de français, blog Le carnet de classe, 2025.
Depuis trois ans, je propose à mes classes de lire certains textes sur tablette. Le premier avantage, je ne l'attendais pas : les réglages. Un élève peut agrandir les caractères, changer la police, augmenter l'espacement ou écouter le texte pendant qu'il le lit. Pour ceux qui ont des difficultés de lecture, comme la dyslexie, ces réglages sont un vrai soulagement, et certains ont, pour la première fois, lu un chapitre entier sans se décourager.
Le deuxième avantage tient au poids : une tablette contient cent livres, alors que le cartable de mes élèves est déjà lourd. Mais j'ai aussi constaté un inconvénient majeur. Les notifications détournent les élèves : un message, et le texte est oublié. Certains passent d'une application à l'autre sans s'en rendre compte.
J'ai donc adopté une règle simple. Les textes longs, qui demandent de l'attention, se lisent sur papier. Les documents courts, les recherches et les textes que l'on veut écouter se lisent sur écran, en mode « avion » pour couper les distractions.
Document 3
Le livre imprimé tient bon
Communiqué d'un éditeur (fictif), 2025.
Contrairement à ce que l'on annonçait il y a dix ans, les ventes de livres imprimés restent stables. Notre enquête auprès de nos lecteurs montre que beaucoup combinent les deux supports : la liseuse en voyage, où elle remplace une pile de livres, et le livre à la maison, pour le plaisir de le tenir et de le poser sur l'étagère. Le papier reste aussi préféré pour offrir un livre, pour relire un passage et pour les ouvrages illustrés.
Le livre numérique a trouvé sa place à côté du livre imprimé, sans le remplacer. Il séduit ceux qui lisent beaucoup et voyagent, ainsi que ceux qui souhaitent emprunter un livre à la bibliothèque sans se déplacer. Nous ne parlons donc pas de concurrence, mais de complémentarité.
Document 4
Quel support préférez-vous ? Résultats d'un sondage
Association Lire aujourd'hui (fictive), sondage auprès de 200 lecteurs, 2025.
Lecture du tableau : parmi les 200 personnes interrogées, 62 % déclarent préférer le papier pour lire un roman ou un texte long.
Documents fictifs écrits pour Capcess : les personnes, les organismes, les médias et les chiffres sont inventés.
Voir la correction
- Sélectionner, y compris dans le tableau
Papier : mieux retenu pour un texte long (document 1), préféré pour un roman (tableau), règle de Bernard Jacobs. Écran : réglages pour les lecteurs en difficulté (document 2), préféré pour l'actualité (tableau). Nuances : différences modestes, habitude, notifications, supports combinés (document 3), préférences partagées pour le travail (tableau).
- Ne pas déformer
Le tableau donne des pourcentages : on les cite exactement. Le document 1 dit que les différences sont modestes : écrire « le papier est meilleur » serait une généralisation abusive.
- Copie modèle (452 mots)
Lire sur papier ou sur écran ne s'oppose pas de façon tranchée : selon les documents, le support convient mieux à un type de lecture ou à une personne, et beaucoup de lecteurs combinent les deux.
Pour les textes longs, le papier a l'avantage. Claire Dupont (document 1) explique que les lecteurs retiennent en moyenne un peu mieux un texte exigeant lu sur papier, notamment parce qu'ils se souviennent de la place d'une information dans la page, alors que l'écran incite à lire plus vite et à survoler. Le sondage de l'association Lire aujourd'hui (document 4) va dans le même sens : 62 % des personnes préfèrent le papier pour un roman ou un texte long, contre 18 % pour l'écran. Bernard Jacobs (document 2) en tire la même règle pour ses élèves, à qui il fait lire les textes longs sur papier, tandis que les documents courts et les recherches se lisent sur écran.
Pour les documents courts et l'actualité, l'écran est plus apprécié : 55 % des personnes le préfèrent pour un article d'actualité, et Claire Dupont ne constate presque aucun écart entre les supports pour un article court. L'écran présente aussi un intérêt particulier pour les lecteurs en difficulté, souligne Bernard Jacobs : ils peuvent agrandir les caractères, changer de police ou écouter le texte, et certains ont ainsi lu un chapitre entier sans se décourager. Il note en outre qu'une tablette contient cent livres, alors que le cartable est déjà lourd. Les préférences sont partagées pour les documents de travail, avec 40 % pour le papier et 35 % pour l'écran.
Ces résultats nuancent toutefois l'idée d'une supériorité du papier. Claire Dupont précise que les différences sont modestes et qu'une personne habituée à lire sur écran obtient de bons résultats. Elle et Bernard Jacobs s'accordent sur le principal danger, quel que soit le support : les notifications, cause majeure de distraction, à couper. Claire Dupont conseille donc de choisir le support selon ce que l'on veut faire : un support qui invite à se concentrer pour étudier, l'écran pour consulter une information. Un éditeur (document 3) observe, de son côté, que les ventes de livres imprimés restent stables et que beaucoup de lecteurs combinent la liseuse en voyage et le livre à la maison, le papier restant préféré pour offrir un livre, relire un passage ou lire un ouvrage illustré. Selon lui, le livre numérique séduit surtout ceux qui lisent beaucoup et voyagent, ou qui empruntent un livre à la bibliothèque sans se déplacer : il parle de complémentarité plutôt que de concurrence.
En somme, les documents invitent à choisir le support selon l'usage plutôt qu'à en condamner un.
- Ce que la correction attend (100 points, grille de l'épreuve externe)
- Informations pertinentes, assez nombreuses, tirées de tous les documents : 20 points.
- Fidélité aux documents : 5 points. Mise en réseau des informations : 8 points.
- Question reprise ou reformulée : 3 points. Sources citées : 5 points.
- Reformulation personnelle (8), énonciation distanciée (3), concision (8).
- Progression thématique (3), organisation du texte (6), clarté pour une personne étrangère aux documents (6).
- Recevabilité : orthographe (10), syntaxe et ponctuation (10), lexique (5).
Le papier pour les textes longs, l'écran pour les documents courts et les lecteurs en difficulté ; nuances : différences modestes, habitude, usage combiné.
Barème de cet exercice
- Informations pertinentes pour la question, assez nombreuses, tirées de tous les documents (20 points)
- Fidélité aux documents (ni contresens, ni extrapolation, ni amalgame, ni généralisation abusive) (5 points)
- Mise en relation des informations : regroupements, croisements, oppositions, nuances (pas une suite de résumés) (8 points)
- Question reprise ou reformulée (3 points)
- Sources citées (au moins les auteurs) (5 points)
- Reformulation personnelle, sans copier-coller injustifié (8 points)
- Distance : aucune marque de subjectivité (3 points)
- Concision : termes généraux, formules brèves, mots précis, ni redite ni détour (8 points)
- Progression thématique sans rupture (3 points)
- Organisation du texte : paragraphes, connecteurs, reprises (6 points)
- Clarté des informations pour une personne étrangère aux documents (6 points)
- Orthographe, d'usage et grammaticale (10 points)
- Syntaxe et ponctuation (10 points)
- Lexique (5 points)
Exercice 11
Prépare par écrit un exposé synthétique de trois minutes répondant à la question : « Sous quelles conditions prolonger l’ouverture de la bibliothèque ? » Fournis un plan minuté, le contenu bref de deux diapositives et un aide-mémoire distinct. Utilise les deux documents, sans les présenter successivement comme deux résumés. L’exercice porte sur la préparation écrite ; il n’évalue pas ta prise de parole.
Documents fictifs rédigés pour cet exercice.
Document A : résultats d’un essai
La bibliothèque a ouvert quatre jeudis jusqu’à 20 h. Les entrées enregistrées après 18 h ont été de 22, 31, 28 et 27. Un questionnaire facultatif signale des demandes de travailleurs et d’élèves ; tous les visiteurs n’y ont pas répondu.
Document B : note d’organisation
Une soirée demande deux personnes disponibles. Le budget actuel permettrait une ouverture supplémentaire par semaine pendant trois mois. Avant une extension durable, l’équipe propose de comparer la fréquentation, les coûts et les besoins des autres jours.
Voir la correction
- Croiser les informations
La fréquentation observée justifie d’examiner le besoin ; le personnel, le budget et le suivi précisent les conditions. Ces axes utilisent les deux documents.
- Respecter le temps
Les durées du modèle totalisent 180 secondes et réservent une conclusion. Elles doivent ensuite être testées lors d’une répétition.
- Séparer les supports
Les diapositives donnent les données et les critères ; l’aide-mémoire conserve mots-clés, transitions et repères de prise de parole.
Un exposé synthétique répond à une question en croisant le corpus ; il se prépare avec un plan réalisable, un support bref et un aide-mémoire.
Programme et consignes
Les consignes dépendent du cycle. Vérifie celles de ton inscription ; les exemples officiels ne couvrent pas tout le programme.
- Programme d'études du cours de français, humanités générales et technologiques, 2e et 3e degrés (WBE et CPEONS)
Référence vérifiée le 27 septembre 2026 - Jurys de la FWB, matières du CESS G (programme, consignes, exemple de questionnaire)
Référence vérifiée le 27 septembre 2026 - Jurys de la FWB, consignes d'examen de français, CESS G et TTR, cycle 2026-2027/1
Référence vérifiée le 27 septembre 2026 - Jurys de la FWB, exemple de questionnaire de français, CESS G et TTR
Référence vérifiée le 27 septembre 2026 - Jurys de la FWB, critères de réussite
Référence vérifiée le 27 septembre 2026